mercredi 21 septembre 2016

Paul Craig Roberts: La Russie capitulera-t-elle ?



Paul Craig Roberts
Alter Info
lun., 19 sept. 2016 04:23 UTC

Commentaire : Dans cette situation de tous les dangers, on peut se demander : jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour soutenir les terroristes et détruire la Syrie ? Même problématique de l'autre côté : jusqu'où est prête à aller la Russie pour les en empêcher ? Cette dernière présente un front uni alors qu'outre-atlantique, les dissensions internes semblent plus importantes. Et à propos de l'opposition Pentagone - Maison Blanche, quasi-schizophrénique :
« Les divisions sont vraiment inquiétantes car elles dressent les commandants militaires américains en service actif contre la direction politique du pays pour contester le contrôle civil de l'armée. Il remet en question la crédibilité même du gouvernement des États-Unis. Il ne s'agit pas seulement de l'armée. En juin, cinquante-et-un diplomates du Département d'État ont signé une note interne très critique de la politique de l'administration Obama en Syrie, exhortant les États-Unis à mener des frappes militaires contre le gouvernement du président Bachar al-Assad. Ce fut un défi ouvert pour mettre en doute l'autorité et la compétence de l'administration. »
On voit bien que le risque que tout ceci ne dégénère en guerre ouverte est tout à fait réel : la psychologie dérangée de ceux qui sévissent au pentagone ne se tempère ni se raisonne.

Il est sans doute possible de pouvoir tirer des leçons de toutes choses, et particulièrement des plus terribles, aux moments les plus critiques. C'est que l'on pourrait être presque certain que nos épreuves ne serviraient en fait qu'à cela. Et en cela, les temps de perdition ne nous forcent-ils donc pas à nous positionner ? Ne nous forcent-ils pas à prendre conscience qu'il existe de "vrais" mensonges face à une réalité objective ? Une authentique volonté du bien qui se différencie des entreprises de destruction manifestes ?

Ni de Hollande, ni d'Obama, ni Cameron, ni de Merkel, ni de Trudeau mais d'un certain Poutine, en 2014 :
Aux yeux du président (...), l'amour pour son prochain est l'un des principes les plus cruciaux dans la vie. « Il faut aimer son prochain. C'est le plus important, il n'y a rien qui soit plus important », a déclaré le président lors d'un déplacement dans la ville d'Ijevsk. Selon l'homme fort du Kremlin, de ce sentiment dépendent beaucoup de choses dans la vie, y compris le bien-être. Ce n'est pas la première fois que le président russe se prononce au sujet des valeurs éternelles. Ainsi, en novembre 2014, il a déclaré que le sens de la vie résidait dans l'amour.

« C'est dans l'amour que réside le sens de la vie et de l'existence. C'est l'amour pour la famille, pour les enfants, pour la Patrie. C'est un phénomène si multiforme qui est à la base de toute notre action », a alors expliqué le président. Et d'ajouter que le renforcement de l'amour pour la patrie était une des tâches principales du pays.
Les efforts sincères et diligents du gouvernement russe, visant à éviter le chaos en Syrie et un flux massif de réfugiés supplémentaires en Europe, tout en évitant le conflit avec Washington et ses vassaux, ont été arrêtés par l'attaque intentionnelle de Washington contre une position connue de l'armée syrienne. Cela a ainsi fait échouer l'accord de cessez-le-feu pour lequel la Russie s'est tant sacrifiée pour le mener à bien.

L'explication de l'attaque fournie par Samantha Power, ambassadrice du régime Obama à l'ONU, révèle que Washington mentira jusqu'au bout pour réaliser son ordre du jour : plonger la Syrie dans le même chaos qu'il a plongé l'Irak et la Libye. Washington, et Washington seul, est responsable de la guerre en Syrie. Quand le Parlement britannique et le gouvernement russe ont bloqué l'invasion que comptait lancer Obama en Syrie, pour envahir la Syrie, le régime Obama a armé et payé des mercenaires djihadistes qu'il a fait passer pour des rebelles syriens en lutte pour la démocratie là-bas. Samantha Power a tripatouillé l'histoire et mis la guerre sur le dos de l'intervention russe, qui a été demandée par le gouvernement syrien contre les djihadistes d'ISIL envoyés par Washington pour déstabiliser la Syrie. Ce que Samantha veut dire, c'est que si la Russie n'était pas venue aider la Syrie, Washington et ISIL auraient déjà détruit la Syrie, et il n'y aurait pas de guerre.

Vitaly Churkin, ambassadeur de la Russie à l'ONU, a déclaré qu'en 40 ans de diplomatie, il n'avait jamais vu une performance aussi autoritaire et démagogique que celle de Samantha. Churkin semblait sous-entendre qu'une explication aussi irréaliste et tordue des faits connus que celle donnée par Samantha, le laisse sans espoir de parvenir à une solution diplomatique.
Si le gouvernement russe est enfin arrivé à conclure que Washington est déterminé à anéantir la stabilité politique en Syrie pour la remplacer par le chaos, il aura fallu du temps. Le gouvernement russe s'ingéniait à éviter de conclure cela, car une fois que la diplomatie est reconnue inutile, la force fait face à la force. Dans le contexte actuel, cela signifie la guerre thermonucléaire, la fin de la vie sur Terre. C'est pourquoi, aux provocations coercitives de Washington, le gouvernement russe répondait diplomatiquement, proposait une coopération à Washington au lieu du conflit.
Mais Washington veut le conflit. Les Russes ont prétendu que Washington et eux avaient un intérêt commun dans la lutte contre le terrorisme, mais le terrorisme est l'outil dont se sert Washington pour déstabiliser la Syrie, puis l'Iran, puis les provinces musulmanes de la Fédération de Russie et de la Chine. Washington veut l'hégémonie, pas la coopération. Maintenant que Samantha Power a rendu cela aussi clair, le gouvernement russe ne peut plus prétendre autre chose. Que vont faire la Russie (et la Chine) ?

