jeudi 31 mai 2012

Charest chez les Desmarais: Anonymous rend publique une vidéo (2:09:47)





QUÉBEC – Une vidéo, prise de l'intérieur du domaine des Desmarais, à Sagard, vient de faire surface sur YouTube, gracieuseté des pirates informatiques d'Anonymous.
 
Durant plus de deux heures, on découvre le cadre d'un luxe inouï du domaine de la famille Desmarais à Sagard, dans Charlevoix. Des invités de marque, dont le premier ministre Jean Charest et son épouse Michèle Dionne, y fêtent avec grand faste l'anniversaire de Jacqueline Desmarais, épouse de Paul Desmarais.
 
Parmi les invités connus, on voit Jean Chrétien, Lucien Bouchard, l'ancien président américain George Bush (père), Brian Mulroney, et l'ancienne gouverneure générale Adrienne Clarkson. Selon le quotidien Le Devoir,  cette vidéo aurait été tournée le 30 août 2011 pour le 80e anniversaire de Jacqueline «Jacky» Desmarais, l'épouse de Paul Desmarais.
 
L'Orchestre métropolitain, sous la direction de Yanick Nézet-Séguin, assure l'ambiance musicale de cette réception d'un faste rarement vu au Québec. Des chanteurs comme Marc Hervieux et Robert Charlebois y donnent aussi des prestations. Un immense chapiteau temporaire avait été dressé pour la célébration. 

Dans la vidéo, on constate que les invités portent des tenues de soirée très formelles (smokings, robes longues et décorations).
 
Pour l'occasion, l'auteur-compositeur Luc Plamondon a créé spécialement une scène de comédie musicale. Le journal satirique Le Couac , qui avait déjà écrit un texte sur l'événement, soutient que la fête aurait coûté de 12 à 14 millions $.
 
Sur YouTube, une autre courte vidéo anonyme et non datée annonce d'ores et déjà que «ceci n'est qu'un bref aperçu de ce qui sera bientôt montré aux yeux du peuple».
 
Dans la présentation accompagnant cet intrigant enregistrement, on peut lire ceci : «À la fin de cette vidéo, vous prendrez connaissance de deux heures, neuf minutes et quarante-sept secondes de film ou vous pourrez reconnaître toute l'élite de votre gouvernement, faisant la fête avec des personnes représentant le Canada, en l'honneur de l'anniversaire de la femme de M. Sagard. Vous pourrez reconnaître des personnes qui sont, officiellement, ennemis politiques, mais qui, finalement, sont alliées et unies pour aboutir à cette dictature sous-marine actuelle.» 

via WikiStrike

MERCI Lolo

Le mal hollandais versus la fièvre des sables bitumineux



M. Mulcair soutient que le Canada est atteint du « syndrome hollandais » (Dutch disease, donc « maladie » en anglais), soit que l’exploitation effrénée de la ressource gonfle la valeur du dollar canadien, ce qui nuit au secteur manufacturier ontarien et québécois.

La présence ou non au Canada d’un « syndrome hollandais » ne fait pas l’unanimité entre les groupes d’analystes. Hier, l’Institut Pembina, un groupe albertain spécialisé dans les questions de réglementation environnementale dans le domaine pétrolier, y est allé de sa propre analyse. Selon ce groupe de gauche, le Canada est atteint d’une variante atténuée du mal hollandais, qu’il baptise la « fièvre des sables bitumineux ».

L’Institut souligne que contrairement aux chiffres souvent martelés par le gouvernement fédéral, les retombées de l’exploitation des sables bitumineux ne sont pas si généreuses pour les provinces autres que l’Alberta. Selon ses calculs, 94 % de l’augmentation du PIB découlant de cette exploitation reviendra à l’Alberta d’ici 25 ans. L’Ontario en touchera 3 %, la Colombie-Britannique 1,3 %, et le Québec 0,7 %. Même écart dans les emplois créés (86 % en Alberta) et les revenus de taxation générés (87 % en Alberta). Bref, les disparités régionales sont pantagruéliques.

La bonne performance économique du Canada, souligne le rapport, masque ces disparités régionales. Ainsi, les exportations du Canada ont crû globalement entre 2000 et 2011, mais cette hausse masque la hausse vertigineuse des exportations de produits énergétiques (+111 %) et la chute des exportations de produits automobiles (-40 %), par exemple. En 1995, un groupe de travail avait prévu que les sables bitumineux canadiens produiraient 1,2 million de barils de pétrole par jour en 2020. Ce cap a été passé… en 2004, « 16 ans plus tôt que prévu », note le rapport. L’Institut propose qu’Ottawa soit prévoyant et crée un fonds pour engranger les impôts perçus auprès des entreprises pétrolières (2,7 milliards de dollars en 2009-2010) afin de faire face aux périodes économiques creuses du futur.



À Edmonton hier, la période de questions s’est ouverte sur cette visite de M. Mulcair. La chef de l’opposition, Danielle Smith, a reproché à la première ministre Alison Redford de participer à une rencontre secrète à Washington plutôt que de rester dans la province « défendre l’industrie contre les brutes [bullies] telles que Thomas Mulcair ».

Extraits - Hélène Buzetti - Le Devoir

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Ce graphique vient contredire toute la boulechite répandue par la publicité, encore toute récente, ayant pour but de nous rentrer dans la gorge, de force, s'il le faut, toute la beauté (économique) des sables bitumineux.Ouvrons-nous les yeux, pour l'amour du Ciel!

May

L'ONU s'inquiète de la rigueur de la loi 78


 (Québec) Deux experts indépendants de l'Organisation des nations unies sur les questions de libertés fondamentales et de liberté d'expression ont aujourd'hui fait part de préoccupations face aux actes de violence survenus au Québec lors des manifestations du 24 mai, qui ont mené à la détention de 700 manifestants, a fait savoir l'ONU dans un communiqué transmis mercredi. 
Ces observateurs «pressent les gouvernements du Canada et du Québec de respecter totalement le droit de tenir des regroupements pacifiques, le droit à la liberté d'expression et d'association des étudiants touchés» pousuit l'ONU dans son communiqué. Depuis quatre mois, les étudiants manifestent à Montréal et à travers le Québec pour contrer la hausse des frais de scolarité qu'ils jugent «abusive et injustifiable», explique l'émissaire de l'ONU.
Le rapporteur spécial de l'ONU a pris contact avec le gouvernement «qui a promis qu'il clarifierait la question».
«Ils ont adopté récemment une loi qui réduit indûment les droits des étudiants à la liberté d'association», prévient le rapporteur de l'ONU, Maina Kiai. «Il est regrettable que les autorités aient recouru à une approche restrictive plutôt que de chercher le dialogue et la médiation pour solutionner la situation actuelle».
Le rapporteur Kiai souligne que la loi 78 «fait passer le fardeau de la preuve (...) aux associations étudiantes, ce qui interfère indûment à la liberté d'association».
Aussi, selon lui, «les amendes imposées par la loi, jusqu'à 125 000 $, sont disproportionnées et peuvent décourager les étudiants d'exercer leur droit de manifester pacifiquement».
Pour le représentant de l'ONU, «bien qu'il soit légitime pour les autorités d'être informées de l'itinéraire d'une manifestation pour protéger les manifestants, il est crucial que cette prérogative ne soit pas utilisée abusivement pour restreindre le droit légitime de tenir des assemblées pacifiques» ajoute M. Kiai.
Pour Frank La Rue, aussi rapporteur de l'ONU pour les libertés fondamentales, «une manifestation pacifique constitue une forme d'expression, une façon de collectivement exprimer des griefs légitimes». Dans cette perspective, les manifestants devraient pouvoir avoir le droit de «porter les vêtement qu'ils choisissent en autant que cela ne brime pas les droits des autres».
Source: LaPress.ca
Merci Lolo 

mercredi 30 mai 2012

Découverte d'un nouveau programme malveillant : Flame




Le spécialiste russe de la lutte antivirus Kaspersky Lab a identifié une cyber-arme utilisée contre des pays tels que l’Iran, probablement au profit de l’Occident et d’Israël, un virus d’une sophistication telle qu’elle suppose le concours d’un État.

