mercredi 15 novembre 2017

Nicolas Dupont-Aignan : « Si les terroristes islamistes sentent que la France est impitoyable, ils s’arrêteront »


Vous avez fait part de votre mécontentement devant les commémorations du 13 novembre. Pourquoi ?

J’en ai assez des commémorations qui visent simplement à masquer l’impuissance publique.
Le meilleur hommage qu’on puisse rendre aujourd’hui aux victimes est de prendre les mesures qui s’imposent pour qu’il n’y ait plus de nouvel attentat.

 À ce titre, il y a plusieurs défis.
Comment empêcher les djihadistes de revenir en France ? Ce n’est pas fait !
Comment donner des moyens à nos forces armées ? Ce n’est pas fait !
Comment faire en sorte que nos prisons ne soient pas gangrenées par l’islamisme ? Ce n’est pas fait !
Comment revoir le fonctionnement judiciaire ?

 Je veux bien qu’il y ait des commémorations. C’est normal. Je comprends l’émotion des familles et des Français. Mais je ne veux pas de commémorations pour tout mettre sous le tapis et ne pas prendre les mesures qui protègent les Français.

 En d’autres termes, selon vous, pas grand-chose n’a été fait depuis deux ans ?

Attention! Des choses ont été faites, et heureusement, et notamment l’état d’urgence que j’avais proposé et qui a malheureusement été levé par ce gouvernement.

 Il ne faut pas nier ce qui a été fait. Il ne faut pas, non plus, nier l’implication des services de renseignement qui ont déjoué des attentats.

Je ne suis pas là pour polémiquer. Je suis là pour dire, en revanche, que tout n’a pas été fait. Il y a une marge de progression considérable pour mieux protéger les Français.

 Les gouvernements agissent souvent trop peu et trop tard.  Je ne voudrais pas qu’il y ait un nouvel attentat et qu’on se dise : « On aurait dû mettre en place ce qui a été demandé. »

 Il faut construire le plus rapidement possible les 40.000 places de prison en reprenant des casernes désaffectées pour éloigner, notamment, les djihadistes, revoir le Code de procédure pénale, créer une Haute Cour de justice pour qu’on n’ait plus la palinodie et le spectacle lamentable du procès du frère Merah. Nous sommes comme anesthésiés.

 Je remarque qu’en ce jour de deuil et de cérémonie, nous n’avons pas entendu de voix différentes à la télévision.

Ce qui préoccupe les Français, c’est le retour des djihadistes. Que préconisez-vous contre eux ?


Ceux ayant une double nationalité doivent être déchus de la nationalité. Ils doivent partir dans le pays de leur autre nationalité.

 Ceux qui sont étrangers ne doivent pas remettre les pieds en France.

 Et ceux qui sont français doivent soit rester là-bas, soit être en prison en vertu de l’article du Code pénal qui punit de trente ans de prison toute personne coupable d’intelligence avec l’ennemi.

 Cet article du Code pénal n’est pas appliqué par notre Justice pour ceux qui sont en prison.
Je n’accepte pas et je dénonce solennellement la position du président de la République qui parle au « cas par cas ». Cela veut dire que des personnes qui sont allées égorger et tuer là-bas et qui ont combattu nos soldats reviennent et sont en liberté dans notre pays.

 Il y en a 130 aujourd’hui, d’après les chiffres du ministre de l’Intérieur.
 J’entends parler de cellules de radicalisation. On croit rêver! Ce sont des gens qui reviennent pour nous tuer.

 J’avais proposé, pour ceux qui sont condamnés, les îles Kerguelen en créant une prison là-bas. Cela est tout à fait possible.  J’avais proposé que toutes personnes soient incarcérées. C’est vital et ce n’est pas le cas !

Le grand public s’est ému de la peine, trop légère d’après l’opinion, infligée à Abdelkader Merah. Selon vous, la Justice a-t-elle été à la hauteur ?

L’avocat général avait requis des peines beaucoup plus sévères.

 Étonnamment, les juges n’ont pas retenu la complicité. Pourtant, ils l’ont condamné. Quelque chose ne tourne pas rond.

 C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est important qu’une Haute Cour de justice différente, une Cour de sûreté de la nation serait plus efficace.

 Il ne s’agit pas de m’immiscer dans le processus judiciaire, mais de voir que notre Justice est paralysée à la fois dans ses verdicts et dans son organisation.

 Notre Justice n’arrive pas à traiter tous les cas de ceux qui reviennent. Le contrôle judiciaire pour ceux en liberté est totalement inefficace. Ce sont des bombes volantes qui reviennent sur notre sol.
Le « au cas par cas » est indigne d’un président de la République.

 On peut mettre de petites bougies partout, mais cela ne va pas nous rendre les victimes.

 Je pense qu’on s’apitoie sur les djihadistes, sur leurs enfants, sur leurs compagnes, mais on oublie les victimes. Or, elles ne peuvent pas parler. Notre rôle d’hommes politiques est de parler pour elles et pour leurs familles.  Il faut que les djihadistes sachent que la France sera sans pitié. C’est cela, être un homme d’État. On n’est pas là pour faire de la sensiblerie. Il faut les empêcher de rentrer et, quand ils rentrent, les mettre en prison. 

Vous disiez, dans nos colonnes, que la France était en train de disparaître. Selon vous, est-ce le terrorisme islamiste qui en est responsable ?

Le terrorisme islamiste est en train de terroriser nos dirigeants.
 Je reprends la phrase magnifique de Charles Pasqua : « Il faut terroriser les terroristes. »

 Il avait tout compris !
 Ils ont bien compris que la société française et les dirigeants français étaient faibles.
Ces gens-là vont vers la faiblesse. S’ils sentent que la France est faible, ils continueront. S’ils sentent que la France est impitoyable, ils s’arrêteront.

 Malheureusement, c’est toute l’histoire de l’humanité. Notre rôle d’hommes politiques n’est pas de faire de la démagogie compassionnelle, mais de prendre nos responsabilités.  Je regrette que le président de la République ne prenne pas ses responsabilités. 

Source: Boulevard Voltaire

lundi 6 novembre 2017

Éditorial — Élection de Valérie Plante

Une mairesse magique

«We the people» ... !
Nous, le Peuple!
 
Valérie Plante l’a emporté avec 51 % des voix, au moment d’écrire ces lignes, contre Denis Coderre à la mairie de Montréal. Un exploit hors du commun.

L'élection de Valérie Plante passera à l’histoire. Quelle belle façon de clore une année festive que de faire éclater un plafond de verre. La première mairesse de Montréal en 375 ans a réussi à déloger un adversaire qui bénéficiait d’une grande notoriété et qui a amorcé la course dans une situation enviable. Elle a réussi cet exploit en dépit d’un faible taux de participation.
 
