vendredi 30 novembre 2012

La Palestine à l’ONU : Ottawa se dit «extrêmement déçu»

«Honte à toi, Canada!»



Marie Vastel 
Le Devoir 
29 novembre 2012

Ottawa – Tout indique que la Palestine est en voie de remporter son pari d’être reconnue ce jeudi (hier)  après-midi comme État observateur aux Nations unies. Fidèle à son appui inconditionnel à Israël, le Canada a confirmé mercredi qu’il voterait contre ce  geste unilatéral » de l’Autorité palestinienne, duquel il s’est dit « extrêmement déçu. 
 
Le ministre des Affaires étrangères sera à New York pour clamer haut et fort son désaccord devant l’Assemblée générale des Nations unies quant à la demande du président palestinien Mahmoud Abbas. Sa résolution prévoit d’accorder à la Palestine le statut « d’État observateur non-membre » de l’ONU et appelle à « un règlement pacifique » qui verrait l’établissement d’un État de Palestine « vivant aux côtés d’Israël en paix et en sécurité, sur la base des frontières d’avant 1967 ».

« Nous croyons que ces parties doivent s’asseoir à la table de négociations et négocier un accord de paix durable. Nous sommes prêts à faire tout ce qui est dans notre pouvoir pour appuyer cela, a tranché le ministre John Baird aux Communes. Ce gouvernement ne s’excuse d’aucune façon d’appuyer l’État juif. »

Un discours partagé par son premier ministre, qui a réitéré que le Canada voulait voir Israël et la Palestine en venir à une solution bi-étatique. « Nous n’allons pas soutenir des tentatives d’arriver à une souveraineté sans des négociations et sans la paix […] Nous n’accepterons pas de raccourci », a tranché Stephen Harper.

Si la demande palestinienne devrait recevoir aujourd’hui (hier) un appui important au sein de l’Assemblée générale onusienne - notamment d’une majorité des pays de l’Union européenne -, le Canada ne fait néanmoins pas cavalier seul. Israël et les États-Unis voteront eux aussi contre. Les deux gouvernements ont en outre menacé l’Autorité palestinienne de sanctions, les Américains laissant entendre qu’ils pourraient ne pas débloquer les 200 millions de dollars promis en aide.

Aide en péril

En début de semaine, le Globe and Mail révélait que M. Harper aurait lui-même prévenu M. Abbas, il y a quelques semaines, qu’à défaut de retirer sa demande, il y aurait « des conséquences ». Le gouvernement canadien aurait par la suite averti la délégation palestinienne en poste à Ottawa que leurs bureaux pourraient être fermés et le chef de la délégation, Said Hamad, renvoyé chez lui.

Ottawa envisagerait en outre de ne pas renouveler l’aide versée à la Palestine, alors que l’enveloppe de 300 millions sur cinq ans annoncée en 2008 vient bientôt à échéance. Interrogé sur ces révélations, le bureau de M. Baird n’avait pas fait de commentaires. « Il est évident que ceci va avoir un impact sur notre relation », a toutefois affirmé le ministre mercredi, à propos de l’initiative palestinienne.

« Nous trouvons particulièrement préoccupant le fait que le gouvernement conservateur est en train de formuler des menaces, ni plus ni moins, si les Palestiniens vont devant les Nations unies », a affirmé le leader néodémocrate Thomas Mulcair, qui juge de son côté qu’il s’agit d’une « demande raisonnable de la part de la Palestine de rehausser son niveau de participant comme observateur aux Nations unies ».

Or le chef libéral, Bob Rae, penche plutôt du côté des conservateurs. « Un État, oui, nous l’appuyons. Mais les frontières de l’État, les détails de ce qui va arriver entre les deux États, c’est quelque chose qui doit sortir des négociations directes », a-t-il insisté. La résolution de M. Abbas représente selon lui une « diversion », car « ça n’aide pas aux négociations et ça donne l’illusion que le fait de passer une résolution va résoudre quelque chose ».

La délégation palestinienne au Canada a indiqué, dans une déclaration envoyée au réseau CBC, que le vote était une « étape intérimaire » devant l’« impasse » dans laquelle se trouve la requête présentée par M. Abbas l’an dernier et qui visait à voir la Palestine reconnue comme membre à part entière de l’ONU.

Avec l’Agence France-Presse

jeudi 29 novembre 2012

La Palestine devient État observateur de l'ONU

La délégation palestinienne après le résultat du vote  Photo :  AFP/STAN HONDA

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté la résolution faisant de la Palestine un État observateur de l'ONU par 138 voix pour, 9 voix contre et 41 abstentions.

Juste avant le vote, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a demandé, 65 ans après l'adoption du plan de partage de la Palestine, le statut d'État observateur non membre à l'Organisation des Nations unies (ONU).

Le 29 novembre 1947, l'ONU a adopté le plan de partage de la Palestine historique, qui prévoyait un État juif et un État arabe. À ce jour, le plan onusien n'a pas été réalisé.

Les États-Unis, le Canada et Israël ont voté contre. Selon eux, seule une négociation entre Israël et les Palestiniens peut mener à la création d'un État palestinien.

Le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a rappelé dans son discours les différents épisodes depuis le plan de partage de l'ONU jusqu'à ce jour pour expliquer que le Canada croit aux négociations entre Palestiniens et Israéliens.

