mardi 19 septembre 2017

Un agent de la CIA lance une alerte au sujet de l’état profond et le gouvernement de l’ombre

 
 
 
Par Aaron Kesel
 
Un lanceur d’alerte de la CIA, Kevin Shipp, est sorti de sa tanière pour dénoncer l’état profond et le gouvernement de l’ombre qu’il considère comme deux entités entièrement distinctes.
 
« Le gouvernement de l’ombre contrôle l’état profond et manipule notre gouvernement élu dans les coulisses », a déclaré Shipp lors d’une récente conférence à Geoengineeringwatch.org
 
Shipp avait une série de diapositives expliquant comment fonctionnent l’état profond et le gouvernement de l’ombre ainsi que les crimes horribles qu’ils commettent contre les citoyens américains.
 
Certaines des révélations de l’ancien agent du renseignement de l’anti-terrorisme de la CIA montrent que « Google Earth a été créé par l’Agence nationale de renseignement Geospatial et InQtel ». C’est en effet exact, la CIA et la NGA sont propriétaires de la société acquise par Google, Keyhole Inc, qui a payé une somme non divulguée pour que l’entreprise transforme sa technologie en ce que nous connaissons aujourd’hui comme Google Earth. Un autre curieux investisseur de Keyhole Inc. n’était autre que l’entreprise de capital risque In-Q-Tel dirigée par la CIA selon un communiqué de presse de l’époque.
 
Shipp a également révélé que l’agence appelée Joint Special Ops Command (JSOC) est l’«armée secrète du président» qu’il peut utiliser pour des assassinats secrets, renverser les gouvernements et des choses dont les Américains ne connaissent rien.
 
Les perquisitions sans mandat du FBI violent le quatrième amendement, avec l’usage des lettres de sécurité nationale, dont Shipp dit qu’elles leur permettent d’aller au bureau de votre employeur et de demander tous vos dossiers financiers et, s’il dit quoi que ce soit à propos de leur présence, ils peuvent le mettre en prison ou se dessaisir eux-mêmes de l’affaire en utilisant la «loi Privilege secrète d’État».
 
« Au sommet du gouvernement de l’ombre, il y a l’Agence de sécurité nationale et l’Agence centrale de renseignement », a déclaré Shipp.
 
Shipp affirme que la CIA a été créée par le biais du Council on Foreign relations (CFR) sans approbation du Congrès, et historiquement, le CFR est également lié aux médias grand public traditionnels (MSM : mainstream media). Il a précisé que la CIA était le «nœud central» du gouvernement de l’ombre et contrôlait toutes les autres 16 agences de renseignement en dépit de l’existence du DNI. L’agence contrôle également les entreprises privées de sous-traitance en matière de défense et de renseignement ; elle peut manipuler le président et les décisions politiques, a le pouvoir de déclencher les guerres, de torturer, initier des coups d’état et commettre des attentats sous fausse bannière.
 
Comme l’a déclaré Shipp, la CIA a été créée par l’entremise du président Harry Truman avec la signature de la loi de 1947 sur la sécurité nationale.
 
Selon Shipp, l’état profond est composé du complexe industriel militaire (MIC), des entreprises sous-traitantes privées de l’intelligence et de la défense, des lobbyistes du MIC, de Wall Street (comptes offshore), de la Réserve fédérale, du FMI / Banque mondiale, du Trésor, des lobbyistes étrangers et des banques centrales.
 
Dans la présentation stupéfiante et explosive, Shipp a ajouté que «plus de 10 000 sites secrets aux États-Unis» se sont formés après le 11 septembre. Il y a «1 291 agences gouvernementales secrètes, 1 931 grandes entreprises privées et plus de 4 800 000 Américains dont il sait qu’ils ont une habilitation de confidentialité et 854 000 personnes qui ont obtenu l’habilitation Top Secret, expliquant qu’ils ont signé et lié leurs vies par un accord.
 
Il a également précisé comment le Congrès appartient au Complexe militaro-industriel par l’entremise du Comité des services armés du Congrès (48 membres éminents du Congrès) qui donnent à ces membres de l’argent en échange d’un vote sur le projet de loi sur les dépenses pour le budget militaire et du renseignement.
 
Il a même abordé ce qu’il a appelé le «complexe industriel de l’intelligence secrète», qu’il a appelé le centre du gouvernement de l’ombre, qui comprend la CIA, la NSA, la NRO et la NGA.
 
Shipp a ajouté que, autour du «complexe industriel de l’intelligence secrète», il y a le grand conglomérat des entreprises privées de sous-traitance du renseignement – Leidos Holdings, CSRA, CACI, SAIC et Booz Allen Hamilton. Il a noté que le travail qu’ils font est « top secret et n’est pas diffusé ».
 
Le lanceur d’alerte a fait remarquer que ces entreprises privées de renseignement ne rendent compte à personne, y compris au Congrès, faisant écho aux paroles du sénateur Daniel Inouye quand il avait lui-même lancé une alerte sur le gouvernement de l’ombre pendant les auditions Iran-Contra en 1987.
A cette époque, Inouye avait dit que le «gouvernement de l’ombre avait son propre mécanisme de financement, une marine de l’ombre et une force aérienne de la liberté pour poursuivre ses propres objectifs, libres de tout contrôle et de tout contrepoids, et affranchies de la loi elle-même».
 
Shipp a ajouté que le gouvernement de l’ombre et le gouvernement élu étaient en plein milieu d’une guerre froide visible.
 
Alors, qui est Shipp et est-il crédible en tant que lanceur d’alerte, a-t-il des références vis-à-vis de la CIA? Aim.org écrit :
Shipp a occupé plusieurs postes de haut niveau dans la CIA. Il a été affecté en tant qu’agent de protection pour le directeur de l’Intelligence centrale, enquêteur de contre-espionnage, agent du Centre de lutte contre le terrorisme, chef d’équipe pour protéger les actifs sensibles de la CIA, chargé de la gestion d’opérations de protection à haut risque, instructeur principal pour les membres de gouvernements alliés, enquêteur dans l’équipe de sécurité intérieure et examinateur polygraphique. Il a été chargé de protéger la CIA de la pénétration d’agents étrangers et a été le chef de la formation de la force de police fédérale de la CIA. M. Shipp a travaillé comme directeur de programme pour le Département d’État pour la sécurité diplomatique, et le programme mondial de formation de la police pour l’assistance à la lutte contre le terrorisme. Il est bénéficiaire de deux ‘CIA Meritorious Unit Citations’, de trois ‘Exceptional Performance Awards’ et d’une médaille pour les opérations secrètes à l’étranger. Il est l’auteur de From the Company of Shadows-CIA Operations and the War on Terrorism .
 
