samedi 30 mars 2013

Les gènes du génie

Le chercheur chinois Zhao Bowen dirige un projet d’analyse de l’ADN de l’intelligence


Pauline Gravel,
Le Devoir 
30 mars 2013

«Un QI au-dessus de la moyenne n’est pas nécessairement synonyme d’intelligence supérieure»
— Le généticien Guy Rouleau, directeur de l’Institut neurologique de Montréal

Déterminer les gènes de l’intelligence est le défi que s’est lancé un laboratoire de génomique chinois. Il s’agit d’un projet quasi impossible, affirment plusieurs chercheurs. Un projet dont les résultats risquent d’être mal interprétés et utilisés à mauvais escient, ou du moins qui relancera le sempiternel débat sur la part de l’inné et de l’acquis dans l’intelligence, préviennent d’autres scientifiques. 

Un ambitieux projet de recherche que celui de Zhao Bowen, petit génie de 21 ans qui a cosigné, à l’âge de 15 ans, son premier article dans Nature Genetics sur le génome du concombre. Zhao dirige aujourd’hui le Laboratoire de génomique cognitive de BGI (Institut de génomique de Pékin), une compagnie privée subventionnée en partie par le gouvernement chinois et dont les laboratoires sont installés depuis 2007 à Shenzhen, près de Hong Kong.

On dit que BGI est le plus gros centre de séquençage de l’ADN au monde. On y a séquencé notamment le génome du riz, du ver à soie, de la pomme de terre et du panda géant.

Zhao caressait depuis longtemps le projet d’analyser l’ADN de personnes surdouées dans l’espoir d’y découvrir les gènes responsables de l’intelligence. « Les gens ont choisi pendant longtemps d’ignorer la génétique de l’intelligence parce qu’ils pensent qu’il s’agit d’un sujet controversé, particulièrement en Occident. Or ce n’est pas le cas en Chine », a-t-il déclaré au Wall Street Journal.

vendredi 29 mars 2013

Une partie d'un stationnement s'affaisse à l'aéroport Montréal-Trudeau

L'affaissement de la chaussée d'un stationnement
a endommagé deux voitures à l'aéroport de Montréal.
 
Photo :  Marc Verreault

Une partie de la chaussée d'un stationnement extérieur 
de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal s'est affaissée, 
créant un trou de 4,5 mètres par 3 mètres et d'une profondeur 
de 1,5 mètre.
Deux véhicules d'employés ont été endommagés lors de l'affaissement.
Personne n'a été blessé.
L'affaissement s'est produit sur le stationnement P-11, situé loin des pistes et utilisé par les employés de l'aéroport. Ces derniers doivent prendre une navette pour se rendre du stationnement à leur lieu de travail.
L'incident n'affecte en rien les activités de l'aéroport.
Les causes de l'affaissement demeurent inconnues, mais l'érosion du sol en raison du dégel pourrait être en cause.
***
Dans les blogs conspirationnistes on appellerait ça un sinkhole.  
May 

jeudi 28 mars 2013

Les pays émergents ont de la difficulté à concrétiser leur volonté d’autonomie

Photo : Agence France-Presse Alexander JoeLes chefs d’État et de gouvernement des Brics, Manmohan Singh (Inde), Xi Jinping (Chine), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Dilma Roussef (Brésil) et Vladimir Poutine (Russie).


Durban — Les cinq pays émergents des Brics ont bouclé mercredi leur 5e sommet à Durban, leurs appels à la coopération masquant mal des difficultés à fonder des institutions communes, notamment la création d’une banque de développement, remise à plus tard. 

L’Afrique du Sud, qui forme les Brics avec le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, espérait beaucoup de la création de cette banque, censée financer une partie des immenses besoins en infrastructures de sa région - une initiative déjà annoncée l’an dernier au précédent sommet en Inde.

Mais le président Jacob Zuma s’est contenté d’annoncer le lancement officiel de négociations, et non la création de la Banque comme certains l’espéraient.

« Nous avons décidé d’ouvrir des négociations formelles pour fonder une nouvelle banque de développement menée par les Brics, destinée à nos propres besoins en infrastructures qui sont considérables, environ 4500 milliards de dollars ces cinq prochaines années, mais aussi pour coopérer avec les autres marchés émergents et les pays en développement à l’avenir », a-t-il déclaré devant ses hôtes.

« Nous sommes satisfaits par le fait que la création d’une nouvelle banque de développement est viable », a-t-il sobrement noté, sans un mot sur le siège de ce futur établissement que revendique son pays.

Les cinq referont le point en marge du G20 de Saint-Pétersbourg en septembre, a-t-il ajouté.

Le ministre russe des Finances, Anton Silaunov, a relevé que les pays devaient encore s’entendre sur le montant que chacun est prêt à apporter au capital et sur la répartition des voix.

