samedi 30 juin 2012

Visite à Waddesdon Manor, chez lord Rothschild


En faisant construire Waddesdon Manor, Ferdinand de Rothschild voulait un édifice qui ressemble aux châteaux de la Loire. le résultat est un savoureux mélange des XVe, XVIe et XVIIe siècles dressé dans la campagne anglaise. Crédits photo : Raphael Gaillarde/GAMMA/GAMMA- RAPHO

 «Je souhaite que le bâtiment ressemble à un château Renaissance. Mais à l'intérieur, je ne veux que du mobilier XVIIIe, le tout bien français», avait averti le baron Ferdinand de Rothschild en 1870, quand il prit la décision de se faire bâtir un château dans la paisible campagne anglaise. Avec son mélange de coupoles, de petites tours et de toits à pignons, Waddesdon Manor a effectivement un petit air français mais pas «du temps des Louis» comme le voulait le baron Ferdinand: plutôt dans le style fin de siècle dont Charles Garnier et Viollet-le-Duc s'étaient faits les hérauts.


La salon Rouge est un spectaculaire rassemblement de chefs-d'œuvre. Au mur, à gauche, le Portrait du prince de Galles (futur George IV) par Gainsborough. Les deux commodes sont de l'ébéniste Riesener. Tous les vases sont en porcelaine de Sèvres. Le tapis a été tissé dans les ateliers de la Savonnerie pour Louis XIV. Il fait partie d'une série de 93 pièces destinées à la Grande Galerie du Louvre mais qui ne furent jamais mises en place, le roi ayant abandonné le Louvre pour Versailles. Crédits photo : Raphael Gaillarde/GAMMA/GAMMA- RAPHO



Dans le salon du Baron, le magnifique bureau à cylindre a appartenu à Beaumarchais. Au-dessus, trois terres cuites de Clodion. Crédits photo : Raphael Gaillarde/GAMMA/GAMMA- RAPHO

L'intérieur de Waddesdon fut somptueusement décoré dans le goût français du XVIIIe siècle. Les pièces furent ornées de lambris achetés à Paris dans les années 1860, quand tant de demeures et d'hôtels particuliers furent démantelés pour les travaux d'urbanisme de la ville.



Détail d'une cariatide en bronze ornant un grand bureau à cylindre de Riesener daté de 1779. Crédits photo : Raphael Gaillarde/GAMMA/GAMMA- RAPHO



Vase en forme de vaisseau en porcelaine de Sèvres sur fond «bleu céleste», une couleur créée spécialement pour Louis XV. La pièce est marquée de la lettre «I», qui signifie qu'elle date de 1761 (les lettres de l'alphabet, à côté de la marque de Sèvres, indiquent la datation). Crédits photo : Raphael Gaillarde/GAMMA/GAMMA- RAPHO



Dans la salle à manger, la table est dressée avec un service de Sèvres qui a appartenu au comte de Choiseul. De part et d'autre du miroir, deux tapisseries de Beauvais fissées d'après un modèle de François Boucher. Ci-dessus, grand secrétaire en laque noire estampillé Dubois et Goyer. Crédits photo : Raphael Gaillarde/GAMMA/GAMMA- RAPHO


Extraits de:  Le Figaro
où vous trouverez plusieurs anecdotes intéressantes

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Quel contraste indécent avec la situation qui prévaut en Espagne, pour ne nommer que celle-là (voir la situation précédente sur ce blog). 

Prochaine visite guidée: rendez-vous au château de Sagard! 

May  

Espagne: Bankia - La colère des actionnaires floués

Des dizaines d’actionnaires ont profité de l’assemblée générale de l’espagnole Bankia, qui se tenait à Valence hier, pour manifester leur colère contre les dirigeants de la banque. 

«Rendez-nous notre argent», disent des dizaines d’épargnants

« Dehors ! », « En prison », « Voleurs », « On nous a escroqués », « Rendez l’argent », fulminent les actionnaires contre les nouveaux dirigeants de Bankia, lors de la première assemblée générale de la banque depuis son sauvetage historique qui a précipité une aide européenne à l’Espagne.

À l’extérieur du Palais des congrès de Valence, dans l’est de l’Espagne, militants syndicaux et « indignés » manifestent en tapant sur des casseroles.

Pendant des heures, les actionnaires se succèdent au micro, invectivent, montrent du doigt, crient et parfois insultent, demandent des solutions à la dizaine de dirigeants de Bankia présents, dont le nouveau président, José Ignacio Goirigolzarri, qui écoutent, impassibles, dans un auditorium comble. Mais surtout, ils racontent avec dignité leurs histoires, souvent poignantes, d’une vie qui bascule parce que leurs économies, celles de leurs parents, parfois de leurs grands-parents se sont envolées dans la « faillite » de Bankia. L’action a perdu plus de 70 % depuis son entrée en bourse il y a un an à peine, passant de 3,75 euros à moins d’un euro aujourd’hui.

« Cette escroquerie est une honte. Je connais un homme qui est aujourd’hui en hôpital psychiatrique, détruit parce qu’il a tout perdu. Moi, je ne perdrai pas ma dignité parce que je ne mens pas. Et ceux qui mentent doivent payer ! », lance l’un d’eux la voix tremblante, applaudi par toute la salle, réclamant que soient jugés les ex-dirigeants de Bankia.

D’autres sont victimes des « participations préférentielles », produits complexes censés rapporter des intérêts, qui ont été convertis sans leur consentement en actions. Certains disent avoir subi un chantage : « Tu veux un crédit pour une voiture ? Tu achètes des actions Bankia ». Mais ce qui les met le plus en colère, c’est de s’être « fait avoir » parce qu’ils faisaient confiance à leur caisse d’épargne, à leur banquier qu’il connaissait « depuis toujours », qui était parfois même un ami. Alfredo Anchel, un préretraité de 64 ans, est de ceux-là. « Ma directrice m’a dit que c’était sûr. Je l’ai crue et j’ai perdu 25 000 euros. Je l’ai traitée de garce », raconte cet ancien employé d’une entreprise de transport de carburant.

Certains n’ont pas attendu leur tour au micro pour faire entendre leur voix dans une ambiance surchauffée. Comme Vicente de Valencia Duran, un préretraité qui a perdu plus de 10 000 euros. Dès le début de la réunion, il a interrompu régulièrement M. Goirigolzarri dans sa présentation du plan de redressement de Bankia, aux cris de « voleurs ! », « vous nous avez trompés ! », « menteurs ! ». Surtout lorsqu’il a entendu parler de « rétablir la confiance », de « professionnalisme » ou encore d’épargne désormais « plus sûre que jamais ».

Là encore il s’emporte : « Mais laisse-la parler, abruti », crie-t-il, soutenu par la salle qui hue le secrétaire général du Conseil au moment où il tente de couper la parole à une femme décrivant la descente aux enfers de sa famille.

Ils sont des centaines, de Valence, mais également d’autres villes. Si nombreux que certains sont obligés d’écouter l’assemblée générale dans une autre salle, pestant de ne pouvoir intervenir. « Ils ne me laissent pas entrer. Ce que je voulais leur dire, c’est que l’Espagne est une honte. Personne ne paie jamais. C’est la corruption généralisée. Ils doivent nous rendre l’argent », s’énerve devant la porte Carmen Riera, une retraitée de 77 ans.

Au total, quatre plaintes visant Bankia ont été déposées et le parquet a ouvert une enquête préliminaire sur d’éventuelles malversations.

L’annonce au mois de mai du sauvetage public de cette banque, le plus cher de l’histoire de l’Espagne, pour 23,5 milliards d’euros, a précipité la crise qui a abouti à la demande d’aide européenne de l’Espagne pour ses banques. Celle-ci n’a pas encore été chiffrée mais pourrait atteindre 100 milliards d’euros.

Source:  Agence France-Presse via Le Devoir

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Les Espagnols (contrairement aux Grecs ...)  auront-ils appris la leçon des Islandais?  Ils sont bien partis pour ça, en tout cas. Et je cite: « À l’extérieur du Palais des congrès de Valence, dans l’est de l’Espagne, militants syndicaux et « indignés » manifestent en tapant sur des casseroles  Tiens! Tiens! 

Là aussi, les banquiers pourraient bien détester l'Espagne. 

