mercredi 31 août 2016

Le retour du roi

 
La monarchie n’a peut-être jamais été aussi moderne : n’est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait qu’il manquait un roi à la France ?
Un sondage réalisé par BVA, du 22 au 23 août 2016, sur commande de l’Alliance royale, montre que pour 31 % des Français, remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde. Ce chiffre est en progression par rapport au précédent sondage, datant de 2012 (et non 2007, comme l’indique LCI qui a relayé l’information), où ils n’étaient que 24 %. Autre erreur dans l’annonce de LCI : « Près d’un Français sur quatre estime, par exemple, que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39 %) et la stabilité du gouvernement (37 %). » 39 % ou 37 % font « plus d’un sur trois » et non « près d’un sur quatre ». Nuance.
Pour ceux qui n’ont pas suivi la poussée royaliste, on pouvait lire sur la Toile, le 21 janvier dernier à l’occasion de la commémoration de la mort de Louis XVI, des messages de ce genre : « Est-ce que François Hollande a l’intention de prendre part aux commémorations du jour ? » ou encore, de la part de royalistes de longue date, « Que se passe-t-il ? Il y a 10 ans, la messe de requiem pour Louis XVI rassemblait un pelé trois tondus, et cette année, tout le monde en parle comme si c’était l’événement de l’année ! »
Quoi qu’il en soit, le royalisme fait encore peur au système. Ainsi, en 2012, l’Alliance royale souhaitait présenter un candidat royaliste à l’élection présidentielle. Cependant, elle n’obtint pas les 500 parrainages. Certains maires expliquèrent qu’ils renonçaient à donner leur parrainage suite à des appels de leur préfet ou d’autres autorités qui les menaçaient de leur couper les subventions (pour la rénovation d’école, salle de sports, etc.) s’ils ne retiraient pas leur parrainage. Cette situation pourrait bien changer puisque, désormais, il y a des élus Alliance royale dans plusieurs conseils municipaux.
Parmi les raisons de ce retour en grâce de la monarchie, il y a certes le rejet du système en place, et le spectacle qui se déroule quotidiennement sous nos yeux ne peut qu’alimenter ce rejet. Mais il faut bien voir aussi que les institutions françaises coûtent deux fois plus cher que la couronne britannique ou quatre fois plus que celle d’Espagne. Une Restauration accompagnée d’une véritable simplification du mille-feuille administratif, mais dans le respect de nos réalités provinciales et régionales, permettrait sans nul doute des économies non négligeables et une baisse substantielle des impôts.
Notons aussi – même si l’argument mercantile n’est pas le plus important – que la famille royale est génératrice de richesses, ne serait-ce qu’à travers les événements majeurs, à la fois familiaux et nationaux : couronnement, mariage, etc. Alors qu’en France, allongement de la durée de vie aidant, nous continuons à entretenir grassement les « maisons » des anciens présidents de la République, sans pour autant qu’ils nous rapportent un seul centime d’euro !
Mais surtout, une monarchie héréditaire permettrait de libérer la France du régime des partis et de lui donner un véritable arbitre suprême, garant de l’unité nationale et de sa continuité historique, là où la République ne crée que divisions, fractures et haine de soi. Dans la situation actuelle du pays, un roi n’aurait eu aucun scrupule à dissoudre l’Assemblée nationale, permettant de mettre fin à l’état de manifestation permanent dans lequel vit notre pays depuis fin 2012.
Depuis saint Rémi, de nombreuses prophéties ont évoqué ce grand monarque qui sauvera la France, accompagné par un grand pontife qui sauvera la foi, les deux étant des jumeaux issus de la maison de France. Certes, une prophétie n’engage personne, mais la naissance des fils jumeaux de Louis XX, duc d’Anjou, peuvent donner à réfléchir…
Et puis, en guise de clin d’œil à l’actualité, la monarchie n’a peut-être jamais été aussi moderne : n’est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait, il y a peu, qu’il manquait un roi à la France ?
Benjamin Leduc

mardi 30 août 2016

De mal en pis : Hillary Clinton se prépare à des relations plus hostiles avec la Russie



Hillary Clinton fait tout son possible pour que ses relations avec Vladimir Poutine se détériorent davantage, ce qui pourrait un jour lui coûter cher, assure la journaliste Danielle Ryan.

Soyons honnêtes : Hillary Clinton et Vladimir Poutine ne sont pas exactement les meilleurs amis du monde. Mais Hillary Clinton semble vouloir rendre la situation encore plus compliquée et marquer des points politiques.
Les relations entre les États-Unis et la Russie ont déjà atteint leur niveau le plus bas depuis 25 ans
La candidate démocrate à la présidence des  États-Unis devrait prendre au sérieux les relations avec la Russie. Si elle remporte l'élection au mois de novembre, les relations entre Washington et Moscou resteront la priorité de la politique étrangère. Elles ont déjà atteint leur niveau le plus bas depuis 25 ans. Cela va donc sans dire, que quand il s'agit de la Russie, Hillary Clinton ne mâche pas ses mots.

Celle qui a passé quatre ans à la tête de la diplomatie américaine aurait dû faire mieux qu'insulter en public le président du pays avec lequel elle risque de devoir travailler étroitement. Pourtant, on dirait que cela lui a complètement échappé. Au lieu de cela, elle a préféré renforcer la paranoïa anti-Moscou à un point tel qu'il ne serait pas surprenant qu'elle publie, dans le cadre de sa campagne, une nouvelle version de Red Channels, un pamphlet des années 1950 qui nommait et critiquait les personnalités publiques soupçonnées de sympathiser le Kremlin.

