samedi 21 janvier 2017

Huit milliardaires contrôlent autant de richesses que la moitié de l’humanité






Oxfam publie un rapport à la veille de la conférence de Davos

Huit milliardaires, dont six Américains, possèdent autant de richesses que la moitié inférieure de la population mondiale, soit environ 3,6 milliards de personnes, selon le dernier rapport sur l’inégalité mondiale de l’ONG britannique Oxfam.
 
Le rapport a été publié lundi, à la veille du Forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse, où de nombreux ultra-riches convergeront cette semaine. Le document d’Oxfam présente des statistiques qui mettent en évidence la croissance stupéfiante de l’inégalité sociale, montrant que l’écart de revenu et de richesse entre une minuscule élite financière et le reste du monde s’élargit à un rythme accéléré.
 
La richesse est encore plus concentrée que l’organisation ne l’avait cru auparavant. L’année dernière, selon Oxfam, 62 personnes contrôlaient autant de richesse que la moitié inférieure de l’humanité. Dans son dernier rapport, l’organisation note que «si ces nouvelles données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires possédaient les mêmes richesses que la moitié la plus pauvre de la planète».
 
Selon Oxfam, depuis 2015, le 1 pour cent le plus riche de la population mondiale possède plus que le reste du monde dans sa totalité, et au cours du dernier quart de siècle, le premier 1 pour cent a davantage augmenté son revenu que la moitié inférieure de l’humanité.
 
« Loin de bénéficier à la population dans son ensemble, les revenus et la richesse fuient vers le haut à un rythme alarmant », déclare le rapport. Les 1.810 milliardaires en dollars sur la liste Forbes de 2016 possèdent 6,5 mille milliards de dollars, autant « que les 70 pour cent les plus pauvres de l’humanité ».
Au cours des 20 prochaines années, quelque 500 personnes remettront à leurs héritiers plus de 2,1 mille milliards de dollars, un montant supérieur au produit intérieur brut de l’Inde, un pays de 1,3 milliards de personnes.
 
Oxfam cite des recherches récentes, dont celles de l’économiste Thomas Piketty, selon lesquelles aux États-Unis, la croissance des revenus des 50 pour cent inférieurs a été nulle au courant des 30 dernières années, alors que les revenus du premier 1 pour cent ont augmenté de 300 pour cent.
Le même processus est en cours dans les pays les plus pauvres du monde. Selon Oxfam, l’homme le plus riche du Vietnam gagne plus en une journée que la personne la plus pauvre du pays gagne en 10 ans.
 
Le rapport souligne le caractère systématique du siphonage des richesses mondiales vers le haut. Le secteur privé est axé sur l’obtention de «rendements toujours plus élevés pour les propriétaires riches et les cadres supérieurs» ; les entreprises sont «structurées pour éviter les impôts, compresser les salaires des travailleurs et exploiter les producteurs ».
 
Cela implique les pratiques les plus barbares. Oxfam cite un rapport de l’Organisation internationale du Travail, selon lequel 21 millions de travailleurs forcés génèrent 150 milliards de dollars en profit chaque année. De nombreuses grandes entreprises ont des liens avec des filatures de coton en Inde qui ont systématiquement recours au travail forcé des filles.
 
Les petits agriculteurs tombent également dans la pauvreté: dans les années 1980, les cultivateurs de cacao reçevaient 18 pour cent de la valeur d’une barre de chocolat, contre seulement 6 pour cent aujourd’hui.
 
De nombreuses statistiques soulignent toute l’étendue du pouvoir du patronat. En termes de revenus, 69 des plus grandes entités économiques mondiales sont maintenant des sociétés, non des pays. Les 10 plus grandes entreprises du monde, dont Wal-Mart, Shell et Apple, ont des revenus cumulés supérieurs aux revenus totaux des gouvernements de 180 pays.
 
Les auteurs évitent toute condamnation du système de profit en soi. Néanmoins, les informations fournies dans leur rapport constituent un verdict sans appel du capitalisme. Elles mettent en évidence dans les faits et les chiffres deux processus centraux délimités par Karl Marx, le fondateur du socialisme moderne.
 
Dans le Capital, Marx a expliqué que la logique objective du système capitaliste, motivé par la poursuite du profit, est de produire des richesses toujours plus grandes à un pôle de la société et la pauvreté, la misère et la dégradation à l’autre. Dans le Manifeste du parti communiste, il explique que les gouvernements ne sont que des comités exécutifs pour gérer les affaires de la classe capitaliste.
 
Ceci est illustré par les politiques fiscales et autres mesures «favorables aux entreprises» des gouvernements du monde entier. Selon Oxfam, le géant technologique Apple aurait payé une taxe de seulement 0,005 pour cent sur ses bénéfices européens.
 
Les pays en développement perdent environ 100 milliards de dollars par an en raison de la fraude fiscale et d’exonérations accordées aux entreprises. Au Kenya, l’Etat perd 1,1 milliard de dollars chaque année à cause des exonérations, soit près du double du budget annuel de santé du pays.
 
Les Etats sont complices de la fraude fiscale et la criminalité. Le rapport cite l’économiste Gabriel Zucman, selon lequel 7,6 mille milliards de dollars sont cachés dans les paradis fiscaux. En raison de la fraude fiscale, l’Afrique perd à elle seule 14 milliards de dollars, soit assez pour payer des soins qui sauveraient la vie de quatre millions d’enfants et embaucher assez d’enseignants afin que tous les enfants africains aillent à l’école.
 
Il y a une omission importante de la discussion d’Oxfam sur l’accélération des inégalités. Elle ne mentionne pas le rôle crucial des politiques des gouvernements des grand pays et des banques centrales dans la remise de billions de dollars aux banques, aux grandes entreprises et aux élites financières grâce aux renflouements bancaires et aux politiques d’assouplissement quantitatif depuis la crise financière mondiale en 2008.
 