La nouvelle banque devait être, selon les études, dotée d’un capital de départ de 50 milliards de dollars. Soit 10 milliards par pays.

Et alors que de nombreux Sud-Africains commençaient à se demander comment réunir une telle somme, correspondant à environ 2,5 % de leur PIB, ce sont les Russes qui freinent, proposant une mise de départ de 2 milliards chacun.

« Nous croyons que les projets de développement doivent se faire pas à pas », a indiqué à l’AFP le représentant russe pour l’Afrique, Mikhaïl Marguelov.

« La banque des Brics doit être une banque de développement, et je crois qu’il est préférable de parler des projets. Et après nous parlerons des sommes nécessaires », a-t-il souligné.

Jacob Zuma a sobrement évoqué mercredi un capital « substantiel et adéquat ».

« La banque de développement des Brics ouvre les portes vers de nouvelles initiatives de coopération », s’est néanmoins félicité le premier ministre indien, Manmohan Singh. « Aujourd’hui, notre forum est devenu plus cohérent et plus pertinent. »

Pour le quotidien économique sud-africain Business Day, la banque de développement des Brics sera surtout « symbolique », quand elle sera enfin créée. Et bancale compte tenu de l’hétérogénéité des Brics.

« Le plus gros problème avec ce concept, c’est qu’il semble émaner au moins autant du désir de rivaliser avec la Banque mondiale que du désir d’une institution favorisant les infrastructures supportant le commerce. […] Et cette décision idéologique est enracinée dans une approche étatiste du développement », a-t-il écrit dans un éditorial.

Quant au pot commun dans lequel les cinq pays doivent mettre une partie de leurs réserves de change pour se protéger des retournements de la conjoncture, il ne se montera qu’à 100 milliards de dollars, selon M. Zuma, soit deux fois moins que prévu. Pour lui aussi, les cinq pays feront le point à Saint-Pétersbourg en septembre, a-t-il indiqué.

L’ambition des Brics est de créer des institutions ou des équipements permettant aux cinq pays de s’affranchir de la domination des pays occidentaux. La banque de développement doit leur permettre de se passer de la Banque mondiale, et les réserves de change du Fonds monétaire international (FMI).

M. Zuma a encore évoqué mercredi un câble sous-marin de 28 400 km de long pour l’Internet à haut débit qui les relierait entre eux et « va supprimer la dépendance envers les points de connexion des pays développés ».

De nombreux pays émergents craignent que les institutions des Brics n’assoient un peu plus la domination des Chinois, de plus en plus présents.

Business Day rappelle d’ailleurs que la banque d’import-export chinoise Exim Bank accorde déjà davantage de prêts que la Banque mondiale, pour financer des projets « Made in China ».


Source: Le Devoir 

mercredi 27 mars 2013

USA : accord entre la CIA et Amazon pour mémoriser toutes les données transmises sur les réseaux sociaux


Un gigantesque trou noir qui engloutira et mémorisera les coups de téléphone, les SMS, les emails, les discussions, les «  I Like  » et tout type de données que des millions et des millions d'utilisateurs ajoutent chaque seconde sur le Web.
La CIA veut en recueillir le plus possible et les avoir à disposition « pour toujours  », de façon à pouvoir les analyser dans le but de garantir la sécurité des États-Unis. Ira « Gus » Hunt, le responsable du département technologique de la CIA l'a expliqué depuis New York. La nouvelle, écrit le Huffington Post, est survenue deux jours après l'annonce de l'accord conclu avec Amazon qui fournira à l'Agence la technologie permettant de construire un nuage informatique (Cloud) capable de conserver des quantités de données jamais imaginées auparavant. 
Le « Big data » est à la fois le présent et l'avenir du Renseignement, et les services secrets américains s'équipent pour s'assurer la « possibilité de stoquer toutes les informations générées par l'espèce humaine ». Dans le langage des services, on dit « All source analysis » : mettre en relation toutes les informations à disposition (« relier les points entre eux ») et «  informer le président et le secrétaire à la Défense », a expliqué mercredi Hunt à la « GigaOM's structure : Data conference » à New York : «  Nous ne pouvons connaitre la valeur de chaque information en notre possession aujourd'hui qu'en la reliant à d'autres informations qui arriveront plus tard (...). C'est pour cela que nous cherchons maintenant à recueillir tout type de données et à les mémoriser pour toujours  ». Le mot d'ordre est Big Data, les grands agrégats d'informations créés par le développement vertigineux des médias numériques, et « surtout par les réseaux sociaux  ». « Savez-vous que 35 % de toutes les photos numériques prises dans le monde finissent sur Facebook et que chaque jour, ce sont 124 milliards de tweets qui sont transmis ?  » 
Les scénarios sont ceux plutôt inquiétants du «  Big Brother » global. « Nous approchons désormais du moment où nous serons capables de stocker chaque type d'information créé par le genre humain », voilà pour l'avenir tel que le voit Hunt. Évidemment, le but déclaré est celui de protéger les États-Unis de ses ennemis et du terrorisme international, en évitant de refaire les erreurs du passé : «  Nous voulons être en mesure d'arrêter le prochain kamikaze à la bombe  », a encore expliqué Hunt, se référant à Umar Farouk Abdulmuttalab, qui en décembre 2009 avait réussi à embarquer sur le Vol 253d'Amsterdam à Detroit avec de l'explosif Petn caché dans ses sous-vêtements. « Bien que la CIA ait eu toutes les informations nécessaires avant l'événement - peut-on lire dans le rapport de la Maison-Blanche de 2010 - ses agents n'ont pas réussi à les "relier entre elles" et à "éviter l'attentat". Si nous voulons pouvoir garantir la sécurité des USA, il nous faut un environnement pour stocker nos données » et qui puisse « les croiser » facilement entre elles à travers « une chose appelée 'Cloud'  ». 

