lundi 31 mars 2014

Le Delaware, un atout pour les compagnies

Merci, Le Devoir, de remettre les pendules à l'heure. 
Désormais on saura sur quel pied danser avec cette affaire.  May


Ce sont davantage les lois sur les entreprises que les avantages fiscaux qui amènent les sociétés d’ici à s’enregistrer dans ce petit État américain



Depuis plus d’une dizaine d’années, l’avocat québécois Vincent Allard vit à Newark, au Delaware. Même s’il n’a plus les pieds au Québec, son coeur y est toujours au point de s’intéresser à la campagne électorale. En fin de semaine, il a suivi, avec un peu d’exaspération, la crise suscitée par Québec solidaire, qui a révélé que Québecor avait des dizaines de filiales enregistrées au Delaware, un petit État américain souvent qualifié de « paradis fiscal».

« Quand j’entends parler du Delaware comme un paradis fiscal, les oreilles me cillent », lance M. Allard lors d’une entrevue téléphonique accordée au Devoir. Ce président de Corpomax, une compagnie spécialisée dans la création d’entreprises aux États-Unis, convient que le Delaware est l’État américain le plus favorable aux sociétés tant américaines qu’étrangères, ces dernières devant s’enregistrer aux États-Unis si elles veulent y brasser des affaires. Plus de 63 % des sociétés américaines de Fortune 500 et 50 % des entreprises inscrites en Bourse y sont créées. Ce n’est pas compliqué, il y a plus d’un million de compagnies enregistrées au Delaware qui compte moins d’un million d’habitants !

Législation avantageuse

Mais qu’est-ce qui attire tant les compagnies ? « La loi est stable, la jurisprudence est prévisible, la Cour de Chancery est dédiée exclusivement aux affaires corporatives, la division des corporations ouvre à 7 h et ferme à minuit », énumère M. Allard.

Bref, le Delaware a créé une législation des plus favorables aux entreprises, à tel point que « 23 % du budget de l’État provient des frais de l’incorporation et des taxes corporatives annelles ».

Et il y a aussi deux gros avantages. D’abord, le registre du commerce du Delaware demande beaucoup moins d’informations qu’ailleurs dans le monde. « Ce qu’on lui reproche […], c’est qu’il est peu bavard sur l’identité des actionnaires », note M. Allard. En outre, les sociétés qui y sont enregistrées, mais qui n’ont pas d’activités, n’ont pas besoin de payer d’impôt. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les entreprises qui s’y incorporent échappent au fisc américain.

Régime fiscal

Au cabinet RSM Richter Chamberland à Montréal, l’expert en fiscalité américaine, Robert Chayer, reconnaît que le régime fiscal du Delaware est plus avantageux que celui des autres États américains.

Il explique qu’une compagnie qui s’incorpore à New York, même si elle n’y a aucune activité, doit payer quand même ses impôts à l’État de New York. Cette règle est aussi applicable dans la plupart des États américains sauf au Delaware. Les entreprises qui doivent payer des impôts au Delaware sont seulement celles qui y font affaire. Les autres entreprises, incorporées au Delaware, doivent par contre payer des impôts au niveau fédéral et des impôts dans les États où elles ont des activités.

« Si Bombardier a des usines à Plattsburgh dans l’État de New York et qu’elle décide de s’incorporer au Delaware, Bombardier va devoir quand même payer au total environ 40 % d’impôts sur ses revenus. Elle payera environ 33 % d’impôt au fédéral et 7 % à l’État de New York », donne en exemple M. Chayer qui est aussi professeur à l’Université de Sherbrooke. « C’est donc vrai que les entreprises ne paient pas d’impôts au Delaware, mais elles en paient ailleurs et même plus », dit-il.

À vrai dire, les entreprises québécoises incorporées aux États-Unis payent en moyenne 35 % d’impôt sur leurs revenus au fédéral alors qu’au Canada, elles en paient en moyenne 30 %.

« Alors, lorsqu’on me dit que le Delaware est un paradis fiscal, je réponds qu’il l’est autant que le Québec peut l’être », lance M. Chayer en ajoutant qu’il y aura toujours des cas où des entreprises ne payeront pas d’impôt ici comme ailleurs.