Shipp a noté qu’il travaillait avec l’ancien lanceur d’alerte de la NSA, William Binney, mais n’a pas spécifié sur quoi ils travaillaient ensemble. Shipp est très crédible et pourrait même être le plus haut niveau des lanceurs d’alerte. Ces fuites sont énormes. Il avait été précédemment mentionné par le New York Times pour avoir lancé une alerte sur le mauvais traitement dont lui et sa famille avait fait l’objet lorsqu’ils avaient été mis dans une maison contaminée. Il est également mentionné dans un câble WikiLeaks lors de la sortie des Gi Files (Global Intelligence Files) que j’ai pu creuser. Est-ce le début de quelque chose où les lanceurs d’alerte tentent de mettre fin au gouvernement de l’ombre et à l’état profond ?
 
Vous pouvez regarder la présentation explosive complète de Shipp ci-dessous. (En anglais) 

lundi 18 septembre 2017

À l’ONU, Nikki Haley porte la diplomatie façon Trump


  Isabelle Hanne 
  Libération

L’ex-gouverneure, qui incarne sur la scène diplomatique le style déroutant du gouvernement Trump, épaulera le président lundi à l’Assemblée générale des Nations unies. Alors qu’elle éclipse le secrétaire d’État, Rex Tillerson, on lui prête de plus hautes ambitions.
 
Elle a eu début septembre les faveurs de la une du Time, qui voyait en elle l’une de ces« femmes qui changent le monde ». Le lendemain, elle s’attirait les foudres de la Corée du Nord qui, courroucée par le durcissement des sanctions prises par le Conseil de sécurité de l’ONU, la traitait de « prostituée politique ». Nikki Haley, 45 ans, est devenue le visage de la diplomatie américaine depuis sa nomination fin janvier au poste d’ambassadrice des États-Unis à l’ONU.
 
Cette ancienne gouverneure républicaine de Caroline du Sud, née de parents indiens immigrés aux États-Unis, était totalement étrangère aux négociations internationales. En neuf mois, elle s’est imposée en figure incontournable de l’arène onusienne. Et un maillon clé du gouvernement de Donald Trump, qu’elle avait pourtant critiqué pendant la campagne de 2016. Elle sera cette semaine aux côtés du président américain pour la 72e Assemblée générale de l’ONU, lors du débat général mardi à New York.
 
Un visage raisonnable
 
Un poste sensible, quand il s’agit de porter la voix d’un gouvernement girouette, qui promet la guerre nucléaire, brandit fièrement son slogan « America First », et torpille des Nations unies jugées inefficaces, népotiques et trop coûteuses. Les États-Unis, qui en sont les premiers contributeurs, ont en effet annoncé des compressions sévères dans les budgets onusiens. Mais Haley a su rassurer les diplomates, en promouvant un agenda de réforme de l’ONU, comme en témoigne cette réunion à l’initiative des Américains, en présence du secrétaire général, António Guterres, ce lundi matin au siège de l’organisation. « Avec une administration américaine qui a une méfiance idéologique vis-à-vis du multilatéralisme, décrypte un diplomate européen, elle a choisi de tenir ce langage : “Aidez-nous à vous aider. Montrez que l’ONU est capable de se réformer, d’être efficace, et je pèserai auprès de mon gouvernement et du Congrès pour la défendre.”»
 
29e           
Depuis sa nomination le 24 janvier dernier, Nikki Haley est la 29e ambassadrice américaine à l'ONU.
 
Un visage raisonnable, pour faire l’interface entre le bouillant et imprévisible président américain et des diplomates parfois perplexes. « Avec les Américains aujourd’hui, il faut être pragmatique au carré », sourit l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre. Pour Stephen Schlesinger, membre du think tank new-yorkais Century Foundation et auteur de Act of Creation, sur la naissance des Nations unies, « elle envoie des messages assez contradictoires, en présentant un visage modéré, tout en soutenant des positions très à droite, comme la sortie de l’Accord de Paris ou la baisse de la dotation américaine au budget de l’ONU ».
 
Haley met à son crédit une baisse des dépenses d’un demi-milliard de dollars pour les opérations de maintien de la paix, « mais ce sont des économies qui étaient déjà dans les tuyaux avant son arrivée, rétorque Richard Gowan, de l’European Council on Foreign Relations. C’est du Haley typique : ça lui permet de ménager la base républicaine en montrant qu’elle est dure avec l’ONU. »
 
Nikki Haley a, semble-t-il, vite compris l’importance de la mise en scène dans le théâtre onusien. En avril, elle brandit au Conseil de sécurité des photos d’enfants morts après l’attaque chimique de Khan Cheikhoun menée par le régime de Bachar al-Assad, fustigeant la Russie pour n’avoir pas su tempérer son allié syrien. Elle n’hésite pas à tenir des propos plus sévères que son président sur la Russie, insistant, par exemple, sur le maintien des sanctions en réponse à l’annexion de la Crimée.
 
Portraits flatteurs
 
Sa relative indépendance de ton, comme son statut de femme quadragénaire et fille d’immigrés au sein d’une administration de vieux hommes blancs, lui vaut des portraits assez flatteurs dans la presse américaine. « Nikki Haley est brillante, structurée, reconnaît Stephen Schlesinger. Elle a rapidement adopté l’approche traditionnelle du Parti républicain, sur Israël notamment, ou la Syrie. Elle sait faire des discours forts à la tribune, et capter l’attention médiatique et mondiale. » Un diplomate européen à New York la dit « très influente au sein du gouvernement Trump » et « proche du président ».
 
 Richard Gowan tempère : « Trump est inquiet qu’elle devienne une figure politique trop proéminente. À New York, beaucoup pensent que Nikki Haley ne sera là que pour un ou deux ans, avant d’aller à Washington pour un haut poste, comme secrétaire d’État par exemple, ou pour se présenter à l’investiture républicaine aux prochaines élections. » Haley future candidate à la Maison-Blanche ?
 