Le logiciel malveillant, connu sous le nom de Flame, «est actuellement utilisé comme une cyber-arme contre une série de pays» et à des fins de «cyber-espionnage», a indiqué la société russe, l’un des premiers fabricants mondiaux d’anti-virus, dans un communiqué disponible hier sur son site.

«La géographie des cibles [certains États sont au Moyen-Orient] ainsi que la sophistication de la menace ne laissent aucun doute sur le fait que c’est un État qui a sponsorisé la recherche», a ajouté Kaspersky Lab. Parmi les pays les plus touchés: l’Iran, Israël et la Palestine, le Soudan, la Syrie, le Liban, l’Arabie saoudite et l’Égypte, selon le spécialiste russe.

Ce virus, détecté dans le cadre d’une enquête lancée par l’Union internationale de télécommunications (ITU), a un potentiel d’infiltration inégalé, étant capable d’utiliser en même temps une multitude de moyens.

Le virus est «un gigantesque ensemble de modules» qui se déploient progressivement dans les systèmes infectés. «Une fois qu’un système est infecté, Flame commence une série complexe d’opérations», telles que des captures d’écran, des enregistrements via un micro des conversations audio, ou encore l’usage de Bluetooth pour identifier les appareils aux alentours, détaille Kaspersky Lab.

«Les dates de création des fichiers sont 1992, 1994, 1995 etc, mais il est clair qu’elles sont fausses», ajoute Kaspersky, qui estime que le virus a été créé «pas avant 2010».

«Les empreintes laissées par ce genre d’attaques ciblées sont extrêmement faibles», a expliqué Laurent Heslault, directeur des stratégies de sécurité chez Symantec, éditeur du logiciel Norton. Elles sont menées par «des groupes organisés, financés, qui s’attendent à ce qu’on remonte la piste. Et donc ils ont tout fait pour la brouiller.»

Selon des médias occidentaux, Flame aurait été utilisé pour attaquer le ministère iranien du Pétrole et le principal terminal pétrolier de ce pays. L’Iran a été la cible depuis deux ans de plusieurs attaques informatiques que les dirigeants iraniens ont attribuées aux États-Unis et à Israël, les deux ennemis déclarés du régime de Téhéran.

Le Centre de coordination iranien pour la lutte contre les attaques informatiques a d’ailleurs indiqué hier avoir réussi à produire un anti-virus contre Flame.

Fin avril, un haut responsable iranien avait affirmé que le ministère du Pétrole était parvenu à stopper un virus qui avait frappé une partie de son réseau informatique. En 2010, un autre virus avait été découvert, Stuxnet, qui visait à retarder le programme nucléaire iranien en attaquant les centrifugeuses. Selon des médias, il aurait pu être développé grâce à la collaboration de services de renseignement israéliens et américains. Téhéran avait ensuite dû se défendre contre un autre virus baptisé Duqu.

Hier, le ministre israélien des Affaires stratégiques, Moshé Yaalon, a justifié le recours à de tels virus afin de contrer la menace nucléaire iranienne, alimentant les spéculations sur une possible implication de son pays dans Flame. «Il est justifié, pour quiconque considère la menace iranienne comme significative, de prendre différentes mesures, y compris celle-là, pour la stopper», a-t-il estimé à la radio militaire. «Israël est en pointe dans les nouvelles technologies et ces outils nous offrent toutes sortes de possibilités», a ajouté M. Yaalon.

Selon Kaspersky, Flame dépasse de loin tous les autres virus déjà connus, et est «vingt fois plus important que Stuxnet». Cela marque «une nouvelle étape» dans la cyberguerre, a déclaré Evgueni Kaspersky, directeur général.

Acharnement des pathocrates occidentaux contre la Syrie : plusieurs ambassadeurs expulsés

Qui sont donc ces "psychopathes occidentaux"? 


La décision des pays européens d'expulser les ambassadeurs de Syrie serait une mesure peu efficace, a déclaré mardi à Bruxelles le représentant permanent de la Russie auprès de l'UE Vladimir Tchijov à la veille du 29e sommet Russie-UE programmé les 3 et 4 juin à Saint-Pétersbourg.

"Je ne veux établir aucun parallèle, mais le récent départ des ambassadeurs de l'UE de Minsk et leur retour n'ont pas fait forte impression", a indiqué M.Tchijov.

Mardi, l'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Bulgarie ont annoncé leur décision d'expulser les diplomates syriens. Les autorités néerlandaises ont déclaré l'ambassadeur de la Syrie persona non grata. Amsterdam ne peut pas expulser l'ambassadeur syrien, parce qu'il est basé à Bruxelles et qu'il exerce en outre les fonctions de représentant diplomatique de Damas en Belgique.

Cette décision intervient quelques jours après la mort de plus de 100 civils, dont des femmes et des enfants, lors d'une l'attaque les 25 et 26 mai contre le village syrien de Houla. La plupart des victimes ont été abattues par des balles tirées à courte distance, les autres étant tuées par des obus d'artillerie. L'attaque contre Houla a été lancée à la veille d'une visite en Syrie de l'émissaire spécial de la Ligue arabe et de l'ONU pour la Syrie Kofi Annan. Le 27 mai, le Conseil de sécurité de l'ONU a dénoncé le massacre. Les autorités syriennes nient leur implication dans la tuerie de Houla et en rejettent la responsabilité aux combattants islamistes.

Un cessez-le-feu a été instauré mi-avril entre les troupes gouvernementales et les groupes armés de l'opposition syrienne, conformément au plan de règlement de la crise en Syrie proposé par M. Annan. Une mission de supervision de l'ONU contrôle le respect de la trêve, mais les parties en conflit rapportent souvent des cas de violation du cessez-le-feu.

Source: Sott.net

***

Qui sont donc ces "psychopathes occidentaux"? Dans ce cas-ci,  l'Allemagne, la France, l'Espagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Bulgarie. Sans oublier le Canada qui s'est joint à la bande et  qui ne veut surtout pas être en reste. Quant à la Grèce, n'en parlons plus. Cette aventure-là l'a complètement ruinée ...

May

Tony Blair accusé de « crimes de guerre » en pleine audience



L'homme, vêtu d'une chemise blanche, a surgi de derrière un rideau, placé dans le dos du juge Brian Levenson, qui préside la commission d'enquête, à l'intérieur de la chambre 73 de la Cour de justice royale.

Le manifestant, David Lawley-Wakelin, 49 ans, a crié : "Excusez-moi, cet homme devrait être arrêté pour crimes de guerre. JP Morgan l'a payé pour la guerre en Irak, trois mois après avoir envahi ce pays. Il a volé 20 millions de livres sterling à la Banque d'Irak. Puis il a été payé 6 millions de dollars par la banque tous les ans, et c'est toujours le cas, six mois après qu'il a quitté sa charge. Cet homme est un criminel de guerre." Plusieurs vigiles ont saisi l'homme puis l'ont dirigé en dehors de la Cour.

Le juge Leveson, apparemment choqué, s'est levé de son siège pour regarder sortir l'homme. Il s'est excusé auprès de M. Blair et a déclaré qu'il engagerait une enquête pour savoir comment cet homme s'était introduit dans l'enceinte du tribunal.

M. Blair, au pouvoir de 1997 à 2007, qui avait engagé son pays dans la guerre en Irak aux côtés des Américains, a gardé son sang-froid et a simplement tenu à souligner que tout ce qu'avait dit l'intrus était "totalement faux", avant d'ajouter : "Ce qui est difficile avec la politique moderne - et ceci n'est pas une critique des médias - d'après mon expérience de la manière dont sont traités les événements, est que vous pouvez très bien avoir mille personnes dans une pièce, si seulement l'une d'entre elles se lève pour crier quelque chose, c'est la seule info qui ressortira. Les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf autres auraient tout aussi bien fait de ne pas se déranger."

David Lawley-Wakelin n'en était pas à son premier coup d'éclat. Réalisateur du documentaire de quarante-cinq minutes intitulé The Alternative Iraq Enquiry ("L'Enquête alternative sur l'Irak"), il avait été sous la lumière des projecteurs dans l'émission "Question Time", de la BBC, où il avait déjà accusé Tony Blair d'être un menteur, prêt à tuer pour du pétrole.