Grand parrain du nationalisme suprématiste et blanc ?
L'insulte la plus marquante qu'Hillary Poutine a adressé à Vladimir Poutine en 2014 avant de devenir candidate à la présidentielle, c'est de l'avoir comparé à Adolf Hitler. Vous pouvez imaginer que cela n'a pas été très bien accueilli dans un pays qui célèbre chaque année, le 9 mai, la victoire sur le nazisme. Hillary Clinton a continué depuis à produire un flot de commentaires sur «les Russes» et la façon de les traiter. Interviewée par Christian Amanpour, elle s'est moquée des mouvements et de la voix du président russe. Un comportement qu'on peut à peine qualifier de digne pour le chef de la diplomatie d'un pays.
En attisant la peur des Russes, Hillary Clinton se livre à une forme d'alarmisme qu'elle trouve détestable chez Donald Trump
Mais les choses ont pris récemment une tournure bizarre, quand Hillary Clinton a appelé Vladimir Poutine le «grand parrain» du mouvement global de nationalisme suprématiste blanc. Vous avez raté quelque chose ? Je résume. C'est pour la raison suivante : Donald Trump a dit quelques bonnes choses à propos de Vladimir Poutine. Donald Trump veut améliorer les relations avec Moscou. En Russie, il y a des nationalistes d'extrême droite. Du coup, Donald Trump fait partie de la cohorte globale des suprémacistes blancs dirigée par Poutine. C'est simple.

Le fait qu'Hillary Clinton s'attende à ce que ses partisans exécuteront cette gymnastique mentale pour soutenir cette idée est surprenant. Ironie du sort, en attisant la peur des Russes, Hillary Clinton se livre à une forme d'alarmisme qu'elle trouve détestable chez Donald Trump. Bien sûr, ce n'est peut-être pas aussi mauvais que de traiter les immigrés mexicains de violeurs, comme Donald Trump l'a fait, mais les racines de tout cela –l'utilisation de la peur et de préjugés en vue de manipuler les électeurs et de les distraire – sont les mêmes.
Vladimir Poutine n'a pas encore appris à insulter le peuple américain comme le font les dirigeants politiques américains 
Pour être juste, Vladimir Poutine fait également de temps en temps des commentaires pas vraiment flatteurs sur Hillary Clinton. Par exemple, en réponse à sa comparaison avec Adolf Hitler, le président russe avait dit qu'Hillary Cinton n'était pas connue pour être «gracieuse dans ses déclarations» et qu'il valait mieux «ne pas discuter avec les femmes», un commentaire indéniablement sexiste pour les oreilles occidentales. Il a ajouté que quand les gens «poussent les limites trop loin», c'était un signe de faiblesse, pas de force. La différence principale est que ces commentaires-là, quoi que l'on en pense, ont toujours été fait en réponse ou en riposte, à des propos prononcés précédemment contre sa personne.

Vladimir Poutine n'a pas encore appris à insulter le peuple américain comme le font les dirigeants politiques américains. En effet, il a plusieurs fois fait des compliments aux Américains, admirant leur créativité, leur ouverture d'esprit qui a donné des «résultats aussi remarquable» pour le développement de leur pays.

Par ailleurs, nous avons Barack Obama qui dit des choses comme «la Russie ne fait pas n’importe quoi» et «personne ne se précipite à Moscou». Il y aussi John McCain, ancien candidat à la présidentielle, qui indique que la Russie est une «station de gaz se faisant passer pour un pays». Le manuel américain de diplomatie doit sûrement expliciter le terme «respect» de la manière suivante : Vous nous respecterez et vénérerez, mais n'attendez pas la même chose de nous.

Tous les chemins mènent à Moscou

Mais revenons à Hillary Clinton. Dans son esprit, il semble qu'actuellement, tout soit lié aux Russes. Fuites de courriels du Comité national démocrate qui mettent en lumière la corruption au sein du parti ? Les Russes. Son adversaire ? Agent russe. WikiLeaks ? Le front russe. Le mouvement global des suprémacistes blancs de la droite ? Dirigé par la Russie. Qu'est-ce qui va suivre ? Je suis déçue par la corruption au sein de la Fondation Clinton et du département d'Etat, c'est les Russes qui m'ont forcée ?
Au lieu de sortir un pansement, Hillary Clinton entend prendre une hache
La campagne d'Hillary Clinton a maintenant pour base deux choses qui ne la concernent aucunement : 1. Convaincre les électeurs que son adversaire est pire qu'elle. 2. Accuser la Russie de toutes les révélations embarrassantes. Depuis plusieurs semaines cela a été au cœur de sa stratégie de campagne. Pourquoi ? Parce que sa campagne a traversé autant de scandales qu'il est raisonnable de passer moins de temps à régler ces problèmes réels et se focaliser plutôt sur les distractions.

Quand le 8 novembre viendra et qu'Hillary Clinton remportera, si l'on en croit les sondages, l'élection présidentielle, comment prendra-t-elle son téléphone pour appeler Moscou ? Ne pense-t-elle pas que sa longue campagne s'appuyant sur la russophobie aura endommagé des relations qui sont indispensables ? Au lieu de sortir un pansement, Hillary Clinton prendra-t-elle une hache ? C'est stupide, irréfléchi et dangereux. Imaginez si aux moments les plus critiques de la guerre froide, les présidents américaines avaient dénigré les dirigeants soviétiques et estimé que le recours à la diplomatie avec ces Russes déplorables ne valait pas vraiment la peine. Imaginez ce qui aurait pu se passer s'ils avaient décidé de se désengager et de se moquer d'eux en public. La guerre froide aurait pu se terminer sur une note résolument différente.