Pour le Canada cette démarche unilatérale n'apportera rien aux Palestiniens. Il a confirmé que le Canada votera contre la résolution et invite les deux parties à revenir à la table des négociations.

Les Européens sont divisés sur la question. Environ une douzaine de pays ont annoncé qu'ils allaient voter pour le statut d'État observateur non membre.

Le statut d'État observateur permettra aux Palestiniens de s'adresser à la Cour pénale internationale et porter plainte contre Israël. C'est cette option qui inquiète Israël et ses alliés.

Des responsables palestiniens ont évoqué cette hypothèse si Israël poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie.

Source: RDI

Fin du monde : La NASA rassure et dément le risque d'une catastrophe cosmique

Ce n'est pas la première fois que la NASA s'en mêle

La NASA a démenti toutes les rumeurs de catastrophes cosmiques pouvant conduire à la fin de notre monde le 21 décembre prochain. Selon elle, aucune planète, ni astéroïde n'entrera en collision avec la Terre à cette date. Mais elle s'inquiète de la peur suscitée par ces rumeurs à travers le monde.
 
A moins d'un mois du 21 décembre 2012, les sujets sur la fin du monde et l'apocalypse fleurissent sur le net et dans les journaux. D'où vient cette prédiction ? Qu'annonce t-elle réellement ? Quelle(s) catastrophe(s) pourrai(en)t conduire le monde à sa fin ? ou encore comment y survivre ? Les questions sont multiples et suscitent un vive intérêt. Face à une telle effervescence, la NASA a décidé de revenir sur les rumeurs pour discréditer les hypothèses : non, la Terre ne disparaitra pas le 21 décembre 2012 et certainement pas, à cause d'une autre planète ou d'une éruption solaire.
En effet, les rumeurs de fin du monde sont basées sur une mauvaise interprétation du calendrier maya. Le 21 décembre 2012, jour du solstice d'hiver, l'un des cycles du calendrier appelé "13e b'ak'tun" arrive à sa fin. Ainsi, certains en ont déduit que les Mayas prédisaient la fin du monde à cette même date. Depuis, bon nombre de spécialistes ont largement démenti cette prédiction mais cela n'a pas empêcher les mythes de naitre et notamment ceux annonçant un évènement cosmique majeur qui provoquerait l'extinction de la vie sur Terre. Plusieurs hypothèses sont ainsi nées quant à l'origine de l'évènement.
Aucune planète ou astéroïde ne frappera la Terre
Parmi les plus connues, figure celle d'un impact entre la Terre et une planète errante appelée planète X ou Nibiru. Mais comme l'explique la NASA, si un tel corps devait frapper notre monde, cela fait bien longtemps que les scientifiques l'auraient repéré. "Si Nibiru ou la planète X étaient réelles et se dirigeaient vers une rencontre avec la Terre, les astronomes l'auraient traqué pendant au moins, toute la dernière décennie et elle serait visible aujourd'hui à l’œil nu. Manifestement, elle n'existe donc pas", indique l'agence. De même, aucun astéroïde n'est sur le point de frapper la Terre, a expliqué Don Yeomans qui traque les objets à proximité de notre planète au Jet Propulsion Laboratory.
La seule approche d'astéroïde à prévoir devrait avoir lieu le 13 février 2013 et l'objet passera à quelque 28.000 kilomètres de la Terre. "L'astéroïde n'est pas sur le point de frapper la Terre. Aucun objet proche de la Terre, planétaire ou autre, ne menace de s'écraser sur notre planète le 21 décembre", a précisé Don Yeomans cité parLiveScience. Mais ceci n'est pas la seule hypothèse. Autre mythe évoqué et démenti : celui d'une éruption solaire dévastatrice. Selon Lika Guhathakurta, héliophysicien à la NASA, il est vrai que le Soleil se trouve actuellement dans une phase active de son cycle.
Il connait ainsi régulièrement des éruptions solaires ces derniers temps. Des phénomènes qui, lorsqu'ils sont importants, sont capables de perturber les systèmes électroniques et de navigation terrestres. Néanmoins, les satellites surveillent étroitement cette activité et les scientifiques n'ont aucun raison de s'attendre à une tempête solaire plus puissante que ce que la Terre a connu jusqu'ici. Un peu plus fantasques, d'autres mythes expliquent eux que le champ magnétique de la Terre pourrait soudainement s'inverser ou encore que notre planète pourrait tomber dans le trou noir qui se trouve au centre de la Voie lactée.
Des rumeurs qui créent une peur préoccupante
Autant d'hypothèses démenties par la NASA qui finit de tordre le coup aux rumeurs en précisant qu'il est impossible que la rotation de la Terre s'inverse et qu'un éventuel alignement de planètes n'aurait qu'un impact négligeable sur la planète. "Au final, les préoccupations au sujet du sort de la Terre feraient mieux d'être concentrées sur des problèmes à action lente comme le changement climatique plutôt que sur des catastrophes cosmiques", a commenté Andrew Fraknoi, un astronome du Foothill College en Californie.
Reste que les rumeurs de fin du monde préoccupent tout de même la NASA mais pour une raison bien différente : la crainte qu'elles font naitre à travers le monde. Comme l'explique David Morrison, astrobiologiste au Ames Research Center de la NASA, la science-fiction a malheureusement des conséquences dans la vie réelle. En effet, ce scientifique raconte recevoir de très nombreux mails et lettres de la part d'habitants inquiets : "certains disent qu'ils ne peuvent plus manger ou sont trop inquiets pour dormir", a t-il précisé.
"Alors que c'est une blague pour certaines personnes et un mystère pour d'autres, il existe un noyau de personnes qui sont réellement inquiets", a t-il ajouté, incitant ainsi à cesser d'alimenter les rumeurs de fin du monde.
Source: Maxisciences
Merci Lolo 


***

Effervescence

Je me trompe peut-être, mais cette rumeur de fin du monde le 21 décembre 2012 semble avoir été lancée sitôt après le bogue de l'an 2000. Rappelons-nous la peur planétaire causée par le bogue de l'an 2000. 