Par le passé, cette combinaison (notoriété et désintérêt pour les élections) a favorisé le statu quo. Le 5 novembre 2017, Valérie Plante a fait éclater aussi bien le plafond de verre que ces postulats informels de la politique. Le Devoir, La Presse et The Gazette ont appuyé Denis Coderre, sans pour autant discréditer la candidature de Mme Plante. Ce ne sera pas la première fois, ni la dernière, que les médias se trompent quant à l’humeur de l’électorat. Souvenons-nous de la vague orange de 2011.
 
Le ras-le-bol des électeurs à l’égard du style Coderre a joué pour beaucoup. Les difficultés du maire à reconnaître et à assumer ses erreurs (Formule E, autocratisme, etc.) ont achevé ses chances de succès et celles des ténors de son équipe. Son attitude au tout-à-moi n’est plus en phase avec les attentes des citoyens. À l’inverse, Valérie Plante a incarné un style de leadership franc, ouvert et inclusif.
 
Sur le terrain, une machine politique bien rodée, formée de militants de Projet Montréal et de Québec solidaire (informellement), a aussi donné une leçon aux organisateurs issus du sérail politique. Du coup, le Parti québécois a des raisons de s’inquiéter quant à la solidité de ses appuis dans l’île de Montréal pour les élections de 2018…

Source: Brian Myles, éditorial, Le Devoir

 

samedi 4 novembre 2017

Pourquoi j’ai choisi les États-Unis


J’écris, ce jour, alors qu’un djihadiste qui a obtenu une carte verte en 2010, par un système laxiste et inepte de loterie, et qui est venu d’Ouzbékistan pour s’installer aux États-Unis, vient de tuer huit personnes à New York en utilisant les méthodes utilisées par d’autres djihadistes à Nice, à Barcelone, à Londres, à Stockholm, à Jérusalem.

 
Guy Millière
Dreuz.info
 
Les États-Unis ne sont pas épargnés par le djihadisme.  
 
Tout pays où des Musulmans sont présents inclut des djihadistes susceptibles de passer à l’action. Le recours à une voiture ou à un camion a d’abord été pratiqué en Israël, et nombre d’Occidentaux ne s’en sont pas préoccupés parce que c’étaient juste des Juifs israéliens qui étaient tués et que la “cause palestinienne” leur semblait légitime. Je n’ai jamais douté que, comme me le disaient des amis israéliens et comme le dit un film de Pierre Rehov, après le samedi vient le dimanche, et après les assassinats de Juifs par des djihadistes, les assassinats de Chrétiens ou d’Occidentaux sans religion particulière ne pouvaient que suivre.   
 
Les États-Unis ont connu la pire attaque djihadiste à ce jour, au matin du 11 septembre 2001.   
 
Ils ne sont pas épargnés par le djihadisme, non.   
 
Ils peuvent être touchés par des tueurs tels celui qui a frappé à Las Vegas où je vis, ce il y a quelques semaines à peine. Ils ne sont pas un pays parfait. Il n’existe pas de pays parfait sur la surface de la terre.  
 
Seuls les utopistes peuvent imaginer qu’il existe des pays parfaits.   
 
Les États-Unis sont touchés par le mal gauchiste comme tant de pays en Europe, et les gauchistes américains sont aussi abjects et délirants que les gauchistes européens. J’ai, je le dis sans circonlocutions, une aversion pour les gauchistes européens parce qu’ils ont une lourde responsabilité dans la destruction de l’Europe. J’ai une aversion tout aussi intense pour les gauchistes américains parce qu’ils détériorent la société américaine et voudraient, à l’évidence, lui infliger les mêmes destructions que celles que connaît l’Europe.   
 
Mon aversion s’étend aux socialistes européens et, puisque je suis français, aux socialistes français, qui sont essentiellement responsables du désastre que j’ai décrit voici peu dans un article consacré à mon récent séjour à Paris.   
 
L’Europe est en train de mourir des conséquences du socialisme européen.  
 
Mon aversion s’étend, bien sûr, aux socialistes américains. Ils ne s’appellent pas socialistes, à de rares exceptions près, mais ils le sont.   
 
Les États-Unis pourraient mourir si les socialistes américains pouvaient poursuivre leur travail de sape.   

 
Il s’en est fallu de peu en novembre 2016. Hillary Clinton aurait pu être élue. Je n’ose imaginer ce qui aurait résulté.   
Huit années de présidence de l’islamo-gauchiste Obama et des socialistes qui l’accompagnaient ont infligé des dégâts immenses aux États-Unis et au monde. Obama a mis en place l’État profond qui nuit présentement à Donald Trump. Il a ressuscité les tensions raciales, qui étaient devenues quasiment inexistantes, accru le nombre des assistés dépendants du gouvernement, avivé le terrorisme islamique sur toute la planète en permettant l’émergence de l’État islamique, renforcé des États terroristes, Corée du Nord, Iran. Huit années de présidence Hillary Clinton auraient parachevé les dégâts.   
 
Les États-Unis ont des politiciens crapuleux et corrompus, et Hillary Clinton en est l’exemple le plus hideux. L’Europe en a aussi. Parce que l’information circule plus librement aux États-Unis, la mise au jour des aspects crapuleux et corrompus des politiciens est plus visible.   
 
Les États-Unis ont des pauvres, comme toutes les sociétés de la terre. Ils ont des gens dans la misère, comme toutes les sociétés de la terre. Des gens tombés dans la déchéance sont, aux États-Unis, sans abri, comme dans toutes les sociétés de la terre. Les pauvres et les gens dans la misère sont plus nombreux depuis le passage au pouvoir d’Obama. J’ai expliqué cela dans plusieurs livres.
 
Les écarts entre les riches et les pauvres sont, aux Etats-Unis, plus importants, sans doute, qu’en Europe, ce depuis longtemps, et ce parce que la richesse est moins honteuse et moins punie aux États-Unis.  
 
Cela dit.  
 
Les États Unis sont une société plus démocratique que les sociétés européennes: il n’existe pas aux Etats-Unis d’équivalent de la technocratie européenne qui siège à Bruxelles et qui édicte soixante dix pour cent des règles appliquées partout en Europe. Toute élection aux États Unis repose sur un système d’élections primaires ouvertes qui n’a pas d’équivalent en Europe, même si des simulacres d’élections primaires ont vu le jour dans plusieurs pays d’Europe.  
 
La liberté de parole aux États Unis n’a pas été asphyxiée au point où elle l’est en Europe, et il existe des médias bien plus divers qu’en Europe quand bien même les grands médias sont aussi désinformateurs qu’en Europe. Il n’y a pas en Europe d’équivalent au Premier Amendement à la Constitution.  
 
La liberté d’aller et venir existe encore aux États-Unis où la présomption d’innocence reste un principe essentiel, qui fait, par exemple, que les contrôles d’identité sont strictement inexistants, sauf à proximité immédiate de la frontière Sud du pays.   
 
