mardi 3 janvier 2012

Passeport américain: LE document que le monde s'arrache

Photos: Wikipedia

Les Américains sont très patriotiques et la vision utopique qu’ils ont de leur pays les aveugle. Il fallait voir ma soeur, hier matin, avant son départ pour la Floride où elle habite depuis plusieurs années,  avec quelle fierté elle a exhibé devant nous son précieux passeport américain. 

Un document d’une valeur inestimable à ses yeux  rempli de symboles impérialistes étatsuniens, le célèbre aigle pygargue à tête blanche  y tenant la place d’honneur. Je ne crois pas qu’au Canada, en tout cas, au Québec, on  ait pareille fierté à l’égard  du document qui nous sert de passeport, et qui fait monter en nous comme une montée de lait, plus souvent qu'autrement, la honte. Mais ça, c'est une autre histoire.

En effet, il n’y a pas lieu d’être fiers de ces deux documents dont la valeur aux yeux du monde commence à piquer du nez vers le bas. L’année 2011 aura été riche en événements de toutes sortes. La plupart souvent plus tragiques les uns que les autres n’ont pas manqué de ternir cette belle superbe avec laquelle les Américains se regardent le nombril.

Je ne vais pas parler de leurs méfaits passés récemment en Libye, ni de ceux qu’ils fomentent actuellement en Syrie, encore moins évoquer le spectre de  l'Iran et son scénario catastrophe. 


À mon avis, un seul de ces événements, d'ailleurs le dernier en importance pour l’année 2011, suffira à démontrer leur ambition morbide qui n'a de cesse d’exciter les uns contre les autres, et cela dans un but précis et calculé, à tout le moins, maléfique.

En quittant l’Irak totalement détruit par leur invasion et leur occupation qui a duré dix ans : « C’est avec une grande fierté – et une fierté durable – que vous quitterez ce pays d’entre les fleuves », a déclaré le ministre américain de la Défense, Leon Panetta, à l’adresse de ses soldats lors de la cérémonie d’adieu qui s’est déroulée à Bagdad,  le 15 décembre 2011. Et Panetta, ancien patron de la CIA, d’ajouter que « la guerre en Irak a bien valu son coût énorme en sang et en argent ».

Au moins 31 pour 100 du million cinq cent mille soldats environ qui rentrent de la guerre en Irak souffrent de dépression ou de trouble de stress post-traumatique, lesquels influencent de façon très négative leur travail, leurs relations et leur existence familiale. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs de l’armée américaine. Tant en 2009 qu’en 2010, un plus grand nombre de soldats américains sont morts de suicide que lors des combats.

Le déclin de l’empire américain

Le 18 mars 2003, ECAAR (EConomists Allied for Arms Reduction – Économistes unis pour la limitation des armements) rédigeait un pamphlet contre le déclenchement d’une guerre unilatérale en Irak. Le texte était signé par plus de deux cents économistes américains, dont sept lauréats du prix Nobel et deux anciens présidents du Comité des conseillers économiques de la Maison-Blanche. Ce texte constituait la base d’une annonce publiée dans le Wall Street Journal. En voici quelques extraits :
 « En tant qu’économistes américains, nous nous opposons à une guerre unilatérale contre l’Irak que nous considérons comme inutile et néfaste pour la sécurité et l’économie des États-Unis et de l’ensemble de la communauté mondiale. »
« (...) Nous doutons que la guerre serve la sécurité et qu’elle n’accroisse le risque d’instabilité future et de terrorisme. Nous pressentons clairement l’immédiate tragédie humaine et les destructions de la guerre, ainsi que la potentialité de dégâts économiques graves pour notre nation et le monde entier. »
« (…) Nous ne croyons pas que cette guerre soit nécessaire pour la sécurité nationale des États-Unis. Une économie saine est nécessaire pour la sécurité des États-Unis et le développement économique pacifique du reste du monde. »

La guerre contre l’Irak est la cause de la crise économique

Cette explication donne une image douloureusement précise de ce qui allait suivre : Cette guerre a plongé les États-Unis et le reste du monde dans une crise économique et elle a indiqué clairement les limites de la puissance américaine. La résistance irakienne contre l’occupation est co-responsable du déclin de l’Amérique tel qu’il fut prédit en 2004 : « Nous figerons les occupants ici en Irak, épuiserons leurs moyens et effectifs et briserons leur volonté de combattre. Nous les obligerons à investir autant qu’ils pourront voler, si pas plus. Nous perturberons le flux du pétrole volé, puis l’arrêterons de sorte que leurs plans deviendront inutiles.»

And so on! And so on! 

Informations: Investig'Action - Michel Collon - 22 décembre 2011

***

Le cas de notre soeur est un cas qu'on traite communément de désespéré. À force d'être gavée de désinformation et de mensonges, je ne crois pas qu'elle reniera (de son vivant ...!) ses convictions profondes que, si l'Amérique est attaqué (rappelons-nous du 11 septembre 2001 ...!) de toutes parts par le reste du monde, c'est certainement parce que le reste du monde est jaloux de sa postérité. Point à la ligne!

Entre-temps, pour l'année 2012, (avec ou sans passeport américain ...), je nous souhaite la joie, la paix, l'amour, l'espérance, la sérénité, l'humilité, la bonté, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité, la compassion.

May

1 commentaire:

  1. POUR NOTRE SOEUR SUZANNE AINSI QUE TOUS LES AMÉRICAINS FORMATÉS AU BIG BROTHER.
    VIVE LA VÉRITÉ ET L'OUVERTURE DE NOTRE CONSCIENCE.
    AINSI SOIT-IL
    AMEN

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