D'après le Federal Computer Week, un site Web dédié aux responsables du gouvernement fédéral, c'est chose faite : grâce à un accord portant sur 600 millions de dollars répartis sur 10 ans, Amazon aidera l'Agence à construire une infrastructure de 'Cloud computing' privée, qui lui permettra de ne pas se faire dépasser grâce à l'évolution du monde des Big Data, tout en contrôlant les coûts. «  Historiquement - écrit FCW - la CIA répartissait ses propres données dans une multitude de petits nuages hautement spécialisés (...). Cet accord apportera un environnement de type Cloud dans l'enceinte de la communauté du Renseignement, éliminant tout doute sur la sécurité des informations réservées.  » 

Ni Amazon ni la CIA n'ont confirmé la nouvelle. Mais déjà le 12 mars dernier, Jeanne Tisinger, responsable en chef de l'information (Chief Information Officer) à la CIA, avait expliqué au Northern Virginia Technology Council que l'Agence «  travaillait avec des sociétés comme Amazon ». En février 2012, ce même Hunt avait annoncé vouloir acheter la technologie en la payant au prorata de la consommation, « sur le modèle Amazon  ». 
Une collaboration utile aux deux camps : la CIA économisera ainsi de l'argent en cette période de crise et de restrictions dues aux nécessités d'équilibrer le budget, avec un gouvernement qui pourra utiliser l'argument au plan électoral ; et Amazon démontrera qu'elle est capable de construire des nuages Cloud hyper-sécurisés pour d'éventuelles entités privées. 
La route est toute tracée : la CIA embauche actuellement des personnes hautement qualifiées en gestion des Big Data. On peut le lire dans un article posté sur le site de l'Agence le 29 novembre 2012 : «  Tous les départements - peut-on lire - recherchent des personnes capables de développer des algorithmes et des méthodes statistiques utiles pour élaborer des modèles et trouver des relations dans de grands volumes de données. »

mardi 26 mars 2013

Le pape François, intimement associé aux scientifiques du Vatican, pourrait-il être le "Pape de la révélation extraterrestre"?


Le téléscope LUCIFER
(
Large Binocular Telescope Near-infrared Spectroscopic Utility with Camera and Integral Field Unit for Extragalactic Research) 
Jorge Mario Bergoglio a obtenu une maîtrise en chimie de l'Université de Buenos Aires et il a poursuivi des ambitions scientifiques avant d'entrer dans l'ordre des jésuites.  Le directeur actuel du Groupe de Recherche de l'Observatoire du Vatican (Vatican Observatory Research Group's (VORG)José Gabriel Funes, aussi d'Argentine, est entré dans l'ordre des jésuites et l'un de ses trois examinateurs était Bergoglio.
 Le jésuite José Gabriel Funes, un des leaders mondiaux dans la recherche sur l'astrobiologie et l'exo-théologie, a écrit un essai percutant intitulé "L'extraterrestre est mon frère".  En octobre 2010, Guy Consolmagno, astonome du Vatican, un des responsables du télescope LUCIFER et ancien scientifique de la NASA, lui aussi membre des jésuites depuis 1991, a déclaré que les extraterrestres pourraient avoir une âme et qu'ils pourraient choisir d'être baptisés!  Il a même ajouté que nous serions surpris à quel point le Vatican est au courant des dernières recherches scientifiques sur le sujet extraterrestre.  
Face à des révélations de Stephen Hawking, physicien respecté à travers le monde et membre de l'Académie pontificale des Sciences, à l'effet que les lois de la physique éliminent le besoin de Dieu, le jésuite Consolmagno a dit ceci: "Stephen Hawking est un physicien brillant et quand il s'agit de la théologie, je peux dire qu'il est un brillant physicien"!!!
Funes croit que le premier pape jésuite va bientôt tourner son attention vers des questions autres une fois que son pontificat sera établi:
"Le Père José Funes, directeur de l'Observatoire du Vatican, a déclaré au Service de Nouvelles Catholiques que l'élection d'un jésuite Argentin avec une formation en sciences (la chimie) est bon pour tous ces intérêts."  Il a ajouté:  "Je pense que le pape se concentrera sur d'autres priorités". 
Le pape François, intimement associé aux scientifiques du Vatican, pourrait-il être le "Pape de la révélation extraterrestre"?  
Lors de la Conférence en astrobiologie de l'Académie pontificale des sciences, en 2009, le conférencier principal, le Dr. Impey Chris, a prédit une divulgation extraterrestre imminente: "la première découverte est à seulement quelques années".  