Il est peu probable que le peuple américain veuille une sorte de confrontation sérieuse avec la Russie qui possède des armes nucléaires, mais les points politiques qu'Hillary Clinton marque aujourd'hui à peu de frais, en jouant la carte russe pourraient en fin de compte lui coûter bien plus cher.

Lire aussi : Hillary Clinton offre au parti de la guerre un parfum de femme

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.
 
Danielle Ryan est une journaliste irlandaise freelance et analyste des médias. Elle a vécu aux Etats-Unis et en Allemagne, avant d'être basée aujourd'hui à Moscou. Elle a précédemment travaillé en tant que journaliste du bureau numérique pour le compte duSunday Business Post à Dublin. 
Source: RT
 

lundi 29 août 2016

Les chrétiens au secours de Trump… Que fait le pape ?

 
Hillary Clinton, impavide, parvient à survivre grâce au corps universitaire, aux médias et à Hollywood. Il ne reste que dix semaines à Trump, dominé financièrement à dix contre un, pour faire basculer un establishment aux pieds de plomb. Avec un problème supplémentaire : la performance du parti « libertarien » représenté par Gary Johnson et William Weld, qui chaparde les 8 à 16 % d’intentions de vote qui font défaut à l’insurgent. Pêche, chasse et traditions…
Les libertariens Johnson et Weld sont deux anciens gouverneurs républicains ayant réussi en terroir démocrate : Nouveau-Mexique et Massachusetts. Ils proposent « une approche fiscalement conservatrice et socialement inclusive », ainsi qu’un refus du bellicisme international comme des changements de régime (Fox News, 28 août 2016). Ils préconisent aussi une alliance avec la Russie (sur le Proche-Orient) comme avec la Chine (risque nord-coréen).
Face à l’usure de la non-campagne de Clinton ou de la pseudo-campagne de Trump, les libertariens donnent l’apparence d’un produit frais dont le plan marketing est simple :
– remplacement de l’impôt fédéral sur le revenu des individus et sociétés par des taxes à la consommation ;
– réduction du budget de 20 % par élimination de six méga-bureaucraties fédérales (Trésor public, Commerce, Éducation,Food and Drug Agency, Drug Enforcement Administration, NSA… en rapatriant leur service minimal dans d’autres ministères) ;
– plein cap sur le libre-échange ;
– octroi de permis de travail aux onze millions d’immigrants illégaux, frontières ouvertes à la main-d’œuvre étrangère ;
– légalisation du haschisch, probablement pour se convaincre que le terrorisme islamiste des attentats est seulement d’inspiration, « surestimé, sans direct lien avec un État islamique qui va s’effondrer de toute façon ». Terrorisme qu’il faudra simplement « contenir », principalement en Europe.
Trump se voit malgré tout concurrencé sur une partie de ses arguments, ce qui explique ses quelque 40 % stationnaires depuis un mois. Objectif de Johnson : que personne n’atteigne, le 8 novembre, les 270 délégués du collège électoral. Avec remise de la décision aux élus de la Chambre des représentants.
D’où le récent renversement copernicien de Donald Trump, en quête de nouvelles terres à défricher, celles des Afro-Américains, des hispanophones et des « femmes éduquées » républicaines. Renversement utile, certes, mais qui ne doit pas ignorer une réalité que lui rappelle discrètement, dimanche, Ralph Reed, le patron de la Faith & Freedom Coalition : « Les [protestants]évangélistes représentent 26 à 27 % des électeurs, et les catholiques pratiquants 9 %. À eux deux, ils forment le plus grand bloc électoral du pays, supérieur à celui des hispaniques, ou celui des Noirs, ou celui des féministes et gays combinés… » Et de préciser :« Aujourd’hui, Trump reçoit 75 % du soutien des évangélistes, Hillary 18 %… »
Un soutien équivalent à celui accordé aux deux derniers vainqueurs républicains, Bush père et fils, et qui s’explique ainsi :« L’immigration ou le libre-échange ne sont pas la priorité immédiate de nos fidèles. Mais la renaissance économique et la lutte contre le radicalisme islamiste, oui… Trump en est le seul champion avec son America First… je vous confirme que, cette fois, les évangélistes vont massivement se mobiliser pour sortir Clinton… »  Les chrétiens au secours de Trump… Que fait le pape ?
Source: Boulevard Voltaire