Certains la disent plus puissante que l’actuel secrétaire d’État : « Nikki Haley éclipse totalement Rex Tillerson, tranche Stephen Schlesinger. Elle a de l’ambition, c’est une femme politique plus qu’une diplomate. » Le diplomate européen confirme : « Son passage à l’ONU est important pour la faire passer de l’échelon politique régional à une stature nationale et internationale. Son poste d’ambassadrice est sans doute un marchepied. »
 

vendredi 8 septembre 2017

Liliane Held-Khawam: Le retour de l’or sur la scène monétaire mondiale?



 Mars 2009, le gouverneur de la Banque populaire de Chine M Zhou Xiaochuan revint  dans le cadre d’une conférence intitulée Reform the international Monetary System sur la vision de Keynes au sujet du bancor. Pour lui, le système centré sur le dollar américain et les taux de changes flottants, plus ou moins librement, devrait être repensé.
 
Bancor: À l’occasion du sommet de Bretton Woods en 1944, deux plans de création de système monétaire international s’affrontent. Il s’agit, d’une part, du plan de Harry Dexter White qui rétablit le Gold Exchange Standard et, d’autre part, du plan de John Maynard Keynes. Ce dernier, reprenant une analyse1 de E. F. Schumacher, propose la création d’une Union internationale de compensation et d’une monnaie supranationale, le « bancor », à laquelle les monnaies auraient été rattachées.
 
Notons … qu‘il était prévu une parité fixe entre d’une part le bancor et les devises et d’autre part le bancor et l’or. (Wikipédia)
 
M Zhou Xiaochuan avait  rappelé alors les effets pervers du système de changes flottants sur fond de dollar américain dans la mesure où pour qu’il y ait suffisamment de liquidités en dollars, il faut que les Etats-Unis soient déficitaires. (Dilemme de Triffin, alertes vaines de Jacques Rueff)
 
Or, le déficit de ce pays atteint des sommets jamais vus. Actuellement, nous sommes de nouveau dans une situation de menaces de « shutdown », c’est-à-dire de cessation de paiement du plus grand débiteur de la planète. Les conséquences seraient systémiques et planétaires.
 
La Chine, en premier créancier de ce pays, devrait détenir, à l’horizon de 2035, 50% du stock mondial de billets verts. Et celle-ci commence à s’impatienter puisqu’elle serait le pays qui aurait le plus à perdre en cas de cessation de paiement US.
 
Il faut donc quitter le système, mais le quitter progressivement…
 
Du coup, la Chine tente de réduire la domination du dollar sur le marché des matières premières. Pour cela, elle s’appuie sur l’or, avec l’arrière-pensée du bancor.
En avril 2016 déjà, des contrats à terme sur or libellés en yuan ont été négociés à l’échange d’or de Shanghai et le produit devrait être introduit à Budapest plus tard cette année.
 
Et voilà qu’aujourd’hui, la Chine aspire à lancer prochainement un contrat à terme de pétrole brut -crude oil futures contract- évalué en yuan et convertible en or. Et elle a largement les moyens d’imposer la démarche en tant que plus grand importateur de pétrole au monde.
Cet évènement est extrêmement important et menace directement le dollar en tant que monnaie de réserve.
 
D’ordinaire, le prix du pétrole brut en dollars US, en relation avec les contrats à terme  de Brent ou West Texas Intermediates,  libellés en dollars US. Ce contrat « pétro-yuan » est donc  un coup de tonnerre dans le monde pavé de billets verts car il a le potentiel de devenir le benchmark de pétrole  le plus important en Asie.
 
Du coup, les pays exportateurs soumis à des sanctions américaines peuvent contourner ces mesures grâce au pétro-yuan. Nous pensons évidemment à la Russie et l’Iran.
Pour continuer à attirer le commerce, la Chine déclare que le yuan sera entièrement convertible en or sur les échanges à Shanghai et à Hong Kong.
L’existence de contrats à terme de pétrole et d’or soutenus par le yuan signifie que les utilisateurs auront la possibilité d’être payés en or physique, a déclaré Alasdair Macleod, responsable de la recherche chez Goldmoney (asia.nikkei.com)

L’or risque de revenir puissamment sur le devant de la scène ces prochains temps. il constitue la mesure consensuelle universelle.

 
Les dirigeants politiques de la Suisse et de la BNS auront le temps de nous expliquer pourquoi ils ont vendu l’essentiel de l’or suisse alors même que les professionnels avaient prévu de longue date le piège de la monnaie américaine en tant que monnaie de réserve, et les mécanismes qui lui sont sous-jacents qui exigent une croissance de la dette publique du pays pour satisfaire la planète en liquidités….
 
Les dirigeants de la BNS se sont enfoncés encore un peu plus, après avoir vendu les bijoux de famille,  en transformant près de la moitié des richesses du pays détenue par la BNS en dollar et en dettes US. Une stratégie court-termiste donc pour soutenir le binôme dollar-dette publique…
 
 
 
Contrairement aux Suisses, les Allemands se sont attelés à maintenir leur stock d’or et tentent même sous la pression interne de rapatrier leur or.
Quant au Canada, autre allié des Etats-Unis, ses réserves d’or se résument à:
 
 
 
Bref, nous assistons là aux prémisses de ce qui peut devenir un virage majeur, en matières monétaire et politique, qui laisserait à penser que la Chine commencerait à faire valoir ses points de vue hors du champ américain…
A suivre donc….
 
Liliane Held-Khawam
 
 
 
Source: Réseau international

 

jeudi 7 septembre 2017

Corée du Nord : quand Poutine ramène Trump à la raison

 
 
C’est peu dire que le ton monte entre Washington et Pyongyang.
 
 
C’est peu dire que le ton monte entre Washington et Pyongyang. D’un côté le président Kim Jong-un ; de l’autre, son homologue Donald Trump, au moins tout aussi foutraque et à la coiffure à peine plus surréaliste. Et comme d’habitude, l’habituelle machine médiatique qui se met en branle. Grâce à ses nouveaux missiles nucléaires, la Corée du Nord pourrait frapper la puissante Amérique – voire même la France, tant qu’à faire. La guerre est-elle pour demain ? Heureusement que le camp du Bien veille au grain, les États-Unis n’étant pas les gendarmes du monde pour rien, évoquant une possible opération militaire après avoir menacé le Venezuela de ses foudres. En attendant un prochain blocus maritime sur les côtes monégasques ?
 