Cela dit, les rumeurs de fin du monde seraient basées sur une mauvaise interprétation du calendrier maya. Le 21 décembre 2012, jour du solstice d'hiver, l'un des cycles du calendrier appelé "13e b'ak'tun" arrive à sa fin. Ainsi, certains en ont déduit que les Mayas prédisaient la fin du monde à cette même date. 

John Major Jenkins serait le principal artisan du buzz créé autour du 21 décembre 2012.  Plus d'infos sur le sujet ICI
  

bunkers.secrets.de.l.Amerique




Si les secrets des bunkers américains vous intéressent vous serez servis à souhait en visionnant cette vidéo.  En espérant qu'il ne sortiront pas de sitôt de leur enveloppe de mystère et ne serviront jamais ce pourquoi ils ont été construits. 

Merci Lolo

May 

mercredi 28 novembre 2012

Egon Von Greyerz: Préserver son pouvoir d'achat en investissant dans l'or physique



Lors de son bref passage en Australie, le fondateur de Materhorn Asset Management et membre du conseil d'administration de Goldbroker.com Egon Von Greyerz (https://fr.goldbroker.com/news/egon-von-greyerz-mattherhorn-asset-management-...), a expliqué clairement que les gouvernements sont allés trop loin et qu'ils ne peuvent plus rien faire pour rattraper leurs erreurs. Mr Von Greyerz a déclaré que ce n'est pas le cours de l'or qui augmente mais les monnaies papier qui perdent sans cesse de leur pouvoir d'achat alors que l'or a maintenu son pouvoir d'achat lors des 5000 dernières années.

http://www.finnewsnetwork.com.au
http://www.matterhornassetmanagement.com
https://fr.goldbroker.com

Australie: les plages de Sydney virent au rouge sang




Nature Alerte
mar., 27 nov. 2012 14:28 CST


Non, il n'y a pas eu de massacre dans la baie de Sydney, ni le long de ses célèbres plages. Mais l'eau a bel et bien pris une couleur rouge sang, parfois un peu plus orangée, à cause de la prolifération d'algues rares.

Bondi, la plus célèbre plage de la ville, a été désertée par les touristes et les Australiens, face à un phénomène naturel rare qui a coloré l'eau en rouge. Cependant, malgré les avertissements, certains baigneurs intrépides se sont aventurés dans l'eau et ont nagé à travers ces eaux étranges.

Ce phénomène naturel se produit lorsque les algues Noctiluca scintillans se rassemblent en masse, avec des résultats spectaculaires. Si elles n'ont pas d'effets toxiques, il est tout de même conseillé d'éviter de nager dans les zones où l'eau est colorée parce que ces algues, qui peuvent être riches en ammoniaque, peuvent provoquer des irritations de la peau.

Les touristes et les Australiens espèrent désormais que les algues seront dissipées avant le week-end, car les prévisions météorologiques annoncent des températures proches des 40°C. De quoi avoir envie de se baigner. 



Dans une école texane, c'est la puce ou la porte

Les élèves d'une école secondaire de San Antonio au Texas sont obligés de porter une puce électronique qui permet de déterminer leur position.
PHOTO ARCHIVES AP
(Los Angeles) Une école secondaire du Texas oblige ses 4200 élèves à porter une puce électronique qui permet de déterminer leur position, une nouvelle politique qui soulève les critiques des groupes de défense des libertés individuelles, rapporte notre correspondant.

La puce est minuscule, plus petite que l'ongle de l'auriculaire. Insérée dans une épinglette, elle émet un signal qui permet à la direction de l'école secondaire John Jay High, à San Antonio, au Texas, de savoir où chacun de ses 4200 élèves se trouve sur le campus.

Implanté cet automne, le système est obligatoire. Plus tôt ce mois-ci, Andrea Hernandez, une élève de l'école, a été expulsée après avoir refusé de porter la puce sur elle pour des motifs religieux.

Selon John W. Whitehead, avocat et président fondateur de l'Institut Rutherford, qui défend les libertés civiles et religieuses, le système baptisé Student Locator Project viole le droit à la vie privée des élèves.
«Obliger les élèves à porter une puce sur eux est un concept orwellien, a-t-il dit en entrevue avec La Presse. Et le refus de porter la puce est puni par l'expulsion. C'est incroyable. C'est comme si on venait d'entrer dans un univers parallèle.»

Grâce à ces puces électroniques, l'école texane compte obtenir davantage de financement, les écoles du Texas étant subventionnées en fonction du nombre d'élèves présents en classe chaque jour. Avec l'aide de cette technologie, l'école peut prouver l'assiduité de leurs élèves.
PHOTO STEVEN SENE, ARCHIVES AP

Une question d'argent

La technologie de la puce est sophistiquée, mais la raison d'être du projet est simple: augmenter les revenus de l'école.