Selon lui, il n’y a pas lieu de s’offusquer du fait que Québecor, le Cirque du Soleil et des centaines d’autres entreprises québécoises sont enregistrés au Delaware. Elles font comme les autres. « L’an passé, il y a eu 120 000 incorporations au Delaware. »

samedi 29 mars 2014

EUROPE: L'OTAN n'a plus les moyens de ses ambitions

Comment Obama peut-il reprocher à ses alliés européens
de réduire leurs dépenses militaires, alors que ces pays  
ont été forcés d'endetter leurs gouvernements jusqu’au point 
de déclarer faillite pour plusieurs d’entre eux?  May



Conséquence du désengagement américain en Europe depuis la fin de la guerre froide, l'alliance transatlantique a perdu de sa force de dissuasion face à la Russie


The New York Times
Helene Cooper 
et Steven Erlanger

Le président Obama et les dirigeants européens ont promis le 26 mars de renforcer leur coopération au sein de l’OTAN et de ne pas laisser la Russie piétiner le droit international en Ukraine. Mais la réalité militaire sur le terrain en Europe contredit ces prises de position.

Les États-Unis, sans conteste le membre le plus puissant de l’alliance transatlantique, ont considérablement réduit leur présence militaire en Europe depuis dix ans. Les pays européens n’ont pas pour autant compensé ce désengagement par une hausse des dépenses militaires, impensable en période de ralentissement économique et de restrictions budgétaires.

Au plus fort de la guerre froide, 400 000 soldats américains étaient stationnés en Europe. Il s’agissait de bataillons entraînés au combat et destinés à être déployés rapidement pour défendre l’Europe occidentale en cas d’agression russe. Aujourd’hui ils ne sont plus que 67 000. L’aviation américaine compte 130 chasseurs, 12 avions ravitailleurs et 30 avions de transport. A la fin de la guerre froide, au début des années 1990, l’US Air Force disposait de 800 appareils.

La marine américaine ne compte plus que 7 000 hommes, contre 40 000 stationnés dans 9 bases navales américaines pendant la guerre froide. Aujourd’hui, il n’y a plus de porte-avions américains basés en Méditerranée, même si la marine américaine dispose d’un destroyer dans la base navale de Cadix, en Espagne.

Sous-investissement chronique

En d’autres termes, "la présence militaire américaine en Europe est limitée et donc inadaptée à un éventuel coup de force contre la Russie", estime Anthony H. Cordesman, expert au Centre d'études stratégiques et internationales.

Pour des raisons de sécurité, le Pentagone refuse de rendre publics les chiffres précis de l’arsenal américain en Europe. Mais selon les déclarations du dirigeant de l'European Command, responsable des opérations militaires américaines en Europe, la présence militaire américaine a été réduite de 85 % par rapport à 1989.

Ces dernières années, les Américains ont beaucoup reproché à leurs alliés européens de ne pas investir suffisamment dans leurs armées et de sous-traiter leur défense aux États-Unis. M. Obama est revenu sur ce point lors d’une conférence de presse avec les représentants de l’UE à Bruxelles le 26 mars, et a exprimé ses "inquiétudes face aux diminutions des crédits militaires chez certains partenaires de l’OTAN".

Afin de contraindre les pays européens à mettre la main à la poche, Obama a poursuivi le désengagement militaire en Europe entamé sous la présidence de George W. Bush. Et il passe désormais à la vitesse supérieure. Invoquant les contraintes budgétaires, Obama a récemment annoncé son intention de réduire l’armée américaine à son plus bas niveau depuis 1940.

Les représentants européens, qui jonglent avec les déficits, ont fait connaître clairement leur opposition à une intervention militaire en Ukraine. Pour l’instant, l’Otan a pris une série de mesures relativement modestes afin de rassurer ses membres de l’est de l’Europe, avec l’envoi de deux avions de surveillance de l’Otan pour patrouiller dans les espaces aériens polonais et roumain.

Si l’Otan souhaitait se montrer plus menaçante, il faudrait repenser entièrement le désengagement stratégique américain en Europe. Les alliés européens devraient revoir à la hausse leurs budgets militaires et relancer le débat sur l’affectation de ces budgets.

L’Otan souhaite que ses pays membres consacrent au moins 2 % de leur PIB à la défense et coopèrent davantage pour éviter les dépenses inutiles. Mais, l’année dernière, seuls quelques pays alliés avaient atteint cet objectif, selon les chiffres de l’Otan. Les Etats-Unis étaient en tête avec 4,1 % de leur PIB, contre 1,6 % en moyenne côté européen.

vendredi 28 mars 2014

Plusieurs signes semblent montrer que la banque HSBC est en difficulté ou en faillite ?



Plusieurs signes semblent montrer que la banque HSBC est en difficulté.


La société d’analyse Forensic Asia, indique qu’HSBC aurait surestimé ses actifs de 50 milliards de livres anglaises, soit environ 60 milliards d’euros, et qu’il manquerait actuellement environ 45 milliards de capitaux à la banque anglaise.