L’écologisme fou et totalitaire qui fait bétonner les rues et les avenues de grandes villes d’Europe, en France en particulier, et qui crée des embouteillages monstrueux ne frappe pas aux États-Unis, et, même à Los Angeles ou à New York aux heures de pointe, il est possible de circuler presque normalement. À Las Vegas, à Phoenix, à Houston, pour ne citer que quelques exemples, les routes sont libres, et cela reste agréable de conduire une voiture. Le carburant étant trois fois moins cher qu’en Europe, il n’y a aucune raison de se priver, et nul n’a le sentiment de payer essentiellement des taxes en remplissant son réservoir.  
 
L’antisémitisme n’est pas absent aux États-Unis, mais il semble presque inexistant si on compare les États Unis à l’Europe. Le racisme n’est pas absent non plus aux États-Unis, et Obama a soufflé sur les braises de manière ignoble, mais un Président noir a pu être élu, et s’il fut abominable, ce n’en a pas moins été un Président noir.   
 
Le christianisme, en voie de disparition en Europe, reste très vivant aux États-Unis où les églises sont pleines, et il règne dans la vie quotidienne de l’immense majorité des Américains un respect des principes éthiques venus du judéo-christianisme qui fait que la confiance, la fraternité et la compassion sont très présents, et chaleureux.  

 
Nombre de stéréotypes concernant les États-Unis sont répandus en Europe, et j’en ai vu se déverser ici ces jours derniers. Ce qui explique cet article.   
 
Les États-Unis sont la première puissance économique, politique, militaire et culturelle du monde, cela suscite des sentiments divers. Quand on aime la réussite, comme c’est mon cas, ces sentiments sont positifs.  
 
Des Européens venant aux États-Unis, quelquefois, restent européens. J’en connais. Je vois la plupart du temps que les Européens en question ne s’adaptent pas et ne sont pas heureux. Venir vivre aux États-Unis implique d’aimer les États-Unis, de devenir américain, de laisser tout préjugé derriere soi et, surtout, toute idée de gauche européenne et toutes les inepties anti-américaines déversées chaque jour par les médias européens.  
 
Il n’existe pas de pays parfait sur la surface de la terre, ai-je écrit. Il est toujours possible de voir le verre à moitié vide, meme lorsqu’il est aux trois quarts plein.  
 
Avoir lu récemment des commentaires me parlant de la “malbouffe” m’a fait sourire. La nourriture est moins chère aux États-Unis qu’en Europe, dans les supermarchés comme dans les restaurants, et elle n’est, dans les supermarchés, pas taxée, alors qu’elle l’est en Europe. Puisqu’on m’a parlé de Walmart, je dis que je fais mes courses chez Walmart, et je vais très bien, merci. Sam Walton a inventé le supermarché moderne. C’est un bienfaiteur de l’humanité.   
 
Avoir lu d’autres commentaires me parlant de la violence aux Etats-Unis m’a fait sourire encore. Des attentats ont eu lieu aux Etats Unis. Des attentats ont lieu en Europe. Les gangs aux États Unis règlent leurs comptes avec des armes à feu et se tuent entre eux. Ils agissent dans des quartiers très circonscrits que l’essentiel des Américains évitent. Je les évite. Ceux qui y vivent et ne font pas partie de gangs reçoivent parfois des balles perdues, mais c’est rare. Ceux qui s’y égarent ne risquent pas grand chose: les gangs peuvent considérer que ce sont des clients potentiels en quête de produits illégaux. Hors de ces quartiers, tout est paisible. Je n’ai pas fermé ma voiture à clé depuis plus d’un an. Je n’imaginerais pas le faire en Europe. Je ne suis pas le seul à ne pas fermer ma voiture à clé à Las Vegas.   

 
Je ne relèverai charitablement pas les commentaires sur “l’absence de culture” des Américains: je pourrais en parler à mes amis américains pour les faire sourire à leur tour. Mes amis américains sont conservateurs et savent que la population américaine n’est en moyenne pas plus inculte que les populations européennes. Si mes amis étaient démocrates, ils me diraient que le peuple américain est débile et a voté Trump. Considérant qu’avoir voté Trump est un signe d’intelligence, je ne peux avoir d’amis démocrates. J’en ai eu autrefois. Quand ils ont vu que je ne serais jamais démocrate, ils se sont éloignés.   
 
Les universités américaines sont chères, mais elles garantissent des emplois bien rémunérés après l’obtention des diplômes, et ne sont pas des parkings où moisissent des stocks de futurs chômeurs: j’ai enseigné à l’université en France et aux Etats Unis, et je connais la différence. Trop de professeurs d’université aux Etats-Unis sont de gauche, mais ce n’est, sur ce point, pas mieux en Europe.
 
Le système de santé américain repose sur des assurances privées. Si on s’assure dès sa jeunesse, on peut être bien couvert pour moins cher qu’en Europe. Si on entend commencer à s’assurer à soixante ans, cela coûte très cher, j’en sais quelque chose, mais si on est américain de naissance, on peut s’assurer bien avant d’avoir soixante ans. Les systèmes Medicare et Medicaid couvrent les personnes âgées et les plus pauvres. Le système Obamacare, qui doit impérativement être abrogé a fait monter les prix parce que c’est un système socialiste.  
 
J’ai choisi les États Unis parce que je l’ai voulu, comme des dizaines de milliers d’autres Européens.
 
Les États Unis sont un pays où j’ai résidé plusieurs mois chaque année depuis plus de trente cinq ans. J’y réside désormais de façon permanente.  
 
S’ils ressemblaient à ce que j’en lis ici ou là en Europe, je rentrerais immédiatement en Europe.
 
J’y ai trouvé, je l’affirme, une douceur de vivre et une liberté globale que je n’ai trouvé nulle part en Europe.  
 
Et que nul ne me dise que je ne connais pas ce dont je parle.  
 
Non seulement j’ai résidé plusieurs mois chaque année aux États-Unis pendant plus de trente cinq ans, mais j’ai parcouru le pays du Nord au Sud, d’Est en Ouest, en voiture, en train, en autobus, en avion, à pied. Je connais mieux et dans le détail l’intégralité des grandes villes américaines que Paris, Londres ou Berlin, y compris les “mauvais quartiers”.   
 
Je connais particulièrement bien Los Angeles, et ceux qui m’ont envoyé une vidéo du quartier des sans abris ne semblent pas savoir que ce quartier correspond à quelques pâtés de maison du centre ville, près des lieux d’assistance du gouvernement et de l’Armée du Salut, entre San Pedro Street et Alameda Street. La déchéance existe partout. Los Angeles a douze millions d’habitants. Huit mille sans abris sont répertoriés dans le quartier concerné. Le grand Los Angeles représente une centaine de kilomètres d’Ouest en Est et presque autant du Nord au Sud. Il n’est pas une ville sur terre où il n’y a nulle trace de déchéance. Quiconque fait la charité dans le quartier concerné de Los Angeles voit que l’essentiel des sans abris qui y vivent ont de lourds problèmes de drogue et d’alcool.  
 
J’aimerais que la France se redresse. Je me suis battu pour cela très longtemps.  
 