vendredi 26 août 2016

Et maintenant, la police montée canadienne en hijab…

 
Des gouvernements occidentaux célèbrent l’entrée des marqueurs de la loi islamique au sein des institutions censées défendre leurs peuples !
Afin d’encourager les femmes musulmanes « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale », le 23 août, le Canada a entériné l’autorisation du port du voile islamique. Une mesure qui, en fait, s’applique déjà depuis janvier 2016.
Exit, donc, le traditionnel chapeau à larges bords en vigueur depuis le XIXe siècle, trop canadien. Place au hijab, symbole de la modernité et de l’émancipation de la femme à cheval ! Le « reflet de la diversité » au sein des communautés au Canada, explique le porte-parole du gouvernement. Décision prise sans rapport aucun avec d’éventuelles revendications, précise-t-on en haut lieu. Seulement voilà : un État qui accorde un droit aux gendarmes musulmanes qui n’ont rien demandé pourra-t-il continuer de le refuser à leurs pendants masculins, au sein desquels la majorité des demandes revendiquent le port de la barbe ? Évidemment non : ce n’est plus qu’une question de temps. Témoins les officiers sikhs qui sont autorisés à arborer le turban depuis 1990, ainsi que les policières de la police montée de Toronto et Edmonton à porter, déjà, le hijab.
Et puis, le Canada n’allait quand même pas faire moins bien que la Suède, la Norvège ou la Grande-Bretagne ! Pas moins, non plus, que l’Écosse qui vient, elle aussi, d’« homologuer » le voile dans la police pour ses recrues musulmanes afin que « ses effectifs soient représentatifs des communautés au service desquelles nous travaillons », se félicite le chef de Scotland Yard. D’où l’on comprend qu’il y a de plus en plus de voilées dans la population…
Et chez nous, que s’y passe-t-il ? Depuis 2015, nos policiers nationaux, eux, l’ont obtenu, le droit de porter la barbe ! Rapport à« une forte demande de terrain », justifiait Force ouvrière. Oh, elle doit être « propre et bien taillée, on ne veut pas de barbe de légionnaires », précisait Yves Lefebvre, du syndicat de police, parce que les légionnaires portent une barbe sale et mal taillée, c’est bien connu… Ici aussi, il s’agissait de suivre « l’évolution » et de créer « une police proche de la population ». D’où l’on comprend qu’il y a dans celle-ci de plus en plus de barbus…
Enfin, dans notre armée, quoi de neuf ? Déjà en 1990, un rapport du chef du Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre (CESPAT) notait la « surdélinquance des JFOM »(jeunes Français d’origine musulmane), leur « attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation », commettant – entre autres – « 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 8 fois plus d’insoumission » (cité par Le Monde diplomatique). En 2005, l’Institut français des relations internationales y comptabilisait déjà 10 à 20 % de musulmans. En 2009, l’état-major recensait des cas, à la marge, d’engagés volontaires dans l’armée de terre demandant à ne pas partir en opérations extérieures « pour des raisons confessionnelles ». Récemment, sur RMC, un réserviste de 43 ans dénonçait le « tout-halal » dans toute l’armée et les mises à la porte des chambres des soldats non musulmans par de pieux musulmans pour cause de prière… Mais bon, le hijab ne semble pas encore d’actualité !
En pleine guerre de terrorisme islamiste, des gouvernements occidentaux célèbrent l’entrée en fanfare des marqueurs de la loi islamique au sein des institutions censées défendre leurs peuples, et on devrait applaudir ? Un geste « au-delà de la tolérance », d’après le fan de burkini Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Au-delà de la tolérance, je ne vois que la soumission…
Source: Boulevard Voltaire

mercredi 24 août 2016

L’immigration en Europe est organisée par les États-Unis

 
Au début du mois d’août, en catimini, une circulaire des ministères français de l’Intérieur et du Logement a pratiquement aboli la distinction entre immigration régulière et immigration illégale, permettant ainsi la régularisation massive des immigrés en situation irrégulière et facilitant, du même coup, l’arrivée torrentielle de nouveaux « migrants », auxquels on ne pourra désormais plus opposer le moindre obstacle administratif ou juridique.
Pourtant, de moins en moins de gens ignorent que l’invasion que nous subissons actuellement dans toute l’Europe est largement organisée par les USA, qui y voient un moyen « providentiel » de submerger le Vieux Continent, d’achever de dissoudre l’identité des nations qui le composent et de rendre celles-ci impuissantes à jamais en tant qu’États. Autant de gagné pour l’Empire !
Sait-on qu’il existe, à Genève, une agence intergouvernementale, l’International Organization for Migration (IOM), en grande partie financée par les Américains, dont une des principales missions est, précisément, d’accélérer la migration des populations africaines en direction de l’Europe ?
Le directeur général de cette organisation s’appelle William Lacy Swing. Il a 82 ans, c’est un diplomate chevronné, qui connaît parfaitement l’Afrique, où il a exercé de multiples fonctions.
Officiellement, l’organisation qu’il dirige depuis 2008 a pour mission de veiller à ce que les millions de « migrants » qui envahissent l’Europe soient bien accueillis. Il dispose, pour cela, d’une armée de 8.000 fonctionnaires (excusez du peu !) qui organisent, contrôlent et facilitent sur place le travail des « exportateurs » et des « importateurs ».
W.L. Swing travaille tellement bien et ses patrons sont tellement contents de lui que, malgré son âge, il a été reconduit pour cinq ans, en 2013, à la tête de ladite IOM.
Le 7 janvier 2015, reprenant les termes d’une interview qu’il venait de donner à CNN, il déclarait sur Facebook : « Migration is inevitable, necessary and desirable, so let’s change the narrative. »Or, c’est notamment pour que cette migration « inévitable, nécessaire et désirable » s’accélère, aux frontières de l’Europe, au Proche-Orient et dans toute l’Afrique — et qu’avec elle s’accélère aussi le remplacement de nos populations — que les USA ont décidé, comme on sait, de détruire, avec leurs alliés de l’OTAN, cinq pays arabes dont les dirigeants ne leur étaient pas assez soumis : Irak, Égypte, Tunisie, Libye et Syrie.
La destruction de la Libye était particulièrement importante et urgente, ce pays constituant, de par sa proximité avec l’Italie, le lieu de passage obligé vers l’Europe des masses en provenance de l’Afrique subsaharienne.
Quand on sait, d’autre part, que l’oligarchie américaine ne verrait pas d’un mauvais œil l’islamisation de l’Europe (elle permettrait, notamment, d’en finir avec l’influence du catholicisme), on comprend l’intérêt que représente, pour elle, la décision des autorités françaises d’ouvrir tout grand les vannes à l’invasion.
Source: Boulevard Voltaire

dimanche 21 août 2016

L’oligarchie américaine ne verrait pas d’un mauvais œil l’islamisation de l’Europe, qui permettrait d’en finir avec le catholicisme.

