Le lapsus d'une journaliste de NBC:

lundi 17 septembre 2018

ATTENTION DANGER ! L’ÉTAT PROFOND AMÉRICAIN REFAIT SURFACE

L’ÉTAT PROFOND AMÉRICAIN REFAIT SURFACE 
(Jean Goychman)

 
Tapi dans l’enceinte protectrice du secret et de l’anonymat, le « Pouvoir de l’ombre » vient de décider d’apparaître sous les feux de l’actualité. La tribune (anonyme) publiée par le New York Times (connu pour être un instrument de diffusion de l’État Profond) fait suite à l’annonce de la prochaine sortie d’un livre de Bob Woodward intitulé « La Peur », qui est un véritable brûlot contre Donald Trump. Ce journaliste sorti de Yale s’était notamment fait connaître par la fameuse affaire du « Watergate » qui a conduit Richard Nixon (commanditaire avéré du cambriolage au siège du parti démocrate) à la démission en 1973.
 

Bis repetita ?

Le 12 novembre 1963, 10 jours avant son assassinat, JF Kennedy tenait un discours depuis l’université de Columbia, dans lequel il dénonçait :
« Le bureau présidentiel a été utilisé pour mettre sur pied un complot d’anéantissement de la liberté du peuple américain, et avant de quitter ce bureau, je dois informer les citoyens de cet état critique. »
Évidemment, ce discours méconnu, mais d’une importance capitale pour essayer de comprendre ce qui se passe aujourd’hui, s’est « perdu » dans le bruit médiatique de l’assassinat de Dallas (22 novembre). Pourtant, il était de la même veine de celui qu’Eisenhower a prononcé le 17 janvier 1961 à l’occasion de son départ de la Maison Blanche, où il disait :
« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. »
Il dénonçait lui aussi ce « Pouvoir de l’ombre » dont l’influence grandissait au sein même de l’appareil d’État.

Une justification peu convaincante

L’auteur de cette tribune (qui reste dans l’anonymat) explique sa démarche par un souci de « protection du peuple américain » qui serait guidé à son insu par « un président malhabile qui continue d’agir d’une manière qui nuit à la bonne santé de notre République. »
Se targuant lui-même d’être un « tout proche » collaborateur de Donald Trump, on notera qu’il ne donne aucun fait précis. Pourtant, aurait-il pu parler de sa politique étrangère, ou encore son « climato-scepticisme », voire de sa politique économique ou fiscale ou de sa politique sur l’immigration, qui risquaient de compromettre le devenir des États-Unis. Au lieu de cela, il tient un discours dont le moins qu’on puisse en dire est qu’il est… surprenant. Qu’on en juge :
« Soyons clair : notre “résistanceˮ n’est pas la résistance populaire de la gauche. Nous voulons que ce gouvernement réussisse et pensons que beaucoup de ses politiques ont déjà rendu l’Amérique plus sûre et plus prospère ».
 

Une phrase qui en dit long

Autrement dit : la politique suivie par Trump est la bonne, mais nous ne voulons pas qu’il continue à la mener. Puis, il est question de… « l’immoralité du Président » ! Sans pour autant porter de jugement de valeur, sur « quoi » peut bien s’appuyer l’auteur pour sortir un tel argument ? Sans remonter aux calendes grecques, le nombre de dirigeants politiques« arrimés à aucun principe fondamental discernable guidant ses prises de décisions. Bien qu’élu en tant que Républicain, il montre peu d’affinités pour les idéaux adoptés de longue date par les Conservateurs : esprits libres, marchés libres, individus libres. Au mieux, il a invoqué ces idéaux dans des déclarations préparées à l’avance. Au pire, il les a carrément attaqués », répondant à ces critères est certainement la grande majorité d’entre eux.
Et j’allais dire : heureusement !
Rien que dans notre pays, le nombre d’élus se réclamant à cor et à cri du Général de Gaulle et appliquant une politique différente – voire contraire à la sienne – formerait une liste sur laquelle bien peu ne figureraient pas.
 