Source WikiStrike 
Merci Lolo

lundi 25 mars 2013

Fukushima: Naoto Matsumura 'SEUL DANS LA ZONE

Naoto Matsumura est le dernier homme vivant dans la zone interdite
de la centrale de Fukushima.    Crédit DR /
Antonio Pagnotta


Lorsque le séisme a frappé, Matsumura était en train de vérifier, clope au bec, le mélange du ciment, du gravier et du sable. Sur le site, ils étaient une trentaine d’ouvriers.

La puissante secousse les prit par surprise. Son impact fut si brutal que les oreilles de Matsumura cessèrent d’entendre. Tout ce dont il se rappellerait plus tard serait visuel : la force qui secouait la haute construction d’acier tel un éventail, les meubles violemment ballotés d’un endroit à l’autre, tels des dés secoués au creux de la paume, les murs se fendaient de haut en bas, les uns après les autres, et toutes les vitres volaient en éclats avec fracas.

Les profonds ancrages de la structure métallique, pourtant à norme antisismique, émergeaient peu à peu du sol. Les longues barres d’acier qui plongeaient dans la terre n’étaient plus que de vulgaires clous que les chocs arrachaient sans effort. Matsumura eut un éclair de lucidité ; une certitude s’imposa à son esprit. Si la secousse se prolongeait, la catastrophe allait se produire.

La haute tour de la bétonnière flambant neuve allait s’écraser au sol et s’aplatir avec la mollesse d’une boîte de conserve. Au cours de leur existence, les hommes de Tomioka avaient connu des secousses de toutes les intensités. Une de plus ne les inquiétait pas outre mesure, habitués qu’ils étaient à travailler sous la mousson et, à la saison des gels, à pierre fendre. Ces hommes sont de petite corpulence mais durs à la besogne. Et infatigables.   

Sans Le Nommer: Le psychopathe nouveau est arrivé

Voilà, où nous en sommes rendus ...  May

Si « la célébrité du criminel, pour ne pas dire sa popularité, est souvent à la mesure de l'atrocité du crime »1, le Canada n'est pas près d'oublier le nom de Luka Rocco Magnotta, dit le dépeceur de Montréal, dont le procès se tient en ce moment. 

Pourra-t-on en dire de même de Jun Lin, sa victime ? 

Élu personnalité de l'année 2012 par l'agence La Presse canadienne, Eric Clinton Newman alias Luka Rocco Magnotta, l'homme aux 127 pseudonymes, a réussi à accomplir son plus grand rêve : il est devenu célèbre et d'une certaine manière immortel comme Érostrate qui s'était autrefois illustré en brûlant le temple d'Artémis. 

Dans Le Mur, Jean-Paul Sartre narrait d'ailleurs son histoire :

« Il s'appelle Érostrate. Il voulait devenir illustre et il n'a rien trouvé de mieux que de brûler le temple d'Éphèse, une des sept merveilles du monde.
- Et comment s'appelait l'architecte de ce temple ?
- Je ne me rappelle plus, je crois même qu'on ne sait pas son nom.
- Vraiment ? Et vous vous rappelez le nom d'Érostrate ? Vous voyez qu'il n'avait pas fait un si mauvais calcul ».

En France, Karl Zéro a publié Dans la peau de Luka Magnotta. Histoire d'un web-killer, indécemment écrit à la première personne. C'est bien connu, la perversité de l'assassin, même présumé, fascine toujours plus que l'innocence de la victime : qu'y aurait-il à révéler de Jun Lin à une foule abrutie par la télé-réalité et le voyeurisme autres ? 