Discuter de ces faits soulèverait des problèmes politiques inconfortables. Le rapport s’ouvre en citant favorablement les remarques de Barrack Obama à l’Assemblée générale de l’ONU en 2016 selon lesquelles un monde dans lequel 1 pour cent de la population possède autant que les 99 pour cent restants ne sera jamais stable.
 
Mais les politiques mêmes d’Obama ont joué un rôle clé dans la création de ce monde. Après avoir sauvé l’aristocratie financière des conséquences de leurs propres actions criminelles en renflouant massivement les banques, le gouvernement Obama et la banque centrale américaine ont assuré leur enrichissement supplémentaire en fournissant des crédits à des taux ultra-bas afin de stimuler la valeur de leurs actifs.
 
Sous Obama, l’accroissement des inégalités s’est accéléré, et la classe dirigeante a sombré dans le parasitisme et la criminalité. Obama a permis la saisie directe des rênes du pouvoir par l’oligarchie financière, incarné par la présidence imminente du milliardaire Donald Trump, à qui Obama remettra les clés de la Maison Blanche vendredi.
 
La motivation principale du rapport d’Oxfam est la crainte des conséquences politiques de l’inégalité et le désir de détourner la montée de la colère dans des voies inoffensives. Il met en avant la perspective d’une «économie humaine», prétendant que cela peut être réalisé sur la base du marché capitaliste, dès que les entreprises et les gouvernements changent leurs états d’esprit.
 
On aperçoit l’absurdité de cette perspective, fondée sur la vision longtemps discréditée du fabianisme [travailliste] britannique, qui a dominé la pensée des classes moyennes anglaises depuis plus d’un siècle, dans le fait que le rapport s’adresse aux élites financières mondiales rassemblées à Davos. Il leur implore simplement de changer leurs habitudes.
 
La faillite de cette perspective est démontrée non seulement par les faits et les chiffres actuels, mais par l’expérience historique. Il y a un quart de siècle, après la liquidation de l’Union soviétique, l’euphorie capitaliste triomphait. Débarrassé de l’obstacle posé par l’URSS, la démocratie libérale-capitaliste devait dominer le monde et montrer à l’humanité ce qu’elle pouvait faire.
 
Et elle y a certainement réussi : le monde est marqué par toujours plus d’inégalité, une accumulation de richesses vraiment obscène, des formes antidémocratiques de gouvernement, la criminalité aux plus hautes sphères de la société et le danger de plus en plus immédiat d’une Troisième Guerre mondiale.
 
Ceci met en lumière un autre anniversaire: le centenaire de la Révolution russe. Malgré sa trahison subséquente par la bureaucratie stalinienne, la révolution russe a montré incontestablement, et pour toujours, qu’un monde au-delà du capitalisme et de tous ses maux sociaux est à la fois possible et nécessaire. Ses leçons doivent inspirer les immenses luttes sociales qui éclateront en conséquence des conditions sociales détaillées dans le rapport d’Oxfam.
Nick Beams
Article paru en anglais, WSWS,  le 17 janvier 2017

vendredi 20 janvier 2017

Un refroidissement se prépare. Il se peut même que l’hiver actuel en soit le début.



Claude Brasseur
Mathématicien,
chercheur en énergies renouvelables


Le « réchauffement climatique anthropique lié aux émissions de CO2 » est pris fort au sérieux, surtout par des personnes de bonne foi qui veulent agir pour nous éviter de « cuire » dans un avenir plus ou moins proche. La vignette anti-pollution ?

Pourtant, un refroidissement se prépare. Il se peut, même, que l’hiver actuel en soit le début. L’astronome Valentina Zharkova a fait récemment une découverte capitale : les taches solaires peuvent être prédites et elles sont signe de réchauffement s’il y en a beaucoup, de refroidissement s’il y en a peu.

Depuis des siècles, l’homme observe les taches solaires et le parallèle entre le nombre de taches et le temps qu’il fait. Il y a 200 ans, William Herschell, l’astronome qui a découvert la planète Uranus, attirait l’attention de ses collègues sur le lien entre le prix du blé en Angleterre et… le nombre de taches solaires. S’il y a peu de taches solaires, le ciel est couvert, il fait froid et les récoltes sont faibles ; s’il y en a beaucoup, le ciel est dégagé, il fait chaud et les récoltes sont généreuses. D’épouvantables périodes de refroidissement climatique avec très peu de taches solaires – connues sous le nom de « Périodes de Maunder et de Dalton » – entre 1600 et 1800 ont été encadrées de périodes plus clémentes de 1300 à 1600 et de 1800 à 2000.

Aujourd’hui, le GIEC, organisme politique de l’ONU, financé pour démontrer le rôle climatique de l’homme, nie ou minimise l’importance des prédictions de Valentina Zharkova. Pourtant, un an plus tard, aucun astronome ou autre scientifique n’a émis la moindre critique sur sa découverte. 1

Jusqu’en octobre 2015, l’évolution du magnétisme solaire qui conditionne, pour l’essentiel, ces variations du climat restait imprévisible.

La mathématicienne astronome Valentina Zharkova et ses collègues ont résolu ce problème à la Northumbria University (Angleterre) et un article a été publié dans la célèbre revue Nature. 2

Que se passe-t-il ? Imaginons un double moteur thermique à la surface du Soleil. L’un est visible, l’autre – sous la surface — invisible.