Les écoles du Texas reçoivent du financement en fonction du nombre d'élèves présents en classe chaque jour. Les présences sont prises chaque matin, mais des élèves peuvent parfois être ailleurs ou en retard. Avec la puce, l'école peut prouver que chaque élève est à l'école durant la journée, et donc recevoir les fonds.

Actuellement à l'étude dans une seule école, le projet pourrait bientôt s'étendre à l'ensemble des 112 établissements de la commission scolaire Northside Independent et toucher ainsi 100 000 élèves texans.

Les coûts du projet sont évalués à 500 000$. La commission scolaire estime pouvoir recevoir 1,7 million en fonds supplémentaires grâce à la prise de présence plus précise que permet le système.

En refusant de porter la puce, Andrea Hernandez s'est d'abord vu interdire l'accès à la bibliothèque, à la cafétéria et à différents votes. Son renvoi de l'école a été contesté en cour par Me Whitehead, qui a obtenu sa réinsertion temporaire.

Passage de la Bible

Pour Mlle Hernandez et sa famille, des chrétiens évangéliques, le port d'une puce contrevient à un passage du Livre de la Révélation, dans lequel il est question du diable qui inscrit un numéro sur «la main droite ou le front» des gens.

La direction de l'école a offert à Mlle Hernandez de retirer en douce la puce de son épinglette pour régler la question. L'élève a refusé.   La direction de l'école n'a pas rappelé La Presse, hier.

Me Whitehead note que les écoles de la commission scolaire sont déjà munies de caméras de surveillance, dont certaines transmettent des images en direct aux postes de police de la Ville. Ses recherches lui ont montré que c'est l'entreprise texane AT&T qui fabrique les puces et qui obtiendrait le contrat d'une éventuelle production à grande échelle. Il s'agit d'un exemple de la façon dont les fonds publics sont redirigés pour profiter au secteur privé, affirme-t-il.

Il est prêt à faire démonstration que le programme viole la liberté religieuse du Texas, de même que le premier et le quatrième amendement de la constitution américaine, qui portent sur la liberté d'expression et la liberté d'être à l'abri des perquisitions.

«La commission scolaire dit que c'est pour la sécurité et le bien-être des élèves. Or, les écoles secondaires de San Antonio sont extrêmement sécuritaires, plus sécuritaires que la ville en général. Mon opinion, c'est que tout ça n'est finalement qu'une question d'argent.»

***

Obama l'avait dit, qu'en 2013 tous les Américains seraient fichés.  Faut bien commencer quelque part. 

May

Internet sera bâillonné par l'ONU le 14 décembre 2012...



vendredi 16 novembre 2012, 06:54 

Les dernières heures de l'Internet libre

A quelques semaines d'un sommet mondial du 1er au 14 décembre 2012, qui pourrait voir la face du Net changer sous l'égide de l'ONU, un rapport privé diligenté par 'cette instance et qui servira "d'expertise"... Dresse le portrait d'un Internet utilisé à des fins terroristes, qu'il faut surveiller, "sécuriser"... Ecouter. Bâillonner...

D'un côté des gouvernements qui multiplient les demandes de surveillance, d'accès aux données privés, aux échanges, etc entre internautes, avec l'argument officiel de lutter contre les terroristes...

De l'autre un énorme marché publicitaire et une volonté de contrôle de l'information qui échappe encore aux grands groupes de presse, donc aux systèmes politiques en place...

Quelques pincées de manifestations massives, de révolutions de plus en plus difficile à orienter...

De nouvelles recettes qui semblent voir le jour, pour nouer des liens de e-commerce producteurs, consommateurs qui échappent aux grands groupes agro-alimentaires...

Et je ne parle même pas des scandales divers et variés concernant la pharmacologie, ou telle ou telle institution qui se partagent à vitesse stratosphérique sur le net, et mobilisent des internautes de plus en plus actifs... Nombreux... Et résistants.

Sous la pression des pays membres influents, eux-mêmes mis sous pressions par leurs lobbys respectifs...

Le contrôle d'internet est donc devenu LE problème.

Opportunément les tensions du Monde, qui s'accentuent pour d'autres raisons tout aussi "légitimes"... Et quelques attentats "miraculeusement" déjoués, viendront nous saisir d'effroi devant la dangerosité de cet outil décidément "trop sérieux" pour nous...

Et presque en catimini, dans le cadre de ces débats du 1er au 14 décembre 2012, via un rapport "d'expertise mandaté par l'ONU qui apportera sa caution morale, et sa touche "universelle"... Puisque cette instance agit "pour la paix des peuples"... Ce rapport bien qu'établi par une structure non officielle, permettra aux uns et aux autres d'avancer sur ce dossier si épineux pour l'avenir du monde "démocratique"...

Un seul extrait des recommandations de ce rapport suffira : "établir un contrôle international sur Internet en utilisant les compétences de surveillance et de supervision de l’Union Internationale des Télécommunications » (UIT ou ITU, en anglais)."

Cet internet, est donc voué à devenir notre prison numérique. Et concernant l'information, un simple outil de propagande étatique...

Nous pourrons toujours garder nos pseudos, nos masques... Mais qu'échangerons-nous si nous nous savons surveillés, espionnés ?

Tout ce qui fait notre diversité, notre liberté d'être... Notre conscience qui grandit et se nourrit de ces partages au-delà de cette  virtualité...

