lundi 21 novembre 2011

Moody's s'inquiète de nouveau de la France

La hausse des coûts d'emprunt de Paris et les perspectives qui s'assombrissent en zone euro pourraient peser sur la note de crédit de la France, a prévenu lundi l'agence de notation Moody's.

Lundi, le taux des obligations à 10 ans était à 3,5 %, en baisse par rapport à vendredi. Il s'est apprécié au cours des dernières semaines, même si le gouvernement français a présenté deux plans d'austérité en moins de deux mois.

Moody's calcule qu'une hausse de 1 % des taux d'emprunt de Paris entraîne des intérêts supplémentaires de 3 milliards d'euros (4,18 milliards de dollars canadiens) chaque année. « Avec une prévision du gouvernement de croissance du PIB d'à peine 1 % en 2012, un taux d'intérêt alourdi rendra plus difficile à atteindre les objectifs de réduction des déficits », ajoute l'agence.

À la mi-octobre, Moody's a annoncé qu'elle allait surveiller et évaluer le caractère stable de la perspective de la note AAA française au cours des trois mois.

Le ministère français de l'Économie voit une corrélation avec la méfiance grandissante envers l'Italie. « Les marchés ont bien en tête que les banques françaises sont très exposées en Italie; plus la situation de notre voisin se dégrade, plus le danger est important pour les banques, et plus le risque d'une recapitalisation par l'État s'accroît », avance-t-on à Bercy.

Les principaux indices boursiers européens affichaient des reculs de plus de 2 %, entre autres en raison des craintes de l'agence de notation. En début d'après-midi, le CAC 40 à Paris perdait 2,8 %, le DAX à Francfort se rétractait de 2,6 % et le FTSE 100 de Londres cédait 2,1 %.

Source RDI 

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J’ai bien aimé ce commentaire explicite :

Ce qui se passe en Europe n'est rien d'autre que des attaques de spéculateurs avec l'aide d'agences de notation contre certains pays Européens.

On commence par lancer des rumeurs non fondées que des pays auront de la difficulté à payer les intérêts de leur dette ce qui automatiquement crée la panique sur les marchés financiers et contribue à faire augmenter les taux de financements de ces pays.

Ces pays pour pouvoir payer les nouveaux taux exorbitants que les financiers leur charge doivent coupés massivement dans leurs programmes sociaux et surtout privatiser une partie de leurs infrastructures et services publics.

Qui donc s'empare de tout ce que les États privatisent? Les grands financiers et leurs petits amis, les spéculateurs. Ce n'est que la suite du néo-libéralisme débridé qui sévit partout dans le monde et qui vise à démolir les services étatiques pour les remplacer par le privé au profit bien-sûr d'une petite clique de privilégiés.

Mais qui sont donc, ces fameux privilégiés derrière tout ça?

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