vendredi 9 décembre 2011

Saviez-vous que ... les insectes

Des antibiotiques découverts... chez le cafard !


Qui aurait pu croire que le cafard, résolument associé à l’insalubrité, verrait sa cote de popularité monter en flèche ? C’est aujourd’hui le cas : les molécules qu’il sécrète pourraient un jour remplacer nos vieux antibiotiques devenus inefficaces.


Les recherches de nouveaux antibiotiques vont bon train actuellement et d’autant plus depuis le récent choc planétaire suggérant que des bactéries super résistantes NDM-1 étaient en voie de conquérir le monde. Si cela n’a pas encore eu lieu, les chercheurs essaient tant bien que mal de s’y préparer pour éviter une épidémie bactérienne mondiale. Si certains ont trouvé des antibiotiques dans le miel, un produit utilisé depuis des siècles comme antiseptique naturel, il faut parfois faire preuve d’encore plus d’imagination pour les débusquer…

C’est ainsi que les chercheurs de l’université de Nottingham en Angleterre ont fait une étrange et intéressante découverte. Les blattes, ou cafards, ces petites bêtes plutôt répugnantes et souvent associées à une hygiène déplorable et à des endroits insalubres, pourraient offrir à l’humanité un joli cadeau : une petite dizaine de molécules qui auraient les propriétés recherchées.

Les tissus nerveux du cafard renferment neuf molécules capables d'éliminer 90% des bactéries. Un nouvel antibiotique pourrait voir le jour suite à ces travaux menés à l'université de Nottingham. © Université de Nottingham

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Le saut (olympique?) de la blatte 

 



Une espèce de blatte, qui a récemment été découverte en Afrique du Sud, effectue des bonds spectaculaires pour effectuer la plupart de ses déplacements. Grâce à une vidéo ralentie, des scientifiques ont pu expliquer le mécanisme de ces sauts impressionnants.

En 2010, une nouvelle espèce de blatte était découverte en Afrique du Sud, dans le parc national de Table Mountain (près de Cape Town). Contrairement aux autres blattes, Saltoblattella montistabularis se déplace essentiellement en réalisant des bonds : 71 % de ses déplacements sont réalisés de cette façon.

Si ces blattes sont capables de réaliser des sauts pouvant atteindre quarante-huit fois la longueur de leur corps, c’est grâce à un système de catapulte très performant formé par leurs pattes postérieures. Leur taille est deux fois plus importante que celles des quatre autres et elles représentent 10 % du poids total du corps. Les chercheurs ont aussi pu calculer la puissance et l’énergie requises pour cette prouesse : 38 µJ et 3,4 mW. À titre de comparaison, la puce effectue des bonds qui peuvent atteindre 50 cm, ce qui correspond à environ deux cent cinquante fois la taille de son corps.


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Comment une guêpe peut robotiser un cafard




Tiré par ses antennes comme un chien en laisse, l’énorme cafard se laisse guider sans réaction par la petite guêpe, qui le mène à une mort certaine – et affreuse. On vient de comprendre comment elle s’y prend : à l’aide d’une injection dans le cerveau, le petit insecte transforme le gros en robot !

Une observation méticuleuse montre que la guêpe pique non pas une fois mais deux. La première attaque anesthésie légèrement la blatte, permettant à la guêpe de pratiquer la seconde injection, très précise, pile dans le cerveau (dans les ganglions céphaliques préfèrerait dire un biologiste). La proie devient alors totalement incapable de mouvements volontaires et ne se met en marche que lorsqu’on la tire.

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