lundi 30 décembre 2013

Indépendance de la presse : Le Monde et le Figaro sont les journaux les plus aidés/ Et Mediapart, un média à part



L'État a donné 5 milliards d'euros aux journaux ! Au nom de la liberté de la presse. Cherchez l'erreur. Téléchargez la liste en pdf ici et regardez la bien, commencez par la fin, vous verrez que même le journal de la CFDT est payé par l'État, tout comme Nous Deux, France Footbal et Rustica. Dingue ! Ne vous étonnez pas que personne n'ose lever le petit doigt. Notez aussi que malgré cela, ils n'y arrivent pas. Petit extrait :
    - Le Figaro 18,6 millions - Le Monde 18,2 millions - Ouest France 11,9 millions - La Croix 10,7 millions - Télérama 10,3 millions - Libération 10 millions - Aujourd'hui en France 9,3 millions - Nouvel Observateur 9,3 millions - L'Express 7,2 millions - Télé 7 jours 6,9 millions 
Source: Sott.net

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POINT CHAUD

Les leçons de Mediapart


Ça va mal, très mal pour la presse française. Les plus récentes données sur les ventes des journaux décrivent une spirale infernale pour tous les titres ou presque, avec un recul moyen de 16 % pour les trois premiers trimestres de 2013.


Ça va mal, très mal, sauf pour Mediapart. Le site d’information en ligne se réclame maintenant de 81 000 abonnés payants, 20 000 de plus qu’en février. Le « pure player » comme on dit là-bas, emploie 35 journalistes, multiplie les scoops importants, se dirige vers un surplus annuel — du profit quoi ! — dépassant le million. Le tout sans publier une seule pub.

En fait, tout allait très bien pour ce média à part jusqu’au coup de théâtre du lendemain de Noël. L’entreprise de presse a alors reçu une notification de redressement fiscal pour ses trois premières années d’exercice (2008, 2009 et 2010). L’État lui réclame 1,5 million de dollars, jugeant que le journal en ligne doit appliquer la taxe de vente (la TVA) de 19,6 % au lieu des 2,1 % de faveur accordés à la presse papier.

« Ce contrôle, imposé d’en haut et fait dans l’urgence, est donc bien destiné à tuer Mediapart au moment même où il s’apprêtait à consolider son indépendance économique, écrit le président et cofondateur du site, Edwy Plenel, dans un billet intitulé Qui veut tuer Mediapart ? publié sur son blogue le 27 décembre. […] Nous ne demandons aucun privilège, aucun passe-droit, aucune grâce. Simplement le droit, la justice, l’égalité. Et donc l’application immédiate du même taux de TVA à toutes les presses quel que soit leur support. »

La menace pèse sur d’autres sites. Le Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (SPIIL) réclame des ajustements au nom de la « neutralité fiscale ». Pour ne rien arranger, la directive européenne sur les taxes ne prévoit pas d’exception pour la vente électronique de journaux. Au moins, Paris a promis « une initiative forte au début 2014 ».

En attendant, la situation ne manque pas de cruelle ironie : c’est en refusant le modèle de la presse traditionnelle que Mediapart a fait sa marque et c’est en lui accordant cette caractéristique fondamentale que l’État justifie son acharnement comptable.

Les plus cyniques pourront ajouter que le trésor public réclame son écot parce que ce joueur a gagné gros. Il y a là, en effet, comme un miracle de performance innovante dans un vieux monde marqué par l’échec. En tout cas, Mediapart semble avoir trouvé le modèle d’affaires que tous les journaux cherchent pour réussir leur conversion en ligne.

« Je ne sais pas si on l’a trouvé, ce modèle, corrige Christophe Gueugneau, rédacteur en chef adjoint de Mediapart, interviewé par téléphone avant les mauvaises nouvelles fiscales. On a peut-être trouvé un modèle d’affaires et d’autres modèles vont peut-être fonctionner. Si j’ai bien vu, The Guardian, qui fait l’exact opposé en misant tout sur la gratuité et la publicité, semble ne pas mal aller cette année par rapport aux années précédentes. »

D’accord, mais encore ? « On a misé sur le journalisme, tout simplement, poursuit M. Gueugneau. On a misé sur l’enquête, le détachement de l’info instantanée pour aller le plus possible au fond des choses. On a misé sur une proposition un peu différente de celle de nos concurrents. »

dimanche 29 décembre 2013

Un fragment de météorite en vente pour 80 millions de yuans



Le 25 décembre, un morceau de météorite gros comme un poing était en vente dans un magasin à Urumqi, dans la province du Xinjiang. Il mesure 15 cm de long, 8 cm de large et pèse 434 grammes. 