Si la Russie et la Chine ne sont pas préparées à la guerre dans laquelle Washington les embringue, vont-elles fléchir devant l'agression, sacrifier la Syrie, les provinces russes dissidentes de l'Ukraine, et les diverses questions de litiges insulaires dans l'océan Pacifique, ou vont-elles unir leurs forces ? Décideront-elles de disperser l'OTAN en mettant en évidence ce que coûterait le conflit aux vassaux européens de Washington ? De toute évidence, l'Europe n'a rien à gagner dans l'agression de Washington contre la Russie et la Chine. À moins que la Russie soit incapable de faire quelque chose maintenant que la diplomatie est dans une impasse avérée ?

Peut-être s'agit-il de la question majeure. Ce que peut dire quelqu'un n'appartenant pas au gouvernement russe, c'est que la Russie ne prend pas complètement son destin en main. Les éléments du gouvernement russe connus sous le nom d'" atlantistes intégrationnistes », pensent qu'il est plus important pour la Russie rejoindre l'Ouest, de l'intégrer dans le système occidental, que d'être un pays souverain. Ils plaident que si les grandes puissances de jadis, qu'étaient la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, peuvent profiter d'être des vassaux des USA, la Russie le pourrait aussi.

Les atlantistes intégrationnistes affirment qu'avec sa capacité nucléaire stratégique et sa masse de ressources terrestres, la Russie peut garder quelque souveraineté et ne s'astreindre que partiellement à la vassalité. Un problème avec cette position, elle suppose que les néocons se satisferont d'une hégémonie partielle et ne profiteront pas de la position affaiblie de la Russie pour réaliser leur pleine hégémonie.

Le gouvernement russe a probablement toujours l'espoir qu'au moins certains gouvernements européens se reconnaîtront obligés d'éviter la guerre et quitteront l'OTAN, ne cautionneront pas politiquement de cette façon l'agression de Washington. Il est possible qu'il y ait quelque espoir de ce genre, mais les principales personnalités politiques européennes sont soudoyées et payées par Washington. Comme me l'a dit un haut fonctionnaire du gouvernement US, il y a longtemps, dans les années 1970, " nous les tenons ; ils nous appartiennent ».
Aucun espoir ne peut sortir des médias européens. Udo Ulfkotte, ancien rédacteur en chef de Frankfurter Allgemeine Zeitung, a pondu un livre dans lequel il avoue que chaque journaliste européen important a été soudoyé par la CIA.
Avec les politiciens et les médias soudoyés, d'où pourrait sortir un vrai chef européen ? Les Européens se sont accoutumés à leur rôle de vassaux à gages. Comme aucun homme politique ou éditeur de journal européen ne peut supposer qu'un acte de rébellion réussisse, ils préfèrent profiter de leur vie agrémentée de pourboires étasuniens, que prendre un risque pour l'humanité.
La question générale est de savoir si les systèmes socio-politico-économiques existants peuvent être favorables à l'humanité. Il n'est pas évident que les civilisations capitalistes sont capables d'être humaines, car la valeur reposant sur l'argent rend la cupidité et la puissance prépondérantes. Il est possible que l'imperfection et l'incompétence humaines aient détruit non seulement l'environnement de la planète, mais aussi les systèmes sociaux humains. Le mondialisme n'est pas un régime de coopération. C'est le régime de Washington pour asseoir sa domination.

Source: Sott.net 

mardi 20 septembre 2016

Le «Washington Post» lâche Edward Snowden

 
Photo: Mary Altaffer Associated PressEdward Snowden a appelé, mercredi dernier, le président Obama à lui accorder son pardon avant de quitter ses fonctions en janvier 2017, estimant que son pays avait bénéficié de ses révélations.
 
20 septembre 2016 |Amaëlle Guiton - Libération | Médias
 
Le quotidien a tiré profit des informations de l’informaticien Edward Snowden sur la surveillance de masse aux États-Unis, au point de remporter un prestigieux prix Pulitzer. Mais dans un texte paru ce week-end, son comité éditorial reprend les arguments de la Maison-Blanche. Et désavoue de facto le travail de ses journalistes.

La prise de position fait grand bruit. Alors qu’une pétition lancée mercredi par trois associations de défense des droits de la personne et des libertés demande au président des États-Unis la grâce d’Edward Snowden et alors que le film d’Oliver Stone consacré au lanceur d’alerte vient de sortir sur les écrans américains, le Washington Post appelle Barack Obama à la fermeté. « Pas de grâce pour Edward Snowden », assène le titre du texte signé par le comité éditorial du quotidien et publié ce week-end.
 