Le véritable problème

Donald Trump a été élu conformément à la Constitution américaine, par la majorité des Grands Électeurs, eux-mêmes élus par le peuple. Or, cet État Profond ne peut l’accepter, ayant mis des décennies pour s’emparer du pouvoir. J’avais brièvement retracé son histoire l’an passé dans deux articles sur Minurne (1 & 2). Directement lié au projet de Nouvel Ordre Mondial, il ne peut accepter de voir réduits à néant les efforts déployés depuis tant de temps pour arriver à ses fins, à savoir l’établissement d’un gouvernement mondial dans un monde unipolaire. Après avoir fait disparaître les Empires au moyen des deux guerres mondiales, il lui reste à faire disparaître les peuples et les nations. Il s’y est évertué depuis des décennies en imposant ce phénomène appelé « mondialisation » et en généralisant le libre-échange, moyen de faire disparaître les frontières, donc les nations, et militant pour la libre circulation universelle, destinée à faire disparaître l’identité des peuples. Le moyen de domination choisi par eux depuis plus de deux siècles consiste à contrôler la monnaie internationale sous forme d’une dette émise par les États qui permet au système des Banques Centrales (réputées indépendantes) de créer de la monnaie à partir de rien tout en prélevant des intérêts. Petit-à-petit, les peuples subissaient cette servitude qui permettait au pouvoir financier de les contrôler. Malheureusement pour eux, en raison de l’éveil de la Chine et de pays comme la Russie ou l’Inde, le succès paraît plus incertain.
 
Mais l’élection de Donald Trump et la mise en place de sa politique « America First » risque de sonner le glas de leurs espoirs.
 

Quel est l’enjeu ?

Cet État Profond semble considérer que, s’ils arrivaient à se débarrasser de Donald Trumpd’une façon ou d’une autre, ils reprendraient le contrôle comme avant et pourraient ainsi mener à bien leur projet. En gens organisés qu’ils sont, le premier objectif est d’empêcher, probablement par tous les moyens, la réélection de Trump en 2020. Pour cela, il faut qu’il perde les élections du « mid-term » [1] qui vont se dérouler en novembre de cette année. Nous allons donc assister à un véritable « combat de Titans » où tous les coups seront permis.
Alors, évoquer « l’absence de moralité » dans cette situation tient un peu du comique, non ?
 
Jean Goychman

07/09/2018
 
[1] Mi-mandat.
 
 
 

mercredi 5 septembre 2018

Le bilan de McCain en matière de politique étrangère




Photo by U.S. Navy Chief Petty Officer Joshua Treadwell, Released

 
Par Daniel Laurison – Le 27 août 2018 – Source The American Conservative
 
Le sénateur John McCain est mort d’un cancer du cerveau ce week-end :
John S. McCain, le fier pilote de l’aéronavale qui s’est élevé des profondeurs du désespoir d’être prisonnier de guerre au Vietnam aux sommets du pouvoir comme membre du Congrès et sénateur républicain de l’Arizona et candidat à la présidence à deux reprises, est décédé samedi à son domicile en Arizona. Il avait 81 ans.
McCain a siégé au Congrès pendant plus de trente ans. Dans cet espace de temps, il est passé de l’ancien combattant du Vietnam, qui avait mis en garde contre une ingérence imprudente au Liban, au promoteur le plus bruyant et le plus prévisible des pires interventions militaires possibles et inimaginables. Cela n’a fait qu’empirer tout au long de son parcours à Washington. Sa carrière entière doit être regardée par les futurs élus comme l’exemple absolu de ce qu’il ne faut pas faire. Bien qu’il se soit spécialisé dans les questions de sécurité nationale et de politique étrangère, il a été constamment à côté de la plaque sur toutes les grandes questions de politique étrangère des trois dernières décennies.
McCain s’est distingué en se faisant le héros perpétuel des guerres à l’étranger les plus inutiles au nom du leadership américain, et la situation du pays s’est aggravée chaque fois qu’un président a tenu compte de ses recommandations. Il a été le chef de file des partisans de l’invasion de l’Irak et de l’intervention en Libye, et il avait tort dans les deux cas. Il a également été un partisan de la guerre du Kosovo et un avocat infatigable du soutien des États-Unis à la guerre saoudienne contre le Yémen. Quand la Géorgie a escaladé un conflit avec la Russie, il a criécomme un fou : « Nous sommes tous des Géorgiens » et a donné l’impression qu’il était prêt à prendre le risque d’une troisième guerre mondiale pour un conflit qui n’avait rien à voir avec nous. Malgré ses appels constants à plus d’« action », les États-Unis ne sont pas intervenus en Syrie avec autant de force ou aussi vite qu’il le souhaitait. Il a même félicité les Saoudiens pour leur rôle en Syrie. « Merci à Dieu pour les Saoudiens », a-t-il dit. Sa haine de l’Iran était célèbre, (il chantait « Il faut bombarder, bombarder, bombarder, bombarder, bombarder, bombarder, bombarder l’Iran »), et ces dernières années, il est même allé jusqu’à sauter dans le train de Mujahideen-e Khalq (MEK). Toutes ces prises de positions sont aussi horribles les unes que les autres, et encore plus horribles pour les habitants des pays victimes des politiques qu’il a soutenues.
Si McCain avait fait tout ce qu’il voulait, les États-Unis auraient fait encore plus de guerres que nous n’en avons déjà fait, même ses admirateurs ne peuvent pas le nier. Pendant les vingt dernières années de sa carrière politique, McCain a été un champion infatigable de l’ingérence inconséquente des États-Unis dans le monde entier. C’est une grande chance pour les États-Unis et le monde entier qu’il n’ait pas réussi à se faire élire président en 2008. Si vous pensez que la politique étrangère des États-Unis est beaucoup trop militarisée, arrogante et destructrice, sachez que McCain y était pour beaucoup.
La seule chose que McCain a eu raison de faire pendant toute sa carrière au Sénat, c’est de s’opposer à la torture. Comme il avait été torturé quand il était prisonnier de guerre au Vietnam, il ne supportait pas les euphémismes et les rationalisations de ses collègues pro-torture. C’était le désaccord le plus important qu’il avait avec son parti et, en fin de compte, c’est probablement le seul domaine où sa volonté de rompre de temps à autre avec son parti a servi à quelque chose. McCain était capable de faire passer ses principes avant son parti. Malheureusement, il ne le faisait pas souvent, et lorsqu’il s’agissait de politique étrangère, les principes qui l’inspiraient étaient généralement détestables.
Traduction : Dominique Muselet
Source: Le Saker francophone