Leur mécanique est presque synchrone. Le passé magnétique du Soleil peut alors être parfaitement reproduit… et le futur peut être décrit. Il nous annonce un refroidissement climatique pour bientôt…
Cette découverte recevrait le prix Nobel d’astronomie si un tel prix existait mais elle reste dans l’ombre car elle ridiculise définitivement les élucubrations du GIEC sur le rôle de l’homme dans les changements climatiques… 3

« On » est allé jusqu’à s’organiser pour que la recherche sur Google, quand on tape « Valentina Zharkova », ne mène pas directement à son article mais à une pleine page de noms d’articles qui nient tous l’importance des conséquences de sa découverte pour le temps à venir. Ces articles sont souvent écrits par des personnes dont on ne mentionne pas les compétences… 4

Pour finir, on ne pourra jamais libérer assez de CO2 à temps pour compenser la perte d’activité des plantes obligées de résister aux froids intenses annoncés pour 2030 ! Il s’agit, bien entendu, des régions où les températures seront encore suffisamment élevées pour permettre une végétation, pas de régions « polaires ». Et précisons que le CO2 seul est concerné. Il est accompagné le plus souvent de pollutions réelles, nocives. Il est évident que nous devons tout faire pour les diminuer…

En conclusion : préparons-nous à avoir froid – sans savoir à quel point nous aurons froid – et cessons d’écouter les lobbies pour qui « changement climatique » signifie uniquement « augmentation des bénéfices ».
 
_______________
Notes:
Ainsi, la quête du « boson de Higgs » a duré des décennies, tout comme la recherche de la mécanique solaire qui régit les taches solaires. Pour les deux recherches, on est arrivé à un degré de précision extrême qui les a fait passer du stade de « théorie » au stade de « découverte ». ↩
 
V.V.Zharkova et alt. : Heart Beat of the Sun from Principal Component Analysis and prediction of solar activity on a millenium timescale – Nature ↩
 
Al Gore a reçu le prix Nobel pour son film Une vérité qui dérange. Son contenu le plus impressionnant portait sur l’analyse des carottes de glace extraites des zones polaires. Celles-ci révèlent un parallèle étroit entre la variation de la température terrestre et le taux de gaz carbonique de l’atmosphère durant les 800.000 dernières années. Une analyse plus fine des glaces a montré que la croissance du CO2 suivait l’augmentation de la température et non le contraire, thèse fondamentale d’Al Gore et du GIEC. En fait, quand la Terre se réchauffe, les océans crachent leur CO2… 5 ce rôle de l’homme qui est la seule justification des investissements dans l’éolien et autres « énergies renouvelables » ruineuses pour les citoyens. Énergies renouvelables qui devraient nous épargner des températures de plus en plus élevées, des catastrophes à tous les niveaux… alors que Valentina Zharkova nous apprend qu’une nouvelle « ère glaciaire » débute. 6De très violentes éruptions volcaniques refroidissent aussi occasionnellement la planète tandis que, à plus long terme, d’autres phénomènes liés à l’orbite terrestre jouent des rôles climatiques décisifs… ↩
 
Et je précise être mathématicien, avoir enseigné le cours d’astronomie à l’université de Lubumbashi (République démocratique du Congo) et me tenir au courant des recherches dans ce domaine passionnant. ↩
 
Source: Boulevard Voltaire

mercredi 18 janvier 2017

Un journaliste allemand qui a dénoncé la CIA retrouvé mort

 
 
Udo Ulfkotte était le rédacteur en chef de l'un des plus grands journaux allemands, le Frankfurter Allgemeine Zeitung, lorsqu'il a publié son bestseller «Journalistes qui s'achètent» révélant comment la CIA contrôlait les médias allemands, un livre qui lui a coûté sa carrière - et peut-être sa vie.
L'ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'écrivain Udo Ulfkotte est décédé à l'âge de 56 ans. Alors qu'il avait été interdit aux médias allemands d'évoquer sa personne ces dernières années, ils ont été obligés maintenant de constater que le journaliste avait succombé à une « crise cardiaque ».

Sa mort éveille d'autant plus de questions parce qu'il était surtout connu pour son livre-dénonciateur « Journalistes qui s'achètent » (« Gekaufte Journalisten »). Là, Udo Ulfkotte a dévoilé comment la CIA payait des journalistes en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Zélande pour qu'ils publient de fausses informations. Le journaliste connaissait bien les menaces qu'il affrontait, mais croyait qu'il était mieux placé que la plupart des journalistes pour exposer la vérité puisqu'il n'avait pas d'enfants qui pourraient courir un risque.
 
Dans un entretien au journal russe Russian Insider, le journaliste avait partagé : « Quand j'ai exprimé au Frankfurter Allgemeine Zeitung mon intention de publier le livre, leurs juristes m'ont envoyé une lettre de menaces contenant toutes les conséquences légales dans le cas où je publierais certains noms ou secrets — mais moi, je n'ai pas eu peur. Vous comprenez, je n'ai pas d'enfants que je dois choyer ». Craignant une guerre en Europe, il a pris la décision de dévoiler la vérité quant aux médias contrôlés par les services secrets. « J'ai été journaliste pendant presque 25 ans, on m'a appris à mentir, à trahir, à ne pas dire la vérité au public », avait indiqué M. Ulfkotte à RT. « La CIA me soutenait, pourquoi ? Parce que j'étais pro-américain ».

Selon l'écrivain, les médias allemands et américains tentent d'amener la guerre en Europe mais aussi en Russie. C'est contre cette propagande médiatique qu'il s'est dressé avec son « Journalistes qui s'achètent » qui est devenu un bestseller. Un livre qu'il était interdit de mentionner dans les médias allemands.

M. Ulfkotte a lui-même contribué à la presse « achetée ». Par exemple, il a écrit une fausse histoire parlant du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui aurait construit des usines de gaz toxique en 2011.

Source: sputniknews.fr
 

dimanche 15 janvier 2017

Angela Merkel : portrait d’une déconcertante brande bourgeoise


    Angela Merkel : portrait d’une déconcertante brande bourgeoise
Angela Merkel enfin mise à nu

Pat Buchanan écrivait que l’an 2017 sera l’an de l’affrontement Merkel-Marine.

Angela Merkel sème le vent en Europe et récolte la tempête !

La lubie migratoire de la chancelière en fer blanc s’est transformée an dictature multiculturelle obligatoire (les allemands doivent s’adapter, pas l’inverse) dans la logique Soros-Obama, même si cette hydre à deux têtes est maintenant à l’agonie.