Son prix, de 80 millions de yuans (9,63 millions d'euros), s'explique par le fait qu'il s'agit d'un fragment de météorite qui avait été aperçu par les habitants de la région lorsqu'il était tombé sur le Xinjiang en 2009. 

Selon un expert, ce morceau de météorite est très bien conservé et sa valeur scientifique et économique est inestimable. 


Source: Sott.net

vendredi 27 décembre 2013

Des webcams peuvent s'allumer discrètement sans qu'on ne s'en rende compte



RTL.be
jeu., 19 déc. 2013 12:34 CST
Les webcams des ordinateurs peuvent s'allumer discrètement sans que leur propriétaire ne s'en aperçoive, selon les expériences de chercheurs de la John Hopkins University, relayées jeudi par le Washington Post. Ils ont réussi à enclencher la caméra des ordinateurs sans allumer la lumière LED, qui témoigne de son utilisation. Les chercheurs ont concentré leurs expériences sur les modèles MacBook et iMac d'Apple mais la même technique pourrait théoriquement fonctionner sur les nouveaux ordinateurs de plusieurs autres fabricants. 

La sécurité contournée 


Une technologie spécifique doit normalement empêcher la caméra des ordinateurs Apple de s'enclencher sans l'activation de la lampe LED, explique Stephen Checkoway, professeur à la John Hopkins University. Les chercheurs ont cependant réussi à cracker le système en contournant la sécurité. 

Ils avaient prévenu Apple de leur expérience au mois de juillet dernier mais n'ont pas été informés d'éventuelles mesures prises par l'entreprise.


Source: Sott.net

jeudi 26 décembre 2013

Ce sera bientôt Noël pour les multinationales...



Capitaine Martin
Résistance politique
dim., 22 déc. 2013 05:46 CST
Les multinationales l'ont presque fait. Le TPP (Trans-Pacific Partnership, aussi connu sous le nom de traité multilatéral de libre-échange) est en passe d'être signé. 


Un traité tenu secret jusqu'à ce que Wikileaks rende le texte public. Les réactions n'ont pas tardé à fuser : « le texte du TPP que nous avons pu découvrir aujourd'hui révèle une terrible mais non surprenante vérité : voilà un accord négocié dans un secret total, notamment avec les entreprises mais sans le public, et qui apparaît comme la liste des vœux anti-utilisateurs émise par l'industrie », résume l'Electronic Frontier Foundation

S'il devait effectivement s'appliquer, le traité étendrait au monde entier quelques-uns des pires aspects de la loi étasunienne en matière de copyright : octroi d'un plus grand nombre de brevets, création d'une propriété intellectuelle sur les données, extension des termes de protection pour les brevets et le copyright, accroissement des privilèges des ayants-droits, création d'un tribunal spécial qui instruira les violations de brevets avec à la clé augmentation des peines pour infraction à la propriété intellectuelle. 

Les nations impliquées pour le moment dans les négociations sur le TPP sont au nombre de douze : les États-Unis et le Japon (qui sont respectivement la première et la troisième économies mondiales) auxquels il convient d'ajouter le Mexique, le Canada, l'Australie, la Malaisie, le Chili, le Vietnam, le Pérou, la Nouvelle-Zélande, le sultanat de Bruneï et Singapour. 

Le texte du traité révèle que les pays en question sont prêts à sacrifier les droits de leurs citoyens afin de parvenir à un nouvel accord commercial avec les États-Unis. L'Europe n'est pas en reste et rien ne dit à l'heure actuelle qu'elle ne leur emboîtera pas le pas. D'ailleurs, le projet de « Grand Marché Transatlantique » EU-Canada-UE prévoit lui aussi un nouveau bond dans l'intégration supranationale néolibérale. 