Je vis où j’ai décidé de vivre. Cela ne m’empêche pas de souhaiter le redressement de la France et d’être révolté par ce qu’elle devient, qui m’a conduit à partir.  
 
Je sais que tout le monde ne peut pas partir, car c’est difficile, surtout si on choisit les États Unis. Cela me donne des millions de raisons de plus pour souhaiter le redressement de la France. Je ne puis pour autant être aveugle quand je viens en France. Je ne peux non plus dire n’importe quoi sur ce qui est désormais mon pays, même si dire n’importe quoi me vaudrait sans doute les faveurs des médias français, qui me boycottent.  
 
Il m’arrive d’être pessimiste pour l’avenir de la civilisation occidentale et pour le monde en général. J’ai écrit il y a quelques années, dans un avion qui se posait à Las Vegas dans le scintillement de la nuit: pas de meilleur endroit pour attendre la fin du monde. Je persiste et je signe.  
 
Je n’ignore aucun des défauts des États Unis, mais je n’ignore aucune des qualités des États-Unis, et quand je passe la frontière en rentrant d’une terre étrangère et qu’un officier de l’immigration me dit, “Welcome home”, je ne peux m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux. Pour des raisons très différentes de celles qui me donnent les larmes aux yeux quand j’arrive à Paris.  
 
Je soulignerai pour finir que je n’oublie pas un seul instant que s’il reste de la liberté en Europe, si Hitler n’a pas gagné la Deuxième Guerre Mondiale, si l’Union Soviétique n’a pas gagné la guerre froide, si, malgré erreurs, errances, et dans le cas d’Obama, trahisons, al Qaida, puis l’État Islamique ont été vaincus, si Israël existe, si l’axe Pekin-Pyongyang-Teheran-Moscou ne règne pas aujourd’hui, c’est parce que les États-Unis existent, et parce que des soldats américains veillent. Je ne détesterais pas qu’un plus grand nombre de gens s’en souviennent, et aie de la gratitude.  
 
La gratitude est un sentiment honorable.

jeudi 2 novembre 2017

Les rats, la vermine et leurs maladies sont à nos portes : la faute au “tourisme” ?



Les rats qui pullulent aujourd’hui dans Paris sont un danger sur pattes.

Marie Delarue
Boulevard Voltaire

Il y a quelques nouvelles, comme ça, qui passent inaperçues, perdues qu’elles sont dans le flot d’inepties déversées chaque jour sur les ondes. Mieux vaut lancer le petit peuple dans la fabrique de souvenirs de femme violée ou d’adolescent harcelé par un porc en rut que de l’informer sur ce qui, réellement, le menace.
 
On apprend ainsi – petit entrefilet dans les magazines – que les rats qui pullulent aujourd’hui dans Paris sont un danger sur pattes. Ils grouillent dans les parcs et jardins, cavalent sur les trottoirs au milieu des campements sauvages et des détritus, s’attaquent aux délicieux sacs plastique des poubelles/garde-manger… Des chercheurs ont donc voulu savoir ce qu’ils avaient dans le ventre. Ils n’ont pas été déçus du voyage…
 
Avec bien du mal, ils ont capturé 86 rats surmulots, de l’espèce Rattus norvegicus, dans le parc des Chanteraines, dans les Hauts-de-Seine. Des grands et des petits, mâles et femelles.

 Et qu’ont-ils découvert sur ce rat brun des villes, celui qui cavale dans le Paris bobo de madame Hidalgo ? Des trucs qui font froid dans le dos.
 
« Alors que le règlement intérieur du parc interdit l’utilisation de raticides, les scientifiques ont mis en évidence des résidus de ces produits dans le foie de la moitié des rats (48 %). » De plus, « 56 % des rats se sont révélés génétiquement résistants aux raticides couramment utilisés pour contrôler les populations de rongeurs », conclut l’étude menée par l’INRA, VetAgro Sup (école vétérinaire) et l’Institut Pasteur.  
 
Enfin, cerise sur la queue du rat, les chercheurs ont « identifié seize genres parasitaires différents chez les rats examinés : huit espèces de vers, trois espèces de puces, un protozoaire et quatre genres bactériens ». Là-dessus, sept parasites dont je vous tairai les noms charmants « sont potentiellement responsables de maladies chez l’homme et les animaux ». Ce qui pose, dit la dame de l’INRA, « la question de la potentielle transmission de ces maladies aux personnes – notamment aux enfants – et aux animaux qui fréquentent ce parc ». Et accessoirement les jardins de Paris…
 
Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le bon Dr Cymès (étonnant, qu’il n’ait pas encore été épinglé pour ses tendances graveleuses, celui-là !) alertait l’autre jour sur le retour en fanfare de la blennorragie. À l’heure du café matinal, il expliquait sur RTL que la chaude-pisse à papa fait des ravages : « Entre 2013 et 2015 en France, l’infection, sexuellement transmissible, a augmenté de 8 % chez les hommes hétérosexuels, de 32 % chez les femmes hétérosexuelles, et de 100 % chez les hommes homosexuels ou bisexuels. » En cause, nous dit-on, « l’explosion du tourisme » et la baisse de l’utilisation des préservatifs.
 
C’est fou, ce qu’ils nous apportent, « les touristes » : la tuberculose, la rougeole, la gale, la syphilis et même la peste !
 
Des tas de cochonneries qui ont muté et qu’on ne contrôle plus. D’autant que nos antibiotiques sont, pour la plupart, devenus inopérants. Forcément, on en est gavé « à l’insu de notre plein gré » : 60 % des quantités qu’on absorbe proviennent non pas des médicaments prescrits mais de la viande de boucherie ! Et puis, il y a tous les produits chimiques qui nous ruinent la santé – du moins, ce qu’il en reste. 163 produits détectés dans les tissus des nourrissons : PCB, PFC, phtalates, pesticides, retardateurs de flamme, etc. Quelques chiffres, encore ? Les cas d’autisme explosent, eux aussi : entre 1975 et 2012, le taux a été multiplié par 25. Les cas de diabète ? +400 % en trente ans. La maladie d’Alzheimer ? +75 % en dix ans. On continue ?
 
Réaction paniquée des autorités de santé : obligation vaccinale tous azimuts. Vas-y, Toto : onze charges virales en rafale pour les nourrissons à venir. Pourquoi pas quinze ou vingt, si la gonorrhée s’attrape au berceau et la peste au jardin ?

mardi 31 octobre 2017

La fragmentation des pays, 1ère partie : la Catalogne n’est que le début



Dernière mise à jour: 2 novembre 2017 (Voir plus loin)

Imaginez une vie où vous faites la plupart de vos achats sur Amazon.com et sur le marché des agriculteurs locaux, la plupart de vos communications via Facebook et Instagram, une grande partie de votre voyage via Uber, et une grande partie de vos économies et transactions avec bitcoin, l’or et l’argent.
 
Avez-vous vraiment besoin d’un gouvernement central immense, distant et rapace? Peut-être pas. Peut-être que votre région ou groupe ethnique pourrait trouver avantage à former son propre pays indépendant.
 