On notera que ce sont les mêmes qui assuraient en 2003 que, fort de ses fameuses armes de destruction massive, le défunt Saddam Hussein était en mesure d’atomiser New York… Un président irakien dont la mort n’en finit d’ailleurs plus de hanter certains dirigeants n’ayant pas l’heur de plaire à la Maison-Blanche. Lesquels se disent, non sans raison, que si l’Irak, voire même la Libye, avaient possédé l’arme nucléaire, leurs territoires auraient été de fait sanctuarisés et préservés de l’invasion des armées occidentales, ce, avec les brillants résultats qu’on sait.
 
Le gouvernement nord-coréen ne veut rien de plus. Il n’a pas de visées expansionnistes, mais entend juste sauvegarder le régime en place. Quoi qu’on puisse penser de ce dernier et de ses méthodes, il n’est pas sorti de nulle part. C’est un enfant de la guerre froide et de ses quatre millions de morts, lors de la guerre l’ayant opposé à la Corée, de 1950 à 1953. Son marxisme-léninisme n’est en fait que de façade, le système institué par Kim Il-sung étant fondé sur le « juche », doctrine mêlant culte de la personnalité, autarcie économique, hyper-nationalisme et mystique racialiste. Donc, le réduire à un simple régime de fous sanguinaires et de dinosaures staliniens n’a pas grand sens.  
 Si Donald Trump ne le comprend pas ou fait semblant de ne pas le comprendre, tel n’est pas le cas des deux autres puissances majeures de la région, la Chine et la Russie. Pour la première, la Corée du Nord, allié turbulent et pas toujours contrôlable, lui donne une précieuse profondeur territoriale. La seconde, forte d’une longue frontière commune avec le pays de Kim Jong-un, ne peut tolérer que son flanc sud puisse être déstabilisé par un conflit aux conséquences imprévisibles. De longue date, Moscou et Pékin sont en parfaite entente sur la question.
C’est d’ailleurs de Chine, à l’occasion d’un sommet du BRICS (organisation des puissances émergentes que sont le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud), que le président Vladimir Poutine a tenté de ramener les États-Unis à un minimum de bon sens : « S’engager dans une hystérie militaire n’a aucun sens, c’est un chemin qui mène à l’impasse. » Quant aux sanctions économiques, huitième plan en la matière prévu par Washington ? « Le recours à n’importe quelles sanctions, dans ce cas, est inutile et inefficace », a souligné le maître du Kremlin. Et Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie, d’appeler son homologue américain à « l’utilisation de moyens politiques et diplomatiques », le pressant au passage « de ne pas céder aux émotions et de garder sa retenue ».
 
Un discours à méditer, surtout quand Nikky Haley, ambassadrice des États-Unis à l’ONU, issue des rangs du Tea Party et protégée de Sarah Palin, toutes personnes connues pour leur finesse en matière de géopolitique, prévient : « Les dirigeants iraniens veulent utiliser l’accord nucléaire pour prendre le monde en otage. […] Si l’on continue à dire que l’on s’en occupera plus tard, nous allons avoir affaire à la prochaine Corée du Nord. » Après Pyongyang et Caracas, l’année prochaine à Téhéran ?
 
Il est décidément bien loin, le temps des Henry Kissinger… Au fait, à propos de prolifération nucléaire, on n’a guère entendu le Département d’État américain s’alarmer de la prolifération nucléaire en Inde et au Pakistan, pays en guerre plus ou moins ouverte depuis 1947. Mais il est vrai qu’Islamabad est un allié de Washington, même s’il arme et finance les talibans afghans depuis plusieurs décennies… Cet univers serait-il un brin trop complexe pour notre cher Donald, cet Oncle Picsou qui se prend aujourd’hui pour le général MacArthur ?
 
Source: Boulevard Voltaire

vendredi 1 septembre 2017

La lutte de Trump contre l’État profond est presque terminée

 



Le temps est venu pour un laïus d’encouragement.
 
Je sais que le moral chez mes compagnons Déplorables est dans les chaussettes, juste au niveau de la cote de popularité du président Trump dans les sondages frauduleux.
 
Nous avons assisté à une semaine au cours de laquelle les médias traditionnels se sont précipités à guichet fermé dans  l’hystérie au sujet de Charlottesville. Nolan Richardson serait impressionné par les Quarante minutes en enfer de l’État profond.
 
Nous avons vu le Conseil présidentiel au Commerce plier les gaules sur un ordre hypocrite des vertueuses entreprises multinationales.
 
Nous avons vu Steve Bannon, la force motrice de l’insurrection populiste de Trump, démissionner de sa position à la Maison-Blanche, apparemment depuis presque deux semaines.
 
Après ces événements, les fuites constantes et les allers-retours public-privé dans l’administration, je ne vous reproche pas pour deux ronds de vous sentir un peu découragés. Si vous vous fiez aux apparences, vous pourriez penser que le président Trump était peut-être l’homme le plus incompétent pour occuper la place.
 
Mais que diriez-vous  si je vous disais que le Donald est, en réalité, l’homme le plus capable de diriger ce pays depuis au moins Eisenhower ?
 
Et si je vous disais que la gauche était dans les affres de la mort ?
 
Et si je vous disais que je crois que nous sommes sur le point de voir le déploiement de la plus grande opération d’infiltration dans l’histoire de notre pays ?
 
Vous pensez probablement que je suis un peu givré. Ne vous inquiétez pas, vous ne seriez pas le premier. Je me suis trompé avant et me tromperai de nouveau. Je serai ravi d’assumer si je me trompe. C’est la seule manière pour vous et moi d’avoir un lien de confiance.
 
Mais j’ai déjà eu raison avant, lorsque beaucoup d’autres s’étaient trompés dans le passé.
 
Les raisons ?
 
J’essaie de garder une vue d’ensemble des grandes tendances tandis que la plupart des autres personnes regardent le Kabuki [la mise en scène du théâtre japonais]. La différenciation entre la vision globale et le détail est enracinée chez moi depuis que j’ai travaillé sur le marché boursier. En cours de route vous apprenez une chose ou deux sur la psychologie des foules, c’est important pour le commerce et surtout pour la politique.
 