Si l’affaire fait couler tant d’encre, c’est parce que le Washington Post fait partie de la petite poignée de médias qui ont eu accès en exclusivité aux documents confidentiels de la NSA transmis par l’ancien consultant. Et qu’il a reçu en 2014, avec le Guardian, le prix Pulitzer du « service public »… Jusqu’ici, les bénéficiaires de cette « fuite » d’une ampleur inédite avaient plaidé la cause de leur source. Tant le New York Times et The Intercept que le Guardian ont appelé Obama à permettre à Snowden de rentrer chez lui sans craindre un procès inique et des décennies de prison. L’ancien rédacteur en chef du quotidien britannique, Alan Rusbridger, est d’ailleurs l’un des signataires de la pétition.
 
« Des dommages énormes à la sécurité »
 
L’éditorial du Washington Post, lui, reprend la position qui prévaut à la Maison-Blanche. Tout juste reconnaît-il que les révélations sur le programme de collecte des « métadonnées » téléphoniques des citoyens américains ont eu un impact positif — elles ont débouché, en juin 2015, sur l’adoption du « USA Freedom Act », qui restreint pour la première fois les moyens de la NSA. Pour le reste, le quotidien américain estime que le programme Prism, qui permet à l’agence d’accéder aux données stockées par les géants du Net, est « à la fois clairement légal et pas clairement une menace pour la vie privée ». Il reproche à Snowden « ses révélations sur les opérations internationales de l’agence [qui ont] pu causer des dommages énormes à la sécurité nationale ». Et d’en appeler à une « négociation » entre le gouvernement américain et le lanceur d’alerte, car, juge-t-il, « une grâce pure et simple ferait pencher la balance du mauvais côté ».
 
Mais dans une réponse cinglante sur The Intercept, le journaliste Glenn Greenwald ne se prive pas d’appuyer là où ça fait mal. Car le Washington Post n’est pas seulement le premier média à appeler à des poursuites contre sa propre source. Il le fait, en prime, en s’appuyant sur des éléments… qui résultent de ses propres choix journalistiques. C’est en effet le quotidien américain qui a, avec le Guardian, révélé l’existence de Prism, ainsi que celle d’autres « opérations internationales » de la NSA. Et ce sont précisément ces révélations qui lui ont valu d’être récompensé. « Snowden lui-même n’a jamais publiquement divulgué un seul document, donc tous les programmes révélés l’ont été, au final, par des organes de presse », écrit Greenwald. Ce que ne manque pas de souligner le lanceur d’alerte.
 
« Un service rendu au public »
 
Comme le note Greenwald, le comité éditorial du Washington Post est distinct de la rédaction et ne s’exprime pas au nom de cette dernière. À l’époque où le quotidien recevait le Pulitzer, son rédacteur en chef, Martin Baron, jugeait d’ailleurs que« dévoiler l’expansion massive du réseau de surveillance de la NSA était indiscutablement un service rendu au public ».
 
Tout récemment encore, Barton Gellman, l’un des journalistes qui ont travaillé sur les documents transmis par le lanceur d’alerte, a proprement étrillé le rapport sur Snowden rendu par la commission du renseignement de la Chambre des représentants, qu’il juge d’une « malhonnêteté agressive ». Il a d’ailleurs réagi, lundi, sur Twitter.
 
D’évidence, entre des enquêteurs qui ont mis sur la place publique le débat sur la surveillance de masse et un comité éditorial qui reprend sans sourciller les arguments des autorités américaines, au point de remettre en cause le travail de son propre journal, il y a plus que de la friture sur la ligne.
 
Source: Le Devoir

vendredi 16 septembre 2016

D'où vient l'argent de la Fondation Clinton?

 
Les assistants de l'ex-président américain Bill Clinton ont utilisé l'argent des contribuables destinés à l'entretien des anciens présidents américains pour allouer des subventions à la Fondation Clinton et pour soutenir le serveur e-mail privé d'Hillary Clinton.
L'enquête du journal Politico, basée sur des documents reçus par l'Administration des services généraux (GSA), apporte de nouvelles preuves que, pour la famille Clinton, il n'y avait pas de limites claires entre leur fondation à but non-lucratif, le poste de secrétaire d'État d'Hillary et les relations d'affaires de Bill.

L'enquête a permis de savoir où les assistants de Bill Clinton envoyaient l'argent des contribuables alloué à la GSA, conformément à la loi sur l'entretien des anciens présidents américains. Ainsi, Bill Clinton, en utilisant le programme d'aide des ex-présidents, a reçu le montant le plus élevé par rapport aux autres anciens dirigeants des États-Unis. L'enquête a montré que de début 2001 (date de la fin du second mandat présidentiel de Bill Clinton) à fin 2016, ses représentants ont demandé des allocations pour un total de 16 millions de dollars.
 
Selon le journal, les personnes qui travaillent pour Bill Clinton ont été payées par les fonds alloués à la GSA, tandis que 13 des 22 employés travaillaient en même temps pour la Fondation Clinton.

Auparavant, il s'est avéré que la fondation de Bill, Hillary et Chelsea Clinton, la Fondation Clinton, qui comptait parmi les plus puissantes institutions caritatives du monde, avait accepté des dizaines de millions de dollars de pays que le département d'État des États-Unis accusait de violations des droits de l'homme alors que Mme Clinton était chef de la diplomatie américaine.

jeudi 15 septembre 2016

La Corse exemptée d’accueillir les « migrants » : faut-il montrer les muscles ?