Angela Merkel est une énigme. Voyez la vie de son père, venu de l’ouest pour jouer au pasteur à l’est, qui disposait de deux voitures de fonction et d’une totale liberté de mouvement. Pion communiste, Merkel ensuite joue à la chrétienne démocrate, avant de trahir Helmut Kohl et de s’imposer comme candidat néocon aux ordres de Washington, alors que son second mari bosse pour une boîte (Accelrys) liée au Pentagone et cotée au Nasdaq. Tout cela se vérifie sur Wikipédia, pas besoin de faire jouer la théorie de la transpiration qu’on laissera à la presse-système.

Qui veut comprendre Merkel doit lire sa lettre au très impérial Washington Post, publiée le 20 février 2003. Je cite la future qui écrit en anglais. Merkel, télécommandée par le méphitique agent d’influence Jeffrey Gedmin, y étale son adoration pour Bush et menace la France trop rebelle de Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Tout devait se faire selon elle dans le cadre de l’alliance transatlantique, invasion migratoire y compris ; car tout nous porte à croire que cette invasion était déterminée depuis longtemps par les élites.

La caporale brandebourgeoise (on a eu des caporaux bohémiens) reprenait dans sa méphitique missive le lemme du vétuste modèle thatchérien (There is no alternative) : il faut se soumettre et puis c’est tout. Attention aux autres.

La Merkel devait saboter le lien entre Paris, Berlin et Moscou, et c’est pourquoi elle fut mise au pouvoir, alors qu’elle n’avait pas gagné les élections. Depuis elle fut réélue grâce aux résultats économiques des réformes adoptées par le chancelier Schroeder, un bon ami de la Russie d’ailleurs !

Autoritaire et humanitaire (ça va ensemble), Merkel incarne le péril féministe ; voyez L’Express qui évoque dans une manchette débile ces femmes qui sauvent le monde. En réalité si nous avions eu Hillary Clinton au pouvoir, nous aurions déjà la guerre mondiale. Merkel incarne l’esprit de la nursery décrit en 1921 par Chesterton lors de son voyage en Amérique (What I saw in America, voyez sur Gutenberg.org). Pour Chesterton la féministe (la fasciste ou la bolchéviste au féminin) considère le citoyen comme un enfant, plus comme un citoyen.

La trique dans une main, les rares sucreries dans l’autre. Les peuples en Europe sont en effet toujours traités comme des enfants, et menacés s’ils se montrent récalcitrants. Les arguments de nos élites reproduisent en continu cet insupportable schéma matriarcal (matriarcal et non maternel comme on va voir).

Lagarde est là pour financer l’Ukraine, Clinton la guerre, Merkel incarne la soumission et le TTIP ; Theresa May est mise là pour liquider le Brexit. Le fascisme à la sauce mondiale prend un visage féministe. Car le féminisme est une métastase du totalitarisme postmoderne. On retrouve comme toujours Tocqueville et son pouvoir prévoyant, tutélaire et doux, qui cherche à nous fixer dans l’enfance. 

Ces froides fonctionnaires sans enfant remplissent nûment leur tâche ingrate, oubliant au passage que l’homme a été créé égal à la femme.

Les harpies… sur ce sujet Philippe Grasset remarquait
« la tendance d’Obama à s’entourer de créatures essentiellement féminines, les Harpies diverses, Nuland, Rice, Flournoy, Clinton, Power, les personnages les plus extrémistes de toutes les administrations depuis des décennies, sinon les plus extrémistes de toute l’histoire de la diplomatie US. »
Merkel est assortie.

On espère se débarrasser de Merkel en 2017 avec M. Seehofer. L’analyste américain Wayne Madsen écrivait à ce propos :
« Avec les rêves euro-atlantistes des mondialistes quotidiennement brisés, Seehofer voit évidemment sa chance de prendre la barre de l’Allemagne des mains d’une Merkel de plus en plus impopulaire et de diriger le pays vers un «atterrissage en douceur» à la suite de la dissolution de l’UE.»
Et ce n’est pas encore fait hélas. Le système étatique allemand accable les contribuables, poursuit les internautes, persécute les familles, relâche les violeurs (voyez l’intervention de Poutine à ce sujet). Il devient tyrannique pour appuyer la dérive de la chancelière muée en femme la plus impuissante du monde, car les gros animaux blessés sont les plus dangereux.

Le système Juncker-Merkel-Schultz (Schultz est le « kapo » de Silvio Berlusconi, dernier PM élu en Italie) repose sur l’anéantissement de la citoyenneté. Il n’est pas encore aplati. Espérons que les Allemands se réveillent pour la liberté européenne, celle qui repose sur la solidarité des peuples et l’amitié avec la Russie, pas sur la guerre avec Moscou et une bureaucratie de bunker.

Source: Voxnr.com
 

vendredi 13 janvier 2017

En 2016 les Etats-Unis ont lâché en moyenne trois bombes par heure dans le monde

Les frappes militaires américaines ont été nombreuses en 2016. Très nombreuses. Alors que Barack Obama s'apprête à laisser sa place à Donald Trump dans le fauteuil du Bureau Ovale, le Council on Foreign Relations (CFR) a publié une étude sur les bombardements des forces étasuniennes l'année dernière.
Le toujours président des Etats-Unis avait fait du désengagement militaire de son pays une promesse de campagne, pourtant, le think-tank basé à New-York nous apprend que Washington a bombardé au moins sept nations en 2016 : la Syrie, le Pakistan, l'Afghanistan, la Libye, le Yémen et la Somalie.

La Syrie et l'Irak particulièrement ciblés

Les chiffres publiés par le CFR sont impressionnants : 26 171 bombes larguées. Cela représente 72 bombes par jour et trois... toutes les heures. Pourtant, l'organisme de la Grande Pomme assure que ces estimations sont «indiscutablement sous-estimées, considérant que les données fiables pour les frappes aériennes ne sont disponibles que pour le Pakistan, le Yémen, la Somalie et la Libye». De plus, selon le CFR, «une seule "frappe" peut en réalité faire référence à plusieurs bombes et munitions d'après la définition du Pentagone».