May

vendredi 29 juin 2012

Les banquiers détestent l'Islande

A force d'enquêtes judiciaires, l'île aux volcans a fait drastiquement diminuer ses dettes. Étonnant non?


La crise financière mondiale, attisée localement par la cupidité aussi surprenante que hors norme des banquiers islandais, a bien failli rayer l'île de la carte en 2008.

Aujourd'hui c'est du côté de Reykjavik - que l'agence de notation Fitch a d'ailleurs relevé d'un cran à la mi-février - et qui a renoué avec la croissance en 2011 jusqu'à tabler sur un taux de 2,7% pour 2013 avec une balance commerciale redevenue excédentaire, que se déroule une véritable révolution dans l'indifférence quasi générale des médias européens.

Petit rappel d'islandais pour les nuls : C'est en 2008 que le phénomène a pris naissance. A l'époque, la Couronne Islandaise était sur le point de rejoindre l'épave du Titanic. Les Polonais employés en masse dans la pêche et la construction, allaient se résoudre à abandonner leur petit paradis d'immigration et à remettre le cap sur Varsovie. La bourse décidait de se mettre en sommeil après une chute de 76% en quelques jours, et le gouvernement nationalisait les banques Glitnir, Landsbanki et Kaupthing, dont la clientèle était - cherchez l'erreur - principalement anglaise et américaine pour leur éviter la faillite. Les dettes du pays frôlant alors 9 fois son PIB...

Entrée en scène fin octobre 2008, du FMI et des pays frères scandinaves auxquels s'est joint la Pologne reconnaissante, qui contribuent respectivement à hauteur de 2,1 et 2,5 milliards de dollars à la réparation des dégâts.

Les pêcheurs au harpon islandais qui se méfiaient comme de la peste d'une combine institutionnelle pour leur passer la corde au cou à la grecque, descendent dans la rue et chassent le gouvernement Conservateur de Geir Haarde en exigeant des élections anticipées.

En avril 2009 une nouvelle coalition de socialistes et d'écologistes prend les choses en mains sous la conduite de Johanna Siguroardottir, nouvelle Premier Ministre. Johanna, ex-hôtesse de l'air ayant bossé en usine pour fabriquer du carton d'emballage à poisson, a su garder les pieds sur terre.



Première chef de gouvernement au monde à s'être mariée civilement avec sa copine Jonina Leosdottir, la dame n'a peur de rien et n'est pas prête à s'en laisser conter par les vautours de la finance.

Des banquiers à l'amende

Un échéancier de remboursement de 3,5 milliards d'Euros sur 15 ans à 5,5% d'intérêt est donc négocié avec les principaux créanciers du pays et ceux des banques nationalisées. Las, l'islandais de base a fait ses comptes. Il redescend dans la rue pour demander que le projet de loi soit soumis à référendum. Le président lui donne raison en janvier 2010 et la consultation populaire organisée en avril donne 93% de refus de casquer à ce prix là.

Johanna fait donc savoir aux créanciers qu'ils vont devoir revoir leur copie. Afin de les convaincre que les Islandais sont têtus, le Parlement insulaire vote la nomination d'un Procureur Spécial, chargé d'enquêter sur les raisons du naufrage financier et d'en déférer les responsables présumés devant la justice.

Le job est confié à Olafur Thor Hauksson qui n'a aucune compétence en criminalité financière et a été le patron de la très débonnaire police locale au cours des 10 dernières années. C'est le ministre de la Justice qui l'a encouragé à faire acte de candidature car personne d'autre ne s'est présenté pour ce sale travail. Eva Joly qui traquait la débauche financière avant de prendre une veste à l'élection présidentielle va d'ailleurs payer de sa personne comme consultante pour mettre Olafur au parfum.

Les leçons d'Eva sont profitables : dès le 11 mai 2010, le procureur lance un mandat d'arrêt international contre Sigurdur Einarsson, l'ancien patron de la banque Kaupthing.

Sans doute bouleversé de découvrir sa tronche dans la rubrique des « wanted » du site d'Interpol, Einarsson rentre « volontairement » au pays dès le mois d'Août. Pour y répondre d'accusations de manipulation de marché, fraudes et escroqueries.

En septembre, c'est au tour de l'ancien Premier Ministre Geir Haarde de répondre d'accusations de négligence dans la gestion de la crise financière.

Le 20 janvier 2011, le procureur Spécial qui commence à bien maîtriser son sujet, décide de se faire une petite perquise' à la Banque Centrale Islandaise pour recouper des infos obtenues sur deux seconds couteaux, les MP Bank et Straumur Bank. En sortant, Olafur le justicier rend visite à Jon Thorsteinn Oddleifsson, l'ancien trésorier de la banque Landsbanki et lui passe...les bracelets.

Des enquêtes judiciaires font plier les créanciers

Etrangement, et sans qu'on puisse y lire une quelconque relation de cause à effet, les créanciers reviennent avec une nouvelle proposition d'apurement de la dette islandaise : on passe de 15 à 37 ans et le taux d'intérêt demandé tombe à 3% ! « Non et non ! » persistent à répondre les natifs consultés en Avril 2011 après que le président local, Olafur Ragnar Grimsson ait refusé de ratifier la loi précédente ayant pris en compte la dernière proposition des créanciers.

Comme en écho à l'entêtement de ses compatriotes, le Procureur Hauksson fait arrêter en décembre 2011, Làrus Welding, l'ancien directeur général de la banque Glitnir. En avril 2012, c'est au Luxembourg qu'on retrouvera Hauksson et se petite équipe, supervisant une perquisition effectuée par la police du Grand Duché à sa demande, à la suite d'écoutes téléphoniques d'une petite centaine d'Islandais « ayant exercé par le passé des responsabilités dans le secteur financier islandais ».

Il n'en faudra pas plus pour convaincre ceux qui n'ont pas encore quitté le pays de le faire brutalement en renonçant aux indemnités dodues qu'ils exigeaient jusque là à la suite de la nationalisation des banques et de leur licenciement un brin brutal il est vrai...

La démocratie des volcans

Moins connue que sa grande-sœur athénienne, la démocratie à la sauce islandaise fonctionne tout de même depuis l'an 930. Ayant tiré les leçons de la crise, la convocation d'une assemblée constituante en décembre 2010 était donc une formalité.

Dès février 2011, les 25 élus (10 femmes et 15 hommes) issus de toutes les couches de la société, se mettent au travail. Un mois plus tard, ils deviennent officiellement le « Conseil Constitutionnel ». Lequel adopte à l'unanimité un projet de nouvelle constitution remis au Parlement le 27 juillet 2011.

Le projet devrait être soumis à référendum à la fin du mois- pendant que d'autres s'étriperont sans doute au sommet de Bruxelles - avant son adoption par le parlement ; à sa lecture, on en bave d'envie : le droit effectif de communication au public de toute la documentation détenue par les pouvoirs publics devrait être garantie par la loi ; de même que l'indépendance absolue des tribunaux ; et les sources de revenus des collectivités locales ; tout autant que la possibilité de lancer des commissions d'enquêtes sur les pratiques gouvernementales à la seule demande d'un tiers des membres du parlement ; sans parler des protections constitutionnelles prodiguées au journalisme d'investigation nées de l'Initiative Islandaise pour des Médias Modernes, déjà évoquée par Bakchich, pour lesquelles Wikileaks s'était fortement impliquée.

Les médias qui veulent poursuivre la traque mondiale des banksters nous ayant mis dans ce pétrin, savent donc maintenant où s'installer. De même que Jérôme Kerviel, s'il lui venait un jour l'idée de se lancer dans le consulting en organisation de back-offices dignes de ce nom...

Source:  Woodward et Newton
Bakchich
2012-06-27 05:58:00 via Sott.net
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Les poules de luxe

Les Islandais  ont donc, eux aussi, dû descendre dans la rue afin de manifester leur colère et leur désaccord. Puis de faire valoir leurs droits de citoyens souverains.  J'ignore s'ils tambourinaient sur des casseroles, mais chose certaine, ils ont réussi ce qu'aucun autre pays d'Europe n'a eu les gosses de faire jusqu'à ce jour.

