lundi 17 octobre 2011

Occupons Montréal: nous y étions


Les manifestants ont envahi samedi le square Victoria, à Montréal, afin de se joindre à la vague mondiale de protestation.  Une cinquantaine de tentes ont poussé durant la fin de semaine au square Victoria, rebaptisé «place du Peuple» par les indignés montréalais qui développent rapidement un sens de la communauté.


Les excès de la finance et les inégalités sociales sont à la base du mouvement des indignés, qui s'est propagé partout dans le monde samedi.  Occupons Montréal est unique dans l'histoire récente des mouvements sociaux. Plusieurs groupes y sont représentés, mais aucun ne semble imposer son programme. 

Des appuis à l'ONU

Entre-temps, le mouvement des indignés continue de récolter des appuis. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a invité les dirigeants du monde à les «écouter».

«Depuis l'aube du printemps arabe, les jeunes du monde entier ont pris les rues, exigeant davantage de possibilités de participer à la vie économique et politique», a-t-il déclaré à l'ouverture de la 125e Conférence de l'Union interparlementaire (UIP), réunissant 1200 délégués de 130 pays, à Berne.

«Laissez-nous les écouter, de peur que les prochaines décennies ne soient marquées par une instabilité et une aliénation qui sapent nos perspectives de paix, de sécurité et de prospérité pour tous», a-t-il ajouté.

Au Canada, le gouverneur de la Banque centrale, Mark Carney, a déclaré sur les ondes de la CBC que les protestations étaient «entièrement constructives». Les décideurs publics ne pourront faire l'économie d'une réflexion devant cette montée légitime de l'insatisfaction, a-t-il dit.

M. Carney voit l'expansion du mouvement au Canada comme un défi à relever. Elle rend «encore plus tangibles» les défis auxquels sont confrontés l'économie et les décideurs pour accoucher d'une réforme de la finance.

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Ma lecture de tous ces événements reste pour l'instant sur son quant-à-soi. Je me méfie des appuis de tout ce beau monde. Ne nous manque plus que l'appui du Vatican. 

Par contre, je le répète, à l'instar de Josée Boileau, dans Le Devoir ce dernier samedi: «C'est la trame de fond qui compte ... »

May  

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