Sans surprise la très grande majorité des bombardements américains ont concerné la Syrie et l'Irak. 24 287 bombes y ont été larguées selon les comptes du CFR. Toujours d'après les chiffres du think-tank, en 2015, les États-Unis avaient largué 22 110 bombes sur les deux nations arabes.

En juillet 2016, Barack Obama enterrait sa promesse de désengager ses troupes d'Afghanistan en annonçant que 8 400 soldats resteraient déployés dans le pays jusqu'à début 2017. De son côté, l'aviation américaine a augmenté la cadence. D'après le CFR, 1 337 bombes ont frappé l'Afghanistan en 2016 contre 947 en 2015.

Quand Barack Obama a échoué

Pour le reste du «palmarès», l'étude, alimentée par de multiples sources militaires et journalistiques, informe qu'en 2016, trois bombes ont été larguées au Pakistan, 14 en Somalie et 34 au Yémen où une coalition menée par l'Arabie saoudite bombarde le pays depuis mars 2015 afin d'écraser la rébellion des houthis.

Une étude similaire réalisée pour l'année 2015 donnait 11 bombes larguées au Pakistan, 58 au Yémen et 18 en Somalie.

Les résultats de l'enquête du CFR contraste sérieusement avec les promesses faites par Barack Obama qui fait ce 10 janvier ses adieux à la vie politique à Chicago, sa ville de coeur.

En 2008, alors qu'il menait campagne pour la présidence, il avait assuré que lorsqu'il deviendrait commandant en chef des forces armées, il «fixerait un nouvel objectif dès le premier jour» : la fin de la guerre en Irak.

«Je mettrai un terme à cette guerre en Irak de manière responsable et terminerai la lutte contre al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan», avait affirmé le futur président une fois l'investiture démocrate en poche.

Plus de huit ans plus tard, Daesh contrôle de larges territoires en Irak et en Syrie. En Afghanistan, les Talibans reviennent en force et reprennent du terrain.

lundi 9 janvier 2017

Florence Bergeaud-Blackler : «Le halal est né industriel, fruit du néolibéralisme et du fondamentalisme»

Dans un McDonald's de Jakarta, en Indonésie, qui sert des menus halal. Photo Joan Bardeletti.Picturetank
Pour l’anthropologue, qui publie «le Marché halal ou l’invention d’une tradition», l’apparition de ces produits «licites» est récente et sert les intérêts des industriels et des franges rigoristes de l’islam. Un «vent mauvais» pour la démocratie, estime la chercheuse.
Selon une enquête publiée par l’Institut Montaigne en septembre, 70 % des musulmans interrogés déclaraient «toujours» acheter de la viande halal, et seulement 6 % ne jamais le faire. «Le marché est en pleine expansion depuis les années 90, mais il y a pourtant une réticence française à l’étudier», regrette l’anthropologue au CNRS Florence Bergeaud-Blackler. Son livre le Marché halal ou l’invention d’une tradition (Seuil), qui paraît cette semaine, est le résultat de vingt ans de recherches, le plus souvent financées par des subventions européennes, faute d’en obtenir en France. Pour elle, l’alliance entre néolibéralisme et fondamentalisme religieux a accouché d’un marché inquiétant : le halal s’étend sans cesse et devient un moyen de contrôle des comportements des consommateurs. Dans cette vision très déterministe de la société, l’islamic way of life peut jouer contre la démocratie, conclut-elle à la fin de son ouvrage. Des affirmations qui peuvent être récupérées par tous ceux qui s’alarment de l’essor de l’islam en France, extrême droite en tête. La chercheuse le sait bien et le redoute.
Qu’est-ce que le halal ?
Halal signifie «licite» ou «permis» en arabe, c’est l’antonyme de haram, illicite. L’usage théologique du mot désigne la liberté du permis, ce que le musulman peut faire. Mais le marché a transformé le sens du halal, en définissant halal comme le prescrit, pour être un «bon» musulman. Il n’existe pas de norme halal. Chacun reconnaît qu’il existe du halal, aussi bien les religieux, les marchands que les politiques, mais personne n’est capable de dire ce que c’est. J’appelle cela une «convention» du halal.
Pourquoi dites-vous que le halal est une tradition inventée récemment ?
Je parle d’invention du «marché halal» dans le sens où l’on n’a pas affaire à une coutume ancienne importée des pays musulmans. Ce marché n’a jamais existé dans le monde musulman avant que les industriels ne l’y exportent. La convention du halal naît au tournant des années 70-80. Deux idéologies triomphent sur la scène internationale : d’un côté, le fondamentalisme musulman, avec notamment la proclamation de la République islamique d’Iran en 1979, et, de l’autre, le néolibéralisme, avec Thatcher et Reagan. Cette rencontre, qui n’était pas programmée, va permettre à ces deux idéologies de travailler de concert à la fixation d’un protocole industriel halal. L’agence de certification de la viande halal, un hybride économique et religieux, en est l’acte de naissance : elle dit le licite et l’illicite à la place de la tradition jurisprudentielle islamique bien plus complexe. Elle institutionnalise le contrôle par les musulmans de l’abattage industriel dans les pays occidentaux.
Comment les industries occidentales ont-elles accepté ce contrôle ?
Lorsque Khomeiny arrive au pouvoir en Iran, il interdit toutes les viandes importées d’Occident au motif qu’elles sont illicites. Mais sa décision menace l’équilibre alimentaire de son pays.
Ce chef d’Etat se ravise et impose un contrôle halal. Concrètement, l’Iran envoie des mollahs pour mettre en place un protocole islamique sur des chaînes industrielles tayloristes de Nouvelle-Zélande ou d’Australie. D’autres pays musulmans, comme l’Egypte ou l’Arabie Saoudite, vont eux aussi imposer leur contrôle «islamique» pour ne pas être en reste. Le principe d’un abattage halal est créé, ce que les classiques n’avaient jamais fait : ils se contentaient de discuter à partir du corpus religieux des façons d’abattre qui plaisent à Dieu et de proscrire les autres. Là, l’abattage halal industriel est rationalisé : il consiste en la section des jugulaires et carotides de l’animal tourné vers La Mecque par un musulman. Il y a ensuite des variations.
Dans un nombre croissant de cas, l’animal ne doit pas être étourdi.
D’autres pays ont tenté de fixer leur norme pour accroître leur autorité dans le monde musulman…
La Malaisie est devenue un centre du halal mondial dans les années 90. Des ingénieurs de l’agroalimentaire travaillant pour Nestlé l’ont aidée à mettre en place l’ingénierie nécessaire. Le pays a aussi élargi le périmètre du halal en travaillant à la publication, en 1997, des «directives halal» du Codex alimentarius, un organe néolibéral qui codifie les normes alimentaires pour permettre leur circulation dans le monde. La Malaisie fait entrer le principe de pureté : seuls les aliments qui ne contiennent ou ne sont pas contaminés par des produits interdits (porc, alcool, protéines qui ne sont pas issues d’un abattage selon la loi islamique) peuvent être halal. Cela exclut une grande partie des aliments industriels qui comportent des colorants, exhausteurs de goûts et autres additifs ! Presque toute l’industrie alimentaire devient halalisable. Parallèlement, la Turquie développe le tourisme halal et la mode islamique. Puis, à partir de 2010, les Emirats arabes unis établissent un lien avec la finance islamique pour promouvoir l’«économie globale islamique».