dimanche 2 septembre 2018

Pourquoi la classe dirigeante américaine pleure John McCain






Patrick Martin
Montidalisation.ca
mer., 29 août 2018 15:51 UTC

Il y a un dicton bien connu, que l'on attribue aux Romains, selon lequel il ne faut pas parler en mal des morts. Mais lorsque la mort d'un individu devient l'occasion d'une telle glorification universelle par l'establishment politique et les médias, comme avec le sénateur John McCain de l'Arizona, une correction s'impose. Cela est d'autant plus nécessaire que celui qui vient de mourir avait un long historique en tant que militariste et partisan de la réaction politique, et que la promotion de ces politiques est l'objectif transparent de ces louanges. 

Les émissions télévisées d'entretiens ce dimanche, sur cinq chaînes, ont consacré l'essentiel de leurs reportages à la vie et à la carrière de McCain et à de souvenirs de journalistes et politiciens de haut niveau, démocrates et républicains. Chuck Todd, animateur de Meet the Press, a noté que McCain était la personne la plus interviewée du programme, y ayant apparu à 73 reprises au cours de ses 36 années de carrière politique. 

McCain était un républicain de droite, mais les démocrates sont les plus fidèles à son palmarès politique. Le chef de la minorité du Sénat, Charles Schumer, a proposé de renommer le Russell Office Building du Sénat américain. Au lieu de Richard Russell, un membre du Parti démocrate partisan de la ségrégation Jim Crow, le bâtiment serait désormais nommé en l'honneur d'un républicain partisan des guerres au Vietnam, en Amérique centrale, en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie, et en Yémen. 


Commentaire : Honteux. 

S'exprimant sur ABC dans l'émission This Week, la chef de la minorité à la chambre, Nancy Pelosi, a déclaré : « En ce moment, j'ai le cœur brisé. Je pense que l'Amérique est en larmes à propos de la perte de ce grand homme ». Le sénateur Bernie Sanders a tweeté : « John McCain était un héros américain, un homme décent et honoré et un ami à moi. Il va nous manquer non seulement au Sénat américain, mais à tous les Américains qui respectent l'intégrité et l'indépendance. » 

McCain a passé quatre ans à la Chambre des représentants et 32 ans au Sénat américain, mais il serait impossible de citer un seul texte de loi auquel il était associé, qui ait bénéficié à la grande majorité des Américains. En ce qui concerne les affaires intérieures, il était surtout connu pour avoir voté (à la Chambre) contre le projet de loi établissant une fête nationale en l'honneur du Dr Martin Luther King Jr.Au Sénat, il était le seul Républicain parmi les « Les 5 de Keating », les sénateurs qui ont fait pression sur les régulateurs fédéraux au nom de Charles Keating, l'escroc des caisses d'épargne en 1987. 