Né en Chine en 1978, Jun Lin était venu étudier les sciences informatiques à l'Université Concordia de Montréal. Le destin lui fit rencontrer Luka Magnotta, ancien escort boy et acteur porno. Poussé par une soif de célébrité insatiable, il assouvissait ses instincts les plus mortifères en filmant et en diffusant sur Internet des sévices infligés à des chats. Mais ce Narcisse à l'ego surdimensionné n'allait pas s'arrêter là : après avoir filmé le viol et le démembrement de Jun Lin, il diffusa la vidéo du crime sur Internet... avant d'envoyer certaines parties du corps du défunt à des écoles. Au terme d'une traque internationale entre le Canada, la France et l'Allemagne, il fut finalement arrêté dans un cybercafé berlinois en juin 2012 puis extradé vers le Canada où il encourt aujourd'hui la perpétuité. 

Malgré la fascination qu'il exerce sur certains, Luka n'est que le produit d'une époque où «  après avoir épuisé les jouissances sexuelles, il était normal que les individus libérés des contraintes morales ordinaires se tournent vers les jouissances plus larges de la cruauté »2. Son itinéraire le rapproche d'un personnage houellebecquien : l'horrible dépeceur des Particules élémentaires : David di Meola, rock star ratée, convaincu que « tout ce qui se bâtit de grand dans le monde se bâtit au départ sur un meurtre ». Il y a aussi du Bret Easton Ellis chez ce psychopathe qui utilisa la musique du film American Psycho comme bande sonore de son snuff movie

D'ailleurs, Magnotta serait-il devenu la nouvelle star du web, sans le concours de ceux qui ont pris le temps de visionner sa cruauté ? De Berlin à Paris en passant par Montréal et Toronto, des milliers d'individus l'ont regardé violer, découper et manger sa victime. Aurait-il agi ainsi s'il n'avait pas été certain d'être regardé et de provoquer chez ces milliers de voyeurs, avides de sensations malsaines, toutes sortes de sentiments ? Haine, dégoût, horreur mais aussi admiration et envie ; car Magnotta a désormais un public. Sa renommée, aussi sordide soit-elle, provoque des extases mystiques et pourrait faire naître de nouvelles vocations. 

Qui de Luka Magnotta ou de son spectateur commet l'acte le plus obscène ? 

Ironie du sort, le vrai nom de Magnotta est Newman : l'homme nouveau. Doit-on y voir l'annonce prophétique d'une nouvelle espèce de psychopathe ?

  1. Ainsi que l'écrit Catherine David dans son essai Les violons sur le moi, Denoël 2010. 
  2. Michel Houellebecq, Les particules élémentaires, Flammarion, 1998. 

vendredi 22 mars 2013

L'ex-président français Nicolas Sarkozy mis en examen

Nicoals Sarkozy à sa sortie du tribunal de Bordeaux après avoir été mis en examen.  Photo :  AFP/PATRICK BERNARD

Après plusieurs heures de confrontation avec des membres du personnel de Liliane Bettencourt, l'héritière de l'empire L'Oréal, l'ex-président français Nicolas Sarkozy a été mis en examen, c'est-à-dire accusé, d'« abus de faiblesse » aux dépens de la milliardaire.

M. Sarkozy risque d'avoir à comparaître devant un tribunal correctionnel.
Les juges cherchent à déterminer si M. Sarkozy a commis un abus de faiblesse aux dépens de Mme Bettencourt en lui demandant des fonds pour le financement de sa campagne présidentielle de 2007.
M. Sarkozy a affirmé s'être rendu au domicile des Bettencourt une seule fois durant sa campagne électorale pour y rencontrer André Bettencourt, l'époux de la riche héritière, décédé en novembre de la même année.
Or, plusieurs membres de l'entourage de la milliardaire ont affirmé avoir vu M. Sarkozy à plusieurs reprises pendant cette période et ont affirmé qu'il avait rencontré Mme Bettencourt à ces occasions.
L'affaire a explosé quand Nicolas Sarkzoy était encore président en 2010.
En juillet 2010, l'ex-comptable des Bettencourt avait déclaré à la police que l'ex-homme de confiance de la riche famille, Patrice de Maistre, lui avait réclamé 150 000 euros en liquide début 2007.
Le comptable a affirmé que Patrice de Maistre lui a assuré qu'il allait remettre l'argent à Éric Woerth, qui était trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Longue enquête
L'enquête a permis de découvrir des retraits en espèces de plusieurs millions d'euros sur les comptes suisses de Mme Bettencourt, entre 2007 et 2009.
De ces retraits, deux de 400 000 euros pourraient avoir servi à financer la campagne de l'ancien président en 2007.
L'ex-gestionnaire de fortune Patrice de Maistre était membre du premier cercle, club des donateurs fortunés de l'UMP.
Nicolas Sarkozy estime que la validation de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel prouve qu'ils étaient exempts de reproches.
À la tête d'une fortune de 30 milliards de dollars, selon le classement du magazine Forbes, Liliane Bettencourt, âgée de 90 ans, est en état de démence depuis 2006 au moins, selon un rapport d'expert versé au dossier. Elle a été placée sous tutelle de sa famille en 2011.