samedi 7 janvier 2017

Alep libérée!

 
Alep n’est pas tombée mais a été libérée, comme le déclare Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep.
Un reportage inédit de Charlotte d’Ornellas.
Pour rétablir une vérité.
À voir absolument.


Alep libérée ! par bvoltaire

La doctrine Trump se dessine petit à petit et c’est parfaitement cohérent

 
Une fois que l’on a compris ce que Donald Trump a vraiment en tête pour son pays, tout devient cohérent.

Christophe Servan
Boulevard Voltaire
C’est peu dire que l’élection de Donald Trump a été une énorme surprise, mais ce qui est encore plus déroutant, c’est que, quelques semaines après sa victoire, personne n’était vraiment capable d’expliquer les tenants et les aboutissants de son programme. Allez comprendre comment, alors que, tout au long de sa campagne, le candidat Trump s’était contenté d’égrener un ensemble incohérent de mesures spectaculaires d’inspiration éminemment populiste, dès le lendemain de son élection, Wall Street lui faisait une haie d’honneur à sa façon, traduction « j’achète la Bourse et j’achète le dollar ». Et allez comprendre comment un candidat élu avec les voix des déshérités de la mondialisation, les sans-dents de l’Amérique profonde, puisse, une fois élu, s’entourer d’un nombre impressionnant de milliardaires.

La vérité est que Donald Trump a fait un diagnostic de la situation politique et économique des États-Unis que personne n’avait osé faire auparavant, un diagnostic non pas de théoricien mais d’observateur pragmatique du terrain dont, certes, on ne saura que plus tard s’il était le bon ou pas, mais qui tient parfaitement la route. Pour Trump, les causes de la crise économique sont structurelles. Au diable, donc, les théories monétaristes ou keynésiennes, si Mme Janet Yellen souhaite que les taux d’intérêt remontent, qu’elle le fasse – peu lui chaut. Pour autant, hors de question, chez lui, d’embrasser les thèses d’un Thomas Piketty sur les inégalités patrimoniales inhérentes au capitalisme et qui, irrémédiablement, conduiraient à la panne totale de croissance. Dans le droit fil de son expérience d’entrepreneur, il croit toujours aux vertus d’un capitalisme pur et dur (pour ne pas dire brutal), les grands patrons peuvent être rassurés et l’Obamacare ne survivra pas à son inventeur.
Alors, quoi ? En fait, Donald Trump met tout sur le dos du libre-échange et des délocalisations, avec comme tête de Turc la Chine. Selon lui, tous les stigmates de la crise remontent à une seule et même source : la concurrence des pays en voie de développement qui a dévasté le tissu industriel américain. Vu d’Europe, et notamment avec le regard d’un militant souverainiste, ce diagnostic peut sembler banal, mais aux États-Unis, affirmé avec une telle franchise, c’est inédit, comme il est inédit d’affirmer que le libre-échange est non seulement la cause, mais la seule et unique cause de la crise.
 
Une fois que l’on a compris ce que Donald Trump a vraiment en tête pour son pays, tout devient cohérent, et même sa vision de la politique étrangère – et là, nous touchons au deuxième volet de sa doctrine, une véritable révolution. Pour Trump, en effet, la politique étrangère ne doit pas avoir pour but de propager les valeurs de la démocratie urbi et orbi, mais de servir uniquement les intérêts des États-Unis, et par intérêts, il faut comprendre les intérêts économiques stricto sensu. Le rapprochement avec la Russie – confié non pas à un politique mais à un industriel, c’est tout dire – et le refroidissement des relations avec Pékin sont parfaitement cohérents avec une politique de recentrage économique sur le sol américain. Face à la Chine, qui a beaucoup à perdre sur le plan économique, les États-Unis doivent se préparer à une confrontation diplomatique serrée. A contrario, la Russie, loin d’être un concurrent industriel, offre toutes les synergies qui fondent un partenariat fécond pour l’avenir.
 