La Chine, la Russie, l'Inde et l'Iran ont naturellement été tenus à l'écart des négociations. Alors que, parmi les Nations en lice, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Chili sont en train d'examiner les intérêts qu'ils auraient à signer un tel traité, la publication des documents par Wikileaks y a tout aussi naturellement fait l'effet d'une bombe. 

Matthew Rimer, expert en propriété intellectuelle, explique à quel point le projet de traité fait peu de cas des droits et des intérêts des consommateurs : « on pourrait voir le TPP comme une liste de cadeaux qu'auraient faite les grandes entreprises pour Noël, et ce qui concerne le copyright s'inscrit parfaitement dans ce cadre. Hollywood, l'industrie de la musique, les grandes entreprises informatiques comme Microsoft, le secteur pharmaceutique seront ravis ». 

Selon des rumeurs publiées dans certains journaux en Australie, le TPP a été très fortement soutenu par Obama. Ce dernier aurait également tenu à le garder sous silence. Plus de six cents consultants d'affaires, appartenant tous à des lobbies économiques ou commerciaux, auraient contribué à la rédaction du texte. Pour les opposants au traité, « les États-Unis apparaissent comme l'un des pays les plus liberticides. Même les libertés des consommateurs y sont aujourd'hui menacées ». 

Selon Julien Assange, rédacteur en chef de Wikileaks, « si ce traité est institué, le régime de propriété intellectuelle du TPP piétinera les droits individuels et la liberté d'expression et foulera aux pieds le patrimoine intellectuel et créatif. Si vous lisez, écrivez, publiez, écoutez, dansez, chantez ou inventez, si vous cultivez ou consommez des aliments, si vous êtes malades ou si un jour vous tombez malade, le TPP vous a dans sa ligne de mire ».

Source: Sott.net

En France, une personne s'immole par le feu tous les 15 jours



Citizen Post
jeu., 19 déc. 2013 10:49 CST

Si l'immolation du jeune Tunisien Mohamed Bouazizi en décembre 2010 conduit à l'embrasement du pays et à la chute de Ben Ali, il n'en est rien en France. Pourtant, selon une enquête menée par le photographe Samuel Bollendorff et la journaliste Olivia Colo, un français s'immole tous les 15 jours dans un espace public. 

Signe de protestation politique ou de désespoir, l'immolation est plus qu'un simple acte de suicide. Préméditée, elle est également utilisée pour exposer sa détresse et marquer les esprits en prenant à témoin la société tout entière. Les auteurs du webdocumentaire « Le Grand Incendie » paru le 16 décembre ont réalisé le décompte de ces immolations depuis 2011 en tentant de comprendre chaque histoire. 



Le résultat est glaçant, en moyenne, une immolation par le feu a lieu tous les 15 jours. Elle peut être l'oeuvre de chômeurs, ouvriers, professeurs ou cadre, toutes les catégories socioprofessionnelles sont touchées. L'immolation se déroule souvent dans des lieux banals, aux yeux de tous, comme la cour d'un lycée, devant le Pôle emploi, un Ministère, ces endroits sont symboliques et reflètent souvent la raison du passage à l'acte. Elle dénonce alors des pressions morales, l'absence de travail, les difficultés financières, les problèmes de logement.. 


Pour Roland Coutanceau , psychiatre assermenté auprès des tribunaux, c'est « un mode suicidaire à part, extrêmement particulier, qui s'adresse à ceux qui restent, aux vivants ». Celui qui passe à l'acte décide « de laisser un message très fort. C'est une manière de marquer les esprits,  ,comme un message qui se manifeste aussi par une agressivité tournée vers ceux qui restent. La méthode employée est volontairement impressionnante, très revendiquante par la manière d'interpeller ses proches et la société tout entière ». 