Maintenant, j’ai accès aux mêmes nouvelles que tout le monde. Mais je me fie seulement aux sources qui ont une expérience de rigueur et d’honnêteté.
 
Et permettez-moi de vous le dire, ce ne sont pas les clowns de Twitter aboule le fric, ni les lecteurs de nouvelles sexy fardées, et ce n’est absolument personne dans la machine de propagande de la gauche.
 
Il s’agit de ceux qui comprennent la nature humaine comme Huxley, Orwell, Bradbury et Lewis. Ils sont aiguisés, perspicaces et expérimentés, comme Pat Buchanan, Ron Paul et Julian Assange.
 
Mais je suis en train de faire des digressions. Vous voulez connaître le jeu à long-terme de Trump.
Pour obtenir la réponse, vous devez d’abord vous poser les questions suivantes :
  • Pourquoi la gauche est-elle vraiment folle au sujet du malheur d’une femme à Charlottesville ?
  • Pourquoi Nancy Pelosi appelle-t-elle à censurer officiellement le président pour sa simple condamnation de bon sens – et absolument irréprochable – de tous les fauteurs de troubles impliqués ?
  • Pourquoi les médias poussent-ils cette histoire 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, alors que la Russie est retombée comme une patate chaude ?
  • Pourquoi les médias de masse et la plupart des partis démocratiques encouragent-ils les Antifa ?
  • Pourquoi une sénatrice de l’État du Missouri a-t-elle déclaré ouvertement sur Facebook qu’elle souhaitait voir assassiner Trump ?
  • Pourquoi les services d’hébergement du Web éliminent-ils les sites conservateurs de leurs serveurs ? Pourquoi les conservateurs sur Patreon et YouTube sont-ils diabolisés et démonétisés ?
  • Pourquoi le premier amendement [sur la liberté d’expression] est-il ciblé à cause d’un seul trou du cul néo-nazi ? Mais la question encore plus importante est : pourquoi maintenant ?


Parce que l’État profond est absolument terrorisé et qu’il tire les dernières cartouches de son revolver politique.
 
Ils savent ce qui les attend dans le futur. Ils doivent imposer 1984 [le cauchemar orwellien] ou perdre le pouvoir pour toujours.
 
Ou pire. Ils craignent le réveil du peuple.



 C’est le moment du coup d’État ou de l’étranglement. Ils tentent d’élever les idiots utiles des deux extrêmes idéologiques, par la paranoïa et la désinformation, avec l’enjeu fondamental de la politique identitaire pour aider à éliminer le chef dûment élu des États-Unis – l’homme qui leur a interdit une victoire totale.
 
Et ce leader sait tout sur eux maintenant.
 
Le Marécage [l’État profond] le sait aussi :
  • Ils savent que Imran Awan [informaticien, témoin des malversations du parti démocrate, NdT] est le fil qui défait tout le tricot et qui a probablement déjà apporté ses preuves au département de la Justice de l’administration Trump.
  • Ils savent ce qui était dans le rapport que Devin Nunes a donné à Trump [témoin de l’espionnage d’Obama sur Trump, NdT].
  • Ils savent pourquoi Dianne Feinstein était tellement livide et bouleversée [par l’espionnage d’Obama sur les alliés, NdT].
  • Ils savent que Robert Mueller est susceptible d’enquêter sur les Démocrates et non pas sur la prétendue collusion de la Russie avec l’administration.
  • Ils savent que Hillary Clinton sera inculpée rapidement, avec toute la corruption de sa Fondation impliquant la moitié de l’État profond.
  • Ils savent que Julian Assange n’a pas rencontré Dana Rohrabacher pour discuter de recettes végétariennes.
  • Ils savent que Seth Rich était un lanceur d’alerte [assassiné après avoir fuité des informations sur le parti démocrate à WikiLeaks, NdT].
  • Ils savent pourquoi Donald Trump s’est entouré de généraux.
  • Ils savent que Bannon est plus utile comme fléau des mondialistes à Breitbart maintenant qu’il a purgé les mauvaises graines dans les agences de renseignement.
  • Ils savent que Antifa est maintenant sous surveillance et sera prochainement déclaré organisation terroriste nationale.
Mais ils l’ont appris trop tard.
 
Car le président Trump et Steve Bannon, jouent le méchant jeu de Sun Tzu :
 
« L’art suprême de la guerre est de soumettre l’ennemi sans se battre. »
 
« Celui qui défend partout, ne défend nulle part. »
 
Il y a  une raison pour laquelle Trump a intitulé son livre phare L’art du contrat.
 
L’aphorisme de Sun Tzu approprié à Trump aujourd’hui est : « Apparaissez faible quand vous êtes fort, et fort quand vous êtes faible. »
 
Donc, compagnons Déplorables, sachant ce que vous savez maintenant, qu’est-ce-qui est le plus probable dans ce jeu ultime de poker à l’enjeu considérable ?
 
Que Donald Trump est l’homme le plus incompétent jamais élu ?
 
Qu’un dévot du général Patton et de Sun Tzu, entouré d’une phalange de généraux, a claudiqué tout en tenant en main de meilleures cartes que ses adversaires ?
 
Il a vécu les aléas du poker mais a toujours emporté chaque mise.
 
Aujourd’hui, nous sommes sur les rails.
 
Nous verrons la rivière prochainement.
 
Trump raflera bientôt la mise en brandissant une quinte flush royale.
 
L’État profond est cuit, sa main est perdante, quoi qu’il arrive.
 
Le Marécage n’a plus qu’une option : sortir de ses manches la carte indispensable du coup monté, en trichant.
 
Observez le vendeur de près dans les prochaines semaines.
 
Lord Ferverstone
Source dystopiausa
Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

Source: Réseau International

mercredi 30 août 2017

Incendies au Groenland : le réchauffement climatique est-il une fake news ?

 
La réinfosphère, vaste conglomérat de tous ceux qui ne sont pas dans la ligne idéologique permise des bien-pensants, est accusée de délivrer de fausses nouvelles (dites fake news, car les anglicismes font plus fun et plus branché). Le journal Le Monde expliquait récemment très sérieusement que des cours seront délivrés dans les universités américaines pour aider les étudiants à détecter ces prétendues informations mensongères.
 