Tout cela disparaîtra.

Car même là, l'écho de nos souffrances et de nos rêves...

Doit être tu.

Nous sommes la multitude... Dans l'ignorance.

Par le Savoir... Nous serons LÉGION.

Le Dormeur doit s'éveiller.

Notes
L'article autour de ce sujet "L’ONU veut surveiller Internet pour lutter contre les terroristes" :
http://www.01net.com/editorial/578673/l-onu-veut-surveill...

Le rapport complet de l'UNODC "The use of the Internet for terrorist purposes" en pdf :
http://www.unodc.org/documents/frontpage/Use_of_Internet_...

Le groupe de travail associé à la rédaction de ce rapport "Conter-Terrorism Implementation Task Force (CTIF)" ET le mandat spécifique "d'expertise"qui leur a été attribué dans la collaboration pour ce rapport (vous tombez pile poil dessus) ici :
http://www.unodc.org/documents/frontpage/Use_of_Internet_...

L'émoi de l'agence "Européan Digital Rights" autour de ce rapport... Du choix du CTIF comme "expert" associé aux recommandations finales... Et du contenu final de ce rapport qui sera "l'expertise" à la base des décisions finales prises à l'issue de ces 14 jours en décembre de consultations sous l'égide de l'ONU. Ici :
http://www.edri.org/UN-threat-for-Internet

Notes complémentaires
Pour aller plus loin... A l'autre bout de cette réglementation à venir, son pendant à votre domicile : 
LICENCE ACCORDEE... CAMERA ESPION CHEZ VOUS POUR VOUS COMPTER.

LOGICIEL DE RECONNAISSANCE FACIALE INCLUS ?https://www.facebook.com/photo.php?fbid=497532986933599&a...

Source: via Le Pouvoir mondial 
Merci Lolo

mardi 27 novembre 2012

Qui est vraiment Ioulia Timochenko ?

Égérie de la « Révolution orange », qui a amené en 2005 le camp pro-occidental à la tête de l'Ukraine, Ioulia Timochenko est généralement présentée dans nos médias comme la garante de la démocratie et des droits de l'homme face au camp « pro-russe ». Sa récente incarcération, unanimement considérée comme politique par nos dirigeants, a ravivé l'élan de sympathie dont elle bénéficie en Europe et aux États-Unis. Pourtant, le parcours de cette puissante femme d'affaires est moins rose qu'il n'y paraît à première vue : corruption, liens avec l'extrême droite, pion de l'impérialisme US... De quoi sérieusement égratigner l'image de parfaite démocrate que l'on essaie habituellement de lui donner.

 Egérie de la « Révolution orange » et pion de rechange des USA

Ioulia Timochenko a commencé sa carrière politique dans les années 1990. En 2002, elle a fondé le « Bloc Ioulia Timochenko », une coalition de partis opposés au président de l'époque, Leonid Koutchma. Ce dernier était réputé pro-russe et perçu d'un mauvais œil par les pays occidentaux. Aux élections présidentielles de 2004, le Bloc Ioulia Timochenko a choisi de soutenir le candidat pro-européen Viktor Iouchtchenko contre le successeur de Koutchma, l'ancien Premier ministre Viktor Ianoukovitch.

Dans un premier temps, Ianoukovitch fut déclaré vainqueur des élections. Des fraudes ayant été constatées par divers observateurs, les partisans de Iouchtchenko se sont mobilisés pour contester les résultats. De grandes manifestations ont eu lieu et un second scrutin fut finalement organisé, dont Iouchtchenko est sorti vainqueur. Tout ce processus a été appelé « Révolution orange », du nom de la couleur des partisans de Iouchtchenko.

Pendant toute la durée de la campagne et de la « révolution », Ioulia Timochenko a accompagné et soutenu Viktor Iouchtchenko. Son rôle dans l'élection de ce dernier est indiscutable. « Timochenko est un leader énergétique et charismatique, avec un style politique parfois combatif, qui a fait campagne de manière efficace pour Iouchtchenko  », lit-on dans un Rapport au Congrès américain de 2005 (1). Juste retour des choses, elle fut nommée Première ministre par le nouveau Président.

Le gène de l'immortalité dans un polype d'eau douce

© Stephen Friedt, Wikimedia commons
Hydre en phase sédentaire
 La quête de la vie éternelle se poursuit : des chercheurs allemands ont découvert le gène de l'immortalité dans un polype d'eau douce appelé hydre. Ce gène particulier appelé FoxO serait présent dans bon nombre d'êtres vivants, et le génome humain en serait également pourvu...

Depuis plusieurs centaines d'années, la recherche sur l'immortalité captive la société et la science. Des chercheurs de l'Université Christian Albrecht et de l'Hôpital universitaire de Kiel (Schleswig-Holstein) ont rapproché le fantasme de la réalité car ils ont réussi à identifier le gène qui confère la jeunesse éternelle.

Ces chercheurs ont concentré leurs travaux sur l'hydre, un polype d'eau douce de la branche des cnidaires [1]. Il s'agit d'un animal de quelques millimètres de long présent dans de nombreux lacs et cours d'eau régionaux. Lors de leurs travaux sur l'immortalité supposée de cet organisme, les scientifiques ont été capables d'identifier et d'isoler un gène particulier appelé FoxO. L'autre particularité de ce gène est qu'il est présent dans le code génétique de chaque animal et de chaque être humain.