En acceptant de façon aussi soumise les diktats des banques et des banquiers (qui les volent, les escroquent et les étranglent), de leurs gouvernements (qui les trahissent) et de ceux de Bruxelles (qui ont des visions douteuses pour eux), ces pays (Grèce, Espagne, Italie, etc) deviennent les poules de luxe du système économique mondial.

Il semblerait que l'Islande ait refusé ce destin peu envieux.  Un exemple à suivre.

May

jeudi 28 juin 2012

Les États-Unis inventent le détecteur d'intentions criminelles

Dans leur croisade contre le « Mal », les élites américaines n'en finissent plus d'accoucher d'idées liberticides.

Le Département américain de la sécurité intérieure vient de franchir un cap en lançant un programme visant à détecter non plus les individus ayant commis des actes répréhensibles, mais ceux ayant l'intention de les commettre.

Le programme FAST (Future Attribute Screening Technology) est un système de détection des signes physiques de la « mauvaise intention » (« malintent ») : battements du cœur, respiration, température du corps, mouvements de l'œil, voix, phéromones...

Lancé à la suite du 11-Septembre, son développement a coûté 20 millions de dollars. Selon le Département de la sécurité intérieure, les premiers tests ont montré qu'il était fiable à 78%.

Si ce programme venait à se mettre en place, les usagers des aéroports, gares et autres points sensibles de la sécurité intérieure n'en sauraient rien, puisque FAST a la particularité de repérer les signes du « Mal » à distance. 

Par l'intermédiaire de Steven Spielberg, Hollywood avait déjà imaginé un équivalent de cette technologie dans Minority Report (2002).

Chose curieuse, le scénario imaginait déjà une manière institutionnelle de détourner le système au profit de l'élite qui en contrôlait les manettes.

De même que le PATRIOT ACT a probablement mis très peu de responsables du 11-Septembre (voire aucun) sous les verrous, soyons sûrs que FAST n'équipera pas de sitôt les halls d'entrée de Goldman Sachs, de JP Morgan, de la Maison Blanche, de la FED, du FMI et de tous ces lieux où siègent les véritables ennemis du peuple américain. 

Source: Sott. net

Facebook, instrument de l’impérialisme 2.0



Promu comme l’instrument de la « révolution » par les régimes occidentaux, la réalité du site communautaire Facebook est toute autre pour ceux qui sont du mauvais côté de la « démocratie ».

En effet, la plateforme relaie depuis plusieurs semaines des pages appelant au lynchage et à l’assassinat de citoyens et des fonctionnaire syriens, accusés d’être favorables à leur gouvernement qualifié de « sanguinaire ».

Ainsi la page anti shabiha invite à envoyer les coordonnées et les descriptions complètes de ces personnes, considérées par les auteurs de la page comme des « ennemis de Dieu ».

- Connaissez-vous des gens proches de fonctionnaires, de soldats ou qui sont membres de leur famille ?

- Pouvez-vous fournir photos, identité complète, téléphone, lieu de résidence, collègues de travail, identité des enfants ?

La délation et les menaces ne se limitent pas aux fonctionnaires et à l’armée. Tous les citoyens patriotes sont visés. Ainsi la page fournit une liste de personnes à exécuter comprenant entre autre le maire d’une commune, l’entraineur d’une équipe de sport, des restaurateurs et des commerçants. Les responsables de l’« ONG » (sic) fournissent aussi photos et adresses de personne accusées d’avoir manifesté en faveur du gouvernement ou d’arborer des tee-shirts favorables au président Assad.

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Les miliciens de l’ASL et les médias occidentaux et du Golfe justifient cette politique de terreur en qualifiant les victimes de shabiha, c’est-à-dire de « miliciens pro-régime », ouvrant ainsi la possibilité d’éliminer arbitrairement tout Syrien soutenant son pays face à l’agression étrangère ou soutenant son gouvernement [1].

En absence de textes pertinents dans le droit international, la multinationale de la Silicon Valley et ses dirigeants ne risquent absolument rien en permettant la diffusion de tels appels au meurtre. Cependant, Facebook peut désormais être considéré comme un « média de la haine », au sens donné par l’Unesco à cette expression.

Dans le passé, la secrétaire d’État étasunienne Hillary Clinton s’est publiquement félicitée du rôle joué par Facebook dans les changements de régimes du printemps « arabe », en Égypte, en Tunisie et en Libye.

Son fondateur Mark Zuckerberg était notamment l’un des participants de la conférence 2011 du groupe de Bilderberg, le club de relations publiques de l’OTAN [2].

Le jeune milliardaire fut aussi l’un des convives ultra-vip du diner grandiose organisé en l’honneur de Shimon Perez à Washington lors de sa réception de la « Médaille de la Liberté » le 13 juin dernier.

Zuckerberg a personnellement supervisé la création et la promotion de la page officielle du président israélien, lancée en mars dernier et créé une campagne vidéo intitulée « Be my friend for peace » (deviens mon ami pour la paix), où figurent notamment les pacifistes et militants des droits de l’homme Nicolas Sarkosy, David Cameron, Recep Erdogan ou encore la reine Elizabeth II d’Angleterre.

L’objectif de l’opération est d’assurer la promotion d’Israël en créant « une communication avec des citoyens de pays qui n’ont pas de relations diplomatiques avec Israël, en mettant l’accent sur la jeunesse du monde arabe ».

Présenté par la communication occidentale comme un soutien « jeune » et « branché » aux « révolutionnaires », Facebook est aujourd’hui un élément clé du dispositif de propagande de l'impérialisme « 2.0 » des États-Unis et d’Israël.


[1] « Politique d’assassinats ciblés à Damas », Réseau Voltaire, 16 février 2012.
[2] « Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg », par Thierry Meyssan, 9 avril 2011.

Source: Voltairenet.org

mercredi 27 juin 2012

Léonard de Vinci victime d'une mauvaise rougeole

Des tâches sont visibles sur le dessin datant du début des années 1500. Crédits photo : HANDOUT/REUTERS


On n'est pas près de revoir Léonard de Vinci. Son seul autoportrait, mondialement connu - avec barbe et chevelure longues, sourcils broussailleux, nez aquilin et expression un peu lasse - est gravement malade. Après une semaine de tests, les experts entourant Maria Cristina Misiti, la directrice de l'Institut central de restauration et de conservation du patrimoine italien, viennent de déplorer la présence de taches proliférant sur cette feuille de 33,5 × 21,6 cm dessinée au charbon rouge au début des années 1500. 

Lors d'une conférence de presse donnée à Rome, ils se sont alarmés de ces «rousseurs» susceptibles de défigurer l'image du génie toscan représenté de manière probablement idéale, tel un Platon de la Renaissance. En novembre, pendant deux mois, l'institution qui conserve le papier, la Bibliothèque royale de Turin, l'avait exceptionnellement exhumé de la pénombre de ses réserves pour l'installer en majesté, au sein d'une exposition organisée au palais voisin de la Venaria  

C'était presque une première pour le grand public. Il s'agissait de participer de manière spectaculaire aux célébrations marquant le 150e anniversaire de l'unification de l'Italie. Auparavant cet unique autoportrait de Léonard - le seul qui fasse l'unanimité auprès des spécialistes - n'avait été vu qu'en 2006 à Florence où il avait été montré sous vitre blindée. On avait alors murmuré qu'il ne s'agissait que d'un fac-similé du XVIIIe siècle.

Face aux dernières données, le constat est unanime: il est peu probable qu'il soit à nouveau un jour réexposé. «Les études non invasives ont confirmé nos pires craintes: le dessin est endommagé et toute restauration serait pour le moins délicate et risquée, a déclaré Jane Roberts, bibliothécaire royal et conservateur du Cabinet des estampes à Windsor, le château qui possède la plus riche collection du monde de feuilles du maître. Je pense que nous devons réfléchir très sérieusement avant d'entreprendre quoi que ce soit

Conservé dans un coffre-fort pendant près de cent ans


Les «rousseurs» ont été provoquées par l'oxydation des pigments originaux, non protégés par un quelconque verni comme c'est le cas pour les huiles. Des champignons sont aussi apparus sur le papier, un mélange de chanvre, lin et laine. Aujourd'hui, ce que l'on voit sur les joues gonflées de l'artiste ressemble à un mauvais cas de la rougeole.