Cette question est posée – et a reçu une réponse – dans un nombre croissant d’endroits où des cultures et des groupes ethniques distincts au sein de grandes nations considèrent maintenant leur gouvernement comme un fardeau plus que comme un avantage. Le résultat: les mouvements de sécession passent de la marginalité au courant dominant.
 
Au cours des deux dernières semaines, le Kurdistan irakien et la Catalogne espagnole ont déclaré leur indépendance. Aucun des deux n’a réussi, mais le fait qu’ils se soient senti la liberté d’essayer illustre à quel point les temps ont changé.
 
C’est fascinant à beaucoup de niveaux, mais pourquoi en discuter sur un austère blog de finance ? Parce que la sécession est l’événement le plus sale qu’un pays puisse connaître avant la guerre civile. Et peu de choses perturbent plus financièrement une société déjà surendettée qu’une dissolution potentielle.
 
Les monnaies fiduciaires d’aujourd’hui dépendent, pour leur valeur, de la conviction que les gouvernements qui les gèrent sont cohérents et compétents. Qu’une grande région se détache d’un pays débiteur et plonge celui-ci dans le chaos politique/civil, et les marchés abandonneront sa monnaie en un clin d’œil. Notez le sentiment de panique dans l’article suivant:

Crise dans l’UE: la Finlande se prépare à se dresser contre l’Espagne et à reconnaitre l’indépendance de la Catalogne

(Express) – La FINLANDE pourrait être le premier pays à reconnaître officiellement la Catalogne en tant que République, ce qui mettrait le pays scandinave en opposition directe avec l’Union Européenne (UE).
 
Le député du pays pour la Laponie Mikko Karna, a déclaré qu’il avait l’intention de présenter une motion au parlement finlandais reconnaissant le nouveau pays naissant.
 
M.Karna, qui fait partie du Parti du Centre au pouvoir, dirigé par le Premier ministre Juha Sipila, a également envoyé ses félicitations à la Catalogne après que le parlement régional ait voté plus tôt aujourd’hui pour rompre avec le reste de l’Espagne.
 
Si la Finlande reconnaissait officiellement le nouvel État de Catalogne, cela constituerait un autre coup dur pour l’UE qui a fermement soutenu le maintien d’une Espagne unifiée sous le contrôle de Madrid.
 
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a averti aujourd’hui que des « fissures » apparaissaient dans le bloc en raison des événements sismiques en Catalogne qui provoquaient des ruptures dans tout le bloc.
 
M.Juncker s’est prononcé en faveur de l’unité. Il a déclaré: « Je ne veux pas d’une situation où, demain, l’Union Européenne se composera de 95 Etats différents. Nous devons éviter les divisions, car nous avons déjà assez de divisions et de fractures et nous n’en avons plus besoin.
 
 « Le gouvernement écossais a également envoyé un message de soutien, affirmant que la Catalogne « doit avoir » la capacité de déterminer son propre avenir.
 
L’Ecosse, bien sûr, envisage elle-même la sécession du Royaume-Uni, qui a récemment voté pour quitter l’Union Européenne.
 
La classe politique, quant à elle, essaie de comprendre où cela a mal tourné. Voir le récent article du New York Times What is a Nation in the 21st Century? (*)
 
Si la combinaison d’une mauvaise gestion financière à long terme et d’un changement technologique soudain a vraiment rendu indispensable l’organisation des pays en grands groupes multiculturels, maintenant certains d’entre eux vont se fragmenter. Ceci va à son tour contribuer à l’échec du système de monnaie fiduciaire / réserve fractionnaire qui ruine la finance mondiale. La justice poétique bien sûr, mais d’un genre extrêmement désordonné.
 
Traduction : AvicRéseau International
 
Source: Réseau international

(*) Traduction Google:   Qu'est-ce qu'une nation au 21ème siècle?

LONDRES - Les récents référendums sur l'indépendance du Kurdistan irakien et de la Catalogne et les réactions autoritaires prévisibles des gouvernements centraux de Bagdad et de Madrid ont soulevé de nombreuses questions - un catéchisme sans réponses - sur le sens de la nation au XXIe siècle. Qu'est-ce qu'une nation? Qu'est-ce qu'un État-nation? Est-ce la même chose qu'un pays? Est-ce qu'un peuple ou une tribu est la même chose qu'une nation? Dans une économie mondialisée, que signifie réellement la souveraineté nationale?


Je suppose que la plupart des Américains ne pensent pas à ces questions. Ils vivent dans "One Nation Indivisible", même si leur pays ne se sent pas comme ça de nos jours. Mais «qu'est-ce qu'une nation?» Est une question qui a été posée avec urgence dans de nombreuses parties du monde au cours des presque trois décennies qui ont suivi la fin de la guerre froide. 
 
Quinze nations nouvelles / anciennes sont sorties de l'Union soviétique. Ses satellites européens se sont également redéfinis. Dans les cinq ans qui ont suivi la chute du mur de Berlin, l'Allemagne de l'Est a accepté d'être effectivement achetée par les Allemands de l'Ouest. La Tchécoslovaquie est devenue deux nations, créées hors des négociations. La Yougoslavie devint finalement sept pays amenés sur cette terre dans l'effusion de sang.

Tous les groupes n'ont pas réussi à pousser leur propre État-nation. Les Kurdes, malgré une répression effroyable, n'ont jamais cessé d'essayer de créer leur propre nation.

Pour comprendre cette envie de redessiner la carte, vous devez regarder l'histoire impériale moderne. Les frontières du Kurdistan et de la Yougoslavie ont été fixées lorsque les empires ottoman et austro-hongrois vaincus ont été découpés à la fin de la Première Guerre mondiale. Ces frontières avaient très peu à voir avec les aspirations nationales et la commodité des empires victorieux. et la France. Les frontières ont été maintenues par les puissances impériales qui ont supplanté les Britanniques et les Français après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l'Union soviétique.

Le défi à l'idée existante de la nation a commencé avec la fin du communisme. Il s'est développé lorsque les pays occidentaux ont commencé à se fissurer suite au krach financier de 2008.

Brexit est sorti d'une dispute interne que les Britanniques ont eu depuis le crash sur ce que leur nation est et devrait être.
 
 
L'écrasement a renforcé le soutien au Parti nationaliste écossais, qui a remporté la majorité au Parlement écossais en 2011. En 2014, les électeurs écossais ont été invités à un référendum: «L'Ecosse devrait-elle être un pays indépendant, oui ou non? Mais ce n'était pas la fin de l'histoire parce que le nationalisme anglais avait été éveillé.

En 2016, David Cameron, premier ministre britannique, ayant remporté le référendum écossais, a décidé de tenter à nouveau sa chance en proposant un vote sur le maintien de l'adhésion de la Grande-Bretagne à l'Union européenne: "Le Royaume-Uni doit-il rester membre de l'Union européenne? l'Union européenne?"
 