L'embarras politique provoqué par cet épisode, dans lequel M. McCain a évité de justesse les sanctions de la commission d'éthique du Sénat, l'a amené à participer depuis dix ans à des efforts visant à établir au moins des limites symboliques aux contributions des entreprises aux campagnes politiques. Mais le projet de loi McCain-Feingold, comme on l'appelle, a finalement été annulé par la Cour suprême, qui a rejeté la plupart des restrictions imposées aux contributions visant à influencer les législateurs par les entreprises comme une atteinte à la liberté d'expression. Tout au long de sa carrière, McCain a été un vote sur lequel la droite Républicaine pourrait compter - pour la loi Gramm-Rudman réduisant les dépenses sociales fédérales, pour la mise en accusation du président Bill Clinton et pour (à quelques exceptions près) des mesures visant à déréglementer le monde des affaires et à réduire les impôts pour les riches.
La caractéristique principale de la carrière de McCain était cependant son attitude automatiquement agressive dès qu'il était question de politique étrangère. Il a soutenu guerre après guerre, intervention après l'intervention, encourageant toujours l'emploi de la force comme caractéristique principale de la politique étrangère américaine, et prônant toujours une allocation maximale des ressources pour alimenter le Pentagone.
En son honneur, après que son diagnostic d'un cancer du cerveau a indiqué qu'il ne passerait pas l'année, ses collègues du Sénat ont nommé la version 2018 du projet de loi sur le budget du Pentagone en son nom. 

L'identification de McCain avec le militarisme a commencé avec ses antécédents familiaux : son père et son grand-père étaient tous deux des amiraux et ont maintenant des navires de guerre de la flotte américaine qui portent leurs noms. McCain est diplômé de l'Académie navale et est devenu pilote, ce qui a conduit à sa capture au Vietnam et à cinq ans et demi d'emprisonnement. Les circonstances de son emprisonnement étaient sans aucun doute très difficiles, mais toute sympathie doit être tempérée par le fait qu'il est devenu prisonnier de guerre après avoir largué des bombes sur des personnes sans défense, faisant de lui un acteur d'un des principaux crimes de guerre de l'histoire, l'attaque sauvage américaine sur le Vietnam. 

Comme l'a noté le World Socialist Web Site dans un commentaire publié après que McCain ait tenté de faire la leçon aux Vietnamiens en 2000 au sujet de leurs orientations politiques et économiques :
Alors que McCain donne des sermons aux Vietnamiens, rappelons que les forces militaires américaines ont procédé à des exécutions massives, ont bombardé des civils, ont défolié la moitié du pays, ont violé, ont torturé, ont incendié des villages, et ont tiré sur des enfants, ont lancé des prisonniers depuis des hélicoptères et ont coupé des oreilles de personnes vivantes ou mortes pour les garder comme souvenirs et les échangeant contre des canettes de bière. Bien entendu, tous les soldats n'ont pas commis de tels crimes, mais l'intervention militaire dans son ensemble avait un caractère brutal, antidémocratique et impérialiste, qui s'est inévitablement traduit par une conduite aussi sadique.
Une fois libéré après l'accord de Paris entre Washington et Hanoi, McCain est rentré chez lui comme « héros de guerre », a épousé la fille d'un distributeur de bière multimillionnaire en Arizona et s'est installé dans cet État pour commencer une carrière politique. Élu pour la première fois à la Chambre des représentants en 1982, il a soutenu
l'invasion américaine de l'île de Grenade en 1983 et la politique de l'administration Reagan de soutien des forces fascistes en Amérique centrale, notamment les escadrons de la mort au Salvador et au Guatemala et les terroristes Contras au Nicaragua (il était membre du conseil américain pour la liberté mondiale, le chapitre américain de la Ligue mondiale anticommuniste, pendant plusieurs années). Après avoir succédé à Barry Goldwater, Républicain de droite, au Sénat américain en 1986, il a soutenu l'invasion du Panama par le gouvernement Bush en 1989 et la guerre américaine contre l'Irak en 1990-91, au cours de laquelle des centaines de milliers de conscrits irakiens ont été incinérés par des bombes, des fusées et des obus américains.
Après quelques réticences initiales, McCain a soutenu les menaces militaires de l'Administration Clinton en Bosnie, y compris le bombardement des forces serbes ; puis, en 1999, encouragé le bombardement à grande échelle de la Serbie, déclarant au sujet des objectifs des États-Unis au Kosovo : « Nous y sommes, et nous devons gagner. Cela signifie que nous devons exercer toutes les options. » 

Comme presque tous les autres démocrates et républicains, il a soutenu l'invasion de l'Afghanistan en octobre 2001, lançant une guerre qui approche maintenant la fin de sa 17ᵉ année, la plus longue de l'histoire américaine. 