 
L’exécutif essaierait-il de nous dire qu’il faut se manifester pour ne pas voir sa région envahie ?

Devenue incontrôlable, la situation dans la jungle de Calais préfigure la tiers-mondisation progressive de la France. Évidemment, le gouvernement socialiste n’entend pas trouver de solution durable à ce chaos migratoire, qui prend les airs d’une conquête démographique par le sud du monde sur l’Europe occidentale.
 
Les Calaisiens n’en peuvent plus, régulièrement victimes des exactions causées par lesdits « migrants ». Ils prennent d’assaut les camions partant vers la Grande-Bretagne, charriant avec eux une insécurité qui a fait de Calais une zone de non-France abandonnée par les pouvoirs publics. Il suffit de taper « Calais » sur un moteur de recherche pour mesurer l’ampleur des dégâts.
 
Pas un jour sans que La Voix du Nord ne relate que la circulation a été perturbée par des « migrants » posant des barrages sur la rocade portuaire de la capitale de ces fameuses dentelles qui avaient fait sa richesse. La jungle compte, désormais, plus de dix mille habitants, se répartissant en divers « quartiers » improvisés selon leurs pays d’origine ou leurs religions respectives. Des témoins ont aussi rapporté avoir assisté à des viols, des bagarres ultra-violentes à l’arme blanche ou des trafics de drogues et d’armes.
 
Face à cette chienlit totale, les socialistes savent qu’ils ne peuvent pas rester éternellement bras croisés alors que les élections présidentielles de 2017 approchent à grand pas.
Ils ont donc décidé de « vider » la jungle de Calais de ses occupants indésirables, non pas pour les renvoyer chez eux – comme cela devrait être fait -, mais pour les répartir sur le territoire national. Faibles et indécis, tenus par les associations immigrationnistes qui pratiquent le chantage aux bons sentiments, les fous qui nous dirigent préfèrent encore planter les graines qui donneront des dizaines de jungles de Calais potentielles plutôt que de couper la mauvaise herbe à la racine.
 
Les consignes données aux préfets sont, à ce titre, édifiantes :« Afin d’accueillir les migrants de Calais et de la plaque parisienne, le schéma de mobilisation de places d’hébergement sur l’ensemble du territoire a été validé. » L’objectif est connu : faire émerger, d’ici à la fin de l’année 2016, plus de 12.000 places dans les « centres d’accueil et d’orientation » partout en France. Nous allons donc cacher la poussière sous le tapis…

 
Un seul territoire y échappera : la Corse. Pourtant, la répartition des envahisseurs dépendra « du critère démographique pondéré par les efforts faits par chaque région », ce qui pourrait laisser penser que la Corse devrait, elle aussi, participer à l’effort national d’accueil demandé par le gouvernement. Pourquoi y échappe-t-elle ? Tout simplement parce que les Corses savent montrer leurs muscles. L’exécutif essaierait-il de nous dire qu’il faut se manifester pour ne pas voir sa région envahie ? Preuve est faite qu’ils profitent de la passivité des Français pour mener les pires politiques. Il n’y a qu’en réagissant que nous pourrions les faire reculer.
Source: Boulevard Voltaire

jeudi 8 septembre 2016

Du caillot de sang d'Hillary


Jean-Paul Baquiast
De Defensa
lun., 05 sept. 2016 09:36 UTC

Comment: Avec Hillary Clinton, nous avons de plus en plus l'impression que, devant nos yeux, s'agite une marionnette qui sera bonne à mettre à la poubelle le temps venu. Qu'une personne à ce point diminuée qu'il lui faut parfois de l'aide pour gravir un escalier soit bientôt à la tête du pays le plus nuisible de la planète, cela ne peut être que de très mauvais augure. Difficile encore de savoir de quoi il en retournera.


 
Les journaux que nous pouvons consulter, aux États-Unis comme ailleurs, attachent une importance extrême au rapport de 58 pages que le FBI a publié vendredi 2 septembre à propos de l'enquête effectuée sur la messagerie privée utilisée par la candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, lorsqu'elle était secrétaire d'État, de 2009 à 2013. C'est moins le fait lui-même, dont le FBI avait souligné la gravité mais sans vouloir engager de poursuites, qui est souligné, mais le fait que le rapport mentionne des trous de mémoire dont souffre ou souffrait Hillary Clinton, liés à une commotion cérébrale survenue en décembre 2012, et qui avait provoqué dans son cerveau « un caillot sanguin ».

Beaucoup pensent que la gravité du trouble pathologique dont souffrait - et souffre encore vraisemblablement - la candidate démocrate à la Maison Blanche devrait suffire, non seulement à la rendre incapable d'exercer les fonctions présidentielles, mais même de poursuivre sa campagne. Les supputations se multiplient concernant les chances d'élections des autres candidats à la présidentielle du 8 novembre, notamment Donald Trump et même la candidate écologiste Jill Stein. Quant à Bernie Sanders, du fait de son lâche ralliement à Hillary Clinton il y a quelques semaines, nul n'envisage qu'il puisse revenir en scène.

