mardi 6 décembre 2011

Réflexion: Sans vigilance, l'autocratie reprend le pouvoir


Des mécanismes automatiques

Si les circonstances mondiales ont permis quelques fois à la démocratie d'accéder à un bon fonctionnement, comme ce fut le cas lors des 30 glorieuses, les mentalités réactionnaires et narcissiques restent en permanence à l'oeuvre (par mentalité réactionnaire, nous entendons les dominants méprisants les faibles et vénérant les forts).

De façon intuitive, autrement dit, sans intention déterminée, les dominants narcissiques visent naturellement à faire régresser les valeurs démocratiques pour réinstaurer leur toute puissance (c'est le cas du marché depuis trois décennies).

Un révélateur des faiblesses démocratiques

Les dominants autocrates profitent instinctivement de toute instabilité, de toute baisse de la vigilance pour reprendre le pouvoir.  Une fois au sommet de la hiérarchie, ils commencent à agrandir leur possession en grignotant progressivement celle du peuple. Peu à peu, ils font régresser ses acquis sociaux, font disparaître son image des médias au profit de la leur, et thésaurisent l'ensemble des privilèges.

Incapables de gérer leur désir de toute puissance, ces dominants cherchent irrépressiblement à neutraliser toute opposition (en démocratie ils utilisent la manipulation, l'intimidation, la corruption).

Incapable de fixer des limites à son expansion, le système narcissique (le marché actuel) attend qu'on les lui fixe.

La démocratie idéale attend le futur

La société idéale pour le monde contemporain, serait une démocratie réelle, une démocratie consciente qu'il ne faut pas manipuler l'opinion du peuple, pour profiter de toute sa sagesse et son bon sens. Une démocratie déterminée à consulter et à écouter le peuple, a respecter ses valeurs profondes et ses véritables désirs sans les manipuler.

Aujourd'hui le monde dit occidental et démocratique, tourne sur un régime de simulacre démocratique.

Le marché à progressivement induit ses valeurs dans l'esprit du peuple. En réalité, il serait plus juste de dire que le marché a étouffé (d'une façon tout à fait perverse, donc impossible à détecter), les valeurs du peuples pour stimuler à la place ses pulsions primaires.

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