Alors, pourquoi tant d'indifférence face aux immolés de France ?

mardi 24 décembre 2013

Snowden déclare « mission accomplie »



Dans sa première interview en tête-à-tête avec un journaliste depuis son arrivée en Russie, l'ex-analyste de l'Agence américaine de sécurité (NSA) Edward Snowden se dit satisfait d'avoir réussi à informer le public sur l'étendue massive de la surveillance d'Internet et des communications téléphoniques par le gouvernement américain.
« Pour moi, en termes de satisfaction personnelle, la mission est déjà accomplie », a-t-il déclaré dans cet entretien réalisé à Moscou et publié à la une du Washington Post mardi, six mois après ses premières révélations qui ont conduit les Américains à s'interroger sur le rôle de la NSA.
« À partir du moment où les journalistes ont pu travailler, tout ce que j'avais essayé de faire a été justifié, a-t-il affirmé à Barton Gellman, l'un des journalistes qui a contribué à faire éclater le scandale. Car, souvenez-vous, je n'ai pas voulu changer la société. J'ai voulu donner à la société les moyens de décider par elle-même ».
« Je n'essaie pas de descendre la NSA, je travaille à améliorer la NSA. »
— Edward Snowden, ex-analyste de la NSA
Réfugié en Russie depuis le mois de juin, Edward Snowden demeure recherché par les États-Unis, qui aimeraient bien le traduire en justice pour espionnage et vol de documents gouvernementaux.
D'un autre côté, le président Barack Obama a qualifié vendredi de « nécessaire et important » un débat sur le rôle de la NSA, dont il envisage de modifier les vastes capacités d'espionnage qui ont soulevé de vives critiques sur les atteintes à la vie privée. Un panel de juristes et de spécialistes du renseignement constitué par la Maison-Blanche a d'ailleurs recommandé de réduire les pouvoirs de l'agence.
L'homme de 30 ans, qui travaille depuis novembre pour un réseau social russe similaire à Facebook, aurait dérobé environ 1,7 million de documents. Ses révélations ont provoqué des tensions entre les États-Unis et plusieurs pays, le Canada étant en outre montré du doigt pour avoir collaboré avec la NSA, notamment durant le sommet du G20 de Toronto, en 2010.
Source: Radio-Canada

lundi 23 décembre 2013

Suède : une toile représentant une femme aux seins nus retirée de la salle à manger du Parlement


(Commentator) La «Juno» aux seins nus du peintre baroque GE Schröder, accrochée dans la salle à manger du Parlement depuis 1983, a été enlevée afin de ne pas offenser les féministes et les visiteurs musulmans, rapportait jeudi le journal suédois The Local.
«Il faut penser aux invités étrangers, en particulier ceux des pays musulmans», a expliqué une source du Parlement.
La vice-présidente du Parlement, Susanne Eberstein, une éminente social-démocrate, a ajouté: «Je pense que c’est surtout une question de féminisme. Ça devient lassant de voir une femme aux seins nus quand je dîne avec des invités étrangers. Je crois que c’est difficile de dîner avec des hommes qui nous regardent, nous les femmes».
Un humoriste britannique a suggéré aux parlementaires suédois d’imiter le célèbre comique anglais Mr. Bean (qui s’est déjà fait passer pour un critique d’art dans un film) et de demander à un artiste de peindre un soutien-gorge sur la célèbre poitrine pour préserver la modestie et éviter d’offenser.
En Suède, la décision a été fustigée et vue comme une dérive du politiquement correct. On ignore pour le moment si le Parlement suédois cessera désormais d’emmener des femmes et des invités de pays musulmans dans des musées.
Source : Swedish parliament removes Baroque artist's bare breasted painting for offending feminists and Muslims, The Commentator, 19 décembre 2013. Traduction par Poste de veille
Source: Poste de veille

samedi 21 décembre 2013

Le maître du monde

L’économie mondiale dépend des actions de la Réserve fédérale américaine


Photo : Agence France-Presse Brendan SmialowskiBen Bernanke
 Le Monde
21 décembre 2013


Le fameux « effet papillon » fonctionne aussi en économie. Le 22 mai, quelques mots prononcés par Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), dans une obscure salle du Congrès, à Washington, ont suffi à déclencher instantanément une tempête ravageuse à l’autre bout du monde. En quelques semaines, les cours de la lire turque, du real brésilien, des roupies indienne et indonésienne se sont effondrés de 20%… M. Bernanke s’était pourtant contenté d’évoquer, du bout des lèvres, une possible réduction de ses mesures de soutien à l’économie américaine.