Si la cohérence de Donald Trump est un mystère pour nos politologues, c’est tout bêtement parce qu’il n’est ni un économiste ni un politique mais un entrepreneur et qu’il entend gouverner comme un entrepreneur. L’avenir nous dira si l’establishment le laissera faire et si sa doctrine très originale est la bonne.

mardi 27 décembre 2016

PizzaGate : La ruine cachée à la vue de tous

De gauche à droite: John Podesta et James Alafantis

 

PETRUS LOMBARD

Dernier stade de la dégénérescence politique de l’Ouest, le scandale pédophile du PizzaGate
Le 3 novembre, quelques jours avant les élections US, Wikileaks de Julian Assange a publié la PHASE 3 de sa « couverture » électorale, un paquet d’environ 357 dossiers du FBI rajouté à ce qui était déjà connu sous le nom de « fichiers Podesta ». Ces derniers contiennent divers courriels de la correspondances de John Podesta, chef de l’état-major de Bill et Hillary Clinton, qui fut aussi conseiller de Barack Obama jusqu’à février 2015. 
 
Pratiquement en même temps que la diffusion des fichiers, une source anonyme d’Internet connue sous le nom de « 4chan », a d’abord publié quelques conclusions explosives. 
 
Dans les courriels de Podesta, quelques phrases n’ayant pas de sens réel contiennent des mots-clés que le FBI avait antérieurement établis en rapport avec la pédophilie. Voici ces mots : pizza = fille, hotdog = garçon, fromage = petite fille, pâtes = petit garçon, sauce = orgie, etc. Cachés à la vue de tous.
 
À partir de ce moment, une couverture jamais vue de l’affaire a commencé à se propager rapidement sur Internet, non seulement sur les liens secrets de Podesta, mais aussi sur l’implication des Clinton. Les informations viennent de sources en ligne les plus diverses, avec nombre d’affreux détails bizarres. 
 
Dévoilant la gravité effrayante de cette affaire morbide, il y a dans tout cela un fort aspect de « journalisme citoyen » et de travail de détective sur Internet. Il est évident qu’après qu’un fonctionnaire de haut rang du FBI a dit avoir la preuve de l’implication des Clinton (peu de temps après que l’un des « suspects » ait été retrouvé mort), quelqu’un du FBI a expressément fourni ces dossiers à Assange. 
 
Partant de là, le gros du travail de recherche a été le fait de gens ordinaires, et ils nous ont fourni des informations sur ce qui est manifestement le plus grand secret public des USA. Pendant ce temps-là, une énorme campagne contre les soi-disant « fausses informations » a été lancée par les médias dominants aux ordres. Le timing a été pour le moins intéressant.
 
D’après ce que savent jusqu’ici les sources de « fausse informations », de fortes présomptions montrent que des dirigeants US de haut rang, de gros bonnets anciens et actuels de la politique, des cercles élitistes, ainsi que de simples quidams, sont manifestement impliqués dans le plus grand scandale de l’histoire [du monde].
 
De nombreuses sources révèlent que la pornographie pédophile, l’enlèvement d’enfants, le trafic d’esclaves sexuels, le sadisme pédophile, les sacrifices rituels, l’occultisme noir (mettant en scène l’infâme « artiste » Marina Abramovic en tant que maître queux de « cuisine spirituelle » pour ses dîners) et même le cannibalisme, étaient probablement impliqués.
 
Les courriels de Podesta ne sont que la pointe de l’iceberg. Il suffit de voir sa collection « d’art ». Il suffit de voir combien de gens sont liés de diverses manières à ce réseau extrêmement glauque, qui ramène invariablement aux cercles politiques et publics dominants. L’industrie du divertissement est très impliquée. Incités par le scandale, certains acteurs ont déjà évoqué ouvertement la tradition pédophile d’Hollywood, en lien avec les acteurs juvéniles.
Le restaurant Comet Ping Pong Pizza
Plus largement, dans ce contexte, certains pays occidentaux ont déjà légalisé la pédophilie et l’inceste, pendant que les plus progressistes envisagent aussi la bestialité. Il existe une méthodologie d’ingénierie sociale connue sous le nom de fenêtre Overtone (alias, Fenêtre du discours, ou Fenêtre des opportunités), mise au point par Joseph Overtone et utilisée surtout par des spécialistes de médias dans des buts politiques et autres. Elle décrit comment même les idées les plus bizarres, les plus déplacées, peuvent être prises dans les bas-fonds sociaux indignes, puis réhabilitées et incluses dans la législature, pour devenir ainsi la politique officielle. Complètement cachée à la vue de tous.
 
Les réseaux pédophiles ne sont pas inédits en politique et dans les structures du pouvoir occidental. Il y a quelques décennies, l’un des plus grands scandales a émergé. Il s’agissait de visites de mineurs à la Maison Blanche, après minuit, mais tout a été dissimulé sans conséquences politiques graves.
 
Récemment, en Australie et en Norvège, des dizaines de citoyens « éminents » ont été arrêtés pour leur implication dans des réseaux pédophiles. Il existe aussi des signes persistants montrant que des membres de la famille royale britannique se livrent à de mystérieuses équipées sexuelles. En outre, de 2001 à 2010, il a été constaté que 3000 prêtres catholiques étaient impliqués dans de la maltraitance à enfant. (L’oscar 2016 des meilleurs films, « Spotlight », basé sur des événements réels, montrant la façon dont les journalistes du Boston Globe ont découvert de très graves attentats à la pudeur sur enfants, est une excellente référence).
 
Certains détails donnent franchement la chair de poule. Le nom d’un des deux emplacements du PizzaGate (tous deux proches l’un de l’autre à Washington) est apparu à ce jour. Cela concerne James Alafantis, dont le restaurant s’appelle Comet Ping Pong Pizza (l’autre est Besta Pizza). Le nom « James Alafantis » est dérivé de l’expression française « J’aime les enfants ». 
 
David Brock, son ancien petit ami, l’un des principaux manipulateurs de l’establishment du Parti Démocrate, dirige l’influente organisation de supervision médiatique appelée Media Matters. Il a été poursuivi jadis pour pédophilie. Tous deux sont cachés à la vue de tous.
 