Les supputations se multiplient aussi concernant les conséquences nationales et internationales de l'élection, de plus en plus probable, de Donald Trump à la Maison Blanche. Nous avons déjà plusieurs fois abordé ces questions, il est inutile d'y revenir ici. Nous voudrions pour notre part reprendre ici une question que nous avions précédemment posée, à la suite de certains sites américains non alignés. Comment l'establishment américain, ou si l'on préfère l'Etat profond militaro-politico-économique américain, qui ne pouvait ignorer l'état de santé d'Hillary Clinton et les faiblesses découlant de celui-ci, avait pu jusqu'au dernier moment soutenir sa candidature? Des milliards de dollars y ont été dépensés, alimentant un soutien sans faille des médias.
Sans céder au conspirationnisme, on peut supposer que l'establishment, en adoptant ce choix apparemment suicidaire, avait un autre but en tête. Il ne s'agissait pas seulement pour lui de combattre la candidature du Donald, présenté comme un faux-nez de Poutine, mais de préparer un changement politique profond, mettant en danger la démocratie américaine elle-même. En cas d'empêchement pour raisons de santé de la présidente Clinton, l'establishment pensait peut-être organiser une prise de pouvoir par des militaires ou des personnels politiques autoritaires, sinon dictatoriaux, soutenus par lui. En ce cas, les Etats-Unis auraient pu devenir une sorte de dictature, analogue à celle dont l'État profond américain a favorisé la mise en place récente dans de nombreux pays d'Amérique Latine, dont le Brésil.
Malheureusement pour ce calcul, la maladie d'Hillary Clinton s'est révélée trop tôt pour lui laisser le temps d'accéder à la Maison Blanche. L'establishment, dont sans doute le FBI lui-même, a préféré désavouer sa candidate alors qu'il était encore temps, ceci afin de lui trouver d'urgence un remplaçant plus fiable.

On imagine qu'en Russie comme en Chine, l'évolution de cette situation est suivie avec une grande attention. Les risques de politiques bellicistes à leur encontre, que tout le monde prévoyait en cas d'élection d'Hillary Clinton, ne disparaitraient pas pour autant, avec l'accès à la Maison Blanche d'un partisan de la guerre encore plus résolu. Au contraire, ils deviendraient maximum, avec une possibilité de recours aux armes nucléaires.

Source: Sott.net   

mercredi 31 août 2016

Le retour du roi

 
La monarchie n’a peut-être jamais été aussi moderne : n’est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait qu’il manquait un roi à la France ?
Un sondage réalisé par BVA, du 22 au 23 août 2016, sur commande de l’Alliance royale, montre que pour 31 % des Français, remplacer le président de la République par un monarque donnerait une meilleure image de la France dans le monde. Ce chiffre est en progression par rapport au précédent sondage, datant de 2012 (et non 2007, comme l’indique LCI qui a relayé l’information), où ils n’étaient que 24 %. Autre erreur dans l’annonce de LCI : « Près d’un Français sur quatre estime, par exemple, que cela aurait des conséquences positives sur l’unité nationale (39 %) et la stabilité du gouvernement (37 %). » 39 % ou 37 % font « plus d’un sur trois » et non « près d’un sur quatre ». Nuance.
Pour ceux qui n’ont pas suivi la poussée royaliste, on pouvait lire sur la Toile, le 21 janvier dernier à l’occasion de la commémoration de la mort de Louis XVI, des messages de ce genre : « Est-ce que François Hollande a l’intention de prendre part aux commémorations du jour ? » ou encore, de la part de royalistes de longue date, « Que se passe-t-il ? Il y a 10 ans, la messe de requiem pour Louis XVI rassemblait un pelé trois tondus, et cette année, tout le monde en parle comme si c’était l’événement de l’année ! »
Quoi qu’il en soit, le royalisme fait encore peur au système. Ainsi, en 2012, l’Alliance royale souhaitait présenter un candidat royaliste à l’élection présidentielle. Cependant, elle n’obtint pas les 500 parrainages. Certains maires expliquèrent qu’ils renonçaient à donner leur parrainage suite à des appels de leur préfet ou d’autres autorités qui les menaçaient de leur couper les subventions (pour la rénovation d’école, salle de sports, etc.) s’ils ne retiraient pas leur parrainage. Cette situation pourrait bien changer puisque, désormais, il y a des élus Alliance royale dans plusieurs conseils municipaux.
Parmi les raisons de ce retour en grâce de la monarchie, il y a certes le rejet du système en place, et le spectacle qui se déroule quotidiennement sous nos yeux ne peut qu’alimenter ce rejet. Mais il faut bien voir aussi que les institutions françaises coûtent deux fois plus cher que la couronne britannique ou quatre fois plus que celle d’Espagne. Une Restauration accompagnée d’une véritable simplification du mille-feuille administratif, mais dans le respect de nos réalités provinciales et régionales, permettrait sans nul doute des économies non négligeables et une baisse substantielle des impôts.
Notons aussi – même si l’argument mercantile n’est pas le plus important – que la famille royale est génératrice de richesses, ne serait-ce qu’à travers les événements majeurs, à la fois familiaux et nationaux : couronnement, mariage, etc. Alors qu’en France, allongement de la durée de vie aidant, nous continuons à entretenir grassement les « maisons » des anciens présidents de la République, sans pour autant qu’ils nous rapportent un seul centime d’euro !
Mais surtout, une monarchie héréditaire permettrait de libérer la France du régime des partis et de lui donner un véritable arbitre suprême, garant de l’unité nationale et de sa continuité historique, là où la République ne crée que divisions, fractures et haine de soi. Dans la situation actuelle du pays, un roi n’aurait eu aucun scrupule à dissoudre l’Assemblée nationale, permettant de mettre fin à l’état de manifestation permanent dans lequel vit notre pays depuis fin 2012.
Depuis saint Rémi, de nombreuses prophéties ont évoqué ce grand monarque qui sauvera la France, accompagné par un grand pontife qui sauvera la foi, les deux étant des jumeaux issus de la maison de France. Certes, une prophétie n’engage personne, mais la naissance des fils jumeaux de Louis XX, duc d’Anjou, peuvent donner à réfléchir…
Et puis, en guise de clin d’œil à l’actualité, la monarchie n’a peut-être jamais été aussi moderne : n’est-ce pas Emmanuel Macron qui déclarait, il y a peu, qu’il manquait un roi à la France ?
Benjamin Leduc