Source: Sott.net

Suisse: quand le « modèle américain » tue l’université


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 Tout comme Gabriel Nadeau-Dubois (CLASSE) et Martine Desjardins (FEUQ), Léo Bureau-Blouin (FECQ) a indiqué hier que toute entente conclue devra être ratifiée par les assemblées générales.</div>
Photo : Agence France-Presse Francis Vachon
Tout comme Gabriel Nadeau-Dubois (CLASSE) et Martine Desjardins (FEUQ), Léo Bureau-Blouin (FECQ) a indiqué hier que toute entente conclue devra être ratifiée par les assemblées générales.

Et si, à la source de la colère des étudiants québécois, il n’y avait pas simplement l’augmentation sauvage des droits de scolarité, mais aussi une conception de l’université ? C’est la question qui taraude celui qui referme le livre du chercheur suisse Libero Zuppiroli intitulé La Bulle universitaire, faut-il poursuivre le rêve américain (Éditions d’en bas). Dans ce petit ouvrage savoureux, ce spécialiste en optoélectronique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) décrit avec une ironie grinçante comment, depuis dix ans, des gestionnaires formés aux États-Unis ont progressivement sacrifié le modèle de l’université suisse et transformé l’EPFL en une université made in États-Unis, certes parmi les mieux cotées dans les classements internationaux. Mais à quel prix !

Cette évolution ressemble étrangement à celle dont semblent rêver certaines universités québécoises qui investissent elles aussi massivement dans la publicité, engagent des professeurs vedettes venus de l’étranger, délèguent l’enseignement à des chargés de cours et ouvrent des succursales un peu partout pour s’arracher la « clientèle » étudiante. Une réalité que connaît bien Libero Zuppiroli.

« En Suisse, ces transformations ont commencé il y a une dizaine d’années comme un rêve de bureaucrate, dit-il. On a choisi un directeur qui avait fait ses armes aux États-Unis. Il s’est entouré de collaborateurs qui venaient aussi de là-bas. On a d’abord soigné la visibilité de l’école. D’un monde axé sur la recherche, on est entré dans une ère où la communication joue le rôle essentiel et l’argent est le seul moteur. »

À l’EPFL, la première mesure a consisté à engager un directeur des communications. Le nombre d’articles dans la presse locale a été multiplié par dix. Cela n’ajoutait rien à la qualité de la recherche, dit le chercheur, mais contribuait à fabriquer une image de marque. « On a surtout investi dans le marketing universitaire. Il fallait présenter une image visible. Pendant ce temps, le travail de réflexion qui est à la source de la recherche a été négligé. Dans une université néolibérale, on se conçoit dans l’action et dans le stress plus que dans la pensée. »


Le service public

Ce faisant, explique M. Zuppiroli, la Suisse a sacrifié un modèle universitaire fait de petites unités dans lesquelles le professeur jouissait de beaucoup d’autonomie. « Ce modèle, on l’a détruit en multipliant les contrôles bureaucratiques. Ce qu’on a maintenant, c’est un modèle américain avec quelques vedettes internationales aux salaires exorbitants alors que la recherche est sous-traitée à des gens à statut précaire. Le tout enrobé d’une logique managériale où seuls comptent les liens avec les multinationales. » Les accords européens, comme ceux de Bologne, ont particulièrement contribué à l’uniformisation, dit M. Zuppiroli, alors qu’il aurait fallu préserver l’identité de chaque institution « comme on préserve de bons fromages faits à la ferme ».

En dix ans à peine, dit-il, ces transformations radicales ont repoussé au second plan l’enseignement ainsi que la recherche fondamentale. L’EPFL n’a pas encore franchi le pas des universités québécoises qui confient l’essentiel de l’enseignement à des chargés de cours mal payés. « Mais, l’enseignement, c’est une corvée qui embête tout le monde, dit M. Zuppiroli. Si vous êtes passionné d’enseignement, vous êtes un professeur de seconde catégorie. On est en train de sacrifier une idée de l’enseignement conçu comme un service public. Tout cela au nom d’objectifs quantitatifs. »

Pour atteindre la renommée internationale, l’EPFL a d’ailleurs sommé ses professeurs de donner leurs cours de maîtrise en anglais. Mais Libero Zuppiroli est un incorrigible : « Moi, je n’ai jamais accepté, dit-il. Enseigner est un acte subtil qui ne se fait pas en déroulant des images PowerPoint. J’ai absolument besoin de ma langue pour enseigner correctement. »


La recherche en panne

Même dans la recherche, Libero Zuppiroli estime que l’université dominée par des administrateurs professionnels versés dans la communication ne produit pas les résultats escomptés. « Malgré l’inflation de publications, la recherche mondiale est loin d’être un modèle de créativité par rapport à l’argent investi. Il y a une baisse de créativité. C’est particulièrement évident dans la recherche pharmaceutique. En 1996, aux États-Unis, on avait breveté 53 nouvelles molécules contre 22 seulement en 2006 ! »

Il déplore que la recherche se concentre dans les seuls domaines « à la mode » que sont les nano et les biotechnologies, les sciences cognitives et les technologies de l’information. Domaines d’ailleurs définis dans le célèbre document intitulé Converging Technologies for Improving Human Performance publié en 2002 par le ministère du Commerce des États-Unis et la National Science Foundation. Dans les années 70 et 80, dit M. Zuppiroli, les grandes entreprises faisaient leurs propres recherches dans leurs laboratoires. Avec la domination des marchés financiers et la dictature du profit à court terme, elles ont délégué la tâche aux universités. Avec des résultats qui laissent finalement beaucoup à désirer.

« On promet toutes sortes de choses, mais force est de constater que nous vivons encore pour l’essentiel sur les découvertes des années 70, dit M. Zuppiroli. Ce sont les progrès réalisés à cette époque dans l’électronique, l’optoélectronique et les communications qui ont fait Facebook. Pensons aussi au laser, à l’éclairage, aux diodes électroluminescentes et aux découvertes dans la lutte contre le cancer. En peine de trouver de nouveaux médicaments, les multinationales pharmaceutiques préfèrent aujourd’hui inventer des maladies. En Europe, on a quand même le sentiment que ce système va dans le mur. Reste à savoir combien de générations seront sacrifiées à cette course folle. »
 
Un peu d’utopie

La mondialisation accélérée de l’université serait impossible sans les classements internationaux comme celui de Shanghai. Classements dont la pertinence et l’intelligence sont pourtant très contestées. « Ces classements ressemblent à ceux des équipes de football, dit M. Zuppiroli. Ils répondent à une demande de simplification de la part du grand public et à l’idée que l’étudiant est un client qu’il faut attirer avec des astuces. Pourtant, ils ne font que désigner les universités qui reçoivent le plus d’argent. Rien d’autre. »

Sans compter qu’à leurs yeux, l’essentiel de ce qui se publie dans une autre langue que l’anglais n’existe pas. Ainsi, les deux livres principaux de Libero Zuppiroli, son Traité des couleurs et son Traité de la lumière (Presses polytechniques et universitaires romandes), livres dans lesquels il a mis toute son âme, ne comptent pour rien dans sa carrière.

Toutes ces critiques n’empêchent pas le professeur, qui prendra bientôt sa retraite, de demeurer optimiste. « Même si elle est attaquée de toute part, l’université européenne qui défend le service public est loin d’être morte. Et il ne tient qu’à elle de renaître. Même en s’appliquant, il est très difficile de tuer la créativité humaine. Un jour, on se retrouve devant des mouvements où les étudiants découvrent les délices d’être ensemble. Je crois que nous avons encore besoin d’utopie. N’est-ce pas un peu ce que nous disent les étudiants du Québec ? »

***

Le modèle américain et anglo-saxon nous est désormais présenté comme le summum du progrès et de la modernité. Inéluctable, voire irréversible. Mais à quel prix?  Pensons  à nos classements annuels (ceux de L'Actualité, pour ne nommer que ceux-là), très prisés auprès des parents d'ados en mal de distinction. 

La course universelle des universités vers la mondialisation est-elle vraiment  irréversible?  Pourquoi serait-il impensable, voire impossible d'adapter le modèle européen dans lequel des écoles alternatives, aussi bien que des collèges et des universités? De distingués professeurs seraient invités, entre autre, Monsieur Lazare ...

mardi 29 mai 2012

Anonymous menace de pirater les sites Internet de la F1 pendant le Grand Prix



Le groupe de pirates informatiques Anonymous menace de s'en prendre directement au Grand Prix de Montréal qui se déroulera du 8 au 10 juin au circuit Gilles-Villeneuve.