Autre détail : Il est aujourd’hui prouvé que John Podesta et son frère Toni, sont arrivés au Portugal le 3 mai 2007, le jour où Madeleine McCann, 4 ans, a disparu d’un hôtel de Praia da Luz. Les Podesta étaient présents dans cette ville au même moment. Les portraits-robots des deux suspects de la police font plus que ressembler aux frères. 

lundi 26 décembre 2016

Saddam Hussein vu autrement, 10 ans après sa pendaison


Dans le livre Debriefing the President : The Interrogation of Saddam Hussein, John Nixon, ancien analyste de haut rang de la CIA, s'attaque notamment aux idées reçues des Américains et de leurs dirigeants de l'époque sur Saddam Hussein.
PHOTO DAVID FURST, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
 
(New York) À part peut-être George W. Bush, Dick Cheney et une poignée de leurs admirateurs ou anciens collègues, les Américains n'auront pas le goût de célébrer vendredi le 10e anniversaire de la pendaison de Saddam Hussein. Surtout s'ils lisent le livre que fera paraître demain le premier de leurs compatriotes à avoir interrogé le dictateur irakien après sa capture par l'armée américaine.      
 
 
Collaboration spéciale
La Presse
 
 
« La montée de l'extrémisme islamique en Irak, principalement sous la rubrique de l'État islamique, est une catastrophe que les États-Unis n'auraient pas eu à affronter s'ils avaient accepté de vivre avec un Saddam Hussein vieillissant et déconnecté », écrit John Nixon, ancien analyste de haut rang de la CIA, dans Debriefing the President : The Interrogation of Saddam Hussein, dont La Presse a obtenu un exemplaire.
 
Le livre ne s'attaque pas seulement aux idées reçues des Américains et de leurs dirigeants de l'époque sur Saddam Hussein. Il s'en prend également à la CIA, dont les analyses erronées sur certains pays vont parfois de pair, selon Nixon, avec une inclination à dire au président en fonction ce qu'il veut entendre. Les lecteurs de cet ouvrage ne pourront s'empêcher de se demander comment se comportera la CIA avec Donald Trump. Celui-ci n'a-t-il pas ridiculisé la conclusion de l'agence de renseignement selon laquelle la Russie avait interféré dans l'élection présidentielle pour l'aider à l'emporter ?
En attendant, John Nixon ne s'épargne pas lui-même. Né à Long Island en 1961, il a fait ses débuts à la CIA en 1998, travaillant au cours des années suivantes comme analyste responsable des questions irakiennes, et notamment de Saddam Hussein. C'est en raison de cette expertise qu'il a été déployé en Irak en 2003 pour participer à la chasse au dictateur, à son identification (il connaissait les endroits où Saddam avait été tatoué et blessé d'une balle) et à son interrogatoire (la CIA préfère utiliser le mot « debriefing »).
« J'ai été stupéfait de voir à quel point j'ai dû réviser mon analyse originale », écrit Nixon, ajoutant que son interrogatoire de Saddam lui avait fait comprendre « certaines des erreurs commises par les États-Unis dans la poursuite d'une guerre de choix en Irak alors que nous connaissions si peu ses réalités politiques et sectaires ».
SADDAM L'ÉCRIVAIN
Une des réalités politiques les plus étonnantes que Nixon dit avoir découvertes est la suivante : au moment où les États-Unis menaçaient d'envahir son pays, Saddam Hussein avait délégué à quelques-uns de ses lieutenants le pouvoir en matière de politique étrangère, se consacrant presque exclusivement à la sécurité intérieure de son régime et à l'écriture de son second roman. « En captivité, il se décrivait souvent comme président d'Irak, mais aussi, en second lieu, comme "écrivain". Cela faisait en sorte qu'il était difficile de concilier cette version de Saddam Hussein avec son personnage de "boucher de Bagdad" », écrit Nixon.
L'ancien analyste de la CIA a également été surpris de la réponse donnée par Saddam Hussein à une question portant sur ses figures historiques préférées. « Pendant des années à la CIA, on m'avait répété sans cesse qu'il avait étudié le parcours de Staline et Hitler, qui étaient prétendument ses modèles », écrit Nixon, avant de donner les réponses de son interlocuteur à sa question : de Gaulle, Lénine, Mao et George Washington, qui avaient aux yeux de Saddam Hussein le mérite d'avoir fondé de nouveaux systèmes politiques.
L'étonnement n'était pas à sens unique. Selon Nixon, après les attentats du 11-Septembre, Saddam Hussein était convaincu que les États-Unis feraient appel à son aide pour combattre l'islamisme radical, qu'il voyait comme une des plus grandes menaces pour son régime.
« Dans l'esprit de Saddam, les deux pays étaient des alliés naturels dans la lutte contre l'extrémisme et, comme il l'a dit à plusieurs reprises durant son interrogatoire, il ne pouvait comprendre pourquoi les États-Unis n'avaient pu s'entendre avec lui là-dessus », avance John Nixon.
John Nixon ne s'étend pas sur le fiasco des armes de destruction massive en Irak. Son livre, qui est caviardé à plusieurs endroits, n'aurait peut-être pas passé la censure de la CIA s'il avait trop insisté sur la manipulation politique à laquelle les dirigeants de l'agence, dont son chef de l'époque, George Tenet, ont participé pour justifier la guerre en Irak. Mais il a abordé cette question lors de son interrogatoire de Saddam Hussein, qui a répété que son pays ne possédait pas de telles armes au moment de l'invasion.
« Saddam a adopté un ton philosophique lorsqu'on lui a demandé comment les États-Unis avaient pu errer comme ils l'ont fait sur la question des armes de destruction massive. Il a dit : "L'esprit d'écoute et de compréhension n'était pas présent... Je ne m'absous pas du blâme." C'était un rare aveu de la part de Saddam sur le fait qu'il aurait pu présenter un portrait plus clair des intentions de l'Irak concernant les armes de destruction massive. »
Et le livre de Nixon est une admission non moins rare de la faillibilité de la CIA.