 
Au début du mois d’août, en catimini, une circulaire des ministères français de l’Intérieur et du Logement a pratiquement aboli la distinction entre immigration régulière et immigration illégale, permettant ainsi la régularisation massive des immigrés en situation irrégulière et facilitant, du même coup, l’arrivée torrentielle de nouveaux « migrants », auxquels on ne pourra désormais plus opposer le moindre obstacle administratif ou juridique.
Pourtant, de moins en moins de gens ignorent que l’invasion que nous subissons actuellement dans toute l’Europe est largement organisée par les USA, qui y voient un moyen « providentiel » de submerger le Vieux Continent, d’achever de dissoudre l’identité des nations qui le composent et de rendre celles-ci impuissantes à jamais en tant qu’États. Autant de gagné pour l’Empire !
Sait-on qu’il existe, à Genève, une agence intergouvernementale, l’International Organization for Migration (IOM), en grande partie financée par les Américains, dont une des principales missions est, précisément, d’accélérer la migration des populations africaines en direction de l’Europe ?
Le directeur général de cette organisation s’appelle William Lacy Swing. Il a 82 ans, c’est un diplomate chevronné, qui connaît parfaitement l’Afrique, où il a exercé de multiples fonctions.
Officiellement, l’organisation qu’il dirige depuis 2008 a pour mission de veiller à ce que les millions de « migrants » qui envahissent l’Europe soient bien accueillis. Il dispose, pour cela, d’une armée de 8.000 fonctionnaires (excusez du peu !) qui organisent, contrôlent et facilitent sur place le travail des « exportateurs » et des « importateurs ».
W.L. Swing travaille tellement bien et ses patrons sont tellement contents de lui que, malgré son âge, il a été reconduit pour cinq ans, en 2013, à la tête de ladite IOM.
Le 7 janvier 2015, reprenant les termes d’une interview qu’il venait de donner à CNN, il déclarait sur Facebook : « Migration is inevitable, necessary and desirable, so let’s change the narrative. »Or, c’est notamment pour que cette migration « inévitable, nécessaire et désirable » s’accélère, aux frontières de l’Europe, au Proche-Orient et dans toute l’Afrique — et qu’avec elle s’accélère aussi le remplacement de nos populations — que les USA ont décidé, comme on sait, de détruire, avec leurs alliés de l’OTAN, cinq pays arabes dont les dirigeants ne leur étaient pas assez soumis : Irak, Égypte, Tunisie, Libye et Syrie.
La destruction de la Libye était particulièrement importante et urgente, ce pays constituant, de par sa proximité avec l’Italie, le lieu de passage obligé vers l’Europe des masses en provenance de l’Afrique subsaharienne.
Quand on sait, d’autre part, que l’oligarchie américaine ne verrait pas d’un mauvais œil l’islamisation de l’Europe (elle permettrait, notamment, d’en finir avec l’influence du catholicisme), on comprend l’intérêt que représente, pour elle, la décision des autorités françaises d’ouvrir tout grand les vannes à l’invasion.
Source

lundi 15 août 2016

Boris Johnson annonce que la Grande Bretagne va normaliser ses relations avec la Russie

Boris Johnson, le nouveau ministre des Affaires étrangères du pays

La Grande-Bretagne doit « normaliser » ses relations avec la Russie, après des années d’hostilité, a déclaré Boris Johnson, le nouveau ministre des Affaires étrangères du pays.

Sergei Lavrov et le ministre des Affaires étrangères ont parlé au téléphone jeudi et discuté d’une éventuelle normalisation des relations bilatérales.

Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son coté, déclaré « Les deux parties ont exprimé l’espoir d’une normalisation dans les relations russo-britanniques et ont souligné la volonté de renforcer le dialogue politique. »

Les deux ministres ont également discuté de la lutte contre le terrorisme et de la Syrie au cours de leur première discussion depuis que M. Johnson a pris le poste.

Cela survient seulement quelques jours après que Vladimir Poutine, le président russe, et Theresa May ont tous les deux remis en question l’état actuel des relations russo-britanniques.

Au cours de ce coup de fil, à l’initiative de la Grande-Bretagne selon ce qu’en dit Moscou, les deux dirigeants ont exprimé leur insatisfaction face à l’état actuel de la coopération entre les deux pays, dans le domaine politique autant qu’économique.

Cette annonce par le Kremlin pourrait augurer le début de l’amélioration des relations, qui ont été tendues depuis 2006, date de l’empoisonnement de l’ancien espion Alexandre Litvinenko et la crise en Ukraine, entre autres sujets de discorde.

Le Kremlin a déclaré que M. Poutine et Mme May ont convenu de développer un dialogue entre les organismes de sécurité sur les questions liées à la sécurité de l’aviation, et ont prévu une réunion en face-à-face dans un proche avenir.

