lundi 7 novembre 2011

Astrophotographie : taches et filaments solaires

La reprise de l'activité solaire s'accompagne de nombreuses manifestations à la surface de notre étoile. Un suivi quotidien que les astronomes amateurs peuvent mener en observant dans certaines longueurs d'onde.


Bien que sa lumière soit éblouissante et puisse nous brûler la rétine, le Soleil est observé depuis longtemps, comme en témoignent des relevés de taches solaires dans de vieilles chroniques chinoises. 
Les Hommes se sont en effet très tôt intéressés à l'astre qui leur fournissait lumière et chaleur. Pour déceler des irrégularités à sa surface, il suffisait de regarder le Soleil lorsqu'il est très proche de l'horizon et que l'absorption atmosphérique en atténue considérablement la luminosité. Une occasion unique pour voir des taches sur le Soleil sans filtration particulière et pour assister à d'étonnants mirages comme celui observé dernièrement sur le Rio de la Plata.


C'est au XIXe siècle que l'astronome allemand Heinrich Schwabe découvrit le cycle d'apparition des taches solaires dont la durée est en moyenne de onze ans. Un cycle qui pourrait bien connaître de profonds bouleversements, si l'on en croît les récentes déclarations faites par plusieurs spécialistes lors du dernier congrès annuel de la Solar Physics Division of the American Astronomical Society, suggérant la disparition de ces taches pour les prochaines décennies.

Des observations à la portée des amateurs

Les taches apparaissent sur le Soleil lorsque des perturbations magnétiques ralentissent l'apport de chaleur venant du centre de l'étoile. Une tache est moins chaude (4.500 °C) que la surface environnante (6.000 °C), ce qui la fait voir plus foncée. 


Les taches sont aussi accompagnées de filaments, des jets de plasma plus froids et plus denses que le reste de la couronne solaire dans laquelle ils se maintiennent en suspension sous la poussée de puissants champs magnétiques. Si les taches sont observables dans le domaine du visible, il n'en va pas de même pour les filaments qui ne peuvent être étudiés qu'en utilisant des filtres centrés sur la raie H alpha (656,3 nanomètres).


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