Source: RDI

jeudi 21 mars 2013

Crise financière: L'après-Chypre


Méga-alerte de Nigel Farage -  Député européen :
Sortez votre argent des banques pendant qu’il en est encore temps! 
Dans les médias conventionnels, on n'ose pas encore dire que ce coup du sort  était l'objectif de la secte européiste du Bilderberg Group autres promoteurs du Nouvel Ordre Mondial.
Continuer à ruiner les pays et les peuples européens et organiser le plus grand hold-up de tous les temps en ponctionnant à présent, l'argent des  comptes bancaires !

Ainsi donc, au cours de la nuit de vendredi à samedi dernier,  les argentiers de la zone euro ont commandé une ponction directe dans les comptes bancaires des citoyens de l’île. 

Pour la première fois depuis le début de la crise, des ministres et un aréopage de non-élus, c’est à retenir deux fois plutôt qu’une, décidaient de faire payer directement les individus. 

Ce faisant, pour la première fois dans l’histoire de l’euro, ils écornaient la garantie de protection sur les dépôts de moins de 100 000 euros, ou 129 000 $CAN.


Des personnes font la queue devant une banque chypriote pour pouvoir retirer de l'argent, le 21 mars 2013 à Nicosie
AFP - Patrick Baz

La «conjoncture»

Bizarre, non,  le fait que John Flaherty, ministre canadien des Finances se soit mêlé d'affaires de banques, hier, au sujet des hypothèques des Canadiens.  Est-ce, là, un signe qui indique que les choses ne tournent pas si rond que ça dans le plus meilleur pays au monde? 

Et que n'importe quel ministre des Finances, canadien ou autre,  peut décréter ou commander (si besoin est nécessaire) de faire main basse sur les comptes bancaires des particuliers?   
On sait que cela s'est déjà fait, bien avant l'île de Chypre. Justement sous la junte militaire,  en Argentine, dans les années 1970.  Mais ...

Bizarre enfin  que cela se passe juste à l'avènement du Nouveau PDG Jésuite de la Cie privée du Vatican ?  

Surtout que cela vise les finances russes. Encore une attaque contre les communistes par le Vatican, les banksters sionistes et les USA ?
Chose certaine, mine de rien la vigilance est de mise. 

Source: À partir d'extraits Le Devoir via Le Pouvoir du peuple

mardi 19 mars 2013

«J'aime»: l'expression d'une appréciation qui en dit long sur nous dans les univers numériques



«Les histoires d'amour finissent mal... en général», dit la chanson. C'est parfois vrai, surtout dans les univers numériques où l'expression de son amour pour des contenus, des personnes, des vidéos, des chansons — phénomène attisé par le réseau social Facebook et son épidémique fonction «j'aime» —, serait finalement plus lourde de conséquences qu'on pourrait le croire.

C'est en tout cas ce que vient de mettre en lumière une équipe de chercheurs de l'Université Cambridge en Grande-Bretagne. Selon elle, l'analyse minutieuse des «j'aime» générés par un internaute permet de tracer avec une précision redoutable la cartographie de son intimité, et ce, en donnant même du relief à des zones insoupçonnées, comme la couleur de sa peau, son orientation sexuelle, le divorce ou pas de ses parents, ses opinions politiques, sa consommation de psychotropes, son quotient intellectuel, son état d'esprit... Entre autres intrusions. 


dimanche 17 mars 2013

Des scientifiques du monde entier enquêteront sur l’hypothèse d’un empoisonnement de Chavez



"Le président Chavez a été empoisonné par des forces obscures (...) pour détruire la Révolution Bolivarienne et porter un coup à l’Amérique Latine et aux Caraïbes"
11 Mars 2013 - Cette affirmation vient du président Nicolas Maduro qui a réitéré ses soupçons selon lesquels la maladie qui a coûté la vie au président Hugo Chavez a été provoquée par ses ennemis.
Maduro a informé qu’une commission sera constituée, avec des scientifiques du monde entier qui enquêteront sur cette maladie qui, à son avis, "est en rupture avec tous les aléas" de cette affection.
Il a assuré que le président Chavez a été menacé à maintes reprises et que, s’ils n’ont pas réussi à tuer le chef de l’État au moyen d’attentats, ils sont parvenus à atteindre sa santé grâce à des techniques sophistiquées.
Il a signalé lors d’une entrevue à TELESUR que les États-Unis et d’autres pays ont depuis des dizaines d’années des laboratoires où l’on essaie de provoquer le cancer et d’ autres maladies.
À ce sujet, il a dit que l’avocat et écrivain Eva Golinger a demandé la déclassification de tous les documents de la CIA, du Pentagone et de Département d’État sur la maladie du président Chavez.
Et lire également les propos très directs d’Evo Morales : http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/03/15/ca-va-mieux-en-l..