Prenant la parole en juillet, M. Poutine a dit qu’il était prêt à établir « un dialogue constructif » avec le nouveau Premier ministre de Grande-Bretagne.

Poutine a montré sa conviction que la préservation et l’augmentation de l’important potentiel de coopération russo-britannique dans divers domaines, qui a été le cas pendant une longue période, est dans l’intérêt fondamental des deux pays.

David Cameron, l’ancien Premier ministre britannique, avait une relation parfois difficile avec M. Poutine et le président russe a apparemment pris plaisir à sa défaite lors du référendum sur l’Union européenne.

La Russie a dit espérer une meilleure « compréhension » de la part de la Grande-Bretagne post-Brexit, mais a écarté les affirmations soutenant que le résultat du référendum sur l’UE bénéficierait à la politique étrangère de son pays.

Mme May et M. Poutine vont se rencontrer en face-à-face au sommet du G20 le mois prochain en Chine.

Un porte-parole du Foreign Office a déclaré : « Le ministre des Affaires étrangères a tenu une première conversation au téléphone aujourd’hui avec le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov. »

« Le ministre des Affaires étrangères a précisé que, même si nous avons des différences importantes avec la Russie, nous avons besoin de continuer à construire un dialogue constructif sur les questions d’intérêt commun, ainsi que sur les points de désaccord. »

Ils ont discuté de la Syrie, le ministre des Affaires étrangères exprimant sa profonde préoccupation au sujet de la situation à Alep et soulignant l’urgence humanitaire pour toutes les parties en jeu de mettre un terme aux violations du cessez le feu.

Ils ont convenu de faire progresser les discussions à l’Assemblée générale de l’ONU de septembre.

Laura Hughes

Article original publié dans The Independent

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone

Source: Le Saker

dimanche 14 août 2016

Rio 2016 : L'« idéal olympique » et la réalité du capitalisme



« Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’humanité, en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ». Ces mots, qui apparaissent dans les Principes fondamentaux de la Charte olympique de l’Olympisme sont censés résumer ce que l’on appelle avec une vénération béate, « l’idéal olympique ».

Il n’y a jamais eu d’âge d’or des Jeux olympiques, qui depuis plus d’un siècle servent d’arène pour la promotion du nationalisme. Le fondateur des Jeux olympiques modernes, le baron Pierre de Coubertin, reconnaissait franchement qu’il appréciait le sport non seulement pour son potentiel à faire progresser le développement de l’humanité, mais aussi pour son utilisation dans la préparation des hommes français à devenir de meilleurs soldats pour la guerre.

Avec l’ouverture des jeux de 2016 à Rio de Janeiro, cependant, le contraste pourrait difficilement être plus marqué entre le supposé idéal olympique et la réalité d’un système capitaliste embourbé dans la crise économique et l’inégalité sociale, qui se précipite vers une nouvelle guerre mondiale.

La cérémonie d’ouverture des jeux de Rio, au Stade Maracana emblématique de la ville, a été largement couverte par les médias internationaux. Ce qui fut moins rapporté, ce fut l’attaque brutale par la police brésilienne contre une manifestation organisée à un kilomètre du stade, appelée contre ce que les manifestants qualifiaient de « jeux de l’exclusion ». La police a utilisé des gaz lacrymogènes, sprays au poivre et grenades assourdissantes pour chasser les manifestants des rues, en blessant plusieurs personnes.

Des affrontements antérieurs avaient été observés le long de la route empruntée par la flamme olympique, qui, dans un cas a été éteinte par une foule de travailleurs et de jeunes dans la ville côtière de Angra dos Reis. Ils s’étaient mobilisés pour protester contre les dépenses sur les Jeux olympiques dans des conditions où les salaires des employés publics et des enseignants ne sont pas payés et les transports en commun ainsi que les soins de santé sont réduits en raison de la crise financière qui s’approfondit.

En 2009, lorsque le gouvernement brésilien s’est vu accorder les jeux de 2016 pour Rio, le président Luiz Inacio Lula da Silva a proclamé : « Notre temps est venu ». Au cours de la même période, Lula se vantait que le Brésil, dont le taux de croissance avait rebondi à 5 pour cent, était à l’abri des effets de la crise financière mondiale de 2008.

Depuis lors, la crise capitaliste mondiale a dévasté l’économie brésilienne, poussant le taux de chômage officiel à plus de 11 pour cent et faisant chuter les salaires réels. Des millions de personnes sont menacées d’être replongées dans l’extrême pauvreté, dans ce qui est déjà l’un des pays les plus socialement inégalitaires du monde.

Alors même que les jeux se déroulent, le Sénat brésilien continue la mise en accusation de la présidente déchue Dilma Rousseff sur de fausses accusations d’irrégularités budgétaires. Ceux qui agissent contre la présidente, membre du Parti des travailleurs (PT) sont, comme le PT lui-même, impliqués jusqu’au cou dans le scandale de corruption de Petrobras évalué à plusieurs milliards de dollars. Néanmoins, ils sont également soutenus par le capital brésilien et étranger, qui veut un changement complet de régime en vue de procéder à des politiques d’austérité radicales sous le président par intérim, Michel Temer, l’ancien vice-président et allié politique de Rousseff.