«Cela fait peur, a conclu Maria Cristina Misiti. La décision de restaurer ou non incombe à la Bibliothèque de Turin, à l'institut de restauration et aux scientifiques. Nous allons continuer à diagnostiquer.» La feuille a été acquise par le roi Carlo Alberto de Savoie en 1839. Elle avait été correctement conservée à Turin dans un coffre-fort durant près de cent ans. Mais en 1929 elle avait été encadrée et accrochée sur un mur, en plein jour.

Quand une alliance défensive devient une association de malfaiteurs



Nous n’avons plus rien à faire dans le “Nato“, parce qu’il s’agit là d’un “machin” américain, et qui n’a désormais plus vocation, depuis la disparition de la menace soviétique, qu’à défendre les intérêts de l’Amérique, lesquels, tels que les comprennent ces Américains, sont devenus au fil des ans, éloignés, et parfois même, opposés aux nôtres.

D’autre part, il est temps que cette appellation “alliance“ cesse de faire encore illusion. Car il est connu que “l’empire” ne possède pas d’alliés, et ne possède que des “vassaux”, tels que celui qu’ont fait de nous depuis quelques décennies déjà, les dirigeants de ce pays, bien mal inspirés en ce domaine des relations étrangères, tout comme dans les autres d’ailleurs. Ceci, pour tenter de faire oublier aux citoyens, leur totale insuffisance, en se prétendant alors par tout leur cinéma d’alliés indéfectibles, de taille à jouer dans la cour des grands.

Il est manifeste qu’alors même que notre nation ne se connait nul ennemi à l’horizon, nous avons été engagés, du Liban à l’Afghanistan, en passant par la Somalie, l’Irak, et la Libye, dans des conflits dans lesquels nous n’avions absolument rien à y faire, rien à y gagner, tout à y perdre, et par le fait desquels nous avons justement perdu toute notre crédibilité de puissance indépendante, qui constituait jusqu’alors, l’élément indispensable de notre efficacité diplomatique.

Tout ceci, en nous voyant confinés dans le rôle humiliant de supplétifs serviles, accrochés comme des poissons pilotes sur le dos du requin, en quête d’une reconnaissance par la puissance dominante. Celle-ci, ainsi ceinte de ce lamentable cortège se proclame sans rire, “communauté internationale”, et justifie au prétexte éculé constamment réitéré, de défense universelle de la veuve et de l’orphelin, son obsession belliciste, maladive, par laquelle ses citoyens montrent que leur pensée ne se différencie en rien, de celle de l’homme des cavernes.

Il n’est alors qu’à constater dans quel état de totale désolation, ont été abandonnées les contrées ayant vu le passage chez elles de ces “bienfaiteurs”, porteurs de la “démocratie”, après que par les siècles précédents, ils se soient dits porteurs de la foi et de la civilisation, pour comprendre qu’au-delà même des éternelles histoires de défense de leurs seuls intérêts, pour lesquels elles n’eurent de cesse de guerroyer, c’est afin de maintenir leur domination que les nations prédatrices dites de l’occident, s’emploient à se trouver partout des guerres à faire.

Et quand les prétextes leur manquent, elles ne sont en rien gênées de se les fabriquer de toutes pièces, en instrumentalisant çà et là, des hordes d’exaltés doctrinaires, sanguinaires, en rébellions armées, sous les appellations fumeuses de mouvements de libération, lesquels lors de leurs défaites militaires, et afin d’enfumer les “gogos”, pour lesquels leur connaissance des faits ne peut s’établir que par la désinformation dont les gavent les médias propagandistes, deviennent alors le “brave peuple désarmé”, succombant sous les coups d’un tyran.

Ainsi, ce Nato n’est-il devenu qu’un gigantesque monstre malfaisant, un “ogre“ qui, pour sa survie, s’alimente de “sacrifice humain”, et pour pouvoir continuer à en faire à la fois, l’instrument de leur domination sur les autres, et celui de camouflage des difficultés internes, par des aventures extérieures, les dirigeants des nations prédatrices se trouvent sans cesse en quête de conflits, bien sûr, contre des nations modestes incapables de leur rendre les coups.

Il est remarquable à ce sujet que, quoi qu’ils fassent, les puissants échappent à leur réprimandes, et que tous ceux qui aujourd’hui, promettent des beignes aux Syriens et aux Iraniens, parce qu’ils s’imaginent que l’affaire sera facile, là où ils se trompent lourdement, se sont montrés bien moins “humanistes”, lors des affaires de Tien Am Men, ou de Tchétchénie.

Sortir de cette association de malfaiteurs, dont la complicité à ses méfaits, est de nature à faire peser sur nous bien plus de menaces, qu’elle ne nous en met à l’abri, devrait être un geste “d’intelligence”, de la part du nouveau locataire du Palais.

Bien sûr, ceci nécessiterait “qu’il en ait”, ce dont sa progéniture semble témoigner, mais surtout, qu’il ne soit pas lui aussi soumis comme le fut l’autre, à l’influence d’un lobby malfaisant, mais là, nous pouvons avoir les plus grandes, et les plus légitimes, inquiétudes...

Paris, le 25 juin 2012
Richard Pulvar 

Source: Agora Vox 


L’Otan : une association de criminels au service de la stratégie du chaos

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En espérant que si jamais le Québec devenait un pays indépendant, ses citoyens refuseront majoritairement  de s'allier à ce gigantesque monstre malfaisant, un “ogre“ qui, pour sa survie, s’alimente de “sacrifice humain” et de domination sur les autres par la force des armes.

 
May 

Les salaires des quinze plus grands patrons de banque ont augmenté de 12%


Le premier de la liste n'est autre que Jamie Dimon, président directeur général de JPMorgan Chase, avec un pactole de 23,1 millions de dollars, soit une hausse de 11 %... pour une année qui a vu la banque perdre sous sa responsabilité plus de 2 milliards de dollars. | REUTERS/KEITH BEDFORD

Les plus importants banquiers américains et européens ont bénéficié d'augmentations substantielles cette année encore, avec une hausse à deux chiffres : en moyenne 12 %, de leurs émoluements, et ce malgré la baisse généralisée des bénéfices du secteur et de la valeur des actions des établissements.

Selon une étude du cabinet Equilar (lien abonnés), publiée ce lundi dans le Financial Times, l'analyse de la rémunération accordée à 15 patrons de banques montre qu'ils ont profité d'une hausse moyenne de 11,9 % de leur salaire l'an dernier, portant le total de l'enveloppe à 12,8 millions de dollars... chacun. Il s'agit d'une moyenne, précise l'étude, et bien que le rythme de hausse ait ralenti, c'est aussi la deuxième année consécutive d'augmentation.

Plus étonnant encore, le premier de la liste des heureux bénéficiaires de ces mannes n'est autre que Jamie Dimon, président directeur général de JPMorgan Chase, avec un pactole de 23,1 millions de dollars, soit une hausse de 11 %... pour une année qui a vu la banque perdre sous sa responsabilité plus de 2 milliards de dollars dans des prises de position risquées sur le marché du crédit d'entreprise.

L'analyse d'Equilar comptabilise, en plus des salaires de base, les primes et certains autres avantages, dont les stock-options, distribuées généreusement en 2011 pour compenser la baisse des bonus. Or, les stock-options ont effectivement pris davantage de place (de 22 %), mais les salaires fixes ont aussi augmenté.

LEVÉE DE BOUCLIERS DES INVESTISSEURS

Vikram Pandit, patron de Citigroup, a vu ses appointements grimper à 14,9 millions de dollars, un bond gigantesque après le dollar symbolique qu'il avait touché les deux années précédentes, en attendant que la banque redevienne rentable.

Sa rémunération a déclenché une levée de boucliers des investisseurs lors de la réunion annuelle de la banque en avril, révolte qui a ensuite provoqué un soulèvement plus large des actionnaire par rapport aux niveaux de rémunération des cadres en Europe et aux Etats-Unis.

Au Royaume-Uni, Bob Diamond se classe deuxième grâce aux 20,1 millions de dollars qui lui ont été accordés par son employeur, Barclays. Et ce en dépit d'une bronca mémorable à l'issue de laquelle le président de la banque britannique, Marcus Agius, a dû présenter des excuses aux actionnaires.