samedi 16 mars 2013

Crimes sans châtiment : Révélations sur les filières terroristes de Paris

Avec "Crimes sans Châtiment", l'auteur met à jour tout un système de complicités entre les dirigeants politiques français et des groupes islamistes criminels. De 1990 à 2012, de l'Algérie à la Syrie, la confrérie des Frères musulmans reçoit le soutien de Paris dans ses coups d'État contre les pays du Bassin méditerranéen. Entrevue de Jean-Loup Izambert par Louis Dalmas (B.I. Infos, no. 185, mars 2013). 

B.I. : En juin 2012 vous annonciez la parution prochaine de votre ouvrage sous le titre provisoire de "La ligne jaune". Le titre a changé depuis. Pourquoi ? 

Jean-Loup Izambert : D'abord, il m'a fallu près d'une année avant de trouver un éditeur libre et indépendant digne de ce nom sur la vingtaine qui ont reçu mon manuscrit. (1) Pendant ce temps, l'évolution de la situation internationale a montré que les dirigeants occidentaux ne se contentaient pas de franchir la ligne jaune entre la guerre et la paix. 

Le fait est acquis qu'ils déclenchent des conflits en bafouant la souveraineté des peuples, en piétinant la Charte des Nations Unies, ses résolutions comme les conventions internationales.  



Les Frères musulmans égyptiens opposés à un texte de l'ONU sur les femmes



Un texte en préparation à l'ONU sur la violence contre les femmes et les enfants a suscité une virulente réaction des Frères musulmans égyptiens, dont le président Mohamed Morsi est issu.

Dans une déclaration mise en ligne jeudi, les Frères musulmans estiment que le texte en discussion conduirait, s'il est adopté, à la « déchéance de la société ».

Ils estiment que le projet de texte inclut des articles qui « contredisent les principes établis de l'islam, sapent la moralité islamique ».

La confrérie déclare être opposée à dix points du projet de texte notamment l'« égalité totale dans la législation du mariage » et « l'annulation de la nécessité de demander l'accord du mari pour voyager, travailler ou utiliser des moyens contraceptifs ».

Elle dénonce encore le fait d'« accorder à l'épouse le droit de poursuivre en justice son mari pour viol ou harcèlement sexuel ».

Elle s'oppose également à l'idée d'accorder aux filles une « totale liberté sexuelle » et en leur donnant accès à des moyens contraceptifs.

Les Frères musulmans ne sont pas les seuls à s'opposer à ce projet de texte. Selon des diplomates, le Vatican, l'Iran et la Russie s'opposaient à plusieurs points de ce texte.
Ils ont, par ailleurs, exhorté les dirigeants des pays musulmans de rejeter et de condamner ce texte.

vendredi 15 mars 2013

Quel a été le rôle du pape François durant la dictature argentine?


Des médias et experts pointent son rôle trouble durant cette période noire de l'histoire argentine...


20minutes
2013-03-14 03:20:00 
A peine élu que déjà, des voix se font entendre pour rappeler un passé gênant. Le pape François, décrit comme le «pape des pauvres», est réputé pour prendre des positions politiques, notamment contre le néo-libéralisme ou le mariage homosexuel défendu par la présidente argentine Cristina Kirchner. Mais ce portrait forcément laudateur recèle quelques zones d'ombres que certains médias et experts ont relevé dès mercredi, évoquant un passé trouble de Jorge Mario Bergoglio durant la période de la dictature militaire entre 1976 et 1983.

Le Guardian a rappelé qu'un livre, sorti en 2005 en Argentine, El silencio (Le silence), accuse le nouveau pape d'avoir retiré sa protection à deux prêtres et donné son feu vert en 1976 à l'armée pour l'enlèvement de ces deux jésuites qui travaillaient dans les bidonvilles, une activité mal vue par le pouvoir à l'époque. C'est l'un de ces deux prêtres, qui a survécu, qui tenait ces accusations. Il est mort en 2000 et Jorge Mario Bergoglio, qui parle de «diffamation», a toujours clamé son innocence dans ce dossier. Il a même expliqué qu'au contraire, il avait caché des dissidents politiques et ainsi pu les sauver des escadrons de la mort.