Dans la perspective de l’ouverture des jeux, le gouvernement brésilien a fortement médiatisé de prétendus complots terroristes qui se sont révélés avoir peu ou pas de substance. En fait, l’opération de sécurité massive accompagnant les jeux de Rio ne vise pas les terroristes, mais la population brésilienne elle-même. Une armée d’occupation de quelque 100 000 soldats et policiers, soit deux fois le nombre mobilisé pour les déjà fortement militarisés jeux de Londres de 2012, a été déployée à travers Rio, dont beaucoup en tenue de combat, armés de fusils d’assaut et soutenus par des véhicules blindés et même des chars.

Cette opération a été complétée par l’armée et les agences de renseignement aux États-Unis, qui, selon NBC, ont « affecté plus de 1000 espions à la sécurité olympique », dont des centaines ont été envoyés au Brésil. En plus des barbouzes de la CIA, du FBI et de la NSA, des détachements de marins et des commandos de la Marine du Commandement des opérations spéciales américain ont été déployés sur le terrain.

C’est le point culminant d’une campagne de répression qui s’est déroulée au cours des dernières années en tandem avec des préparations d’abord pour la Coupe du Monde du football 2013 et maintenant pour les Jeux olympiques. Des mesures policières violentes ont été utilisées pour chasser des dizaines de milliers de personnes de leur foyer dans les quartiers pauvres sélectionnés pour le développement immobilier, tandis que des milliers d’autres, sans-abri, ont été balayées des rues dans ce qui équivaut à un exercice de « nettoyage social ». La police a tué entre 40 et 50 personnes par mois dans la ville au cours de la période récente, tandis que les escadrons de la mort semi-officiels en ont assassiné beaucoup plus. Voilà pour les Jeux olympiques et la « dignité humaine ».

Dans ce contexte, les sommes faramineuses dépensées pour les Jeux olympiques, toutes dans la recherche du profit privé, sont obscènes. Les sponsors de la grande entreprise, y compris Coca-Cola, Samsung, Dow Chemical, General Electric, McDonalds et d’autres, ont payé des centaines de millions de dollars pour les droits exclusifs de commercialisation et dépensent encore des centaines de millions de plus pour les exploiter. Les sociétés de télévision ont déboursé 4 milliards de dollars pour diffuser cet événement de 19 jours et les revenus du marketing devraient s’élever à 9,3 milliards de dollars.

Une poignée d’athlètes professionnels isolés encaissera des dizaines de millions de dollars de plus grâce à la publicité. Les jours où les Jeux olympiques étaient une célébration du sport amateur sont un lointain souvenir.

Dans les jeux eux-mêmes, l’ambiance d’inégalité sociale est présente partout. Alors que les équipes les plus pauvres font face à des conditions médiocres dans les villages olympiques construits à la hâte, la dream team (équipe de rêve) américaine de basket réside sur le bateau de croisière de luxe Silver Cloud, amarré dans le port de Rio et entouré par la police et les bateaux de patrouille de la marine américaine.

En même temps, l’utilisation des Jeux olympiques pour promouvoir le nationalisme et préparer les conditions de la guerre est aussi virulente pendant les jeux de Rio qu’à tout moment depuis qu’Adolf Hitler organisa les Jeux olympiques de 1936 à Berlin.

Il a été annoncé lundi que les athlètes russes seront interdits entièrement des Jeux paralympiques qui se tiendront le mois prochain à Rio en relation à des accusations de dopage des athlètes parrainé par l’état. Peu de temps avant, 118 membres de l’équipe d’athlétisme du pays ont été interdits de jeux en vertu d’une décision laissant la décision à chaque fédération sportive.

Washington, l’Agence mondiale antidopage, diverses ONG et les médias occidentaux ont mené une campagne virulente pour exclure tous les athlètes russes des Jeux olympiques de Rio et empêcher le drapeau même du pays d’y paraître, dans le cadre d’un effort plus large pour dépeindre la Russie comme une nation « voyou » qui doit être arrêtée par la force.

La campagne pour priver la Russie de jeux est indissolublement liée à la politique des É-U et de l’OTAN d’assiéger les frontières occidentales du pays, ce qui a été régulièrement renforcé depuis le coup d’état orchestré par l’Allemagne et les É-U qui ont installé un régime d’extrême droite anti-russe en Ukraine en 2014.

Les dénonciations moralisatrices de la Russie qui aurait corrompu un événement sportif autrement vierge ont des relents de mauvaise foi et d’hypocrisie. La campagne anti-russe obscurcit volontairement la corruption à grande échelle entourant l’organisation des jeux dans sa totalité ainsi que le dopage endémique pratiqué par presque tous les pays.

La controverse, qui va de pair avec la campagne digne du Maccarthysme lancée par le Parti démocrate qui dénonce Vladimir Poutine pour s’être immiscé dans l’élection américaine, a été exagérée dans le cadre de la tentative de préparer l’opinion publique à un conflit militaire avec la Russie qui pourrait rapidement conduire à une guerre nucléaire.

Alors que les Jeux olympiques de cette année feront preuve une fois de plus des capacités athlétiques extraordinaires des participants de toute la planète, tout l’événement est éclipsé par un système social qui est fondé sur l’inégalité et l’exploitation, et qui menace la survie même de l’humanité.

(Article paru en anglais le 8 août 2016)

Source: wsws.org

mercredi 10 août 2016

Pourquoi la CIA soutient-elle Hillary Clinton

 
 
Dans un article d’opinion du New York Times de vendredi, Michael Morell, ancien haut fonctionnaire de la CIA, a publiquement approuvé la candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton. Dans l’article, Morell a stigmatisé l’adversaire républicain de Clinton, Donald Trump, comme un pion du président russe Vladimir Poutine.
 