En septembre, la Fed a finalement renoncé à réduire — pour l’instant — ses injections de liquidités. Mais cet épisode a rappelé l’ampleur de son influence. « Ne cherchez pas : l’homme le plus puissant de la planète, c’est Bernanke », résume le patron d’un fonds d’investissement parisien. Ce n’est pas le Fonds monétaire international (FMI) qui dira le contraire : en octobre, il s’était inquiété des risques qu’un resserrement trop brutal de la politique de la Fed pourrait faire courir à la reprise mondiale.

Pourtant, cette vénérable maison, qui fêtera ses 100 ans le 23 décembre, ne dispose d’aucun pouvoir international. Sa seule mission consiste à veiller à la stabilité des prix, à favoriser le plein-emploi sur le territoire des États-Unis. Pourquoi détient-elle alors un tel pouvoir sur le reste de la planète ? Par quels canaux s’exerce-t-il ?

La première source de son pouvoir tient au statut de première puissance des États-Unis, gagné par les armes dans la fureur des deux guerres mondiales du XXe siècle. Du militaire au politique, du politique à l’économique. « Après les crises, l’économie américaine redémarre en général six mois avant le reste du monde et donne le tempo de la reprise », rappelle l’économiste James Galbraith. Le constat vaut également pour les marchés financiers : là encore, c’est aux États-Unis qu’ils sont le plus développés. La capitalisation boursière de la place de New York (14 700 milliards de dollars) représente presque quatre fois celle de Londres (3850 milliards) ou de Tokyo (3 00 milliards).


vendredi 20 décembre 2013

URUGUAY: Le pays de l'année 2013

(Photo AFP/PABLO PORCIUNCULA)
Des Uruguayiens manifestent, le 10 décembre 2013, pour la légalisation du cannabis devant le Palais de justice de Montevideo.
Le pays de l'année 2013 élu par The Economist est... l'Uruguay. "La terre a un talent" titre l'hebdomadaire britannique. Ce n'est qu'à la toute fin de l'article que l'heureux élu est désigné. The Economist explique son choix par la mise en oeuvre de réformes qui "pourraient être bénéfiques au monde".



En l'occurence: la légalisation du mariage gay mais aussi et surtout "l'adoption de la loi pour réguler la production, la vente et la consommation du cannabis". L'hebdomadaire britannique loue ainsi les initiatives audacieuses de l'Uruguay tout en saluant "la franchise" et la modestie du Président en place, José Mujica, qui "vit notamment dans un modeste pavillon à la campagne".   

Courrier international avait mis ce pays à l'honneur dans le numéro 1152 "Uruguay, le vrai président normal", le 26 novembre 2012, et dans le numéro 1195 "le cannabis bientôt en vente libre", le 26 septembre dernier.   


Source: Courrier international                                     

jeudi 19 décembre 2013

Les États-Unis veulent la guerre



© Inconnu

Ils la veulent pour stopper leur décadence et leur perte de pouvoir, pour sauver le dollar, monnaie étalon planétaire qui participe à leur hégémonie pour sauver leurs financiers (actionnaires de la FED) qui sont les vrais dirigeants américains, qu'importe le parti élu qui conservera la main mise sur les ressources énergétiques du bassin Méditerranéen, surtout depuis les récentes découvertes de l'été 2013 sur les richesses des gisements Tamar et Leviathan. Ils veulent affaiblir la Russie dont l'influence monte de plus en plus et établir un mur entre l'Europe et la Russie de manière à conserver leur pouvoir sur l'Europe sans que la Russie ne puisse contrer ces influences. 

Dans son dernier article Paul Craig Roberts annonce ouvertement cette volonté : Washington Drives the World Toward War 

Il est d'autant mieux placé qu'il a lui-même participé pendant plusieurs années aux décisions stratégiques américaines et sait comment le processus a lieu . Il a notamment été professeur au CSIS Center for Strategic and International Studiesou l'on retrouve également un Bzrezinski ou encore une Christine Lagarde. 