C'est lors de la deuxième guerre d'Irak que McCain a joué son rôle le plus important et réactionnaire, principal auteur avec le démocrate Joe Lieberman de la loi de 1998 sur la libération de l'Irak, soutenant les bombardements de Clinton et George W. Bush, et poussant ensuite à un recours plus agressif à la force pendant l'occupation prolongée par les États-Unis, aboutissant au Surge [envoi massif de renforts] de Bush en 2006-2007.

McCain était un fervent partisan de tous les mensonges choisis par l'Administration Bush comme base de sa propagande de guerre : les liens présumés de Saddam Hussein avec le terrorisme ; sa possession « d'armes de destruction massive » ; le désir d'établir une « démocratie » en Irak ; et enfin, la nécessité de préserver la « stabilité », c'est-à-dire de faire face aux conséquences de la destruction par les États-Unis de l'Irak en tant que société viable. 

En chemin, McCain a trouvé le temps de prôner une action militaire contre la Corée du Nord en 2003, une intervention américaine en Iran en 2007 et le soutien américain à la Géorgie dans la guerre entre la Russie et cette république du Caucase en 2008 (il a envoyé sa femme à Tbilissi pour faire une démonstration de soutien). 

La campagne présidentielle de McCain en 2008 a été battue, en partie à cause de l'hostilité populaire à la guerre en Irak, avec laquelle il a été identifié, et en partie parce qu'il n'a pas répondu aussi vite qu'Obama aux demandes de Wall Street lors de la crise financière de septembre 2008 pour un plan de sauvetage fédéral des banques à grande échelle. 

Tout au long du mandat d'Obama, McCain était un fervent partisan du président démocrate lorsqu'il utilisait la force militaire, comme en Libye, ou quand il a menacé de le faire, comme en Mer de Chine méridionale, et un critique quand Obama reculait, comme en Syrie. 

McCain et John Kerry ont présenté une résolution du Sénat pour approuver la guerre en Libye, et McCain a demandé que la puissance aérienne américaine soit utilisée « de manière plus lourde ». En septembre 2013, McCain a appuyé une résolution de soutien aux opérations militaires en Syrie qui « donnerait un nouveau souffle sur le champ de bataille » et renforceraient les forces opposées au régime de Bachar al-Assad. Il a appelé à plusieurs reprises à ce qu'il y ait plus de troupes au sol [more boots on the ground] pour la guerre soutenue par les États-Unis contre l'État islamique en Irak et en Syrie. 

En octobre 2016, alors que le Parti démocrate concentrait sa campagne présidentielle sur une prétendue « ingérence » russe, McCain était l'auteur d'une chronique publiée dans le Wall Street Journal dans laquelle il accusait la Russie d'avoir « massacré d'innombrables civils » en Syrie par des « bombardements aveugles ». L'ancien pilote qui bombardait du Nord-Vietnam dénonçait la Russie pour avoir infligé une infime partie des dégâts causés par la campagne « Choc et effroi » en Irak, qui a fait un million de morts avec le soutien enthousiaste de McCain. 

Nous avons noté l'adoption de l'héritage de McCain par ses prétendus opposants au sein du Parti démocrate. Ce n'est pas simplement le résultat du soutien de McCain aux allégations fausses d'ingérence russe dans les élections américaines de 2016, colportées par les démocrates et une grande partie de l'appareil de renseignement militaire. Il y a plus de dix ans, à l'été 2004, Kerry et McCain avaient entamé des discussions en coulisses dans lesquelles le candidat démocrate avait suggéré la formation d'un ticket présidentiel bipartite, avec McCain comme vice-président, pour s'opposer à la réélection de George W. Bush. McCain a joué avec l'idée, mais a finalement décidé de rester avec les républicains. 

En 2007, alors que sa deuxième campagne de candidature à la présidentielle républicaine vacillait dès le début, McCain a été interviewé dans l'émission 60 Minutes sur CBS au sujet de l'opposition croissante à la guerre en Irak. « À quel moment arrêtez-vous de faire ce que vous pensez être correct et commencez-vous à faire ce que la majorité des Américains veut ? », lui a-t-on demandé. McCain a répondu : « Je ne suis pas d'accord avec ce que veut la majorité des Américains ». Le Wall Street Journal a salué cette réponse, qui a essentiellement rejeté la souveraineté populaire comme base de la démocratie, comme « La plus belle heure de McCain ». 

Cet engagement absolu en faveur de la défense de l'impérialisme américain par McCain a attiré l'attention de l'élite dirigeante américaine dans son ensemble et explique l'afflux d'adulation au cours du week-end.
 

Source: https://fr.sott.net/
Mondialisation.ca

mardi 21 août 2018

Fulford : La Guerre contre les Khazars se poursuit !