mardi 30 août 2016

De mal en pis : Hillary Clinton se prépare à des relations plus hostiles avec la Russie



Hillary Clinton fait tout son possible pour que ses relations avec Vladimir Poutine se détériorent davantage, ce qui pourrait un jour lui coûter cher, assure la journaliste Danielle Ryan.

Soyons honnêtes : Hillary Clinton et Vladimir Poutine ne sont pas exactement les meilleurs amis du monde. Mais Hillary Clinton semble vouloir rendre la situation encore plus compliquée et marquer des points politiques.
Les relations entre les États-Unis et la Russie ont déjà atteint leur niveau le plus bas depuis 25 ans
La candidate démocrate à la présidence des  États-Unis devrait prendre au sérieux les relations avec la Russie. Si elle remporte l'élection au mois de novembre, les relations entre Washington et Moscou resteront la priorité de la politique étrangère. Elles ont déjà atteint leur niveau le plus bas depuis 25 ans. Cela va donc sans dire, que quand il s'agit de la Russie, Hillary Clinton ne mâche pas ses mots.

Celle qui a passé quatre ans à la tête de la diplomatie américaine aurait dû faire mieux qu'insulter en public le président du pays avec lequel elle risque de devoir travailler étroitement. Pourtant, on dirait que cela lui a complètement échappé. Au lieu de cela, elle a préféré renforcer la paranoïa anti-Moscou à un point tel qu'il ne serait pas surprenant qu'elle publie, dans le cadre de sa campagne, une nouvelle version de Red Channels, un pamphlet des années 1950 qui nommait et critiquait les personnalités publiques soupçonnées de sympathiser le Kremlin.

Grand parrain du nationalisme suprématiste et blanc ?
L'insulte la plus marquante qu'Hillary Poutine a adressé à Vladimir Poutine en 2014 avant de devenir candidate à la présidentielle, c'est de l'avoir comparé à Adolf Hitler. Vous pouvez imaginer que cela n'a pas été très bien accueilli dans un pays qui célèbre chaque année, le 9 mai, la victoire sur le nazisme. Hillary Clinton a continué depuis à produire un flot de commentaires sur «les Russes» et la façon de les traiter. Interviewée par Christian Amanpour, elle s'est moquée des mouvements et de la voix du président russe. Un comportement qu'on peut à peine qualifier de digne pour le chef de la diplomatie d'un pays.
En attisant la peur des Russes, Hillary Clinton se livre à une forme d'alarmisme qu'elle trouve détestable chez Donald Trump
Mais les choses ont pris récemment une tournure bizarre, quand Hillary Clinton a appelé Vladimir Poutine le «grand parrain» du mouvement global de nationalisme suprématiste blanc. Vous avez raté quelque chose ? Je résume. C'est pour la raison suivante : Donald Trump a dit quelques bonnes choses à propos de Vladimir Poutine. Donald Trump veut améliorer les relations avec Moscou. En Russie, il y a des nationalistes d'extrême droite. Du coup, Donald Trump fait partie de la cohorte globale des suprémacistes blancs dirigée par Poutine. C'est simple.

Le fait qu'Hillary Clinton s'attende à ce que ses partisans exécuteront cette gymnastique mentale pour soutenir cette idée est surprenant. Ironie du sort, en attisant la peur des Russes, Hillary Clinton se livre à une forme d'alarmisme qu'elle trouve détestable chez Donald Trump. Bien sûr, ce n'est peut-être pas aussi mauvais que de traiter les immigrés mexicains de violeurs, comme Donald Trump l'a fait, mais les racines de tout cela –l'utilisation de la peur et de préjugés en vue de manipuler les électeurs et de les distraire – sont les mêmes.
Vladimir Poutine n'a pas encore appris à insulter le peuple américain comme le font les dirigeants politiques américains 
Pour être juste, Vladimir Poutine fait également de temps en temps des commentaires pas vraiment flatteurs sur Hillary Clinton. Par exemple, en réponse à sa comparaison avec Adolf Hitler, le président russe avait dit qu'Hillary Cinton n'était pas connue pour être «gracieuse dans ses déclarations» et qu'il valait mieux «ne pas discuter avec les femmes», un commentaire indéniablement sexiste pour les oreilles occidentales. Il a ajouté que quand les gens «poussent les limites trop loin», c'était un signe de faiblesse, pas de force. La différence principale est que ces commentaires-là, quoi que l'on en pense, ont toujours été fait en réponse ou en riposte, à des propos prononcés précédemment contre sa personne.