Par voie de communiqué, l'organisation menace de pirater le site Internet de la Formule 1 et tous les autres sites ayant des liens avec la F1. Elle prévoit également s'emparer des serveurs ainsi que des bases de données de ces sites.

Anonymous avait procédé de la même manière lors du Grand Prix de Bahrein. À ce moment, le groupe soutient avoir réussi à s'emparer des données personnelles des spectateurs et de leurs numéros de carte de crédit pour les diffuser sur Internet.

Dans le communiqué, Anonymous prévient la population de ne pas acheter de billets pour cette «course abominable» sur Internet. «Vous aurez été prévenus», peut-on y lire.

La semaine dernière, une subdivision québécoise du groupe a diffusé un vidéo sur Internet qui dénonce la loi 78 et qui demande au gouvernement du Québec de cesser la répression.

Quelques heures plus tard, les sites Web du Parti libéral du Québec, du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) et celui de l'aide financière aux études (AFE) ont été piratés. Anonymous a revendiqué l'attaque.

Par ailleurs, la Convergence des luttes anticapitalistes de Montréal (CLAC) invite ses membres à perturber le cocktail d'ouverture du Grand Prix qui aura lieu le 7 juin prochain.

L'organisation déplore, entre autres, le prix du billet pour partager une table avec un pilote qui s'élèverait à 25 000$, selon elle.

Sur son site Internet, la CLAC appelle ses membres à déranger «cette élite crasse» en faisant de cette soirée de «prestige, de faste et de plaisir», leur «Grand Soir».

Source: Le Devoir  


Voir aussi cette vidéo  d’Anonymous interpellant le gouvernement du Québec

Les remèdes naturels que l'Union Européenne et les multinationales pharmaceutiques veulent vous interdire



La pétition ici: http://institut-protection-sante-naturelle.eu/video/Petition1204/Petition_signature.html

Source: Sott.net

lundi 28 mai 2012

Des juristes en toge manifestent contre la loi 78




Plusieurs centaines de juristes ont uni leur voix au concert des opposants de la loi 78. Pas de casseroles ou de slogans, cependant, pour ces jeunes juristes, qui ont choisi de marcher en silence.

Les participants, des avocats et notaires comptant moins de 10 ans de barreau, se sont retrouvés devant le palais de justice de Montréal vers 18 h 30 pour une marche silencieuse qui les a menés à la place Émilie-Gamelin, deux heures plus tard.

Ils sont vêtus de la toge afin, disent-ils, « de rappeler la dignité inhérente à [leur] profession et au système de justice fondé sur la primauté du droit et le respect des libertés fondamentales ».

En entrevue à RDI, l'avocate Marylène Robitaille, l'une des personnes à l'origine de cette initiative, a expliqué qu'il était important pour les juristes d'exprimer leurs inquiétudes devant des « dispositions de la loi assez restrictives » en matière de liberté d'expression, d'association et de manifestation pacifique.

Elle trouve notamment « problématique » l'obligation de signaler aux corps policiers toute manifestation d'au moins 50 personnes huit heures à l'avance, qui « empêche toute manifestation spontanée ».

« Imaginez les tam-tams du mont Royal, techniquement c'est illégal. Les amuseurs publics dans le Vieux-Port, techniquement c'est illégal. Quand les Italiens ou les Portugais remportent une victoire à l'Euro et qui vont spontanément descendre dans la rue, ça aussi c'est illégal. Alors, on s'attaque vraiment à tous les droits des citoyens. » — Me Rémi Bourget, un des instigateurs de la marche

Me Robitaille précise que ses collègues veulent aussi signifier leur préoccupation devant la perte de confiance d'un nombre croissant de citoyens envers les institutions démocratiques - parlementaires ou judiciaires - à la suite de l'adoption de la loi 78 visant à mettre fin au conflit étudiant.

L'avocate et ses collègues déplore également que la loi tienne les associations et même les fédérations étudiantes « responsables des actes de leurs membres » qui contreviendraient à la loi, une disposition qui n'est pas sans conséquences. Le gouvernement « a un droit de couper leurs cotisations, de leur retirer leur local, leurs meubles », a-t-elle expliqué.

« On parle de regroupements  qui représentent des membres, mais qui ne les contrôlent pas », a ajouté Me Robitaille, faisant un parallèle avec les syndicats.

Par ailleurs, en tant qu'officiers de justice, certains promettent de se loger aux premières lignes du combat pour invalider les dispositions de la loi spéciale qui leur semblent incompatibles avec la Constitution et les chartes des droits.

Les jeunes juristes devaient lire un communiqué avant de céder le flambeau à d'autres manifestants qui partiront du même lieu pour la 35e marche nocturne.

Les juristes ont observé strictement la loi en remettant leur itinéraire aux policiers montréalais huit heures à l'avance.

Source: Radio-Canada

Pour comprendre la crise étudiante en trois minutes

Pour tous ceux et celles qui n'ont pas de temps à mettre (où à perdre, c'est selon) à lire de longues explications, réflexions ou opinions sur le conflit étudiant qui nous afflige, voici de quoi vous aider à comprendre en trois minutes seulement le début du commencement de la cause première de cette crise.



Source: Jo - L'Éveil
Merci Lolo

dimanche 27 mai 2012

USA: Des anciens combattants US renvoient leurs médailles à l’OTAN


Dans l’ombre du Sommet de l’Otan qui a eu lieu la semaine dernière à Chicago, sous le regard de la police antiémeute, des dizaines d’anciens combattants des guerres d’Irak et d’Afghanistan ont jeté leurs médailles et présenté leurs excuses.

« Je n’ai qu’un mot pour qualifier cette guerre globale au terrorisme, la honte. »

« J’étais censé libérer des gens, mais j’ai libéré des champs de pétrole. »

« Aucune médaille, aucun ruban, aucun drapeau ne peut masquer la somme de souffrance humaine causée par cette guerre. »

« Je fais cela pour le peuple d’Irak et d’Afghanistan. »

« Surtout, je suis désolé. Je suis désolé pour vous tous. Désolé…. »

« L’armée est en crise, les soldats souffrent de traumatismes sexuels, de stress post-traumatiques, de traumatismes cérébraux, et ils ne reçoivent pas même les traitements qu’ils méritent et dont ils ont besoin. »

Les manifestants affirment que les guerres en Irak et en Afghanistan sont basées sur des mensonges et des politiques vouées à l’échec. Ces guerres ont couté des centaines de milliers de vies et des milliards de dollars qui auraient pu, selon ces anciens combattants, être consacrés au financement d’écoles, de cliniques et de programmes sociaux aux États-Unis.


Source: VoltaireNet.org

samedi 26 mai 2012

Casseroles - Montréal, 24 mai 2012





Comment savoir où ont lieu les soirs de casseroles, à Montréal?

Crise étudiante au Québec: Ras-le-bol des idées néolibérales

Depuis quelques semaines, une mascotte de panda est aux premières lignes des manifestations. Anachronique, ce câlinours bicolore suscite une improbable (incroyable!) vague de sympathie.

«Résumer le conflit à un choc des générations serait une façon commode d’en évacuer l’aspect idéologique»

Éric Desrosiers
Le Devoir

Le gouvernement n’arrivera jamais à rien de bon, dans le conflit étudiant, tant qu’il ne comprendra pas mieux à qui et à quoi il a affaire, c’est-à-dire à une génération différente des autres, dont les intérêts débordent les questions d’éducation et qui n’a pas fini de prendre la rue pour se faire entendre.