 

Benjamin Fulford le 20 août 2018




Les Questions qui sont restées en suspens pendant l'été pourraient déboucher sur une Guerre en Automne ! 


Plusieurs questions restées en suspens pourraient déclencher une guerre brève et violente cet automne, à l’intérieur des États-Unis, au Moyen-Orient, et peut-être même au Japon, selon de multiples sources concordantes. 

 La question cruciale reste le 11 septembre 2001, un massacre de masse qui demeure impuni et officiellement non-reconnu à ce jour. 

Le crime de guerre du 11 septembre 2001 a servi d’excuse pour le massacre de masse perpétré sur les Irakiens, les Syriens, les Afghans et d’autres peuples. 
En outre, si vous creusez la question, il est lié à l’assassinat des Kennedy dans les années 1960, au meurtre de Martin Luther King, ainsi qu’aux attaques de tsunamis d’origine humaine du 26 décembre 2004 en Indonésie et du 11 mars 2011 au Japon entre autres crimes contre l’humanité. 

Il est intéressant de noter, en passant, qu’aucune des près de 350 publications des médias privés de la semaine dernière qui ont sorti simultanément des éditoriaux appelant à la liberté de la presse, n’a osé écrire la vérité sur ces crimes contre l’humanité. 


La raison en est qu’elles appartiennent majoritairement aux auteurs de ces crimes – la Mafia Khazar.
https://www.cnn.com/2018/08/16/politics/newspaper-editorials-trump-list/index.html 


Les médias nous relaient la fausse vérité que nous impose la Mafia Khazare !

Quand le New York Times et le reste des médias de propagande privés vont-ils écrire que ce sont les néoconservateurs Sionistes qui ont planifié et exécuté les attentats du 11 septembre 2001 ? 

Quand vont-ils écrire sur ce que contenaient les documents sur l’assassinat de Kennedy qui ont été récemment rendus publics ? 

Pourquoi n’écrivent-ils pas que c’est le Premier Ministre Israélien David Ben Gourion qui sur les instructions de ses maîtres Khazars Rothschild, etc., a ordonné les assassinats des Kennedy ? 

Pourquoi ne publient-ils pas la vérité comme ils sont supposés le faire ? 

La complicité de crimes contre l’humanité de la part de ces publications médiatiques, contrôlées par six conglomérats Khazars, signifie qu’ils sont des ennemis du peuple et méritent d’être occupés par la police militaire et contraints d’écrire la vérité.
https://www.businessinsider.com/these-6-corporations-control-90-of-the-media-in-america-2012-6 


La vérité, comme le savent les lecteurs de cette lettre d’information, est que la faction Khazare du pouvoir Occidental a exécuté ces crimes parmi d’innombrables autres crimes de guerre pour garder le contrôle du système financier mondial et donc du véritable pouvoir mondial. 

Comme un membre de la famille royale Britannique me l’a dit un jour : "Il ne s’évanouiront pas doucement dans la nuit". 


En d’autres termes, il va falloir une guerre ouverte pour éliminer ces criminels.
Un tas de gens pensent que le Président des États-Unis Donald Trump va être celui qui mettra fin au règne des Khazars et dira la vérité au peuple. 


Eh bien, jusqu’ici, depuis son élection, il n’a rien dit à propos du 11 septembre 2001, de Fukushima et d’autres crimes de guerre. 


Vous pouvez également vérifier par des articles librement accessibles, qu’en tant qu’homme d’affaire, il a été renfloué par les Rothschild à chaque fois qu’il faisait faillite. 


Et Alors ! 


Bien sûr, Trump n’aurait jamais pu se lancer dans la course à la présidence s’il n’était pas contrôlé par la combinaison habituelle de corruption et de chantage. 
Cependant, même dans ce cas, il était prévu que Trump perdrait les élections. 

Ce sont les patriotes parmi les militaires et les agences à trois lettres qui ont décidé qu’il était le moindre des deux maux et qui ont utilisé des forces spéciales pour s’introduire dans les centres informatiques (comme celui situé sous l’aéroport de Denver) qui étaient destinés à truquer l’élection en faveur de Hillary Clinton (Rockefeller). 

De plus, grâce aux soutiens militaires du régime de Trump, suffisamment d’officiels Américains impliqués dans des crimes contre l’humanité ont maintenant été évincés du pouvoir pour que la prochaine phase de la révolution puisse commencer, selon des sources du Pentagone. 


Les sources affirment qu’à commencer par cet automne … près de 50.000 inculpations sous scellés aux États-Unis vont finalement être exécutées, et "que parmi les premières à être ouvertes, il y aura probablement celle de (l’ancien directeur de la CIA) John Brennan", affirment des sources du Pentagone. 