Des copies d'hydre ont été observées depuis plus de cinquante années en laboratoire et celles-ci sont aujourd'hui aussi actives et en bonne santé qu'au début de l'expérimentation. L'explication réside dans les cellules souches du polype qui ne perdent jamais leur capacité à se diviser continuellement. Ce phénomène était connu depuis plusieurs années, mais le maintien du dynamisme des cellules souches était encore inexpliqué au niveau moléculaire.

Thomas Bosch, qui dirige cette étude, a déclaré : « Notre groupe de recherche a pu mettre en évidence un lien direct entre le gène FoxO et le vieillissement ». En effet, des expériences avec un gène FoxO désactivé ont entraîné le vieillissement des hydres, phénomène alors accompagné d'un affaiblissement de son système immunitaire le rendant plus vulnérable aux maladies. Des études récentes chez les personnes centenaires ont montré qu'elles possédaient un gène FoxO très actif.

Comme les scientifiques le rapportent dans la revue Labor Praxis [2], ils souhaitent poursuivre leurs travaux sur la longévité du polype et développer le lien avec les travaux génétiques sur les autres organismes vivants comme l'être humain.

Note
:
[1] Les cnidaires sont des animaux relativement simples, spécifiques du milieu aquatique comme les coraux, les anémones de mer et les méduses.
[2] Revue Labor Praxis - Christian- Albrechts-Universität / Universitätsklinikum Schleswig-Holstein

Source
:
« Der Unsterblichkeit auf der Spur », article publié sur forchung-und-wissen.de - 14 novembre 2012

Pamplemousse et médicaments peuvent former un cocktail explosif

Photo : Jacques Nadeau -Le Devoir
«Je ne crois pas que cette interaction [entre certains médicaments et le pamplemousse] soit connue aussi bien qu’elle le devrait», a affirmé le Dr Bailey.
Le nombre de médicaments qui, en présence d'un pamplemousse, forment un cocktail explosif susceptible d’avoir des effets néfastes sur la santé a plus que doublé au cours des quatre dernières années. Pour cette raison, les chercheurs qui ont découvert il y a plus de 20 ans l’existence de cette dangereuse interaction entre les jus d’agrumes et certains médicaments couramment prescrits ont cru nécessaire de mieux renseigner les professionnels de la santé sur son occurrence et ses mécanismes en publiant un article qui paraît aujourd’hui dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

Plus de 85 médicaments qui interagissent avec le pamplemousse ont été identifiés à ce jour. Le nombre de ceux qui, en association avec ce fruit, entraînent des conséquences sérieuses susceptibles de menacer la vie du patient, est passé de 17 à 43 (voir la liste à la fin du texte) entre 2008 et 2012. Et « nombre de ces médicaments sont prescrits couramment et sont absolument nécessaires dans le traitement de maladies communes ou graves », soulignent dans leur article David Bailey du Lawson Health Research Institute à London, Ontario, et ses collègues de la University of Western Ontario.
 
L’interaction avec l’agrume est dangereuse parce qu’elle compromet le métabolisme du médicament, qui du coup accroît sa concentration dans le sang. Rappelons d’abord que les médicaments sont métabolisés, c’est-à-dire dégradés, notamment par des enzymes appartenant à la superfamille des cytochromes P450. L’une d’entre elles, l’enzyme cytochrome P450 3A4 (ou CYP3A4), est particulièrement importante car elle assure l’inactivation d’environ 50 % de tous les médicaments. Cette enzyme est présente dans les cellules tapissant la paroi de l’intestin grêle et du côlon, ainsi que dans les cellules du foie. Ainsi, un médicament qui est absorbé par voie orale sera en partie dégradé à ces différents endroits avant d’atteindre la circulation sanguine, où il exerce son action. Par exemple, de la dose ingurgitée de l’hypotenseur félodipine, seulement 15 % atteignent la circulation sanguine et sont disponibles pour agir sur l’organisme.  


La situation réelle des États-Unis... est loin du décor virtuel des statistiques manipulées et publiées




Tandis que la saison des Fêtes bat son plein aux États-Unis, les banques alimentaires du pays tirent la sonnette d'alarme. Le filet de sécurité constitué pour nourrir les (presque) 50 millions d'Américains qui ont besoin d'aides alimentaires est mis à mal par les conséquences générées par la pire sécheresse des cinq dernières décennies. La hausse des denrées nécessaires à l'élevage des bovins a entraîné une augmentation importante du prix de la viande.

Les autorités sont confrontées à de plus en plus de personnes fréquentant les soupes populaires et les refuges d'urgence, dernière bouée de sauvetage pour des personnes âgées, des personnes handicapées, ainsi que des familles entières à faible revenu.

Le problème devient d'autant plus crucial que les dons gouvernementaux diminuent avec une quantité de personnes de plus en plus blessées par les affres de la vie.

Constat affligeant de Carrie Calvert, directeur de la politique fiscale et des matières premières chez Feeding America, la plus importante organisation américaine de lutte contre la faim : « Les gens ont dû faire face à la détresse économique depuis pas mal de temps maintenant... Ils puisent depuis quelques années dans les ressources dont nous disposons et nous commençons à percevoir que nos moyens deviennent très limités ».