Il est piquant de constater que tous les médias sans exception se sont fait l’écho d’une formidable « fake news »: les incendies qui ont touché le Groenland au mois d’août apporteraient la preuve absolue du réchauffement climatique.
 
Le Figaro décrivait une situation quasi apocalyptique. Il est vrai que l’île située au-delà du cercle polaire a été en proie à des incendies attisés par la sécheresse et a connu des températures record. On n’est pas loin de croire que le Grand Nord des esquimaux ressemble au Sahara des Touaregs. Les bien-pensants exultent, car ils peuvent clouer le bec aux affreux climato-sceptiques (comme l’abominable M. Trump) qui mettent en cause l’élévation des températures.  
 
 Mais la réalité est bien différente. D’abord, le Grand Nord est depuis des siècles très sec. Il y tombe moins de précipitations que dans les déserts les plus arides. Ensuite, les feux de toundra ont toujours existé, y compris au Groenland. En 2015, un très important incendie avait ravagé le sud de la grande île danoise dans l’indifférence mondiale. Tout au plus peut-on noter un nombre record d’incendies, mais selon certains spécialistes, le satellite MODIS, chargé de la détection des feux, ne distingue pas entre ceux qui sont allumés par des campeurs et les véritables incendies ; il est aussi sujet aux erreurs, surtout que la couverture nuageuse a diminué depuis vingt ans (unique argument qui va dans le sens d’un changement climatique).
 
Il faut également relativiser les prétendus records de température. L’augmentation est infime par rapport aux années précédentes : de l’ordre de 0,05 °C. Il serait plus exact de parler de stagnation des températures si on s’en tient à la seule sémantique.
 
L’étendue des glaces est traditionnellement minimale en septembre. Le point le plus bas a été atteint en 2012 avec seulement 3,8 millions de km2. Au vu du graphique quotidien publié sur le Net, on peut prédire que le minimum sera de 4,6 à 4,8 millions en 2017, certes bas mais pas exceptionnel. Quant à l’Antarctique, il sera peut-être au-dessus de la moyenne 1980-2000 comme depuis une dizaine années (si on excepte 2016).
 
Les journalistes donneurs de leçons feraient mieux d’appliquer les grands principes qu’ils avancent à longueur de colonne et de cesser de répéter comme des perroquets les « fake news » des « réchauffistes ». En effet, comment peut-on prétendre qu’il n’a jamais fait aussi chaud au Groenland puisqu’en l’an 1000, les Vikings y ont trouvé un grand nombre de forêts et qu’ils y semaient et y récoltaient du blé, ce qui est attesté par les sagas ! Essayez de le faire en 2017…
 
Source: Boulevard Voltaire

mardi 22 août 2017

Libéralisme moderne et trouble mental

 
 
Nous avons tendance à penser que l’étatisme et ce qui se fait passer pour du socialisme, sont des expressions de la politique moderne. Ces expressions prétendument politiques ne sont pourtant ni modernes, ni particulièrement politiques. Le dogme libéral moderne n’est rien de plus que le dernier symptôme d’un certain type de psychologie humaine.
 
Le temps a donné aux êtres humains, en particulier aux hommes, le désir de contrôler ce que fait autrui et leur environnement ; c’est pourquoi l’humanité a si bien réussi du point de vue matériel. Chez certains individus, cette tendance psychologique à contrôler devient si extrême, que nous la voyons comme une maladie mentale. Le trouble de la personnalité obsessionnelle-compulsive (TPOC) en est un bon exemple.
 
Il est parfaitement correct de dire que quasiment tous les politiciens présentent à divers degrés des caractéristiques du TPOC. Mais, dans le monde moderne, les libéraux manifestent-ils ces symptômes plus fortement que les autres ? Il y a de solides arguments en faveur de cela.
 
D’après les psychologues, le TPOC se caractérise ainsi : « Préoccupation du détail, de l’ordre et des règles ; perfectionnisme extrême, occasionnant des dysfonctionnements et de la détresse quand la perfection n’est pas atteinte ; désir de contrôler les gens, les occupations et les situations ; incapacité à déléguer les tâches ; rigidité et entêtement mental », et enfin, « inflexibilité sur la morale, l’éthique ou les valeurs ».
 
Tout cela ne semble-t-il pas familier ?
 
Traits typiques des personnes atteintes du TPOC, elles créent des modes de gouvernement autoritaires laïques, notamment des régimes socialistes. Mais les libéraux modernes souhaitent également toujours contrôler chaque aspect de la société et diriger jour après jour le moindre comportement des individus. Les quelques libertés qu’ils prétendent désirer promouvoir, ou ne pas supprimer, sont invariablement des libertés qu’ils apprécient personnellement pour eux-mêmes.
 
Les libéraux sont eux-mêmes convaincus que tout ce qu’ils font c’est pour notre propre bien. Il s’agit pourtant de la même illusion que se font la plupart des dictateurs, et aussi ces religieux qui cherchent à pénétrer dans l’esprit des gens. Ce qu’il y a vraiment derrière tout ça, c’est la mentalité de contrôle, et non pas de la charité ou un mode politique. Le socialisme, qui porte en lui la nécessaire justification, superficiellement attractive, de l’autoritarisme, est simplement une doctrine sympathique visant à accrocher.
 
En fait, la raison invoquée par de nombreux socialistes pour justifier le fait qu’ils ne donnent pas eux-mêmes aux organismes de bienfaisance, c’est que « c’est le rôle de l’État de s’occuper de nous ». Parfois, participant à ce qu’ils appellent « œuvre de bienfaisance », il ne font habituellement qu’une série de coups de pub promotionnels en faveur de leur propre programme de contrôle, de leur ordre du jour socialiste et de leur propre image publique.
 
Par exemple, la manière la plus inefficace, la plus dégradante (mais, ce qui est plus important, qui assure le contrôle), d’aider les gens qui, à cause d’un malheur passager, n’ont pas d’argent pour manger, est de collecter pour eux de la nourriture et de la distribuer par l’intermédiaire d’une banque alimentaire.
 
Il y a des choses à dire sur la distribution de la nourriture donnée par les fabricants, nourriture en trop qui serait autrement jetée, mais cela n’a aucun sens que quelqu’un achète de la nourriture pour la donner à une banque alimentaire pour la redistribuer.
 