« Il semble évident que le gouvernement Charest ne comprend pas du tout les étudiants d’aujourd’hui, constate Jacques Hamel, professeur de sociologie à l’Université de Montréal et spécialiste de la jeunesse. Quand les ministres parlent des jeunes, on voit qu’ils parlent de ce qu’ils étaient à leur âge, alors que ça n’a rien à voir. »

Comme étudiants, les jeunes d’aujourd’hui passent presque plus de temps au travail que sur les bancs d’école, observe-t-il. Soucieux de se donner une formation collée à leurs champs d’intérêt, ils préfèrent souvent choisir leurs cours à la carte, plutôt que de suivre un programme particulier, et n’hésitent pas à interrompre leurs études lorsque l’occasion d’un voyage formateur se présente. « Première génération numérique, ils font actuellement la démonstration que cette forme de parcours, tourné sur soi, ne les empêche pas de se montrer très solidaires au besoin grâce, notamment, aux médias sociaux. »

Souvent qualifiés d’enfants-rois, ces jeunes sont plutôt des « négociateurs nés », estime la sociologue du centre Urbanisation, Culture et Société de l’INRS, Madeleine Gauthier, qui travaille depuis plus de 30 ans sur les jeunes. On leur a appris depuis leur plus tendre enfance à discuter d’égal à égal avec les adultes. « Ils ne s’attendent pas nécessairement à toujours gagner, mais ils veulent pouvoir aller au fond des choses. Pour eux, l’autorité vient bien plus de la compétence et de la confiance que de la hiérarchie. Mes collègues professeurs vous le diront, lorsqu’on prend le temps de discuter avec eux et qu’on arrive à une entente, ils peuvent devenir des collaborateurs extraordinaires. »

De ce point de vue, le refus du gouvernement Charest de tenir de véritables discussions avec les étudiants depuis le début du conflit de même que sa manie d’imposer des solutions unilatérales ne pouvaient pas être plus mal choisis, dit-elle. « Les deux parties ne peuvent même pas se comprendre. »

Des droits de scolarité au néolibéralisme

Les enjeux du conflit qui bat son plein depuis plus de 100 jours au Québec dépassent toutefois le simple conflit de générations, poursuit Marcos Ancelovici, professeur au département de sociologie de l’Université McGill et spécialiste des mouvements sociaux. « J’ai vu des gens de tous âges dans la grande manifestation de mardi. Résumer le conflit à un choc des générations serait une façon commode d’en évacuer l’aspect idéologique. Pour moi, il s’agit avant tout d’un conflit gauche droite. »

Si l’élément déclencheur du mouvement de contestation a été la hausse des droits de scolarité, bien d’autres enjeux sont venus s’y greffer. Les étudiants ont été prompts à observer que le scandale de l’îlot Voyageur, l’explosion des campus satellites ou encore le salaire versé à certains recteurs montrent que bien du ménage reste à faire dans les universités avant qu’on puisse parler de véritable sous-financement. Ces accusations de mauvaise gestion ont rapidement été étendues au gouvernement Charest  lui-même, qu’on a blâmé pour le scandale de la corruption, le cafouillage sur la question des gaz de schiste, la direction prise par le Plan Nord, sans parler de la répression policière contre les étudiants et la récente adoption de la loi 78.

Les derniers mois ont aussi donné lieu à une dénonciation, beaucoup plus large encore, de la révolution néolibérale, note Jacques Hamel. On la condamne, non seulement pour sa conception utilitariste des études et sa marchandisation du savoir, mais aussi pour la montée des inégalités, les ravages causés par la dernière crise économique mondiale et son incapacité à faire prendre le virage vert au monde. « Le mouvement étudiant se fait notamment le défenseur de l’État-providence contre la privatisation des services publics et le principe de l’utilisateur-payeur. »

Ce discours ne manque pas de rappeler le mouvement des indignés en Europe ou d’Occupy Wall Street qui a déferlé l’an dernier jusqu’à Montréal. Il s’inscrit dans un grand courant de remise en cause des fondements des sociétés développées, observe Madeleine Gauthier. Chez les jeunes, il est entre autres nourri par toute une série de problèmes comme la montée de l’endettement des étudiants, le chômage accru des jeunes et le délitement de la classe moyenne, dont l’ampleur, pour le moment, n’est pas aussi grande ici qu’ailleurs, mais qui fait peur quand même.

Du local au global

Ce passage de la question très concrète et locale de la hausse des droits de scolarité à l’enjeu beaucoup plus large et global de la remise en cause du modèle néolibéral n’est pas le fruit d’une perte de contrôle. « Au contraire, c’est une réussite, dit Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE). La principale critique qui a longtemps été faite au mouvement étudiant, c’était d’être une grosse machine corporatiste qui défendait ses intérêts au détriment de la population générale. Voyant l’appui au mouvement s’élargir, les mêmes personnes lui reprochent maintenant d’embrasser une cause trop large, trop floue et donc impossible à régler. » Si une entente avec le gouvernement devait se présenter sur les droits de scolarité, les étudiants sauraient mettre un terme à ce chapitre de leur contestation, assure-t-il.

La façon qu’ont eue les médias de couvrir le conflit étudiant n’a pas permis à la population de voir et comprendre tous ces facteurs, déplore Marcos Ancelovici. « La place accordée à la question de la violence est totalement disproportionnée et sert bien la stratégie du gouvernement qui vise à délégitimer le mouvement étudiant. En fait, quand on fait le total du nombre d’actes de violence qui se sont réellement produits et qu’on tient compte de la durée de la crise et du nombre de manifestations qui se sont tenues, je trouve, au contraire, qu’on a fait preuve d’incroyablement de retenue. Je m’en ferais plus à propos de la violence policière. »

Par un amusant retour des choses, ces jeunes Québécois, qui se sont largement inspirés d’autres mouvements de contestation étrangers, semblent en voie d’influencer à leur tour la scène internationale. On sait que leur histoire a déjà été racontée par de nombreux médias étrangers. On rapporte aussi, depuis quelques jours, des manifestations d’appui ailleurs au Canada, mais aussi aux États-Unis, en France ou encore en Amérique latine.

Ce n’est qu’un début

Le Québec n’en a pas fini avec les grandes manifestations de jeunes, prévient Madeleine Gauthier. « La démographie fait qu’ils sont devenus minoritaires et qu’ils ne sont plus l’électorat qu’on cherche à séduire », constate-t-elle. Cette baisse d’influence électorale des jeunes, au Québec comme dans plusieurs autres pays occidentaux, les oblige à chercher d’autres façons de faire entendre leurs revendications. « On les voit un peu partout décider d’occuper l’espace public, c’est-à-dire là où on ne peut pas ne pas les voir et ne pas les entendre. »

Gabriel Nadeau-Dubois se dit fier de ce que les étudiants ont su accomplir ces derniers mois. « On démontre que malgré tous les préjugés qui nous tombent sur la tête comme génération, on est encore capables de se mobiliser et de défendre nos droits, qu’on n’a rien à envier à nos parents, à nos grands-parents. Tout ce bouillonnement a permis de mettre plein d’enjeux sur la table. C’est une grande contribution du conflit étudiant au débat politique québécois. »


***

Merci, M. Desrosiers, de remettre les pendules à l'heure.

Ce débat n'aurait jamais  pris cette forme si inattendue qui nous mènera bien au-delà de ce que l'on s'attendait, si Jean Charest Inc. avait écouté les étudiants dès le début. Tant pis pour lui! Pour ce dernier, il s'agira désormais d'un long chemin de Damas. Quant à nous, petit peuple*, encore hier à genoux,  voilà que, debout, on relève la tête avec de grands yeux ouverts.

Et, à l'instar de madame Payette qui l'écrivait hier, moi aussi «je suis folle d'admiration pour ceux qui défient tous les Césars de ce monde.»

Je terminerai ici, en rappelant à tous nos visiteur(e)s québécois(e)s et étrangers de partout dans le monde de la francophonie,  que ce texte fera comprendre, à vous comme à moi, les véritables enjeux que cette crise sans précédent a soulevés depuis quelques semaines.  Et, puis-je vous dire qu'en tant que Québécoise aînée, j'en suis très fière.   

May

P.S. Un mal pour un bien, peut-être bien que cette crise provoquera chez le petit peuple que nous sommes, un urgent besoin de savoir  qu'est-ce ça mange en hiver, le néolibéralisme? 

vendredi 25 mai 2012

Consommer un kilo de boeuf peut émettre autant de CO² qu'un aller-retour Paris-Marseille en voiture


Une nouvelle étude australienne et allemande montre que la consommation de seulement 1kg de bœuf provenant du Brésil émet 335 kg de dioxyde de carbone. C'est l'équivalent de 1600 km de trajet en voiture !