Vladimir Poutine n'a pas encore appris à insulter le peuple américain comme le font les dirigeants politiques américains. En effet, il a plusieurs fois fait des compliments aux Américains, admirant leur créativité, leur ouverture d'esprit qui a donné des «résultats aussi remarquable» pour le développement de leur pays.

Par ailleurs, nous avons Barack Obama qui dit des choses comme «la Russie ne fait pas n’importe quoi» et «personne ne se précipite à Moscou». Il y aussi John McCain, ancien candidat à la présidentielle, qui indique que la Russie est une «station de gaz se faisant passer pour un pays». Le manuel américain de diplomatie doit sûrement expliciter le terme «respect» de la manière suivante : Vous nous respecterez et vénérerez, mais n'attendez pas la même chose de nous.

Tous les chemins mènent à Moscou

Mais revenons à Hillary Clinton. Dans son esprit, il semble qu'actuellement, tout soit lié aux Russes. Fuites de courriels du Comité national démocrate qui mettent en lumière la corruption au sein du parti ? Les Russes. Son adversaire ? Agent russe. WikiLeaks ? Le front russe. Le mouvement global des suprémacistes blancs de la droite ? Dirigé par la Russie. Qu'est-ce qui va suivre ? Je suis déçue par la corruption au sein de la Fondation Clinton et du département d'Etat, c'est les Russes qui m'ont forcée ?
Au lieu de sortir un pansement, Hillary Clinton entend prendre une hache
La campagne d'Hillary Clinton a maintenant pour base deux choses qui ne la concernent aucunement : 1. Convaincre les électeurs que son adversaire est pire qu'elle. 2. Accuser la Russie de toutes les révélations embarrassantes. Depuis plusieurs semaines cela a été au cœur de sa stratégie de campagne. Pourquoi ? Parce que sa campagne a traversé autant de scandales qu'il est raisonnable de passer moins de temps à régler ces problèmes réels et se focaliser plutôt sur les distractions.

Quand le 8 novembre viendra et qu'Hillary Clinton remportera, si l'on en croit les sondages, l'élection présidentielle, comment prendra-t-elle son téléphone pour appeler Moscou ? Ne pense-t-elle pas que sa longue campagne s'appuyant sur la russophobie aura endommagé des relations qui sont indispensables ? Au lieu de sortir un pansement, Hillary Clinton prendra-t-elle une hache ? C'est stupide, irréfléchi et dangereux. Imaginez si aux moments les plus critiques de la guerre froide, les présidents américaines avaient dénigré les dirigeants soviétiques et estimé que le recours à la diplomatie avec ces Russes déplorables ne valait pas vraiment la peine. Imaginez ce qui aurait pu se passer s'ils avaient décidé de se désengager et de se moquer d'eux en public. La guerre froide aurait pu se terminer sur une note résolument différente.

Il est peu probable que le peuple américain veuille une sorte de confrontation sérieuse avec la Russie qui possède des armes nucléaires, mais les points politiques qu'Hillary Clinton marque aujourd'hui à peu de frais, en jouant la carte russe pourraient en fin de compte lui coûter bien plus cher.

Lire aussi : Hillary Clinton offre au parti de la guerre un parfum de femme

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.
 
Danielle Ryan est une journaliste irlandaise freelance et analyste des médias. Elle a vécu aux Etats-Unis et en Allemagne, avant d'être basée aujourd'hui à Moscou. Elle a précédemment travaillé en tant que journaliste du bureau numérique pour le compte duSunday Business Post à Dublin. 
Source: RT
 

lundi 29 août 2016

Les chrétiens au secours de Trump… Que fait le pape ?

 
Hillary Clinton, impavide, parvient à survivre grâce au corps universitaire, aux médias et à Hollywood. Il ne reste que dix semaines à Trump, dominé financièrement à dix contre un, pour faire basculer un establishment aux pieds de plomb. Avec un problème supplémentaire : la performance du parti « libertarien » représenté par Gary Johnson et William Weld, qui chaparde les 8 à 16 % d’intentions de vote qui font défaut à l’insurgent. Pêche, chasse et traditions…
Les libertariens Johnson et Weld sont deux anciens gouverneurs républicains ayant réussi en terroir démocrate : Nouveau-Mexique et Massachusetts. Ils proposent « une approche fiscalement conservatrice et socialement inclusive », ainsi qu’un refus du bellicisme international comme des changements de régime (Fox News, 28 août 2016). Ils préconisent aussi une alliance avec la Russie (sur le Proche-Orient) comme avec la Chine (risque nord-coréen).
Face à l’usure de la non-campagne de Clinton ou de la pseudo-campagne de Trump, les libertariens donnent l’apparence d’un produit frais dont le plan marketing est simple :
– remplacement de l’impôt fédéral sur le revenu des individus et sociétés par des taxes à la consommation ;
– réduction du budget de 20 % par élimination de six méga-bureaucraties fédérales (Trésor public, Commerce, Éducation,Food and Drug Agency, Drug Enforcement Administration, NSA… en rapatriant leur service minimal dans d’autres ministères) ;
– plein cap sur le libre-échange ;
– octroi de permis de travail aux onze millions d’immigrants illégaux, frontières ouvertes à la main-d’œuvre étrangère ;
– légalisation du haschisch, probablement pour se convaincre que le terrorisme islamiste des attentats est seulement d’inspiration, « surestimé, sans direct lien avec un État islamique qui va s’effondrer de toute façon ». Terrorisme qu’il faudra simplement « contenir », principalement en Europe.
Trump se voit malgré tout concurrencé sur une partie de ses arguments, ce qui explique ses quelque 40 % stationnaires depuis un mois. Objectif de Johnson : que personne n’atteigne, le 8 novembre, les 270 délégués du collège électoral. Avec remise de la décision aux élus de la Chambre des représentants.
D’où le récent renversement copernicien de Donald Trump, en quête de nouvelles terres à défricher, celles des Afro-Américains, des hispanophones et des « femmes éduquées » républicaines. Renversement utile, certes, mais qui ne doit pas ignorer une réalité que lui rappelle discrètement, dimanche, Ralph Reed, le patron de la Faith & Freedom Coalition : « Les [protestants]évangélistes représentent 26 à 27 % des électeurs, et les catholiques pratiquants 9 %. À eux deux, ils forment le plus grand bloc électoral du pays, supérieur à celui des hispaniques, ou celui des Noirs, ou celui des féministes et gays combinés… » Et de préciser :« Aujourd’hui, Trump reçoit 75 % du soutien des évangélistes, Hillary 18 %… »
Un soutien équivalent à celui accordé aux deux derniers vainqueurs républicains, Bush père et fils, et qui s’explique ainsi :« L’immigration ou le libre-échange ne sont pas la priorité immédiate de nos fidèles. Mais la renaissance économique et la lutte contre le radicalisme islamiste, oui… Trump en est le seul champion avec son America First… je vous confirme que, cette fois, les évangélistes vont massivement se mobiliser pour sortir Clinton… »  Les chrétiens au secours de Trump… Que fait le pape ?
Source: Boulevard Voltaire