Poutine est également totalement averti de cette volonté et comme le meilleur moyen de préserver la paix est bien de préparer la guerre, c'est exactement ce qu'il fait en ce moment avec, en particulier, sa déclaration du 12 Décembre dernier reprise par Paul Craig Roberts :

« Vladimir Putin addressed the offensive military threat that Washington poses to Russia. Putin said that Washington calls its anti-ballistic missile system defensive, but "in fact it is a signifiant part of the strategic offensive potential" and designed to tip the balance of power in Washington's favor. Having acknowledged the threat, Putin replied to the threat: "Let no one have illusions that he can achieve military superiority over Russia. We will never allow it." »

Nous nous trouvons donc en fait en face d'un véritable faisceau de présomptions qui donne un vrai contenu à l'article de Paul Craig Roberts alimenté par de nombreuses informations venant de multiples sources... 

Les sources sont nombreuses, et se suffisent quasiment à elles-mêmes pour comprendre dans quelle logique les USA essaient d'entrainer l'Europe. Il est donc essentiel de les citer, ce qui peut rendre la lecture de cet inventaire un peu fastidieuse, ce dont je prie les lecteurs de bien vouloir m'excuser. 

Et ils ne veulent pas la Guerre chez eux, mais bien chez nous, en Europe ou au Proche Orient, comme ils ont déjà tenté de le faire en Syrie. 

La liste des évènements suivants n'est pas un inventaire à la Prévert : 

Ce sont des évènements qui ont tous eu lieu récemment. 

Provocations en Mer de Chine entre bateaux américains et beaux militaires chinois 

Violation de l'espace aérien japonais par les Chinois 

Les Russes ont compris et se préparent activement à cette éventualité en déployant des missiles Iskander le long des frontières Européennes : 


Le 12 décembre, Rogozine a même fait une déclaration qui ne prête à aucune interprétation :

La Russie est prête à employer l'arme nucléaire en cas d'attaque contre elle afin de protéger ses intérêts d'Etat. 

C'est ce qu'a déclaré à la chambre basse du Parlement national le vice-Premier ministre de Russie Dmitri Rogozine. Il a annoncé que le Fonds russe des études prometteuses se pencherait sur l'élaboration d'une réponse technique et militaire à la stratégie des Etats-Unis de Prompt Global Strike (PGS).


Les enjeux énergétiques du bassin Méditerranéen n'ont jamais été aussi cruciaux et ils font intervenir la Turquie à qui l'Europe vient de supprimer les obligations de visas :

La Turquie a signé lundi à Ankara avec l'Union européenne un accord de réadmission des migrants clandestins qui doit permettre, à l'horizon 2017, la levée de l'obligation de visa imposée par l'UE à ses ressortissants.


Depuis les articles de William Engahl en 2012 décrivant de manière assez précise les enjeux énergétiques de la région, les forages concernés et les exploitations s'avèrent de plus en plus prometteurs : 


Tamar-Leviathan partners: Significant signs of gas in new reservoir 

On remarquera par ailleurs que le couple Clinton essaie à nouveau de saboter les efforts de paix avec l'Iran, en nous rappelant que Bill Clinton est LE CONSULTANT de Noble Energy, principale société qui ont été accordées les concessions d'exploitation comme l'indique l'article du Jérusalem Post ci-dessus. 


Certains politiques français et américains sont visiblement totalement en phase 

Les négociateurs français maintiennent leur ligne intransigeante dans la négociation sur les détails de la mise en œuvre de l'accord intérimaire de Genève sur le programme nucléaire iranien. 


En se référant aux accords de Genève qui viennent pendant le même temps d'être violés par l'administration Obama !! 

Obama Violates Geneva Agreement 

Une fois de plus : Faites ce que je dis mais surtout pas ce que je fais. 

Enfin, la colère de l'administration américaine devant le NON Ukrainien en dit long sur les réels enjeux de ce partenariat UE/UKRAINE .. Et surtout, il est encore plus intéressant de regarder qui est cette fameuse "opposition Ukrainienne" dont on nous rebat les oreilles sur tous les médias Français. 