 
L'argument contre la poursuite de l'adhésion à l'union a été fait en termes de souveraineté nationale. Ce n'était pas un nouvel argument. Lorsque l'Union européenne a commencé sa lente marche vers un avenir fédéral à la fin des années 1980, la Grande-Bretagne a hésité à se joindre au processus. Selon Margaret Thatcher, rejoindre une Europe fédérale signifiait la fin de l'indépendance nationale de la Grande-Bretagne. La Grande-Bretagne, en raison de sa taille et de son importance au sein de l'Union européenne, a pu se retirer des arrangements fondamentaux de cette Europe fédérale: l'accord de Schengen, qui permet la libre circulation des personnes et la monnaie unique, l'euro .

La crainte de la souveraineté a fait aux esprits anglais normalement pragmatiques ce que la peur fait à la plupart des esprits: elle les a rendus irrationnels. Lors du référendum écossais, l'Union européenne a clairement fait savoir aux Ecossais que s'ils votaient pour l'indépendance, ils ne seraient pas accelérés dans l'Union et ne pourraient pas utiliser l'euro comme monnaie. Aucune approbation plus grande de la souveraineté britannique n'aurait pu être imaginée. Ça n'a pas d'importance.

Quand les votes ont été comptés, 53% des électeurs anglais ont choisi de partir alors que 62% des écossais ont voté pour rester. Deux expressions très distinctes de la volonté nationale, mais une seule est en cours d'exécution.

Dans quelle mesure la décision de la Catalogne d'organiser un référendum sur l'indépendance est-elle due au vote écossais? Carles Puigdemont, leader du Parlement catalan, a-t-il fait une erreur en supposant que le précédent du vote pacifique en Grande-Bretagne sur l'indépendance écossaise a permis aux Catalans d'avoir leur vote dans une atmosphère aussi respectueuse?

Ne savait-il pas qu'un engagement de l'Union européenne à respecter la souveraineté de ses membres existants n'interviendrait pas lorsque le gouvernement espagnol enverrait la Guardia Civil pour l'arrêter?

La crise catalane conduit à une dernière question sur la nationalité: les nations de l'Europe de l'Ouest peuvent-elles espérer préserver leur richesse et leur niveau de vie élevé dans une économie mondialisée sans pour autant regrouper leur nation en quelque chose de plus grand?

Le début d'une réponse à cette question contemporaine vient du passé. Il y a environ 500 ans, à une autre époque de flux politique et économique, un noble polonais, dont le nom est perdu dans l'histoire, a été interrogé sur son identité nationale. Il a répondu: «Je suis de la nation polonaise, de la citoyenneté lituanienne, du peuple ruthène et d'origine juive.

La réponse anticipe le point de vue d'Albert Rivera, qui dirige un parti de centre-droit anti-indépendantiste en Catalogne: "La Catalogne est ma patrie, l'Espagne est mon pays et l'Europe est notre avenir".

L'Europe peut-elle devenir une nation? C'est l'une des plus grandes questions du 21ème siècle.


Document original: New York Times,  Michael Goldfarb, a journalist, is the host of the history podcast FRDH.
 
 

lundi 23 octobre 2017

Fulford : État des lieux de la Cybermonnaie !


Extrait:
Rapport spécial de la Société du Dragon Blanc (WDS)

C’est à l’évidence un problème majeur pour les gens qui sont habitués à considérer que leurs transactions financières sont confidentielles, même s’il s’agit d’une hypothèse fallacieuse dans un monde des cartes de crédit, de cartes de fidélité et d’infractions à la sécurité des données
 
 
Par conséquent des projets ont vu le jour pour essayer de résoudre la question de la confidentialité. 

Le plus fameux d’entre eux est le projet Zcash originaire d’Israël, qui a créé la chaîne de blocs équivalente à une "boîte noire", à savoir une chaîne de blocs absolument confidentielle. 

Le seul problème étant que si le processus d’élaboration original de cette boîte noire (appelé la "cérémonie") était compromis d’une manière ou d’une autre, cela donnerait à ses créateurs carte blanche pour "imprimer" des montants illimités de cybermonnaie, une chose que les concepteurs initiaux des cybermonnaies voulaient à tout prix éviter. 

En effet, d’une certaine manière les cybermonnaies pourraient être perçues comme une réaction ou une solution à l’émission égoïste de monnaie par les gouvernements, les banques centrales et le cartel bancaire en général. 

Même si la "cérémonie" de création de Zcash n’était compromise en aucune façon, comme le prétendent avec véhémence l’équipe de Zcash et ses auditeurs, il y a du moins un doute dans la communauté de la cybermonnaie, ce qui représente un sérieux frein pour le projet et la valeur de Zcash. 

Cependant, nous applaudissons leur tentative de créer une cybermonnaie véritablement confidentielle.

En conclusion, la cybermonnaie a une bonne chance de devenir la principale manière dont nous allons faire des transactions les uns avec les autres et stocker et enregistrer la richesse et la gestion de nos avoirs. 

A tout le moins, nous allons évoluer rapidement vers un avenir de systèmes financiers mondiaux fondés sur des technologies de chaîne de blocs. 

Par conséquent, il y a beaucoup de capital-risque qui va affluer dans ce secteur et beaucoup de projets de start-up qui vont émerger. 

Comme dans tous les cas où de gros montants d’argent sont en jeu, des forces malveillantes essaient d’y imposer leur mainmise. 

Mais, comme les lecteurs du blog de Benjamin Fulford le savent parfaitement, leurs jours sont comptés.

Source: Le Grand Changement
  https://changera.blogspot.ca/2017/10/fulford-etat-des-lieux-de-la.html
 

samedi 21 octobre 2017

#MoiAussi: Les dénonciations se multiplient, mais sont-elle la solution?

Photo: iStock
Tous les spécialistes s’entendent pour dire que ce qui marquerait vraiment un changement, ce serait un électrochoc du système judiciaire — depuis les services de la police jusqu’à la loi, en passant par la façon de l’appliquer. 
Source: Le Devoir

 
Harvey Weinstein à Hollywood. Éric Salvail, Gilbert Rozon, Gilles Parent et Michel Brûlé au Québec. Et peut-être que d’autres s’ajouteront entre les moments d’écrire et de lire ces lignes. Un ouragan qui « fera un ménage », selon la spécialiste des relations difficiles, des conflits et du harcèlement Chantal Aurousseau, mais qui n’est pas une solution de lutte contre les agressions.
 