C'est impressionnant ! Un allemand qui consomme 1 kg de boeuf provenant du Brésil émet indirectement autant de CO2 que si il parcourait 1600 km avec sa voiture particulière.

C'est beaucoup mieux si la viande est produite localement : un allemand qui mange 1 kg de viande produite en Allemagne contribue à émettre 22 kg de CO2, ce qui représente un trajet de 111 km en voiture.

Selon cette nouvelle analyse, c'est le poulet qui a la plus faible empreinte carbone : la production d'un kilo de viande de poulet allemand émet indirectement 6,2 kg de CO2, l'équivalent de 31 km parcourus en automobile.

Ces résultats ont été rendus possible grâce à une amélioration significative de la fameuse analyse de cycle de vie (ACV) pour les aliments, qui est dorénavant publiée sur le International Journal of Life Cycle Assessment, la revue de référence dans le domaine des analyses de cycle de vie.

La principale innovation de cette méthode comptable est l'intégration dans le calcul de la superficie utilisée pour la production en plus des émissions provenant de la production de nourriture.
En effet, la superficie consacrée à l'élevage se fait bien souvent au détriment de prairies naturelles et de zones forestières. Or, le changement d'affectation des sols et leur maintien en tant que pâturage (alors qu'ils pourraient être reconquis par une végétation fixatrice de carbone) contribue fortement à l'émission de gaz à effet de serre, un paramètre qui n'était pas encore pris en compte dans l'analyse du cycle de vie des aliments.

Ainsi, l'espace réservé à l'élevage est maintenant considéré comme une perte potentielle de puits de carbone, c'est un élément important qui méritait d'être considéré.

L'auteur de cette étude, Kurt Schmidinger, géophysicien et spécialiste de l'alimentation, met en garde contre les raccourcis : "les systèmes d'élevage industriels ne sont tout simplement pas des options viables, même si leur empreinte climatique peut parfois supplanter les pâturages . 

Les élevages industriels nécessitent d'énormes quantités de terres cultivées, qui sont moins disponibles que les pâturages, ce qui menace la sécurité alimentaire mondiale. Pandémies mondiales, résistance aux antibiotiques, bien-être animal, pollution de l'eau, érosion des sols et de nombreux autres problèmes sont associés à l'élevage industriel. D'un autre côté, les produits alimentaires végétaux sont bien meilleurs lorsque l'on considère tous les aspects éthiques de la nutrition".

Sur ce dernier point, des végétaux riches en protéines ont les meilleurs scores de l'étude comme en témoigne le tofu : la production d'1kg de ce lait de soja émet seulement 3,8 kg de CO2, soit 19 kg d'un parcours en voiture. Encore mieux : produire 1kg de tempeh (produit alimentaire à base de soja fermenté) a une empreinte carbone de 2,4 kg, soit 12 km de voiture !

Plus que jamais, notre consommation de viande doit être limitée et raisonnable, car manger trop de viande n'est bon ni pour notre santé, ni bon pour l'environnement. Dans tous les cas, elle devrait être produite localement et plutôt orientée vers la volaille.

Enfin rappelons nous que la viande n'est pas un produit alimentaire comme les autres mais est issue d'un être sensible qui a vécu et a souffert. Ne gâchons pas la viande comme on le voit trop souvent dans les restaurations collectives.

Source: notre-planete.info

Crise étudiante au Québec: Nous sommes tous de vieux fous comme vous, madame Payette


Pendant ce temps, à Montréal, les casseroles déferlent - Photo: Le Devoir

Une chanson dans la tête 
Lise Payette
Le Devoir - 25 mai 2012

Mardi dernier, pendant que des centaines de milliers de manifestants usaient leurs souliers sur l’asphalte et les nids de poule de Montréal en scandant des slogans, une image s’est imposée à moi : celle, connue à travers le monde, de ce jeune Chinois affrontant le char d’assaut sur la belle place Tiananmen, seul, empêchant l’horrible machine d’avancer. C’est en pensant à lui et à vous tous que j’ai sorti la belle chanson prophétique de Jacques Michel, écrite en 1970, et que je l’ai mise sur mon machin à musique, cette chanson qui dit :

« Viens
Un nouveau jour va se lever
Et son soleil
Brillera pour la majorité qui s’éveille
Comme un enfant
Devenu grand
Avec le temps
Viens
Un nouveau jour va se lever
Et son regard
Se moquera de l’autorité de César
Car les enfants
Défient les grands
Quand vient le temps »

Il faut la réentendre en entier en ces moments de grande remise en question qui réunissent pour une rare fois plusieurs générations. Mardi, une journaliste a tendu son micro à une belle vieille dame qui s’était assise sur sa marchette pour se reposer. Elle avait 81 ans et elle marchait avec les jeunes, malgré la pluie, malgré la fatigue, parce qu’elle avait été une enseignante et que, pour elle, tous ces jeunes étaient SES enfants, SES étudiants. Elle était belle à voir avec ses cheveux blancs. Et puis cette autre, un autre jour, qui affirmait qu’elle était là pour « que ses petits-enfants soient fiers d’elle ».

Il y avait beaucoup d’autres têtes blanches dans la foule. L’oeil allumé, elles qui en ont vu d’autres, elles avaient l’air de veiller à ce que les policiers ne s’énervent pas trop parce qu’ils en étaient à leur centième doigt d’honneur de la journée. Pauvres policiers, quel métier !

Mais ils sont aussi en train d’apprendre comment on doit se comporter devant une foule qui ne cherche pas la violence à tout prix. Les autres, ceux qu’on appelle les « casseurs », la police les connaît sûrement très bien, ou alors elle aurait mal fait son travail depuis des lunes.

Je voudrais que les étudiants « aillent s’asseoir » (c’est l’expression la plus à la mode en ce moment) avec leurs parents et leurs grands-parents pour prendre le temps de discuter de la situation avec eux. Que chacun des jeunes manifestants se donne comme mission de rassurer les plus vieux car, en vieillissant, les humains qui se fragilisent deviennent plus inquiets devant les revendications, les opinions qu’il faut défendre, les soulèvements populaires et la moindre violence qui leur fait horreur. C’est pourquoi ils sont si faciles à manipuler par les politiciens qui depuis des décennies ont joué sur leurs peurs pour en faire des supporters soumis. Dites-leur que vous avez besoin de leur appui et profitez-en pour leur dire que vous les aimez ; ça leur donnera des ailes. Vous ne les reconnaîtrez plus. Ils en ont déjà tant fait pour vous. Ne me dites pas que vous ne le savez pas.

Pour conserver l’appui de la population, il faut que vos sorties ne mènent pas à des dérapages incontrôlés. Vous êtes assez nombreux pour vous assurer que les casseurs deviennent des anges de vertu. Il suffirait probablement de lever un mur de protection autour de chacun d’entre eux.

De quoi je me mêle ? Vous avez raison. Ça aussi il faut que vous l’appreniez par vous-mêmes. Un lecteur s’est donné la peine de m’écrire la semaine dernière pour me dire que je n’étais qu’une vieille folle. Ce sont ses mots. Je lui réponds qu’il a parfaitement raison. Je suis vieille, c’est vrai. Si je suis folle, c’est d’admiration pour ceux qui, comme vous, défient tous les Césars de ce monde.

« Le temps des révérences
Le temps du long silence
Le temps de se taire est passé
C’est assez
Le temps des muselières
Se meurt dans la fourrière
Le temps de mordre est arrivé »

Tenez bon, les enfants. Vous êtes en train de changer le monde. Et croyez-moi, il était temps.

***

22 avril 2012, l'espoir ...



***

Tenez bon, vous aussi, madame Payette.

May

jeudi 24 mai 2012

L’OTAN : une association de criminels au service de la stratégie du chaos


Invité à Ce soir ou jamais, sur France 3, pour débattre sur le sommet de l'OTAN, Michel Collon en a profité pour rappeler le rôle fondamental de cette alliance militaire : soumettre les populations du Nord comme du Sud pour défendre les intérêts de l’élite occidentale.