Et là on découvre avec surprise qu'une des trois composantes les plus importantes de cette opposition, du nom de Svoboda , n'est rien d'autre que l'ancien parti national socialiste Ukrainien qui n'a abandonné la croix gammée comme symbole qu'en 2003 ! 


En dehors de l'article du Nouvel Obs, je ne peux que conseiller un article beaucoup plus complet sur le dessous des émeutes Ukrainiennes. 
Celui d'Alexandre Latsa, que nous saluons : 


En conclusion de son article, Paul Craig Roberts nous dit :

Germany alone could save the world from war while simultaneously serving its own interests. All Germany has to do is to exit the EU and NATO. The alliance would collapse, and its fall would terminate Washington's hegemonic ambition.

Tous les peuples Européens, Français en particulier peuvent bloquer ce processus belliqueux, à condition d'être informés de ce qui se passe vraiment et d'obliger les politiques à redevenir autonomes et souverains. Une première condition étant bien sûr l'abandon d'une monnaie unique qui n'est que le moyen de conserver le pouvoir politique et économique aux financiers, américains en particulier. 

La Russie a réussi à éviter la Guerre en Syrie en Octobre dernier. 

WikiStrike appelle les peuples Européens à se lever en bloc pour contrer ce processus mortifère conduit par un empire en perte de vitesse qui ne supporte pas cette diminution de son pouvoir face à la montée en puissance de la Chine et de la Russie. 

Les peuples en ont les capacités, ils en ont le pouvoir, à condition de le vouloir ; et pour le vouloir, il faut juste les informer de ce qui est réellement en train de se passer, qu'ils en prennent conscience et qu'ils s'y opposent par tous les moyens... 

Quelque part , tout ceci est en train de devenir une véritable course contre la montre . 

Il y a quelques jours, Goldman Sachs faisait cet invraisemblable chantage à Cameron, essayant ainsi de bloquer un processus démocratique qui est le référendum prévu pour le maintien de la Grande Bretagne dans l'UE:

Si la Grande Bretagne quitte l'UE, nous quittons la Grande Bretagne.   Goldman Sachs menace de quitter Londres.




Goldman Sachs fait bien entendu partie des actionnaires de la FED. 

Les deux pays Européens ayant une dissuasion nucléaire et une armée sont la France et la Grande Bretagne. Si ces pays quittent l'Union Européenne, l'Europe ne peut plus servir de 51ème état, docile et inféodé, comme le prévoit l'actuel pacte transatlantique dont nos dirigeants refusent toujours de nous dévoiler le contenu exact, tellement ce contenu est explosif à tous points de vue, que ce soit en matière de politique étrangère comme en matière de justice. 

Cf mon article sur le sujet : 


Et cet exemple pourrait même faire des émules notamment en Espagne... 
Je n'irais pas jusqu'à reprendre les termes du dernier discours d'un député Européen, Godfrey Bloom : 

"Ils vont vous pendre et ils auront raison" ... mais il est urgent de réagir, même sans pendaison. Godfrey Bloom ne parlait que des impôts , là nous parlons de choses encore plus graves.

Source: Sott.net

mercredi 18 décembre 2013

Les 100 ans de la Réserve fédérale américaine - Une histoire parsemée de crises

Photo : Wilbur G. Kurtz\Woodrow Wilson Presidential LibraryUne toile représentant le président Woodrow Wilson signant la loi créant la Réserve fédérale américaine,
le 23 décembre 1913.


Washington – Il y a presque 100 ans jour pour jour, le 23 décembre 1913, le président américain Woodrow Wilson signait la loi créant la Réserve fédérale, la banque centrale américaine qui allait devenir la plus puissante institution financière de la planète.

Plusieurs conférences, une exposition au Musée américain de la finance à New York, un site Internet conçu pour l’occasion commémorent ce centenaire de la Fed.

Au XIXe siècle aux États-Unis, jusqu’à 700 banques émettaient leur propre monnaie et il n’était pas rare que les clients d’une banque se ruent au guichet pour retirer leurs avoirs tous ensemble à la moindre inquiétude, provoquant des faillites en cascades.