Ce qui s’est passé cette semaine, ce qui se passe, « est nouveau, différent », estime la professeure au Département de communications sociales de l’UQAM. « On semble être à un point focal, un point de possibles différents. C’est fort. »
 
La différence avec la vague de #AgressionsNonDénoncées de 2014, c’est « qu’il y a aujourd’hui des [agresseurs présumés] qui tombent. Ils sont nommés ; ils voient leur carrière atteinte ; pour eux, il y a des conséquences directes, et immédiates, qui ne seraient pas arrivées en passant par le système judiciaire. »
 
« Des histoires qui se passent bien en cour pour des femmes et des victimes qui ont dénoncé, il n’y en a pas ! Si vous en trouvez, ce sont des exceptions qui confirment la règle », affirme la chercheuse. Et les récentes affaires peuvent effrayer d’autres personnes : « Il y a des agresseurs qui doivent trembler dans leurs culottes au moment où on se parle,indique Mme Aurousseau. Mais est-ce que ce mouvement va devenir une culture, une forme de justice sociale ? Une culture se déploie dans le temps, alors on ne peut pas s’avancer aujourd’hui. Chose certaine, ce ne pourrait être qu’une sous-culture, qui ne bénéficie pas à toutes les victimes. » Car il est impensable de dénoncer un père, un oncle, un frère de la même manière, précise Mme Aurousseau, ni un petit patron de banlieue.
 
Un environnement pour happy few
 
Twitter, d’où est partie la vague #MeToo, comme une goutte lâchée par l’actrice Alyssa Milano, est un environnement pour happy few. « Twitter et Facebook restent des univers très fermés, privilégiés. Déjà, la communication écrite, et en ligne, établit une frontière d’accès à la parole » et à la technologie, indique la spécialiste. Le mouvement a pris son élan dans l’Olympe hollywoodien, par la voix de femmes riches, belles, très majoritairement blanches, puissantes, comme des poissons dans l’eau dans l’oeil du public.
 
Et malgré leur imposante stature, il aura fallu encore que leurs voix soient démultipliées. C’est « paroles contre parole », avec un important « s » marquant la différence du pluriel : une manne de témoignages contre Weinstein, 11 dans le cas d’Éric Salvail, 10 dans celui de Gilbert Rozon.
 
Mais que peut aujourd’hui #MoiAussi pour une victime seule à subir les agressions de son bourreau ? Pour une victime mal à l’aise avec l’écrit ? Même si « c’est déjà un changement de permettre à des femmes de croire — je parle d’une croyance réelle, dans un potentiel réel, collectif — que, ne serait-ce que par moments, on arrive à se solidariser », précise Chantal Aurousseau.
 

lundi 16 octobre 2017

16/10 - Brad Pitt: L'élite pédophile d'Hollywood




Cette déclaration faite en juillet a peut-être incité d'autres à dénoncer.
Suite à la récente série d’arrestations de pédophiles en Californie*, la star du cinéma Brad Pitt a révélé les véritables profondeurs de la pédophilie d’Hollywood dans un exposé choquant.
 
En tant que vétéran ayant 30 ans d’expérience dans l’industrie du cinéma, Pitt parle de ses expériences après avoir assisté au côté obscur de l’industrie du divertissement, dans un témoignage de première main.
 
M. Pitt décrit comment l’ensemble de l’industrie du cinéma et de la télévision se déroule autour d’une culture d’abus sexuels sur enfants pour les besoins des réseaux de traite des enfants qui couvrent les États-Unis et au-delà.

Cette industrie couvre aussi bien les échelons supérieurs du spectre 
politique que la hiérarchie de la société:
« Vous pensez que Hollywood est en train de faire des films ? C’est juste un sous-produit : il s’agit de faire de l’argent, et plus important encore, il s’agit  de pouvoir et de contrôle. »
 
« Les gens qui dirigent Hollywood, gèrent aussi l’Amérique et la plupart du monde, et ils ne se soucient pas des films. »
 
« Vous avez entendu parler des Illuminati ? Les sociétés secrètes, les politiciens, les banquiers et les médias – ce sont eux qui dirigent ces réseaux pédophiles, et ce sont eux qui gouvernent le monde, et tout le fric revient à Hollywood. »
 
« Les enfants veulent faire du cinéma, ou plutôt, dois- je  dire, les parents veulent que leurs enfants fassent du cinéma, et ils feront tout pour les rendre célèbres . »
 
Lorsqu’on lui a demandé pourquoi Hollywood était visé par ces réseaux d’Élite mondialiste, il dit :  « Ce sont les parents. C’est le rêve américain d’être célèbre et les parents vont faire n’importe quoi pour y arriver. »
 
« Avez-vous déjà rencontré la mère d’un acteur enfant? Elles sont dingues.  » Ce sont des cibles faciles, et ce ne sont pas seulement des films, de la télévision, de la musique … c’est un showbiz
 
« Les parents vendent essentiellement leurs enfants pour la gloire. »
 
M. Pitt poursuit en exposant la motivation du trafic de l’Élite et comment les enfants jouent des rôles pour influencer d’autres enfants à rentrer dans le jeu et pousser l’agenda de l’Élite.
 
Il décrit comment les enfants sont utilisés comme monnaie politique alors que les parents ferment les yeux dans l’espoir que leur progéniture sera le prochain top star du box-office : « Une de ces [Élites] achète un film. Un millier d’enfants se présentent pour le rôle principal. Une centaine  d’entre eux pourraient probablement travailler. Un jeune enfant avec une maman insultante se présente qui fera tout pour obtenir la partie. »
 
« L’enfant est envoyé à un gars qui dirige un réseau de télévision. Le réseau pousse le film, et le premier gars fait beaucoup d’argent quand c’est un coup

« Le gars TV ne dira jamais rien de mauvais en ce qui concerne le film parce que le gars du cinéma sait ce que le gars de la TV a fait avec ce jeune enfant ».

« La même chose arrive avec les politiciens et les banquiers et les autres

« Il s’agit de tous les accords avec les enfants en tant que monnaies d’échange
 
Lorsqu’on lui a posé la question de savoir qui sont  ces « acteurs de Hollywood », Pitt hésitait à donner des noms, en disant: « Je suis un terrain favorable pour subir un procès gratuit et facile », mais a déclaré qu’il était convaincu que ces agresseurs d’enfants de haut niveau verront bientôt la justice :  « Les grands médias ne vont jamais exposer la vérité car ils en font partie. Ce sont les médias indépendants qui vont exposer cela. »

« L’Internet est une chose merveilleuse et la libre circulation de l’information va tout révéler.»

« Ils perdent leur prise sur le peuple américain, et sur les gens de partout, et ils le savent ».
 
« C’est juste une question de temps avant que tout ne soit révélé. »
 
Brad Pitt a eu un passé tumultueux avec des sociétés secrètes, après qu’une vidéo divulguée par son ex-femme Angelina Jolie, dans laquelle elle a discuté des rituels Illuminati d’Hollywood, est devenue virale.
 
Pitt a répondu à la vidéo en disant qu’il était « écœuré » par les révélations.

Angelina Jolie révélations chocs...."Illuminati"

mercredi 4 octobre 2017

Hommage à la Catalogne

Photo: Emilio Morenatti Associated Press
Des policiers antiémeutes repoussent des gens qui essaient d’entrer dans un bureau de scrutin de Barcelone
 pour participer au référendum.