Enfin, Antonio Horta-Osorio a reçu lui un salaire total de 15,7 millions de dollars pour sa première année à la tête de l'entreprise en partie publique Lloyds Banking Group, grâce à une enveloppe de bienvenue et bien qu'il ait renoncé à son bonus après un congé de deux mois lié au stress.

Cette nouvelle hausse des salaires des dirigeants de banques ou d'établissements financiers intervient alors que seules trois des quinze banques de l'enquête (Wells Fargo, JPMorgan Chase et BBVA) ont fait mieux que l'indice bancaire FTSE... lequel a perdu un tiers de sa valeur en 2011.

mardi 26 juin 2012

Les rayonnements cosmiques et solaires sont-ils en train de détraquer la vie sur Terre



Il y a suffisamment de preuves circonstancielles qui suggèrent que les systèmes météorologiques de notre planète sont directement influencés par l'activité solaire, en particulier par les particules chargées des taches et éruptions solaires, etc. et que le champ magnétique de la terre est également directement affecté par ces rayons solaires (et autres rayons cosmiques). Comme la terre, les humains (et animaux) sont également entourés par un « champ magnétique ». Se pourrait-il alors que les rayonnements solaires et cosmiques soient liés aux épidémies de comportements déments chez les humains ?

Un article publié en 2008 dans le magazine New Scientist aborde les recherches d'Oleg Shumilov de l'Institute of North Industrial Ecology Problems en Russie. Shumilov a examiné l'activité du champ géomagnétique terrestre de 1948 à 1997 et a constaté qu'elle se regroupe en trois pics saisonniers chaque année : un de mars à mai, un autre en juillet et le dernier en octobre. [Note : toutes les attaques de « zombies » récentes ont eu lieu en avril et mai]

Étonnamment, il a également constaté que les « pics de géomagnétisme correspondent aux pics du nombre de troubles de l'humeur, comme la dépression, l'anxiété, les troubles bipolaires (sautes d'humeur) et même les suicides dans la ville du nord de la Russie de Kirovsk au cours de la même période. »

Shumilov a reconnu que cette corrélation ne signifie pas nécessairement qu'il existe un lien de causalité, mais il souligne qu'il y a eu plusieurs autres études qui suggèrent un lien entre la santé humaine et le géomagnétisme.

Kelly Posner, psychiatre à l'Université Columbia aux États-Unis, a affirmé que les tempêtes géomagnétiques peuvent désynchroniser les rythmes circadiens et la production de mélatonine et donc provoquer des troubles mentaux.


La glande pinéale, qui régule le rythme circadien et la production de mélatonine, est sensible aux champs magnétiques. « Le système de régulation circadien dépend de signaux environnementaux répétés pour [synchroniser] les horloges internes », dit Posner. « Les champs magnétiques peuvent être l'un de ces signaux de l'environnement. »

« Les tempêtes géomagnétiques pourraient perturber les horloges biologiques, précipitant un état dépressif saisonnier, et donc augmenter le risque de suicide », a déclaré Posner à New Scientist.

Il est scientifiquement accepté que les oiseaux naviguent grâce au champ magnétique de la terre, et il a même été suggéré que les oiseaux peuvent réellement voir, plutôt que simplement sentir, le champ magnétique. Les rayonnements solaires et cosmiques affectent ce champ magnétique et il a été suggéré que sa distorsion par les rayonnements solaires et cosmiques pourrait être responsable des vagues de mort massive d'oiseaux qui ont commencé de façon spectaculaire le jour de l'an 2011 et se sont répétées, presque jour pour jour, un an plus tard. Mais qu'en est-il des humains ?

En 2011, Steven Reppert de l'Université du Massachusetts à Worcester et ses collègues ont étudié les cryptochromes - les protéines sensibles à la lumière qui régulent les rythmes circadiens de nombreuses créatures, y compris les humains, et permettent aux drosophiles et aux oiseaux de percevoir les champs magnétiques de la Terre. Reppert voulait savoir si les cryptochromes humains pouvaient être utilisés pour percevoir les champs magnétiques terrestres. Il a donc remplacé ceux qu'on trouve chez les drosophiles avec une version humaine, hCRY2, que l'on trouve dans la rétine humaine. Dans les tests, les drosophiles n'ont eu aucun problème à utiliser les cryptochromes d'origine humaine pour percevoir les champs magnétiques, ce qui implique que les êtres humains sont équipés pour faire la même chose, mais pour une raison quelconque, ils n'activent pas cette capacité, suggère Reppert.

Le grand chercheur Robert J. Gegear, du Département de Neurobiologie de la Faculté de Médecine du Massachusetts a résumé ainsi les résultats à propos des humains, des rayons solaires et cosmiques et du champ magnétique terrestre :

« Notre étude suggère que les humains peuvent être génétiquement prédisposés à l'influence des flux géomagnétiques liés au champ magnétique de la Terre et aux particules chargées telles que les éruptions solaires, les éjections de masse coronale, les rayons gamma et les rayons cosmiques galactiques. »

Laissons de côté les explications peu plausibles de la drogue ou de la pure « maladie mentale » pour expliquer cette épidémie récente de la version humaine de ladermo-hypodermite nécrosante, il est possible que ce que nous observons ici soit quelque chose de l'ordre d'une échelle beaucoup plus vaste, cosmique.

Dans ce cas, et dans le cas d'une augmentation significative des rayonnements solaires et cosmiques qui pénètrent notre petit coin d'univers, vu les effets radicaux que cette énergie peut avoir sur notre planète, sous la forme de bouleversements terrestres majeurs, alors la menace de quelques zombies qui se déchaînent dans nos villes pourrait s'avérer être le moindre de nos soucis.

Joe Quinn

Source: Extraits WikiStrike

lundi 25 juin 2012

La fuite en avant des banques centrales

La «banque des banques centrales»,  le lieu de dialogue des grandes banques centrales.


La Banque des règlements internationaux (BRI) vient de publier son rapport annuel et il explique, dans un langage très posé, la gravité de la situation. La «banque des banques centrales» montre à quel point celles-ci tiennent à bout de bras le système financier mondial. Dès les premières pages le diagnostic est sans appel, il montre qu’elles sont engagées dans une fuite en avant : «A 18.000 milliards de dollars (chiffre toujours en progression), l’actif agrégé de l’ensemble des banques centrales représente 30 % environ du PIB mondial».

Vous avez bien lu, le bilan des banques centrales de la planète équivaut à un tiers du PIB mondial ! Voici la conséquence directe de la crise financière et de l’explosion de l’endettement des États. Les banques centrales sont en effets appelées à la rescousse pour soutenir les banques (reprendre leurs actifs pourris en échange de liquidités) et les États (racheter leur dette qui ne trouve pas preneur sur les marchés).

Et ce n’est pas prêt de se terminer puisqu’elles «sont contraintes de prolonger la stimulation monétaire face aux atermoiements des gouvernements, ce qui retarde le processus d’ajustement. […]  En réalité, des taux directeurs proches de zéro conjugués à un soutien de liquidité massif et quasi inconditionnel n’incitent guère le secteur privé à assainir ses bilans ni les autorités budgétaires à limiter leur appel à l’emprunt

Désormais une partie significative du risque systémique se trouve dans les banques centrales : «Avec des taux nominaux maintenus à des niveaux qui ne sauraient être plus bas et des bilans en constante expansion, les risques s’accumulent pour les banques centrales.»

Plus précisément : «Au nombre de ces conséquences pourraient figurer, notamment, un soutien accordé en pure perte à des emprunteurs et des banques, de fait, insolvables − un phénomène que le Japon a connu dans les années 1990 – et un gonflement artificiel du prix des actifs, porteur, à terme, de risques pour la stabilité financière.» Ou plus précisément, un défaut généralisé ou une vague d’hyperinflation. La ruine dans les deux cas.

Pendant ce temps, les grandes banques commerciales ne changent rien à leur comportement délétère, elles «continuent de trouver un intérêt à augmenter leur levier d’endettement sans se soucier suffisamment des conséquences d’une défaillance : du fait de leur poids systémique, elles comptent sur un soutien public en cas d’évolution défavorable.» !