vendredi 26 août 2016

Et maintenant, la police montée canadienne en hijab…

 
Des gouvernements occidentaux célèbrent l’entrée des marqueurs de la loi islamique au sein des institutions censées défendre leurs peuples !
Afin d’encourager les femmes musulmanes « à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale », le 23 août, le Canada a entériné l’autorisation du port du voile islamique. Une mesure qui, en fait, s’applique déjà depuis janvier 2016.
Exit, donc, le traditionnel chapeau à larges bords en vigueur depuis le XIXe siècle, trop canadien. Place au hijab, symbole de la modernité et de l’émancipation de la femme à cheval ! Le « reflet de la diversité » au sein des communautés au Canada, explique le porte-parole du gouvernement. Décision prise sans rapport aucun avec d’éventuelles revendications, précise-t-on en haut lieu. Seulement voilà : un État qui accorde un droit aux gendarmes musulmanes qui n’ont rien demandé pourra-t-il continuer de le refuser à leurs pendants masculins, au sein desquels la majorité des demandes revendiquent le port de la barbe ? Évidemment non : ce n’est plus qu’une question de temps. Témoins les officiers sikhs qui sont autorisés à arborer le turban depuis 1990, ainsi que les policières de la police montée de Toronto et Edmonton à porter, déjà, le hijab.
Et puis, le Canada n’allait quand même pas faire moins bien que la Suède, la Norvège ou la Grande-Bretagne ! Pas moins, non plus, que l’Écosse qui vient, elle aussi, d’« homologuer » le voile dans la police pour ses recrues musulmanes afin que « ses effectifs soient représentatifs des communautés au service desquelles nous travaillons », se félicite le chef de Scotland Yard. D’où l’on comprend qu’il y a de plus en plus de voilées dans la population…
Et chez nous, que s’y passe-t-il ? Depuis 2015, nos policiers nationaux, eux, l’ont obtenu, le droit de porter la barbe ! Rapport à« une forte demande de terrain », justifiait Force ouvrière. Oh, elle doit être « propre et bien taillée, on ne veut pas de barbe de légionnaires », précisait Yves Lefebvre, du syndicat de police, parce que les légionnaires portent une barbe sale et mal taillée, c’est bien connu… Ici aussi, il s’agissait de suivre « l’évolution » et de créer « une police proche de la population ». D’où l’on comprend qu’il y a dans celle-ci de plus en plus de barbus…
Enfin, dans notre armée, quoi de neuf ? Déjà en 1990, un rapport du chef du Centre d’études sur la sélection du personnel de l’armée de terre (CESPAT) notait la « surdélinquance des JFOM »(jeunes Français d’origine musulmane), leur « attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation », commettant – entre autres – « 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 8 fois plus d’insoumission » (cité par Le Monde diplomatique). En 2005, l’Institut français des relations internationales y comptabilisait déjà 10 à 20 % de musulmans. En 2009, l’état-major recensait des cas, à la marge, d’engagés volontaires dans l’armée de terre demandant à ne pas partir en opérations extérieures « pour des raisons confessionnelles ». Récemment, sur RMC, un réserviste de 43 ans dénonçait le « tout-halal » dans toute l’armée et les mises à la porte des chambres des soldats non musulmans par de pieux musulmans pour cause de prière… Mais bon, le hijab ne semble pas encore d’actualité !
En pleine guerre de terrorisme islamiste, des gouvernements occidentaux célèbrent l’entrée en fanfare des marqueurs de la loi islamique au sein des institutions censées défendre leurs peuples, et on devrait applaudir ? Un geste « au-delà de la tolérance », d’après le fan de burkini Justin Trudeau, Premier ministre du Canada. Au-delà de la tolérance, je ne vois que la soumission…
Source: Boulevard Voltaire