La banque alimentaire doit stocker les aliments dans un entrepôt, garder la maîtrise des stocks et les emballer dans des boîtes appropriées pour les livrer à des bénéficiaires reconnaissants. Les coûts, avec l’immense temps passé en bénévolat, sont totalement disproportionnés par rapport au résultat. Certaines banques alimentaires reçoivent même des subventions de la municipalité !
 
Ne serait-il pas mieux de supprimer toute cette machine administrative et simplement donner de l’argent à ceux qui sont sans le sou pour qu’ils s’achètent quelque chose au supermarché ? Le bénéficiaire peut ainsi acheter ce qui est en promotion, se concentrer sur ce dont il a besoin, et obtenir beaucoup plus en dépensant leur argent disponible que ce que la banque alimentaire ne pourra jamais lui donner.
 
Posez cette question aux exploitants d’une banque alimentaire, et ils vous répondront : « Il n’y a aucune garantie que la personne dépensera l’argent de manière avisée. » Pourtant, simultanément, ils insistent sur le fait que la raison pour laquelle quelqu’un a besoin de don de nourriture est, en premier lieu, à cause de l’austérité, de la réduction des prestations, etc. Ces deux points de vue sont incompatibles.
 
Ainsi, quelqu’un sans le sou, supposé affamé, ne pouvant pas compter sur un petit don d’argent pour se nourrir, serait dans sa situation parce qu’il préférerait choisir de dépenser son argent d’abord pour des choses que la banque alimentaire désapprouve.
 
La distribution de boîtes de nourriture, quelle qu’en soit la façon, constitue une meilleure publicité que de donner de l’argent au bénéficiaire pour qu’il achète ce qu’il veut. Cela permet aux exploitants de banque alimentaire d’apparaître dans les journaux et à la télévision, pour faire avancer leur propre agenda politique personnel et maintenir un contrôle de la plus haute importance sur celui qui reçoit la nourriture.
 
Promouvoir et maintenir la dépendance est un moyen sûr d’exercer son contrôle ou, du moins, de maintenir l’illusion auto satisfaite que vos décisions en faveur de quelqu’un ont amélioré sa vie. La possibilité que le bénéficiaire de la nourriture, sachant qu’il obtiendra de la nourriture gratuite, puisse dépenser l’argent dont il dispose déjà pour autre chose, ou même vendre sa boîte de nourriture à quelqu’un pour pouvoir acheter des bouteilles de cidre, ne leur vient pas à l’esprit.
 
Parmi les caractéristiques de ceux qui aiment contrôler, il y a l’assurance arrogante de tout connaître. L’exploitant de la banque alimentaire s’arroge toujours le droit de juger les mérites de ceux qui viennent se nourrir. La possibilité que ces gens soient plus intelligents que lui n’est pas envisagée.
Les infirmiers sont apparemment obligés désormais de compter sur les banques alimentaires.
 
Laissons de côté la question de savoir pourquoi les membres d’une profession – qui ont un salaire minimum de 23 000 livres sterling par an, et où il est facile de faire des heures supplémentaires – sont « forcés » de compter sur la banque alimentaire, alors que ne le font pas deux millions de retraités vivant uniquement de la pension d’État minimum, de moins de 8500 livres sterling par an. Pourquoi l’infirmier a-t-il besoin de choisir la banque alimentaire pour se faire donner de la nourriture ? Du point de vue des opérateurs de la Banque alimentaire, rien de cela ne compte. En distribuant de la nourriture, ils ont ce qu’ils veulent, tant du point de vue de la plénitude psychologique que de la publicité personnelle.
 
Quoi qu’il en soit, la nourriture a coûté jusqu’à dix fois plus (si ce n’est d’avantage), pour nourrir des individus qu’on laisse dans un réel désespoir à cause de cette humiliation. Alors que leur donner une petite somme d’argent leur permettrait au moins d’avoir le sentiment d’être indépendant.
 
Le Bon Samaritain avait emmené son blessé dans une auberge, avait donné de l’argent à l’aubergiste pour qu’il s’en occupe, et avait dit à celui-ci qu’il réglerait la différence en cas de dépassement à son son retour. Le Samaritain n’a pas essayé pas de gérer la nourriture autorisée au blessé, ni de lancer une campagne politique en faveur d’un monopole d’aide aux victimes d’agressions dirigé par l’État. Le don du samaritain était destiné à faire quelque chose pour la victime, au lieu de l’asservir ou faire d’elle matière à propagande.
 
Les bénévoles qui consacrent de longues heures aux banques alimentaires feraient beaucoup plus de bien s’ils travaillaient au salaire minimum quelques heures par semaine et donnaient de l’argent aux clients de la banque alimentaire. Mais cela implique qu’il n’y aurait plus de contrôle sur autrui, ni la récompense de si belles photos dans le journal local. Le « socialisme » et la pensée « libérale » moderne sont ainsi.
 
Ce genre de mentalité s’étend bien au-delà du simple contrôle d’autrui. L’obsession du contrôle fait que ceux qui en souffrent cherchent à maîtriser le sort de toutes les espèces vivantes, le temps [météo], et même, le cas échéant, le destin de l’Univers.
 
Le climat et la composition de l’atmosphère de la Terre, par exemple, ont changé depuis que la planète s’est formée il y a 4,5 milliards d’années. Mais les libéraux d’aujourd’hui supposent que sa composition exacte actuelle est idéale. Selon eux, si la température menace de monter de quelques degrés, c’est potentiellement catastrophique. On peut supposer qu’ils ressentent la même chose à propos de la tendance [météo], auquel cas ils ne seront pas déçus quand débutera le prochain âge glaciaire. Il n’y a pas de doute qu’ils insisteront pour que tout le monde mette en œuvre des moyens artificiels pour l’empêcher.
 
De la même manière, toutes les espèces doivent être préservées.
 