C’est le bilan à tirer lorsqu’on examine les actions de l’OTAN, au-delà de la propagande sur la menace soviétique hier et sur les interventions humanitaires aujourd’hui. Michel Collon explique également comment, dans le contexte actuel d’un empire US en déclin, l’Otan applique la stratégie du chaos pour contenir l’émergence des concurrents économiques.



Source: Investig'Action


***

La Stratégie du Chaos, dites-vous, M. Collon?  Mais, n'est-ce-pas,  cette stratégie qui inspire et qu'utilise notre Premier ministre du Québec, Jean Charest,  dans le conflit actuel des étudiants?  Selon vous, fait-il aussi partie des salauds qui lui servent de mentors ...? 

May 

En images : l'éclipse solaire du 20 mai vue de l'Espace

L'éclipse de Soleil du 20 mai 2012 vue par le satellite Proba-2. © Esa
Il n'y a pas que sur Terre que certains privilégiés ont pu profiter de l'éclipse annulaire de Soleil qui s'est produite le 20 mai. Depuis l'orbite terrestre, satellites et astronautes à bord de l'ISS ont admiré le spectacle... et pas seulement dans le ciel !

La première éclipse solaire de l'année 2012, annulaire en raison de l'éloignement de la Lune, a mobilisé les astrophotographes en Chine et au Japon où le soleil se levait éclipsé, et surtout aux États-Unis où l'on a pu assister à un magnifique coucher de soleil en croissant. Plusieurs observatoires spatiaux ont également suivi le passage de notre satellite naturel devant son étoile.

Le satellite solaire japonais Hinode a également photographié l'éclipse solaire du 20 mai. © Hinode/Jaxa/Nasa
C'est le cas de Proba-2, un microsatellite de l'Esa. La famille Proba se compose de trois exemplaires (Proba-1 lancé en 2001, Proba-2 en 2009 et Proba-V pour Végétation qui devrait s'envoler cette année), au départ de simples démonstrateurs de la taille d'une machine à laver destinés à tester de nouvelles technologies qui par leurs résultats sont devenus de véritables satellites avec un programme d'observations scientifiques.

Proba-2 est équipé de deux instruments dédiés à l'étude du Soleil : Swap (Sun Watcher using AP-sensors and Image Processing) et Lyra (Lyman Alpha Radiometer). Faisant le tour de la Terre en 100 minutes à 700 kilomètres d'altitude, Proba-2 a ainsi traversé quatre fois l'ombre de la Lune durant l'éclipse du 20 mai qu'il a pu photographier, comme il l'avait fait pour l'éclipse du 15 janvier 2010 et pour celle du 4 janvier 2011. Le satellite solaire japonais Hinode, qui depuis 2006 cartographie notre étoile en haute résolution, a lui aussi suivi cette éclipse.

Et en regardant la Terre...

Le 20 mai, le spectacle de l'éclipse annulaire de Soleil pouvait aussi s'apprécier en regardant notre planète pendant que l'ombre lunaire courait dessus d'ouest en est. C'est ce qu'a fait le satellite Terra de la Nasa, chargé habituellement d'étudier les océans et l'atmosphère, qui a utilisé l'instrument Modis (Moderate-resolution Imaging Spectroradiometer) pour saisir cette ombre dont le centre est noir et le tour (la pénombre) d'un brun jaunâtre.

L'ombre lunaire vue par le satellite Terra. © Nasa 
(Remarquez bien l'oeil dans le coin en haut, à droite.
Est-ce encore une fois l'oeil qui veille sur le monde ...?)

Installé sur une orbite géostationnaire beaucoup plus élevée et bénéficiant ainsi d'une vision complète du globe terrestre, le satellite météorologique américain MTSat a photographié lui aussi cette ombre (qui semble toute petite) sur les nuages qui couvraient alors l'océan Pacifique. L'image est visible sur le site du Planetary Habitability Laboratory (PHL).

Un spectacle que seuls quelques privilégiés ont pu voir de leurs propres yeux : il s'agit bien sûr des membres de l'équipage actuel de la Station spatiale internationnale. Le photographe à bord de l'ISS était l'Américain Don Pettit, qui a rejoint la Station au mois de décembre en compagnie du Russe Oleg Kononenko et de l'astronaute européen André Kuipers.


Après la Lune le 20 mai, ce sera au tour de la planète Vénus de passer devant le Soleil le 6 juin prochain, un transit auquel une grande partie de la Planète se prépare et qui sera une nouvelle occasion de réaliser de belles images depuis le sol ou en orbite.

Source: Futura Sciences

mercredi 23 mai 2012

L'électeur américain en mal de héros : Ron Paul et le test décisif du 11/9 - Partie 1


Pour les besoins du débat, supposons qu'existe un homme politique doué de conscience qui veuille vraiment changer les choses aux États-Unis dans l'intérêt du Peuple. Il présente bien, parle au cœur de la classe ouvrière, aux désabusés, aux cyniques, aux blasés de la politique.

Supposons aussi que cette rafraîchissante rafale de coups de poing politiques soit merveilleusement sensée, bien construite, efficace, et donne PRESQUE l'impression que ce type est « le gars qu'il nous faut pour diriger la nation ». Un type sacrément sympa, pour couronner le tout, du moins à en juger par ses discours, conférences de presse, écrits et interviews.

Allons plus loin. Supposons qu'il soit bien informé sur de nombreuses questions. Nous le voyons s'attaquer à des institutions comme la FED et, à l'occasion, prendre le pouls du public sur des questions controversées telles que la vérité sur le 11 septembre - dans des lieux CHOISIS, devant CERTAINS publics. « Ouah, c'est notre Homme ! », penserez-vous peut-être. Vous n'avez pas l'habitude de voir un politicien parler si ouvertement, avec tant de force, même si le discours change selon l'auditoire. « Ouah », vous vous dites - « ce mec est cool ! » Il est tellement en phase avec VOUS sur ces sujets brûlants. Il est rafraîchissant. Passionnant ! L'espoir vous chauffe le sang. Vous y CROYEZ.

Supposons aussi qu'il ait appris tous les mots qu'il faut - tous les buzzwords - pour attirer l'attention des électeurs mécontents. Ses paroles semblent résonner en CHAQUE Américain « au sang chaud » en mal de héros.

Il est le Patriote que Tout le monde attend. Il est l'ÉLU. Nous AVONS BESOIN de ce gars-là. Il va nous sauver. Ou va-t-il vraiment le faire ?

Je m'interroge...

Pourquoi quelqu'un doué de conscience qui sait tant de choses sur l'histoire honteuse de notre gouvernement, sur ses manières trompeuses, sur le POUVOIR redoutable qui le motive ; quelqu'un qui sait parfaitement que notre gouvernement a MENTI au monde entier sur le 11/9 et sur les véritables raisons de la guerre bidon contre le terrorisme ; quelqu'un qui SAIT que des personnes extrêmement PUISSANTES et IMPITOYABLES tirent les ficelles de ce gouvernement de façade ; qui connaît le POUVOIR d'un cartel bancaire comme la FED - POURQUOI - POURQUOI - POURQUOI cet homme incroyablement populaire, si intelligent, BON et doué de « conscience », POURQUOI CHOISIRAIT-il d'adhérer à cette Machine à Tuer perverse, détraquée et tordue que nous appelons « gouvernement » ?

POURQUOI se croirait-il capable, LUI, d'agiter la baguette magique du changement et de transformer ce gouvernement en entité du BIEN ?

Nous avons eu notre dose du mot CHANGEMENT au cours de la dernière décennie, et en particulier au cours des deux dernières années, n'est-ce pas ?

Qui plus est, COMMENT quelqu'un qui sait encore additionner deux et deux et qui n'est pas encore totalement lobotomisé façon Stepford peut-il penser ou croire qu'un truc pareil pourrait arriver dans ces bons vieux États-Unis d'Amérique, Inc.?

On est où, les gars, à Fantasy Island ?

POURQUOI un tel homme voudrait-il gravir les barreaux de l'échelle politique moisie de ce gouvernement malade ?

Ses défenseurs me disent qu'il ATTEND JUSTE D'ACCÉDER à la PRÉSIDENCE pour déballer les vérités qui font mal. Oh, ça doit être ça. Il ATTEND, C'EST TOUT. Comme s'il y aura jamais un « BON » moment pour que des types comme Ron Paul laissent ce genre de vérités leur échapper de la bouche dans un lieu public. COMME SI cela ne signerait pas immédiatement leur arrêt de mort politique.