Deux tentatives de création de banque centrale avaient fait long feu. L’une, initiée dès 1791 du temps de George Washington et dont Thomas Jefferson ne voulait pas. L’autre, enterrée en 1836 par le président Andrew Jackson qui se méfiait d’une puissance financière centralisée. Après une sévère panique bancaire en 1907, «un effort national concerté pour résoudre des problèmes d’élasticité de la monnaie» est lancé, expliquait récemment un responsable de la Fed, Jeffrey Lacker.

L’idée d’une banque des banques voit le jour en novembre 1910 sur une île privée du nom de Jekyll Island, au cours d’une réunion secrète entre une poignée de banquiers influents et de dirigeants en Géorgie. Il faudra encore plusieurs ébauches de loi, la persévérance d’un élu influent, Carter Glass, et l’élection du président Wilson pour que le pays s’accorde en 1913 sur cette réforme fondamentale alors que les États-Unis sont en passe de devenir la première économie mondiale.


ÉTATS-UNIS: Ces fusillades dont personne n’entend parler


Depuis le 14 décembre 2012, où 20 enfants de CP ont été tués par balles à l'école élémentaire de Sandy Hook, de nouvelles fusillades en milieu scolaire ont eu lieu en moyenne tous les quinze jours aux États-Unis.

Ces événements ne ressemblent pas nécessairement au genre de tragédies que nous associons à l'expression "tuerie en milieu scolaire" - des fous en treillis qui arpentent les couloirs, harnachés d'armes automatiques, et assassinent tout le monde sans discernement. Ils n'intéressent pas non plus les médias autant que ces grands massacres. Pourtant, ils peuvent s'avérer tout aussi traumatisants pour les élèves et les employés, et ils ont fait au moins 24 blessés et 17 morts au cours de l'année passée, d'après une enquête du Daily Beast.

A partir de données tirées de la presse et en partie collectées par l'association Moms Demand Action for Gun Sense in America [une association de mères anti-armes], nous avons compté 24 fusillades survenues dans le cadre scolaire en 2013 - c'est-à-dire des coups de feu ayant eu lieu sur des campus où des élèves étaient présents. Nous n'avons pas inclus les fusillades qui sont survenues en dehors des heures de cours. 

Notre total comprend les fusillades qui n'ont entraîné aucun blessé, mais aussi celles où le tireur s'est avéré la seule victime. C'est par exemple le cas de Joseph Poynter, un élève de première âgé de 17 ans qui étudiait au lycée La Salle à Cincinnati : en avril, il a apporté une arme de chez lui, puis "il a placé le canon sur sa tempe droite et s'est tiré une balle dans le crâne" devant une classe remplie d'élèves, selon les rapports de la police. 

Deux tiers des fusillades ont eu lieu dans des lycées ou des universités, les autres dans des collèges ou des écoles élémentaires.

mardi 17 décembre 2013

Canada : l'or noir de l'Alberta, un cadeau empoisonné ?

Le jeu documentaire Fort Mc Money, diffusé par Arte, permet de découvrir les enjeux de l'exploitation des sables bitumineux. Courrier international vous propose de prolonger le débat avec les points de vue de la presse internationale.


A Fort Mc Murray - Philippe Brault. Photo extraite du jeu-documentaire Fort Mc Money.


La province de l'Alberta, à l'ouest du Canada, exploite depuis la fin des années 60 des gisements de sables pétrolifères, dits "bitumineux", qui recèlent du pétrole brut sous une forme semi-solide. Réputé pour être coûteux à extraire et à transformer en hydrocarbures, le pétrole issu des sables bitumineux est, depuis des années, au coeur d'une polémique sur les dégâts environnementaux et les répercussions sociales occasionnées par son extraction.

Mais cette réserve de pétrole, la deuxième au monde derrière l'Arabie saoudite, fait aussi de l'Alberta la plus riche des dix provinces du Canada et de ce pays l'un des dix premiers producteurs mondiaux de pétrole (le 6ème en 2011). 

A l'occasion du lancement du jeu-documentaire Fort Mc Money du journaliste David Dufresne, Courrier international se fait l'écho des débats suscités par cette exploitation. Une revue de presse à retrouver chaque semaine jusqu'au 20 décembre.

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Source:  Courrier international