Mais, même en Argentine, certains restent persuadé qu'il a joué un rôle trouble. «Bergoglio est un homme de pouvoir et il sait comment se positionner parmi les puissants. J'ai encore beaucoup de doutes sur son rôle concernant les jésuites qui ont disparu sous la dictature», a témoigné mercredi à une radio argentine Eduardo de la Serna, représentant d'un groupe de prêtres de gauche. L'agence de presse Reuters a rappelé des propos de Fortunato Mallimaci, l'ancien doyen des sciences sociales à l'Université de Buenos Aires, selon lequel «l'histoire le [Jorge Mario Bergoglio, ndlr] condamne». «Il s'est opposé à toute innovation dans l'Eglise et, surtout, pendant la dictature, il s'est montré proche des militaires», a-t-il ajouté.

L'Eglise argentine, «l'une des plus contestées d'Amérique latine»

En France, Christian Terasse, le rédacteur en chef de la revue Golias, hebdomadaire catholique progressiste, est revenu longuement sur France info sur le rôle qu'aurait tenu le nouveau pape durant la dictature de Videla. «Cet homme n'a pas eu les paroles, les attitudes qui convenaient pour protéger certains de ses confrères engagés contre la dictature militaire de Videla. (...) J'ai un document qui montre que l'Eglise d'Argentine [dont le nouveau pape était l'un des responsables, ndlr] se réunissait avec la dictature pour consigner un certain nombre de dispositions par rapport à des opposants catholiques jugés marxistes parce que subversifs par rapport à l'ordre chrétien qui soutenait le général Videla». 

Pour ce spécialiste, cela ne fait aucun doute, «la soutane blanche de Bergoglio est entachée symboliquement: à la fois au niveau de son positionnement personnel qui n'a pas été très courageux parce qu'il n'a pas protégé certains de ses confrères mais aussi de ce qu'il représente du rôle politique qu'a joué l'église d'Argentine dans sa complicité avec la dictature».

L'Eglise argentine, dont le nouveau pape était l'un des responsables, «est l'une des plus contestées d'Amérique latine pour sa passivité, voire sa complicité, à l'égard de la dernière dictature militaire de 1976-1983», a expliqué à Sipa la spécialiste Paula Paranagua. «Le national-catholicisme était l'idéologie dominante des forces armées, qui comptaient avec la bénédiction de la hiérarchie de l'Église. 

Contrairement aux Églises du Brésil et du Chili, qui ont joué un rôle capital dans la défense des victimes de la répression et dans la lutte pour les libertés, le clergé argentin a montré une indifférence coupable face aux horreurs commises. Les religieux et religieuses solidaires des Mères de la place de Mai n'étaient pas soutenus par leurs supérieurs, et ont payé parfois de leur vie leur fraternité», analyse-t-elle.

Source: via Sott.net

Les décrets autorisant l’«assassinat de dirigeants étrangers» émanent directement du président des États-Unis



Le président du Venezuela Hugo Chavez Frias a-t-il été l'objet d'un assassinat ciblé par l'administration Obama? 

Lorsque l'on pose cette question il est bon de rappeler que dans la foulée immédiate des attaques du 11-Septembre 2001, le président George W. Bush a restauré les pratiques sordides de la CIA en levant une interdiction par la révocation du décret 11905 promulgué initialement par le président Ford en 1976. Ce décret indiquait : « Interdiction d'assassiner. Aucun employé du gouvernement des États-Unis ne doit participer à un assassinat politique ou conspirer à cette fin. » 

Le président Gerald Ford avait émis le décret 11905 en réaction aux conclusions du rapport intérimaire de l'US Senate Select Committee on Intelligence de 1975 intitulé Présumés complots d'assassinats impliquant des dirigeants étrangers

Ce Comité sénatorial sur le renseignement a été mené par le sénateur Frank Church. 

Le rapport intérimaire du « Comité Church » mettait l'accent sur des complots présumés d'assassinats :

- Patrice Lumumba (Congo) 
- Fidel Castro (Cuba) 
- Rafael Trujillo (République Dominicaine) 
- Ngo Dinh Diem (Vietnam) 
- Rene Schneider (Chili)
Le président Jimmy Carter a renouvelé l'interdiction avec le décret 12306 « Interdiction d'assassiner. Aucun employé du gouvernement des États-Unis ni personne agissant en son nom ne doit participer à un assassinat politique ou conspirer à cette fin. » 

En décembre 1981, Ronald Reagan a signé le décret 12333 confirmant l'interdiction promulguée par le président Gerald Ford à la suite du Rapport intérimaire du Comité Church : « Aucun employé du gouvernement des États-Unis ni personne agissant en son nom ne doit participer à un assassinat politique ou conspirer à cette fin. » 

L'abrogation par George W. Bush en octobre 2001 du décret de Reagan 12333 signé en 1981 est extrêmement significative. Elle amorce une transition dans les procédures post 11-Septembre relatives aux exécutions extrajudiciaires. Cela permet au président étasunien d'ordonner « légalement » l'exécution des dirigeants étrangers d'« États voyous ».