 
Raphaël Canet -
Professeur de sociologie au cégep du Vieux Montréal          

En 1938, le Britannique George Orwell publiait sous le titre Hommage à la Catalogne le récit de son engagement aux côtés des républicains qui combattaient les forces franquistes durant la guerre civile espagnole. Des milliers de personnes affluaient en Espagne pour gonfler les rangs des brigades internationales venues défendre la République contre le fascisme, qui avait déjà conquis l’Italie, l’Allemagne et le Portugal. « Nous avions fait partie d’une communauté où l’espoir était plus normal que l’indifférence et le scepticisme », écrira Orwell pour rendre compte de cet engagement ultime à défendre des valeurs jugées fondamentales.
 
Dimanche, nous avons assisté en Catalogne à des scènes de violence que tous les démocrates du monde entier ne peuvent tout simplement pas accepter. Envoyer les forces de l’ordre matraquer des électeurs et voler des urnes n’a rien de légitime dans un régime démocratique. Se cacher derrière la règle procédurale pour interdire la tenue d’une consultation populaire, c’est nier le pouvoir du peuple, le demos cratos. Le 1er octobre 2017, en Catalogne, le gouvernement espagnol a bafoué violemment la démocratie et la liberté du peuple catalan de s’exprimer sur son devenir.
 
Devant cet usage illégitime de la violence étatique en Catalogne, la communauté internationale s’est murée dans un silence assourdissant, justifiant son indifférence et son inaction par le principe de non-ingérence dans les affaires internes d’un pays. Il aurait été cependant relativement facile de dénoncer fermement la violence et le déni de démocratie de la part de l’État espagnol sans pour autant prendre parti sur la question de l’indépendance de la Catalogne.
 
Ce qui est dangereusement remis en cause ici, c’est la capacité d’un peuple à s’exprimer collectivement sur une question qu’il juge fondamentale. Nous ne pouvons pas être démocrates à moitié, ou juste lorsque les décisions prises vont dans le sens de nos intérêts. On est démocrate ou on ne l’est pas. On accepte le principe de confrontation pacifique des opinions, des visions et des aspirations par le dialogue et l’échange d’arguments ou bien on le refuse, on bâillonne et criminalise la dissidence et on impose son point de vue par la force. La ligne est relativement claire, et l’ignorer ou regarder ailleurs lorsqu’elle est franchie peut s’avérer lourd de conséquences.
 
Les reculs des démocrates
 
L’histoire nous apprend que la montée des fascismes s’est faite aussi grâce aux reculs des démocrates. Souvenons-nous de la phrase de Churchill au lendemain des accords de Munich (1938), quand les premiers ministres français et britannique ont cédé face à Hitler et à Mussolini et démembré la Tchécoslovaquie. « Ils ont accepté le déshonneur pour avoir la paix. Ils auront le déshonneur et la guerre. » La Seconde Guerre mondiale fera plus de 60 millions de victimes et sera le théâtre des pires atrocités. Quand on n’a plus le courage de ses convictions, rien ne va plus.
 
Que la démocratie occidentale apparaisse aujourd’hui comme un colosse aux pieds d’argile n’augure rien de bon dans un monde de turbulences. Si nous négligeons les valeurs d’humanisme, de solidarité, de liberté et de démocratie qui fondent nos sociétés dites modernes, alors autour de quoi nous rassembler et comment lutter contre l’injustice, l’ignorance et la barbarie ? Quoi transmettre aux générations futures et comment faire société ? Quel modèle souhaitons-nous être pour nos jeunes, pour nos communautés et pour le monde qui nous entoure ?
 
Le cinéaste Ken Loach, qui en 1994 a porté à l’écran le récit d’Orwell dans le film Land and Freedom, a livré l’an passé un vibrant discours à la tribune du Festival de Cannes : « Nous approchons d’une période de désespoir dont l’extrême droite profite. Certains d’entre nous, qui sommes âgés, nous nous rappelons ce que cette extrême droite a pu faire. Il faut, dans cette période de désespoir, ramener l’espoir, dire qu’un autre monde est possible et même nécessaire. »
 
Ramener l’espoir, sortir du confort de l’indifférence et du scepticisme, c’est se dresser comme un rempart contre l’effondrement du monde et affirmer la force de ses convictions. Cela signifie vivre au quotidien, en tant qu’individu et peuple, les valeurs d’humanisme, de solidarité, de liberté et de démocratie. Cela veut aussi dire tendre une main fraternelle à ceux qui subissent l’oppression et pour qui ces valeurs sont niées.
 
Et si cela doit aller jusque-là, alors n’hésitons pas à crier : Vive la Catalogne libre !
 
Source: Le Devoir

lundi 2 octobre 2017

Des documents d'assurance utilisent l'expression « Empoisonnement par vaccins »



L'image ci-dessus est issue d'un répertoire de codes d'assurance, permettant aux compagnies d'assurance de retracer les raisons de votre maladie ou de votre décès.

Les gens intelligents comprendront par eux-mêmes ce que l'expression "EMPOISONNEMENT PAR DES VACCINS" signifie; les autres continueront de demander à l'État et aux médias de leur mentir et de se laisser empoisonner par les vaccins, eux et leurs enfants... au nom d'une prétendue "gratuité" et d'une prétendue "solidarité" qui n'existent toutefois respectivement ni pour le contribuable et la société, ni pour les victimes une fois tombées dans ce sinistre panneau...et qui se verront alors officiellement rangées parmi les coïncidences ou "la faute à pas de chance"...

Voir aussi :

Les vaccins, des produits inévitablement dangereux (dixit la Cour suprême américaine)

Pourquoi la Suède refuse les obligations vaccinales: des raisons dérangeantes pour Big Pharma!

Si les vaccins étaient si sûrs, les autorités (de certains pays) ne dépenseraient pas des sommes folles en indemnisations

Vaccins: l'énorme contradiction des autorités canadiennes

Infanrix hexa: le document confidentiel accablant

Prevenar 13: documents confidentiels accablants/ risques neurologiques de la double vaccination

Le vaccin Prevenar est-il sûr et sans danger?

Méningite C: le vaccin plus risqué que la maladie (les chiffres sont là!)

Vaccin Meningitec: le rapport italien accablant sur les dangereuses nanoparticules

Scientifiquement prouvé: le vaccin hépatite B détruit les cellules du foie... un comble!

Les vaccins ont détruit leurs enfants: témoignages vidéos de parents

Tous les vaccins sont expérimentaux: voici pourquoi

Vaccins: le vrai scandale des faux placebos

Dr Saluzzo de Sanofi Pasteur: "On ne sait pas comment marchent les vaccins"!

Vaccins: l'OMS admet qu'elle met la santé du monde en danger

Mary Holland, prof de droit à l'Université de New York interpelle les Nations-Unies sur les politiques vaccinales qui violent le Code de Nuremberg

Vaccins: le Jury d'Ethique publicitaire donne raison à Initiative Citoyenne (sur la pub vaccinale trompeuse de la Communauté française)


Source: Sott.net