mardi 18 octobre 2011

Hubert Reeves: L'exploitation du gaz de schiste est un mauvais choix .


L'astrophysicien Hubert Reeves s'oppose à l'exploitation du gaz de schiste. Il dit craindre le pire pour l'avenir de la planète si les bonnes décisions environnementales ne sont pas prises.

Reconnu pour son implication dans la défense de l'environnement, Hubert Reeves affirme que  l'exploitation et l'exploration du gaz de schiste « est un mauvais choix au départ » et que « ça augmente la température de la planète ».

« On sait que l'élément fondamental aujourd'hui que l'on doit arrêter, c'est le réchauffement planétaire. Et le gaz de schiste, c'est du méthane. Et le méthane, c'est plus puissant [pour le]réchauffement de la planète que le gaz carbonique. Alors au départ, il aurait fallu à mon avis laisser ça de côté », a-t-il déclaré lundi sur les ondes de RDI.

Il ne faut pas se lancer dans plus d'exploitation d'énergies fossiles, que ce soit le pétrole, le charbon, le gaz carbonique ou le gaz de schiste. C'est une mauvaise direction.
— Hubert Reeves, astrophysicien

Interrogé sur le fait que les défenseurs du gaz de schiste estiment qu'il s'agit d'une alternative plus naturelle que les sables bitumineux, par exemple, M. Reeves répond que le principe fondamental reste le même : il s'agit du mauvais choix.

« Il faut aller vers les énergies renouvelables tous azimuts », soutient-il.

Par ailleurs, il qualifie « d'encourageante » l'initiative prise par une délégation de citoyens et d'élus municipaux de la vallée du Saint-Laurent de se rendre en Pennsylvanie pour aller mesurer l'impact de l'exploitation du gaz de schiste dans cette région.

« Personne ne connaît l'avenir, mais il faut être déterminé à faire ce qu'on pense, qu'il faut [le] faire quoiqu'il arrive. Ce sont des initiatives qu'on appelle la démocratie participative, et ça, je trouve ça très bien », a-t-il indiqué.

« Pour l'avenir de nos enfants »

Hubert Reeves se donne pour mission d'intéresser les jeunes à la science et à l'environnement. Il était d'ailleurs de passage au Québec pour rencontrer 1300 jeunes provenant de 22 écoles secondaires, réunis lundi au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts de Montréal.

« Je me fais du souci à savoir dans quel monde ils vont vivre. Il faut se soucier de l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants », a-t-il conclu.

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