mardi 13 décembre 2011

La menace qui plane sur le Canada


Le Canada n’est pas à l’abri des troubles économiques aux États-Unis et en Europe. On a l’impression parfois qu’on est protégé de tout ici au Canada, parce qu’on a du pétrole, des banques solides, des gouvernements qui tiennent serrés les cordons de la bourse. Mais, comme le répètent souvent Jim Flaherty et Mark Carney, nous ne sommes pas une île!

Les propos du gouverneur de la Banque du Canada à Toronto lundi sont importants dans les circonstances actuelles. Depuis l’été dernier, le ton du gouverneur a continuellement changé. Abandonnant son scénario qui reposait sur un retour à la normale de l’économie mondiale, c’est-à-dire une croissance soutenue qui allait entraîner une remontée des taux d’intérêt, Mark Carney a amorcé un virage dans son analyse qui l’a conduit hier à exprimer une franche inquiétude.

Avec la zone euro qui est en récession, avec le blocage politique américain qui ralentit toute tentative de stimuler encore l’économie et avec les prévisions de plus en plus sombres de quantité d’économistes, le gouverneur de la Banque du Canada nous dit deux choses.

Premièrement, il faut que les Canadiens arrêtent de s’endetter et qu’on mise sur leur consommation pour croître éternellement. Et, deuxièmement, les entreprises doivent investir, doivent saisir l’occasion qui se présente pour améliorer leur productivité et développer encore davantage leur commerce avec les pays émergents.

Le commerce avec les États-Unis ne cesse de perdre du terrain dans l’économie canadienne. En raison de la force du dollar, de l’obsession sécuritaire des Américains et de la montée des pays émergents. En raison aussi du ralentissement de la croissance américaine, de ses problèmes structurels et de son chômage qui demeure élevé. Plus que jamais, nos entreprises ont tout intérêt à regarder ailleurs pour croître et grandir.

Pour ce qui est des ménages, Mark Carney nous rappelle que le niveau d’endettement par rapport au revenu disponible (endettement qui comprend les hypothèques) est à 149 %, en hausse de 13 points de pourcentage depuis 2008. Le jour où les taux d’intérêt finiront par remonter, des centaines de milliers de ménages pourraient être incapables de payer toutes leurs factures et de rembourser toutes leurs dettes. Ce ratio dépasse maintenant 153 %, selon Statistique Canada.

Les banques en profitent allègrement. Les six plus grandes au pays ont encaissé des profits nets de 25,46 milliards de dollars en 2011, en hausse de 19,8 % par rapport à 2010, grâce notamment aux prêts consentis aux Canadiens. Leur solidité repose en bonne partie sur l’endettement des ménages.

Ne serait-il pas dans l’intérêt de tous, les banques, les gouvernements et les ménages de, s’assurer qu’on modère nos transports pour ce qui est de la consommation et de l’endettement? Et qu’en même temps, qu’on encourage les entreprises à investir, à créer de la richesse et de l’emploi?

C’est l’économie fondamentale du Canada qui en dépend.
 

Source: RDI - Mardi 13 décembre 2011 à 13 h 17 | Gérald Fillion

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De payer nos dettes (et nos hypothèques, pour ceux qui en ont, je présume), bref de modérer nos transports, voilà de sages conseils que vous nous donnez, là, M. Fillion.

Mais vous dites aussi du même souffle que les banques en profitent allègrement, et que leur solidité repose sur l'endettement des ménages (il aurait fallu rajouter: et des gouvernements).

N'est-ce pas là,  la source même du problème qui fera sombrer les États-nations occidentaux, les uns après les autres, dans un avenir plus ou moins rapproché ou lointain, c'est selon?

Mark Carney et la Goldman Sachs  


Goldman Sucks ... lit-on dans cette vidéo dans laquelle on vante les mérites du gouverneur de la Banque du Canada (qui n'appartient pas au Canada soit dit en passant, mais aux Rothschild d'Angleterre).  En anglais seulement.



 May

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