Et les pays émergents seront bientôt touchés : «Ces conditions monétaires accommodantes ont, depuis quelque temps déjà, alimenté l’essor du crédit et des prix des actifs dans certaines économies émergentes, où elles risquent de développer des déséquilibres financiers analogues à ceux qu’ont connus les économies avancées dans les années qui ont immédiatement précédé la crise mondiale

Un bien sombre tableau, mais on ne freine pas la course à l’abime, la BCE vient en effet d’accepter que les prêts immobiliers espagnols servent de garantie aux liquidités qu’elle prête aux banques espagnoles ! Des bouts de papier qui ne valent plus grand chose se retrouvent ainsi dans le bilan de la Banque centrale européenne…

Des couples de tortues fossilisées en plein coït



Le célèbre gisement fossilifère de Messel en Allemagne a offert une nouvelle surprise aux paléontologues : des couples de tortues fossilisées ensemble durant leur étreinte. Pour expliquer ce cas unique, les chercheurs suggèrent que les tortues, qui avaient la tête ailleurs, se sont laissé couler dans des eaux toxiques.

Des couples de tortues figées en plein coït ont été découverts dans un gisement de fossiles allemand vieux d'environ 47 millions d'années, ce qui constitue le plus ancien témoignage d'accouplement jamais trouvé chez des vertébrés, indiquent les découvreurs. C'est sur le site fossilifère de Messel, une carrière désaffectée de schiste bitumineux située près de Francfort (Allemagne), que ces couples d'Allaeochelys crassesculpta, espèce aujourd'hui éteinte, ont été extraits. Ce gisement de Messel est célèbre chez les paléontologues et a même été classé par l'Unesco en 1995 tant il a livré de trésors fossiles, comme Ida, un de nos lointains ancêtres lémuriens.

Au-delà de l'aspect anecdotique de cette étreinte fatale, la découverte est riche d'enseignements sur ces tortues d'eau douce disparues mais aussi sur les conditions qui prévalaient sur le site de Messel durant l'Éocène moyen (40 à 50 millions d'années), assurent les auteurs de l'étude publiée mercredi dans la revue Biology Letters de la Royal Society britannique.

« Des millions d'animaux vivent et meurent chaque année et nombre d'entre eux se fossilisent par hasard mais il n'y a vraiment aucune raison que ça arrive lorsque vous êtes en train de vous reproduire. Il est hautement improbable que les deux partenaires meurent en même temps, et les chances que les deux soient fossilisés à la fois sont encore plus maigres », déclare à l'AFP Walter Joyce, de l'université allemande de Tübingen.


Une étreinte fatale dans d'obscures eaux empoisonnées

Pour Walter Joyce et ses collègues, la preuve est désormais faite que le gisement de Messel était un lac volcanique dont les eaux étaient toxiques mais seulement à grande profondeur, ce qui explique qu'on y retrouve aujourd'hui tant d'animaux préservés. Les chercheurs jugent en effet « peu plausible » qu'un couple de tortues aquatiques se soit amusé à nager, se faire la cour puis à s'accoupler dans des eaux empoisonnées.

Le comportement et le métabolisme des cousines actuelles des Allaeochelys, qui absorbent à travers leur peau l'oxygène contenu dans l'eau et peuvent rester très longtemps en plongée, peuvent expliquer le sort des infortunées tortues. « Une fois que le mâle a réussi à monter la femelle, le couple reste souvent figé dans cette position avant de se séparer », au risque de « couler à des profondeurs considérables », estiment les auteurs de l'étude.

« Nous suggérons que les tortues ont commencé à copuler dans des eaux de surface habitables et ont péri durant leur étreinte fatale lorsque leur peau a commencé à absorber des substances toxiques » contenues au fond du lac, vraisemblablement produites par des gaz volcaniques ou des matières organiques en décomposition.

dimanche 24 juin 2012

Les époux DESMARAIS pourraient perdre leur Légion d’Honneur


Chaque pays a toujours trouvé la formule pour honorer et distinguer ses hommes d’exception pour services rendus à la nation dans des circonstances particulières.

Napoléon ne devait pas déroger à la règle en créant la Légion d’Honneur. Ce prestigieux ordre dont la devise est « Honneur et Patrie » vit le jour par décret le 29 floréal de l’an X de l’ère napoléonienne (19 Mai 1802). Dans cet ordre, les grades sont attribués au mérite selon la hiérarchie suivante : Chevalier, Officier, Commandeur, Grand-Officier, Grand-Croix et Grand-Maître, ce dernier étant réservé au chef de l’État français.

C’est à ce titre que l’Empereur en fit la 1ère distribution le 14 juillet 1804. À l’origine, cette distinction jouissait d’un très grand prestige qui rejaillissait sur les récipiendaires. S’il fut une époque où la valeur se mesurait aux faits d’armes et au nombre de blessures au combat, les considérations guerrières ont peu à peu laissé la place à d’autres, plus politiques et partisanes.

Cela dit, s’agissant de l’ordre le plus prestigieux de France, on s’attend tout de même, et l’on est en droit de le faire, à ce que les personnes appelées à y prendre rang lui aient rendu d’importants services, et que ce soit plus particulièrement le cas de ceux qui accèdent aux grades les plus élevés.

Lorsqu’on examine le cas du couple Paul DESMARAIS, on se perd en conjectures pour trouver le moindre fait qui pourrait justifier, dans le cas de Monsieur, l’attribution du grade de Grand Croix, et dans le cas de Madame, celui de chevalier.

Qu’ils aient accueilli Nicolas Sarkozy à Sagard alors qu’il pansait ses plaies électorales avant de se relancer pour conquérir la présidence française lui suffisait peut-être pour leur devoir une reconnaissance éternelle, mais il y a tout de même une distinction très nette entre la reconnaissance que Sarkozy peut avoir à l’endroit des Desmarais à titre personnel et celle que la France doit avoir pour ceux qui lui viennent en aide.

Une des plus grandes erreurs commises par Sarkozy aura été de se prendre pour la France. N’est pas De Gaulle qui veut. Et à cette aune, comme à toutes les autres d’ailleurs, Sarkozy fait figure de nabot.

Et J. J. Charest, lui? Qu'a-t-il fait de si extraordinaire pour la France pour se mériter, à son tour,  la Légion d'honneur?

Maintenant que la France est dirigée par un autre président à qui les Français viennent également de donner une majorité parlementaire pour lui permettre de faire sa politique, il faut espérer que les enquêtes nécessaires seront diligentées pour éclaircir les circonstances de l’attribution de la décoration la plus prestigieuse de l’État français à des personnes qui avaient pour seul mérite d’avoir accueilli princièrement l’ex-président français alors qu’il n’était même pas encore titulaire de cette charge.

L’enjeu n’est pas tant l’absence de mérite des Desmarais, c’est plutôt la valeur de la distinction. Quand elle est attribuée de manière inconsidérée, non seulement se trouve-t-elle à perdre toute sa signification, mais elle se trouve en plus à trivialiser le mérite de tous ceux qui l’ont obtenue pour bonne et valable cause.

Au fond, toute cette affaire rappelle tristement celle du « trafic des indulgences » dont parle le célèbre écrivain Roger Peyrefitte dans son ouvrage intitulé « Les clés de Saint-Pierre », une dénonciation féroce des abus du Saint-Siège parue en 1955. Les ordres religieux vendaient les indulgences (réduction du temps à passer en purgatoire) pour financer leurs grands travaux.

Sarkozy a vendu la Légion d’Honneur pour financer ses élections. Il ne serait pas le premier à avoir monnayé les décorations. Dans les années 1880, le président Jules Grévy fut contraint à la démission pour sa participation dans le « scandale des décorations », un scandale politico-financier retentissant qui allait donner lieu à la création en France d’une nouvelle infraction, le trafic d’influence.

Ces informations sont loin d’être dénuées d’intérêt dans le contexte des événements en cours au Québec. À cet égard, je vous recommande vivement la lecture du livre de Richard Le Hir, « Desmarais : la Dépossession tranquille », si ce n’est déjà fait.

Pour en revenir à la Légion d’Honneur, la radiation de l’Ordre peut intervenir comme sanction ultime en cas d’atteinte à l’honneur ou à la dignité, à la suite d’une procédure disciplinaire au cours de laquelle l’intéressé est appelé à faire valoir sa défense. Cette radiation, qui vaut retrait de la décoration, est automatique en cas de condamnation à une peine d’emprisonnement d’un an et plus pour crime ou en cas de déchéance de la nationalité française.