Tout ceci est-il dû à un désordre mental libéral, cela peut être discutable. S’agit-il d’une disposition altruiste, je dirais en gros, que non. Mais le TPOC est néanmoins une caractéristique mentale potentiellement dangereuse…
 
Original : misesuk.org/2017/08/19/do-modern-liberals-suffer-from-a-personality-disorder/
Traduction Petrus Lombard
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Source: Réseau International

dimanche 20 août 2017

« Black Live Matters, Antifa, anarchistes déchaînent la violence, et ils diront que le pays est devenu violent sous Trump »




Le rédacteur de Breitbart Texas explique l’origine de la violence des Antifa
. Sur la radio SiriusXM, dans le Breitbart News Daily avec Alex Marlow, Brandon Darby a soutenu que la gauche modérée, avec ses médias, cache ses extrémistes devenus fous.

« Par exemple hier, sur MSNBC avec Chuck Todd, l’auteur d’un livre sur les Antifa a été autorisé à justifier la lutte contre les racistes (KKK et suprémacistes blancs) dans les rues. On lui a accordé la même importance qu’on accorderait dans une émission au chef du parti Démocrate ou du parti Républicain. Il a pu exprimer son point de vue, intégralement, et Chuck Todd lui a même laissé le dernier mot. Ces médias sont alliés à leurs extrémistes les plus fous. »
Darby prévient que l’actuelle croisade de la gauche ne prendra pas fin avec le renversement de quelques statues.
« C’est très simple : ces gens sont d’extrême gauche, et ce mouvement d’extrême gauche mobilise et change de visage aussi souvent qu’il est nécessaire pour produire ses effets. Les gauchistes des mass-médias aident leurs rassemblements, ils soutiennent et couvrent cette extrême gauche, quelle que soit son action. »
Darby dit que ce groupe d’extrémistes se réinvente : Mouvement pacifiste durant les années Bush,  Occupy Wall Street lors de l’élection de 2012, Black Lives Matter en 2016, Antifa maintenant.
« C’est en grande partie les mêmes gens qui organisaient tout cela, les mêmes réseaux. [Antifa est] la résurgence de l’Action Anti-Raciste avec un tas d’autres groupes d’extrême gauche, qui justifient l’emploi de la violence et de l’intimidation pour museler les racistes »
« Étudiez l’histoire de l’Action antiraciste et celle des groupes d’extrême gauche : vous verrez que régulièrement ils appellent raciste quiconque est du parti Républicain. Toute leur histoire montre qu’ils apparaissent, qu’ils protestent, qu’ils combattent juste contre les Républicains. Donc, quand les mass-médias glorifient, déifient, justifient ou seulement posent la question : ‘est-il OK d’utiliser la violence contre de vrais nazis ou de vrais racistes’, il faut se rappeler qu’ils considèrent chacun d’entre nous comme un raciste, même si nous ne le sommes pas. »
Darby explique que le but ultime de ce mouvement aux cent visages, est de miner les bases mêmes des lois et de la culture américaine, tout particulièrement la constitution.
« Voici qu’ils appellent à déboulonner tout ce qui porte le nom de George Washington. Ce qui vient ensuite sera la suppression de tout document créé par quiconque est désigné par eux comme “raciste”, ou même tout document auquel il aurait ne serait-ce que contribué. Ce sont des vestiges du racisme, il faut les supprimer ! »
« Ces gens attaquent la Constitution, attaquent le capitalisme, attaquent la libre entreprise, et ils cherchent toujours de nouveaux moyens et de nouvelles voies pour les attaquer. Ces gens croient que le capitalisme est un vestige de la suprématie de l’homme blanc. Ils le croient. Étudiez leurs critiques des théories racialistes : ces gens croient que le capitalisme est en fait le résultat de la suprématie blanche ».
« Il faudra un jour que quelqu’un se dresse et dise : ‘Vous êtes fous. Non, vous ne détruirez plus notre histoire. Vous ne supprimerez pas nos personnages historiques. Il faut cesser cela. Ce que vous faites maintenant, ou dans deux ans, en fin de compte c’est seulement pour continuer à pousser, à pousser, à pousser et aller plus loin, encore plus loin, toujours plus loin, ce n’est pas fait pour s’arrêter.’ Quelqu’un devra arrêter cela. »
Darby mentionne que lorsqu’un média comme Breitbart News se lève contre ces attaques incessantes de la gauche, il est contre-attaqué par le boycott des publicitaires.

L’extrême gauche devient violente, donc l’extrême droite devient plus violente, donc l’extrême gauche augmente la mise, et l’extrême droite aussi. Finalement il y a des morts

« Ces gens croient à l’utilité de la force, de l’intimidation, des pressions économiques pour vous forcer à accepter, et à approuver, leur vision du monde. Pour vous forcer à ne rien dire de ce qu’ils n’aiment pas, et à ne rien faire de ce qu’ils désapprouvent. Tels sont ces gens. Et finalement, il va y avoir un conflit. »
Darby insiste ensuite sur le danger des mass-médias qui accordent même « un clin d’œil ou un hochement de tête approbateur à ces gens violents qui s’emparent des rues. »
« Qui fait cela crée un environnement pour davantage de violence…
Je ne rejette pas la responsabilité du meurtre de Charlottesville sur quiconque d’autre que le raciste qui a lancé sa voiture sur une foule de gens. Si les informations que j’ai lues sont vraies, c’est un raciste, et je crois qu’elles le sont. Mais je vous dis ceci : Pendant des mois et des mois, des rassemblements pour Trump, ou même seulement de centre-droit, ont été attaqués par des casseurs gauchistes qui poussaient des individus à extérioriser leur agressivité, et qui ainsi fabriquaient des scènes violentes.
Lorsque vous faites cela, vous créez des situations où les gens les plus violents viennent dans les manifestations simplement pour la bagarre et jouir de cette expérience. »
« L’extrême gauche devient violente, donc l’extrême droite devient plus violente, donc l’extrême gauche augmente la mise, et l’extrême droite aussi. Finalement il y a des morts. »
« Voilà où la nation en est arrivée. Ce n’est pas la faute de Trump, ce n’est pas la faute de la droite. 
Ce qui est arrivé, c’est que la gauche a perdu une élection.
Ils croyaient tenir leur révolution et qu’ils allaient pouvoir aller très très loin – avec l’ouverture de nos frontières et avec une myriade d’autres sujets.
Ils ont perdu une élection et ils ne peuvent pas le supporter.
Alors maintenant, ils descendent dans la rue. C’est ce qu’ils font. Et ils diront que le pays est devenu violent sous Trump. Et ils diront que le pays est devenu raciste sous Trump. »
Source: Dreuz.Info