Morell a pris sa retraite de la CIA en 2013 après une carrière de 33 ans, ayant passé deux décennies à des positions de haut niveau à Washington. Ses fonctions comprenaient la préparation du Briefing quotidien du président George W. Bush. Pendant trois ans, il fut directeur adjoint, gérant l’agence au jour le jour, et il a remplacé le directeur deux fois : pendant trois mois en 2011 et pendant quatre mois en 2012-2013.
 
Les crimes auxquels Morell est associé sont légion. Il était un haut responsable pendant toute la période des enlèvements de la CIA (les renditions) dont les victimes étaient ensuite détenues et torturées dans des prisons secrètes. Il a aidé à diriger la CIA quand l’agence effectuait des assassinats par missiles tirés depuis des drones et d’autres formes de terrorisme d’état secret. Tout au long de son mandat à Langley, en Virginie, la CIA a été engagée dans des crimes de guerre en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Yémen, en Syrie et dans de nombreux autres pays.
 
Après le départ de Morell de l’agence, Obama le nomma au Groupe d’examen du Président sur le renseignement et les technologies de communication, qui a préparé le blanchiment de l’espionnage mené par l’Agence nationale de sécurité (NSA) suite aux révélations d’Edward Snowden. Il est ensuite passé tout naturellement à une position de commentateur médiatique bien payé pour CBS News, tout en se joignant à la campagne d’anciens responsables de la CIA pour bloquer la publication du rapport du Comité du renseignement du Sénat sur la torture pratiquée par la CIA.
 
Qu’un tel individu se prononce publiquement en faveur d’Hillary Clinton en dit long sur la nature de la campagne présidentielle démocrate et le type de gouvernement que Clinton dirigera si elle remporte l’élection en novembre.
 
L’article de Morell est titré : « J’ai géré la CIA. Maintenant, je soutiens Hillary Clinton ». En ce qui concerne le New York Times, le soutien à Clinton venant d’une organisation qui est identifiée de par le monde avec la torture et l’assassinat devrait être claironné. On peut en être fier, c’est un appui positif pour la candidate démocrate.
 
L’ancien responsable de la CIA déclare que Clinton est « hautement qualifiée pour être commandant en chef », il loue « sa croyance que l’Amérique est une nation exceptionnelle qui doit mener dans le monde », et fait remarquer que, dans les discussions internes sur l’intervention américaine dans la guerre civile syrienne, « elle était une fervente partisane d’une approche plus agressive ».
 
Morell dénonce Trump comme inapte à être président, en partie à cause de sa personnalité volatile et de son manque d’expérience de la sécurité nationale, mais surtout à cause de ses liens supposés avec la Russie.
 
Il écrit : « Le président Vladimir V. Poutine de la Russie était un agent de renseignement professionnel, formé pour identifier les vulnérabilités d’un individu et de les exploiter. Voilà exactement ce qu’il a fait au début des primaires. M. Poutine a joué sur les vulnérabilités de M. Trump en le félicitant. Il a réagi juste comme M. Poutine l’avait calculé…
 
« M. Trump a également pris des positions politiques compatibles avec les intérêts de la Russie, pas avec ceux des États-Unis, en approuvant l’espionnage russe contre les États-Unis, en soutenant l’annexion russe de la Crimée et en donnant le feu vert à une éventuelle invasion russe des pays baltes. Dans le domaine du renseignement, nous dirions que M. Poutine avait recruté M. Trump comme agent involontaire de la Fédération de Russie ».
 

vendredi 5 août 2016

Tesla construit la plus grande usine du monde

PLANÈTE
 
 
Ce qui sera un jour une des - sinon la - plus grandes usines du monde est en train de s’étendre au milieu de la poussière rouge, dans le désert du Nevada, aux Etats-Unis. Pour l’instant, seuls 14 % de la bien nommée "Gigafactory" de l’entreprise Tesla sont construits. Mais à côté de squelettes d’édifices esquissés par des poutres d’acier, on peut déjà voir le premier bâtiment terminé, long rectangle blanc liséré de rouge et au toit plat, de près de 18 000 mètres carrés. Garées devant, dans un des rares coins d’ombre ? Des voitures Tesla, bien sûr. Mardi, par une journée à 38 degrés, le très médiatique patron de Tesla Elon Musk a fait visiter à la presse américaine l’usine qui sera inaugurée ce vendredi.
La voiture "Model 3" en vue
Dans ces infrastructures qui auront à terme une empreinte au sol de… 13,6 kilomètres carrés seront construites les batteries des voitures électriques Tesla (lire ci-contre). Actuellement, grues, véhicules de chantiers et ouvriers - 1000 environ - sont bien visibles : ils sont notamment en train, dans des tourbillons de poussière, de creuser des tranchées ou de monter les structures métalliques des futurs bâtiments. Car même si l’usine aura l’air de former un tout - "en forme de diamant", promet Elon Musk - elle est construite section par section, de sorte que la "Gigafactory" puisse produire sans que l’ensemble ne soit construit. L’objectif d’Elon Musk ? A la (dé) mesure de la taille de l’usine : produire en 2018, des batteries pour une puissance totale de 35GWh. Soit l’équivalent de toute la production mondiale de batterie en 2014. Et l’usine a même la capacité d’augmenter la production jusqu’à 150 GWh, affirme Elon Musk. A titre de comparaison, New York consomme 50 gigawatts heure par an…