Les témoignages se multiplient chez les dirigeants de grandes banques alimentaires à travers les États-Unis. Le même écho revient : on craint être incapable de suivre le rythme de la demande ! En août, un pic fut atteint avec 47 100 000 de coupons alimentaires utilisés. Avec une telle demande, par exemple, la Banque alimentaire régionale de Los Angeles a vu ses réserves alimentaires tomber d'environ 3,3 semaines en 2010 à moins de deux semaines - le plus bas dans l'histoire récente !

Étant donné les difficultés et les dons moins importants des autorités fédérales, « les caddies sont moins remplis pour les pauvres ». « On diminue le nombre de boîtes de conserve mais on essaie de donner au moins quelque chose aux personnes qui se présentent ».

Il y a donc une vive inquiétude pour 2013 car beaucoup annoncent déjà des prix alimentaires en hausse et que dire de l'ONU qui parle déjà de famine ! Où est leur boule de cristal ?

Malgré les dons privés, toujours importants, les responsables des associations qui s'occupent de nourrir les pauvres craignent que cette générosité ne puisse compenser la baisse de l'aide fédérale. Allez dire à tous ces pauvres gens que Ben Shalom Bernanke croit à l'Arlésienne et que demain sera mieux qu'aujourd'hui ! 


Via Sott.net

lundi 26 novembre 2012

Mark Carney : de la Banque du Canada à celle d'Angleterre

Mark Carney deviendra en juillet prochain le gouverneur de la Banque d'Angleterre
 
Le gouverneur de la Banque du Canada est nommé à la tête de la Banque d'Angleterre. Mark Carney entrera en fonction le 1er juillet 2013 pour un mandat de cinq ans.

M. Carney restera gouverneur de la Banque du Canada jusqu'à la fin mai prochain. Il était arrivé dans ces fonctions en 2008, en pleine récession.

« Je suis fier de la contribution apportée par la Banque à la résilience de l'économie canadienne tout au long d'une période sans précédent de turbulence à l'échelle du globe », a déclaré M. Carney. Il s'est dit honoré d'avoir été choisi par Londres. Le prochain gouverneur de la Banque d'Angleterre a précisé être conscient des défis à venir, surtout que l'Europe traverse une période économique difficile.

Mark Carney succédera à Mervyn King. Il deviendra le premier étranger à diriger l'institution britannique. Il devrait d'ailleurs demander la nationalité britannique.

De son côté, le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a salué le travail du futur gouverneur de la Banque d'Angleterre. Il a souligné qu'il a « pu apprécier les conseils qu'a fournis le gouverneur Carney au cours des dernières années, en s'acquittant du mandat de la Banque, qui consiste à maintenir la stabilité de notre système monétaire et à maîtriser l'inflation ».

Le ministre Flaherty a précisé que le Conseil d'administration de la Banque du Canada créera un comité spécial qui sera responsable du recrutement du neuvième gouverneur de la banque centrale.

Une carrière au Canada et à l'étranger

En novembre 2011, M. Carney avait été nommé à la tête de la présidence du Conseil de stabilité financière, qui est chargé par le G20 de superviser et d'appliquer les politiques de réglementation du secteur financier mondial.

Avant d'être nommé à la tête de la Banque du Canada en février 2008, Mark Carney était sous-ministre délégué principal des Finances et représentant du Canada auprès du G7.

***


Pourquoi avoir omis de nous dire aussi, que dans ses faits d'arme précédents,
Carney avait travaillé treize ans pour la compagnie Goldman Sachs (GS), dans ses bureaux de Londres, Tokyo, New York et Toronto.

http://911nwo.info/2012/09/05/goldman-sachs-la-banque-qui-prepare-le-nouvel-ordre-mondial/

May 

dimanche 25 novembre 2012

La Fed va assurer la progression des cours de l'or en 2013

Gold
© Inconnu





LIESI
ven., 23 nov. 2012 10:12 CS

Pour Peter Schiff, directeur général d'Euro Pacific Capital, la politique menée par la banque centrale américaine ne peut que propulser les cours de l'or vers les 5 000 dollars l'once.

Il se garde cependant d'établir un calendrier sur le temps des prolongations des monnaies papier, mais ajoute cependant que ce cours peut être bien plus élevé car personne ne peut établir avec certitude le niveau de faiblesse des principales devises papier. On ignore également jusqu'où les banques centrales ont l'intention d'aller dans la politique de la planche à billets.

« Comme Bernanke peut imprimer dans des quantités inimaginables, les cours de l'or peuvent crever des plafonds inimaginables ».

Plusieurs analystes américains estiment que les cours de l'or devraient performer au cours des prochains trimestres. Ils jugent un prix raisonnable de 1925 dollars l'once pour 2013.

De la manière dont les fonds de l'initié G. Soros se sont gavés de métaux précieux, on peut dire avec prudence que cette cible est extrêmement pessimiste. Comme nous avons eu l'occasion de l'exprimer dans les derniers numéros de la lettre confidentielle, la nomenklatura russe joue un scénario beaucoup plus optimiste pour l'or car ils sont très pessimistes pour la zone euro. 

Via Sott.net

samedi 24 novembre 2012

Bilan de la situation internationale et finance de l'ombre

- «Pierre Hillard, est-ce que la situation va s'améliorer ?»