Ce fut le cas pour Maurice PAPON qui, bien que s’étant vu retirer cette décoration, a néanmoins tenu à être enterré avec Jean-Claude Labourdette également exclu de la Légion d’Honneur après sa condamnation en 1994 pour trafic d’armes au Liban.

Si l’Ordre est relativement discret sur les mésaventures et les errements de ses lauréats, on peut toutefois citer quelques noms, comme le Général Boulanger pour son implication dans le « scandale des décorations » évoqué plus haut, et le Maréchal Philippe Pétain pour crime d’indignité nationale, puni de la peine de dégradation nationale à perpétuité avec perte du rang dans les forces armées et du droit de porter des décorations avec confiscation de tous les biens.

En 1816 le Général de Brigade Jean-Gérard de Bonnaire, en l’An X Charles-Nicolas Lacaille, citons également d’autre part les cas de Marcel Déat, Pierre Laval, Joseph Darnand, Fernand de Brinon, pour haute trahison pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Le cas Desmarais est évidemment bien différent. Il n’est pas citoyen français. Il ne peut donc pas être destitué à moins d’être condamné à une peine de prison de plus d’un an pour crime.

Cependant, le décret en vertu duquel il a été nommé est un décret « portant nomination », c’est à dire, en droit français, « un décret individuel qui affecte la situation juridique d’une personne déterminée ». « Étant un acte administratif, le décret est toujours susceptible d’être attaqué par la voie contentieuse devant les tribunaux. »

Les époux Desmarais pourraient donc perdre leur Légion d’Honneur à l’issue d’une procédure intentée devant les tribunaux français pour cause d’absence de mérite de leur part et d’abus de pouvoir de la part de Nicolas Sarkozy.

Dans le climat qui règne présentement en France et au Québec, un tel dénouement n’est pas impensable.

Christian Sébenne

Source: Vigile.net

samedi 23 juin 2012

Rio+20 : un accord minimaliste prêt à la signature

Rio+20 restera sans doute dans les mémoires comme un sommet qui a montré les limites d'une réunion internationale de ce genre. © DR

The future we want (Le futur que nous voulons) : c’est le nom du document qui deviendra la nouvelle déclaration de Rio. Finalement accepté avec de multiples concessions des uns et des autres, le document attend la signature des chefs d’États ou de leurs représentants, à moins que l’un d’eux ne bloque le texte ou exige de discuter sur un point ou un autre, ce qui semble peu probable.

Les quelque 130 représentants officiels, dont de nombreux chefs d’États, n’auront semble-t-il qu’à apposer leur signature au bas d’un document en tractation depuis des mois et en négociations serrées lors de la dernière session des discussions « Prepcom », entre le 13 et le 15 juin, qui ont préparé Rio+20.

Baptisé The future we want (Le futur que nous voulons) et présenté par Brice Lalonde, coordinateur pour l’ONU de la conférence Rio+20, il constituera la « déclaration de Rio ». Le texte, disponible sur le Web, tient en 283 points et suscite déjà des déceptions. Arrivé sur les lieux, le président de la République française a diplomatiquement parlé, dans cet ordre, « d’avancées réelles » et « d’insuffisances ». Car, pour faire court, les négociations ont surtout constitué à gommer ce qui fâchait et les interventions pour modifier le texte initial concernent donc surtout ce que l’on ne fera pas.

Dans ce genre de négociations (qui s’opère dans le cadre de l’ONU), en effet, l’accord ne peut intervenir qu’à l’unanimité. De plus, les représentants brésiliens, qui dirigeaient les débats, ont beaucoup fait pour accélérer la manœuvre et assurer une déclaration finale de consensus. La proposition soutenue par l’Europe de créer une agence mondiale de l’environnement, à l’image de l’OMC, Organisation mondiale du commerce), a été rejetée. Toutefois, le PNUE (Programme des Nations unies pour l'environnement) se voit un peu renforcé avec la mise en place d’une gouvernance qui lui sera propre.

La Planète bleue photographiée par la sonde Rosetta le 15 novembre 2007 alors qu'elle était en route vers la comète Tchourioumov-Guerassimenko. © Esa

Rio+20 : l'économie verte ne convainc pas

La déclaration de Rio admet également une suite aux Objectifs du millénaire pour le développement, une série d’engagements dans des domaines précis courant jusqu’en 2015. Mais les actions concrètes n’ont pas été discutées et attendront d’autres réunions internationales dans les prochaines années.

Quant à la question de la fantomatique économie verte, elle a été poliment éludée par les pays émergents qui y voient plutôt une nouvelle forme de protectionnisme de la part des pays industrialisés. L’idée consisterait selon eux à monter les exigences pour les importations de produits dans les pays riches et en même temps à favoriser des exportations de savoir-faire. Les pays industrialisés, eux, y voient un moyen d’ouvrir des voies de croissance compatibles avec une protection raisonnable de l’environnement.

Il s'est passé quelque chose

Les ONG vont repartir plutôt furieuses, et ont alimenté les gazettes et les tribunes de multiples qualificatifs, parmi lesquelles « Rio-20 » (une astuce déjà utilisée en 2002 pour Rio+10), « le sommet de la Terre brûlée » (par les Amis de la Terre, en souvenir de la phrase de Jacques Chirac en 2002, « notre maison brûle ») ou encore « Rio+20, Rio pour rien » (Terra Eco).

Pour autant, on a vu aussi une mobilisation forte de la société civile qui a pu discuter, multiplier les rencontres et même manifester dans les rues. Quelque 50.000 personnes se sont ainsi impliquées, des élus locaux aux citoyens en passant par les ONG ou des fondations comme Tara Expéditions. C'est ce que nous expliquaient Romain Troublé, Isabelle Autissier, pour le WWF France, et Yann Arthus-Bertrand, qui profite de Rio+20 pour présenter un documentaire. Eux aussi parlaient d'actions. 

De son côté, le Sommet des peuples a réuni 18.000 personnes par jour depuis le 15 juin et fait participer plus d’un millier d’entreprises. Quelque chose s’est donc passé à Rio en 2012. Ce n’est pas la mise en place d’une gouvernance mondiale de l’environnement ni des engagements de la part des dirigeants. Après Copenhague, la faiblesse de Rio montre que les grandes messes internationales de ce genre ne sont pas d’une grande efficacité.

Source: Futura Sciences

Avion turc abattu : Ankara joue l'apaisement

L‘avion de combat de type F-4 s'est abîmé en mer à 15 km de Lattaquié, en Syrie Crédits photo : OSMAN ORSAL/REUTERS

Le chef de l'État Abdullah Gül a déclaré samedi que l'avion militaire turc abattu la veille par la Syrie aurait pu involontairement violer l'espace syrien.

La Turquie ne souhaite visiblement pas enflammer les tensions avec la Syrie. Le chef de l'État Abdullah Gül a déclaré samedi que l'avion militaire turc abattu la veille par la Syrie aurait momentanément pu violer l'espace syrien en raison de sa grande vitesse. «Quand vous pensez à la vitesse des jets lorsqu'ils volent au dessus de la mer, il est courant qu'ils passent et repassent les frontières pour un court laps de temps», a-t-il dit, ajoutant que cela ne relève pas d'une «mauvaise intention».

«Ce sont des choses non intentionnelles, qui se produisent en raison de la vitesse des avions», a souligné le président turc, qui a ajouté que des contacts téléphoniques avaient eu lieu avec le régime syrien après l'incident.

Les forces turques et syriennes collaborent par ailleurs pour tenter de retrouver les deux membres d'équipage portés disparus et qui seraient vivants. Les recherches se poursuivaient samedi matin en Méditerranée, au large de la province turque de Hatay, dans le sud du pays.

Vendredi, Ankara avait attendu près de douze heures pour confirmer que l'un de ses F-4 Phantom, qui avait décollé de sa base de Malatya (dans le sud-est du pays), avait été abattu par la DCA syrienne, excluant la thèse d'un accident. La Syrie avait confirmé dans la soirée que l'appareil turc avait été abattu «après être entré dans l'espace aérien syrien». Selon Damas, les forces syriennes se sont rendues compte après avoir tiré sur le chasseur qu'il s'agissait d'un avion de l'armée turque.