En fait, disent-elles : "Elles vont être ouvertes après les primaires du 7 août 2018 et Hillary Clinton et John Podesta pourraient bien avoir déjà été transférés à la prison militaire Américaine de Guantanamo Bay, Cuba." 

Le fait que 60 anciens officiers du renseignement aient protesté qu’on ait retiré les accès de sécurité de Brennan est un bon signe qu’ils savent qu’ils vont rejoindre leurs anciens maîtres en prison si les choses continuent à évoluer de la même manière. 


"Trump a annulé les accès de sécurité de Brennan, et il pourrait faire de même pour les partisans de l’État Secret", ont déclaré des sources du Pentagone. 
L’annulation des accès de sécurité est un préliminaire aux arrestations, ont ajouté d’autres sources. 
http://thehill.com/homenews/administration/402427-60-cia-officers-have-signed-statement-criticizing-trump-on-security

En outre : "Dans une menace audacieuse pour induire en erreur la cabale, Trump a augmenté le budget de la parade militaire (prévue) de 12 à 92 millions de $, soit de 666%, et en l’annulant, il pourra l’utiliser pour les tribunaux militaires", affirment des sources du Pentagone et venir à Paris pour les cérémonies du 11 novembre 2018, anniversaire du centenaire de la victoire de la 1ère guerre mondiale. 


Les sources déclarent également : "Il se pourrait que la cabale vaincue ait fait pression sur le Pape pour qu’il s’oppose à la peine de mort lors de l’Assomption, mais cela ne les sauvera pas du gibet, du suicide ou des actions extrajudiciaires".  


De plus, les sources affirment : "On a mis le feu aux poudres en août 2018 lorsque la base sous-marine Indonésienne de la cabale a subi une explosion nucléaire d’une magnitude de 7,0 au nord de Lombok" (Ndlr : 15 jours après il y a encore des répliques des tremblements de terre qui ont fait plus de 500 morts, voir nos articles "Alliance Infos"). 

Les sismographes de ce tremblement de terre du 9 août, en plus de ceux du 16 août 2018 en Alaska et près de Tokyo, relèvent les caractéristiques des séismes artificiels (une explosion soudaine sans signes avant-coureurs).
https://txesp.wordpress.com/
 

Ces séismes seraient dus à la destruction de bases de la cabale selon d'autres sources. 

En fait, des sources du Pentagone confirment que : "La base souterraine de la cabale dans le nord de l’Alaska a été détruite par un tremblement de terre d’une magnitude de 6,4 le 12 août 2018". 


En outre, les sources déclarent : "Le sous-marin qui a essayé de détruire l’avion présidentiel Air Force One de Trump pendant qu’il volait vers Singapour en juin, et sa base sur l'Île de Ketron, ont été détruits le 10 août 2018 par des F-15 et un avion "volé" à l’aéroport de Seattle". 


Ces mesures prises par les militaires Américains vont certainement provoquer une contre-offensive de la cabale. Dans ce contexte, il est intéressant de noter que la Chancelière Allemande Angela Merkel, le président-esclave Français Emmanuel Macron et le Premier Ministre Canadien Justin Trudeau ont probablement tenu une réunion secrète début août (à Brégançon ?). 

Ni Merkel ni Macron ne sont apparus en public à cette date, et Trudeau a été détenu par les militaires Américains "pour avoir comploté la défaite de Trump dans l’Ohio", prétendent des sources du Pentagone.
https://www.newsweek.com/macron-faces-backlash-after-ditching-wwi-commemoration-ceremony-vacation-1066868
https://www.reuters.com/article/us-germany-politics-merkel/where-is-merkel-germany-hunts-chancellor-after-holiday-no-show-idUSKBN1KN1O2

 D’autres sources du renseignement Américain affirment également que l’avion de Trudeau a été intercepté par des chasseurs Américains et contraint à atterrir. 
Cependant, le bureau de presse de Trudeau a refusé de le confirmer ou de l’infirmer et Trudeau est apparu par la suite en public, donc il se pourrait qu’il ait été détenu puis relâché dans le cadre d’une lutte de pouvoir au sommet de la hiérarchie Occidentale. 


Des sources haut-placées du Service de Renseignement Canadien ont reconnu qu’elles ont été coupées de leurs communications avec leurs homologues Américains et que le "gouvernement des États-Unis semble dysfonctionner". 
Cependant, elles affirment que les communications avec le système de renseignement anglo-saxon des "Cinq Yeux" continuent de bien fonctionner. 