- « En fait, on est en état de cancer avancé, on est arrivé à un degré où finalement tout va s'écrouler. Et le renouveau n'est possible que dans le malheur, c'est à dire que ce n'est que dans le malheur qu'on reconnaît les gens courageux. Les gens, tant qu'ils ont le frigo à peu près rempli, ils ne changeront pas. Il faut des choses concrètes, c'est à dire comme 'On bouffe quoi, ce soir, bin y a rien', 'on se chauffe comment, bin t'as un gros pull j'espère', et puis dans la rue c'est la guerre civile...(...) »





Source: Bistro Bar 
Merci Lolo

vendredi 23 novembre 2012

Ces animaux surprenants qui imitent la parole des humains

On connaissait déjà cette faculté chez les perroquets et les mainates, mais beaucoup moins chez d'autres espèces. Pourtant, des vidéos d'animaux bavards se sont récemment multipliées sur le web, et reposent l'éternelle question : le langage est-il vraiment spécifiquement humain ?

Retour sur les perroquets qui parlent

Bien qu'on l'en sache déjà capable, entendre un oiseau parler demeure une expérience surprenante. Bien sûr, les animaux ne « parlent » pas réellement. Le perroquet imite particulièrement bien son entourage (paroles, cris, bruits) grâce à ses cordes vocales et sa langue adaptée, mais ce qu'il dit n'a pas vocation à transmettre un message particulier. Les sons émis par l'oiseau restent un moyen de communication car il cherche à établir un contact avec ce qu'il imite, mais ne constitue pas un « langage » pour autant.



Koshik, l'éléphant qui parlait coréen

Habituellement, l'éléphant barrit. Pourtant, un animal de 22 ans, prénommé Koshik et résidant au zoo d'Everland (Corée du Sud) prononce aujourd'hui de manière audible cinq mots en coréen : « annyong » (bonjour), « anya » (non), « choah » (bien), « anja » (assis) et « nuo » (couché).

Comment est-ce possible ? L'éléphant introduit sa trompe dans sa bouche et appuie sur sa langue. En modulant son souffle, il parvient à émettre des sons parfaitement reconnaissables. Des chercheurs, voulant s'assurer qu'il n'y avait pas de tricherie, ont enregistré ces sons et soumis les enregistrements à des personnes n'ayant aucune idée de qui les prononçaient. 

Tous ont reconnu les mots de Koshik. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l'éléphant a appris à parler tout seul. Il est également l'animal parleur le plus étudié à ce jour. Selon les chercheurs, Koshik, qui était le seul de son espèce dans le zoo, à force d'obéir à des ordres simples et de ne fréquenter que des humains a voulu se socialiser davantage en communiquant comme ceux qui l'entouraient. On peut dire qu'il a réussi !






Noc, un béluga très bon imitateur

La revue scientifique américaine Current Biology, qui traite notamment de zoologie, s'est intéressée à Noc, un béluga ayant vécu en captivité (dans un aquarium à San Diego) qui était parvenu à reproduire les fréquences de la voix humaine. Pour ce faire, il modifiait la pression de l'air dans ses cavités nasales, jusqu'à émettre les mêmes fréquences qu'un être humain.

Un plongeur dans l'aquarium de Noc aurait même cru que des personnes l'interpellaient.

Noc est mort en 2007 après avoir cessé d'émettre ces sons, ce que les chercheurs ne sont toujours pas parvenus à expliquer.


Le langage est-il vraiment le propre de l'homme ?

La question mérite d'être posée, compte tenu des exemples surprenants que nous venons de citer. Le langage serait ce qui distingue l'homme de l'animal. En effet, le langage humain est un système de signes. Alors que le signal provoque une réaction, le signe renvoie à une signification. L'animal n'envoie que des signaux. De plus, ceux-ci sont génétiquement déterminés, avec une fonction bien déterminée. Les signes linguistiques sont au contraire conventionnels et multifonctions, en plus de détenir un pouvoir informatif théoriquement illimité : rien en principe ne peut être exprimé puisqu'il est toujours possible d'inventer de nouveaux signes linguistiques. Le langage humain comme système de signes est donc bien différent des modes de communication animale. De plus, on peut supposer que ce langage humain est indispensable au développement de la pensée et de la conscience de soi, car il autorise la pensée abstraite.
Ainsi, si certains animaux peuvent apprendre au moins partiellement le langage humain, ils ne sont pas pour autant capables de le développer, de l'utiliser spontanément et d'y avoir recours pour développer normalement leurs facultés, c'est pourquoi on ne peut nier la spécificité du langage humain.

Quelles sont les différentes formes de communication chez les animaux ?

Si l'on ne parle pas forcément de langage pour les animaux, on parle en revanche bien de communication. Celle-ci peut prendre des formes  diverses :
  • La communication tactile : les araignées utilisent des échanges vibratoires au sein de la toile pour communiquer, par exemple pour synchroniser l'attaque sur une proie.
  • La communication électrique : certaines espèces animales sont capables d'émettre des décharges électriques de faible puissance pour s'orienter et communiquer avec leurs congénères. C'est le cas du poisson éléphant et du poisson couteau.
  • La communication chimique et olfactive : C'est sans doute la forme de communication la plus riche, celle qui couvre le plus d'activités animales. Par exemple, chez les fourmis, elle permet d'assurer le partage de l'espace vital, la recherche de nourriture, la défense contre les prédateurs, le soin aux jeunes, voire l'accouplement.
Ainsi les animaux ont à leur disposition de très nombreux moyens de communiquer qui nous échappent, la plupart du temps !

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