S'il ne veut pas dire aujourd'hui tout ce qui a besoin d'être dit, comment quiconque peut penser qu'il DÉBALLERA TOUT s'il parvient à réaliser ses aspirations politiques ?

L'histoire est témoin que les présidents des États-Unis - et pas seulement les dirigeants étrangers - peuvent également être éliminés du jeu. Pensez à JFK. Pensez à RFK. Nos propres « leaders » ne sont pas à l'abri.

Pensez-vous qu'il se peut que Ron Paul n'ait tout simplement pas réalisé que ce gouvernement a été usurpé par des psychopathes extrêmement bien organisés et passés maîtres dans leur art ?

Ça me paraît hautement improbable.

S'il est assez intelligent pour prendre conscience de beaucoup d'autres vérités importantes, comment se fait-il qu'il ne puisse PAS prendre conscience d'une vérité aussi essentielle ? Pensez-vous que les psychopathes aux commandes de ce gouvernement de façade permettraient JAMAIS qu'un homme bon, honnête et doué de conscience perturbe leur PLAN ?

Pensez-vous qu'en politique, les choses arrivent par hasard ou par accident ?
Sérieusement, vous le pensez ?

À suivre - Partie 2 ci-dessous


Source: Lisa Guliani - Sott.net 

***

Pourquoi pensez-vous que j'ai placé ce long texte, en deux parties plutôt qu'une, si ce n'est parce que j'ai déjà pensé comme Lisa Guliani il y a quelque temps. Et j'ai dû refouler ces sombres pensées au fond d'une partie de moi-même qui se refusait d'être déçue ...  

May 

L'électeur américain en mal de héros : Ron Paul et le test décisif du 11/9 - Partie 2

Pensez-vous qu'il se peut que Ron Paul n'ait tout simplement pas réalisé que ce gouvernement a été usurpé par des psychopathes extrêmement bien organisés et passés maîtres dans leur art ?

Ça me paraît hautement improbable.

S'il est assez intelligent pour prendre conscience de beaucoup d'autres vérités importantes, comment se fait-il qu'il ne puisse PAS prendre conscience d'une vérité aussi essentielle ? Pensez-vous que les psychopathes aux commandes de ce gouvernement de façade permettraient JAMAIS qu'un homme bon, honnête et doué de conscience perturbe leur PLAN ?

Pensez-vous qu'en politique, les choses arrivent par hasard ou par accident ?
Sérieusement, vous le pensez ?

Y-a-t-il QUELQU'UN qui croie vraiment que cet homme pourrait - ou, plus important - qu'on lui PERMETTRAIT de SAUVER ce pays des psychopathes maléfiques qui sont en train de le détruire - de détruire notre société et notre MONDE ?

La machine à tuer PSYCHOPATHIQUE est plus grande, plus forte et bien mieux organisée que des types comme Ron Paul. Comprenez bien cela.

Est-ce que cet homme a la moindre chance de transformer cette machine à tuer prédatrice en force du BIEN ? Le Gouvernement n'est rien D'AUTRE qu'une entité dominant par la FORCE.

Quelqu'un croit-il VRAIMENT que cela pourrait arriver ? Ou que les PSYCHOPATHES lui accorderaient une place au sein de leur terrain de jeu diabolique ? S'il vous plaît. Il est temps de se réveiller.

Beaucoup d'entre vous investissent leur espoir et leur foi dans cette dernière tendance politique du jour parce que les paroles de Ron Paul sont si agréables à entendre, et que vos cœurs veulent CROIRE qu'il y a QUELQU'UN, quelque part, qui peut sauver le monde - quelque HÉROS galopant sur son cheval blanc dans son costume 3-pièces reluisant.

Je vous comprends. Vraiment. Je compatis, parce que moi aussi, je veux penser que, quelque part, il existe quelqu'un qui soit capable de nettoyer toute cette merde. Mais je maintiens : IL N'Y A PERSONNE.

Toi, l'éternel électeur américain adorateur de héros, je te supplie de regarder la réalité en face et d'enlever tes lunettes roses.

Il n'y a pas de héros à l'horizon ; pas même Ron Paul.

Enlève tes lunettes et REGARDE au loin. Il n'est pas là.

« M. L'homme du peuple » a un discours pour son auditoire grand public et un autre pour l'auditoire des désillusionnés-mécontents-patriotes-chercheurs de vérité. Chez moi, on appelle cela tenir un double langage. Cela ne joue pas vraiment en sa faveur.

Maintenant, pourquoi ce type si fantastique tiendrait un double langage ?

Pourquoi ne délivre-t-il pas le même message à tout le monde, quel que soit l'auditoire, grand public ou non ? Est-il acceptable de n'aborder la vérité sur le 11/9 que devant ce pourcentage d'électeurs américains qui SAVENT que le gouvernement ne nous a apporté rien d'autre que des EMMERDES depuis le 11/9 ?

Vous pensez que Ron Paul ressent votre peine et s'identifie à vous, les Truthers ?

Comment se fait-il qu'il n'exprime pas cette vérité sur le 11/9 devant son auditoire « grand public » ?

Oh, c'est vrai. Il ATTEND JUSTE LE BON MOMENT. Bien sûr.

Haut les cœurs, vous pouvez toujours balancer votre vote électronique et continuer à jouer le jeu en utilisant la machine à Illusion d'un système truqué, détraqué, toxique et corrompu. Vous pouvez continuer à vous dire que votre vote compte quand même, même si tout ce qu'ils ont à faire, c'est de truquer les votes dans UN SEUL comté pour bousiller une élection entière dans l'ensemble du pays.

Pensez au comté de VOLUSIA, en Floride. Pensez aux « problèmes de poinçonnage » des bulletins de vote.

Ils n'ont même pas besoin d'un Diebold pour truquer une fichue élection. La mascarade de l' « élection » fait partie de la grande illusion, les amis. La « Sélection », c'est là que ça se passe - et cela fait longtemps qu'ils jouent à ce jeu-là.

Le VOTE n'est qu'un acte de plus dans une pièce de théâtre continuelle, une production de théâtre politique que nous connaissons sous les termes de « processus politique ».

Pour en revenir au « Patriote du Peuple », Ron Paul :

Posez-vous la question :

Cet homme modèle, honnête, QUI CHOISIT D'ADHÉRER AU MAL est-il vraiment un CHAMPION du Peuple ?

Est-il votre SAUVEUR politique ? Êtes-vous en train de vous convaincre que la notion « d'un moindre mal » est valide ? Êtes-vous en train de vous tromper vous-mêmes en vous persuadant de vous rallier derrière une autre ambiguité politique simplement parce que « MON DIEU, NOUS DEVONS CROIRE EN L'UN D'ENTRE EUX. Nous devons CROIRE en quelqu'un. »

Nous DEVONS VOTER pour QUELQU'UN, nous disent les partisans de Ron Paul.

Vraiment ? Nous DEVONS voter pour QUELQU'UN juste PARCE QU'il le faut ?

Je l'ai dit auparavant et je maintiens ma position :

En ATTENDANT le jour - en supposant qu'il arrive JAMAIS - où Ron Paul ou N'IMPORTE QUEL autre politicien crachera le morceau sur le rôle du gouvernement dans l'orchestration, la mise en œuvre et la dissimulation des événements du 11/9, je choisis de ne PAS croire au discours de Paul (ou de qui que ce soit d'autre), même si ça fait du bien de gober ce discours.

Même si ça a le goût de la glace au chocolat.

Les amis, S'IL VOUS PLAÎT, envisagez la possibilité très réelle que Ron Paul, « dieu le bénisse », ne soit rien de plus qu'une autre marionnette politique du Maestro, une nouvelle version améliorée de l'outil politique de l'an dernier, remis à neuf et portant un masque différent, plus attrayant.

Si Ron Paul veut vraiment être le GRAND HÉROS AMÉRICAIN, il ferait mieux de commencer par agir comme un héros.

Le 11/9 est le TEST DÉCISIF. J'attends toujours. Nous attendons toujours.

Source: Lisa Guliani -  Sott.net