Elles confirment également qu’il y a une guerre civile larvée en cours dans les pouvoirs établis en Occident. C’est apparu de façon flagrante lors d’une récente querelle entre le Canada et l’Arabie Saoudite. 


Ces frictions ont apparemment été causées par une réaction Saoudienne à un tweet de l’Ambassade Canadienne condamnant l’arrestation de manifestantes Saoudiennes. 


Cependant, le fait que les États-Unis aient refusé de prendre parti en faveur du Canada montre que cette dispute concerne en fait le pétrole et non les droits de l’homme. 


Les Canadiens ont fait la promotion de leur pétrole et autres exportations énergétiques vers les États-Unis et l’Asie comme alternative pacifique et fiable au fondamentalisme radical de l’Arabie Saoudite. 


Étant donné que les oligarques Américains gagnent l’essentiel de leur argent en pompant le pétrole en Arabie Saoudite et dans d’autres États du Golfe pour environ 1 dollar le baril pour ensuite le vendre pour plus de 50 $ le baril, la dernière chose qu’ils souhaitent est que des compagnies pétrolières Canadiennes qu’ils ne contrôlent pas ne s’emparent de cette licence d’imprimer de l’argent. 


Par exemple, le Fonds des Frères Rockefeller finance des manifestants opposés à la construction d’oléoducs Canadiens destinés à exporter du pétrole vers les États-Unis et l’Asie. 


Ce que confirment des officiels du gouvernement Canadien. 


Donc, il y a une véritable lutte en cours entre les oligarques Canadiens et Américains dans le secteur du pétrole. 


C’est peut-être la raison pour laquelle on essaie d’impliquer Trudeau dans les arrestations et la révélation en cours des pédophiles. 


Dans ce contexte, il est intéressant de noter qu’un ami d’enfance de Trudeau a été arrêté récemment pour des chefs d’accusation de pédophilie.
http://humansarefree.com/2018/08/justin-trudeaus-friend-jailed-for-child.html


De plus, Trudeau n’a pas amélioré son cas en participant à des manifestations publiques en faveur de la sodomie. 

Comme son père Pierre Elliott Trudeau, premier ministre du Canada à 2 reprises, l’avait remarquablement formulé : "le Gouvernement n’a pas sa place dans les chambres à coucher de la nation". 


La sodomie est quelque chose qui devrait se décider dans les chambres à coucher et en privé (ou dans le cadre de la pornographie), mais n'est certainement pas un sujet que devrait promouvoir un premier ministre en exercice.
https://www.huffingtonpost.ca/2018/08/19/montreal-pride-parade-2018_a_23505109/
https://www.ctvnews.ca/canada/trudeau-becomes-first-sitting-prime-minister-to-march-in-vancouver-pride-parade-1.3009546

Alors que les arrestations et les révélations en cours sur des pédophiles de haut-vol se poursuivent, nous devrions découvrir bientôt si Trudeau fait partie des dirigeants Occidentaux qui ont été compromis et que l’on a fait chanter à cause de crimes sexuels. 


Dans ce domaine, la campagne pour mettre fin à l’exploitation sexuelle des enfants se développe rapidement. Le Département Américain de la Justice a annoncé l’arrestation de milliers de pédophiles.
https://www.justice.gov/opa/pr/office-juvenile-justice-and-delinquency-prevention-s-internet-crimes-against-children-task


L’Église Catholique a évincé des milliers de prêtres pédophiles dans le monde entier, récemment en Pennsylvanie et au Chili.
https://news.cgtn.com/news/3d3d414e7a41544e79457a6333566d54/share_p.html
https://www.yahoo.com/news/chile-investigating-158-catholic-church-over-sex-abuse-223412796.html

En outre, l’arrestation de milliers de pédophiles de moindre importance aux États-Unis a maintenant commencé à révéler des noms connus, particulièrement à Hollywood. 


Voici les dernières nouvelles à ce sujet de la part de sources du Pentagone : "Hollywood a été touché au cœur lorsqu’on a appris que le ponte de CBSLes Moonves, serait bientôt limogé pour être un prédateur sexuel". 


De plus : "Davantage de révélations pédophiles pourraient entraîner la chute de grosses pointures d’Hollywood telles que Steven SpielbergDavid GeffenOprah Winfrey et Tom Hanks", selon elles. 


Éliminer les criminels du pouvoir Occidental fait partie de la bataille pour un nouveau système financier qui va s’exacerber cet automne. 


Traduction de Patrick T. rev. Isabelle (Merci beaucoup !)
Diffusé par : http://vol370.blogspot.com/