Éviter l'escalade

Soucieux d'éviter d'être entraîné dans une confrontation militaire, Ankara a opté dans un premier temps pour la retenue et annoncé attendre les conclusions d'une enquête complète avant de définir sa réponse. «Il faut d'abord établir si l'avion turc a violé ou non l'espace syrien. Même en cas de violation, la procédure habituelle est de chasser un intrus ou de le forcer à atterrir», a expliqué à l'AFP le professeur en relations internationales Ilter Turan, de l'Université stambouliote de Bilgi.

Autrefois partenaire politique et économique de la Syrie, la Turquie réclame aujourd'hui le départ du régime de Bachar el-Assad. Le pays abrite sur son sol quelque 32.000 réfugiés syriens, des soldats rebelles qui ont fui le conflit ainsi que l'opposition politique syrienne. La Turquie a prévenu récemment qu'elle pourrait invoquer l'article 5 du traité de l'Otan, qui prévoit une action de tous les membres de l'Alliance atlantique, pour protéger sa frontière avec la Syrie, après des tirs des forces syriennes vers le territoire turc.

Autant de raisons de redouter que l'incident de l'avion de chasse turc ne provoque une escalade entre les deux pays voire au-delà, l'un allié de l'Otan et des États-Unis, l'autre allié de la Russie et de l'Iran.

Source: Le Figaro.fr

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L'apaisement? 

Toutes ces excuses sentent tellement l'hypocrisie à plein nez que s'en est odieux. Mais ma foi, pour qui nous prend-t-on?  Prions pour que cette opération ne soit pas le début du commencement de ce qui  déclenchera l'escalade, qu'on fait semblant de vouloir éviter, mais dans la réalité tant souhaitée suivant le Plan.

Et retenons notre souffle ...! 

May

Alzheimer : et si c’était une maladie à prions ?

Des souris génétiquement modifiées seront peut-être à l'origine d'une révolution dans la perception qu'on a de la maladie d'Alzheimer. Il reste malgré tout à s'assurer que les bêta-amyloïdes agissent bel et bien comme des prions... © Rama, licence Creative Commons
L’hypothèse avait été évoquée, mais jamais l’expérience ne l’avait confirmée. D’après leur étude, des chercheurs américains supposent que les protéines bêta-amyloïdes caractéristiques de la maladie d’Alzheimer s’apparenteraient à des prions et coloniseraient progressivement le cerveau. Cela bouleverserait notre vision de la maladie mais aussi la façon dont nous devrions la traiter.

Et si la maladie d’Alzheimer n’était pas tout à fait celle que l’on pensait ? C’est l’idée qui ressort d’un travail publié par des chercheurs de l’University of California de San Francisco (UCSF). L’étude publiée dans les Pnas montre comment la protéine bêta-amyloïde défaillante se propage dans tout le cerveau à la manière d’un prion, comme cela se produit dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob, équivalent humain de la maladie de la vache folle.

Avant de s’aventurer plus loin dans les explications de cette découverte, rappelons en quoi consiste un prion. Il s’agit d’une protéine qui se comporte comme un agent infectieux. Elle adopte une structure tridimensionnelle incorrecte et induit la déformation chez toutes les nouvelles protéines identiques qui sont produites. Les cellules dans lesquelles les prions s’accumulent finissent par mourir.

Dans cette recherche, la protéine incriminée est la bêta-amyloïde (BA), dont l’agglomération dans les neurones est un marqueur de la maladie d’Alzheimer.

Les béta-amyloïdes contaminent tout le cerveau

Les chercheurs ont injecté dans un côté du cerveau des BA synthétiques mal conformées et fluorescentes à des souris génétiquement modifiées pour exprimer un précurseur de l’amyloïde humaine. Ainsi, ils pouvaient localiser la protéine. Après environ 300 jours, les BA s’étaient propagées à tout l’encéphale, de manière similaire à ce qu’on observe dans la maladie d’Alzheimer, alors que les souris n’étaient pas affectées à l’origine par la pathologie.


 


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Maintenant, prions pour que les petites souris nous sauvent de cette terrible maladie ...

May


vendredi 22 juin 2012

Google dénonce un niveau alarmant de censure gouvernementale

Google s'est ému ce week-end de constater que le nombre de demandes de retraits de contenus et de renseignements sur les utilisateurs qu'il reçoit des pays occidentaux continue à progresser, avec parfois la volonté de supprimer des contenus uniquement politiques. En Europe, l'Espagne et la Pologne ont été montrées du doigt. En France, les demandes progressent.

Cliquez pour voir la carte animée

Google a publié la cinquième fournée de son Transparency Report, par lequel il détaille pays par pays le nombre de demandes de retraits de contenus ou d'informations sur les utilisateurs qu'il reçoit des autorités nationales, soit de la part d'une autorité judiciaire, soit de la part du pouvoir exécutif (police, autorité administrative...). Il ne concerne pas les demandes de retraits dues aux violations de droits d'auteur, qui font l'objet d'un traitement spécifique.

Pour la période de juillet à décembre 2011, couverte par la mise à jour, Google constate que "comme à chaque fois auparavant, il nous a été demandé de supprimer des expressions politiques". "C'est alarmant non pas seulement parce que la liberté d'expression est en danger, mais parce que certaines de ces demandes émanent de pays que vous ne suspecteriez peut-être pas - des démocraties des pays occidentaux qui ne sont pas typiquement associés à la censure".

Le moteur de recherche cite l'exemple de l'Espagne, où l'homologue de la CNIL a fait parvenir à Google 14 demandes de suppression de contenus qui visaient à faire retirer "270 résultats de recherche qui redirigeaient les internautes vers des blogs et des sites faisant référence à des personnalités publiques et des personnes". L'autorité avait aussi demandé de supprimer 3 blogs hébergés sur Blogger, et 3 vidéos hébergées sur YouTube. Autant de demandes refusées par Google. De même en Pologne, l'agence du développement des entreprises a demandé, sans succès, le retrait d'un "résultat de recherche qui lui était défavorable, et de huit autres qui redirigeaient vers celui-ci".

Mais la palme de la demande la plus étonnante revient au Canada, où le centre canadien d'émission des passeports a demandé de supprimer "une vidéo YouTube dans laquelle un citoyen canadien urinait sur son passeport avant de le jeter aux toilettes".

Dans cette dernière livraison, Google détaille le nombre de demandes auxquelles il a donné satisfaction, en confiant la répartition entre les demandes judiciaires et les demandes administratives. A cet égard, il est étonnant de voir que le moteur de recherche respecte assez peu les demandes judiciaires. Par exemple, seulement 40 % des demandes des juges américains sont mises en application. "Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles nous n'accédons pas à certaines demandes. Certaines d'entre elles peuvent ne pas être assez spécifiques pour que nous sachions ce que le gouvernement souhaite que nous supprimions (par exemple, aucune URL n'est répertoriée dans la demande)".

En France, entre juillet et décembre 2011, l'Etat a demandé la suppression de 61 contenus, à travers 31 demandes. En nombre de demandes, c'est davantage qu'au premier semestre 2011 (9 demandes seulement), mais c'est moins en nombre de contenus concernés (250). Le détail montre qu'il s'agit pour l'essentiel de contenus diffamatoires, et  de pornographie présente sur YouTube.

Le nombre des demandes de renseignements sur les utilisateurs a progressé, passant en France à 1 779 internautes concernés sur le dernier semestre 2011, contre 1552 dans la période précédente. "Le nombre de demandes que nous recevons concernant des informations liées aux comptes utilisateurs dans le cadre d'enquêtes criminelles augmente d'année en année. Cette augmentation n'a rien de surprenant, car nous offrons chaque année davantage de produits et de services, et nous disposons d'un grand nombre d'utilisateurs", nuance Google. En revanche, la firme n'a accédé qu'à 44 % de ces demandes françaises, contre 47 % auparavant.

Source:Numerama via Sott.net


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Google n’a  pas dit qu’on voulait censurer les mots-clés (ou expression politique) « ruban rouge » associés à la violence et à l’intimidation, au Québec. Ce sera sans doute dans sa prochaine cuvée. 

Mais il faut en vouloir au Canada et en avoir honte pas à peu près, pour uriner sur son passeport (canadien) avant de le jeter aux toilettes. 

May