Bien sûr une analyse ne fait pas le printemps, mais ce qui est troublant, c’est qu’HSBC  également imposé des limites de retrait de cash à ses clients anglais, avec le fallacieux prétexte habituel que c’est pour leur sécurité. Ainsi, un client anglais qui a essayé de retirer 7000 pounds s’est vu refusé l’accès à son argent, sous prétexte qu’il ne pouvait pas en justifier la destination! La banque a finit par lui lâcher 3000 pounds.
En France, nous sommes habitués depuis longtemps à la limitation des retraits en cash, pour notre « sécurité » évidemment…
Enfin, à titre personnel, lors de mon dernier séjour en Malaisie, il m’a été impossible de retirer du cash à un distributeur HSBC! Ma banque m’a expliqué qu’ils avaient ensuite essayé de me joindre par téléphone, pour confirmer que c’était bien moi qui voulais retirer ces fonds. Oui, c’était ma carte visa HSBC, dans un distributeur HSBC, avec le code pin HSBC…
Bref, une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les signes s’accumulent autour d’HSBC. Peut-être qu’ils manquent de fonds depuis qu’ils ne peuvent plus blanchir autant d’argent qu’avant?
Dans un tel climat il est certainement sage de mettre ses oeufs dans d’autres paniers

L’impunité des banquiers

Régulièrement on entend dans certains médias que telle banque a été condamnée à payer une amende record, pour fraude avérée:
Mais malgré tous ces forfaits, aucun banquier n’est jamais condamné à aller en prison.
Récemment JP Morgan a été condamnée à payer une amende record de 13 milliards de dollars, ce qui peut paraître énorme au lecteur lambda.
Mais ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en fraudant les banques ont gagné des centaines de milliards!
Donc résumons la situation:
  1. une banque fraude en manipulant le système, ce qui lui permet de gagner par exemple 100 milliards de manière indue
  2. elle se fait prendre la main dans le sac
  3. la « justice » trouve un « accord » avec elle, et lui fait payer 13 milliards d’amende
13 milliards d’amende vs 100 milliards de profit?
C’est comme si un braqueur de banque allait voler 100 millions, et la justice « l’obligeait » à payer 13 millions d’amende, en lui faisant promettre « plus jamais ça ».
Une telle « peine » est tout simplement un encouragement pour recommencer!
Donc toute cette « justice » n’est qu’un simulacre visant 2 choses:
  1. clore l’affaire en rendant un jugement définitif, empêchant de fait un jugement équitable
  2. impressionner le citoyen lambda en lui montrant que les banques doivent payer une amende « record », en réalité rendre une partie des profits générés à l’état
Donc quand les médias titrent: « JP Morgan paie une amende record de 13 milliards aux autorités américaines », lisez plutôt: « Le gouvernement américain a prélevé son pourcentage sur l’arnaque des subprimes qui a coûté des centaines de milliards aux citoyens américains (et mondiaux) »

Source: Rusty CanalBlog

ÉTATS-UNIS La marque Bush revient en force


Les difficultés d'Obama favorisent le retour en grâce de son prédécesseur. George W. Bush, très impopulaire lors de son départ, est invoqué par les républicains dans la campagne pour les élections de mi-mandat, en novembre prochain.


Les présidents Bush, père (à droite) et fils (à gauche) en novembre 2013.  AFP
Cinq ans et trois mois après le départ de George W. Bush de la Maison-Blanche, escorté par le mépris de presque tout le pays et de son propre parti, les anciens membres de son gouvernement et de sa famille sont très demandés en cette année d'élections de mi-mandat. Certains groupes et candidats républicains de premier plan sollicitent leur aide pendant que d'autres revendiquent l'héritage de Bush avec un nouvel enthousiasme. Un démocrate fragilisé s'est même récemment dit plus proche de Bush que du président Obama.    
Pour les républicains, cette résurrection est la conséquence d'un "malaise Obama" et du manque de corps d'un Parti républicain sans vrai leader, au sein duquel l'expérience est une denrée prisée.
"La marque Bush fait un come-back parce que les changements et les temps meilleurs promis par le président Obama ne sont jamais venus", explique Ron Bonjean, un stratège républicain chevronné qui a travaillé au ministère du Commerce sous Bush. "Beaucoup d'Américains ont le sentiment qu'Obama a sérieusement mis à mal l'économie, le système de santé et la politique étrangère, et cela a engendré une forte aspiration à avoir mieux", poursuit-il.


Le dernier satellite de l'orbite Bush à être entré dans la politique des élections de mi-mandat est son ancienne secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice : elle apparaît dans une nouvelle pub pour le super PAC [organisation privée finançant des campagnes politiques] conservateur American Crossroads, où elle exprime son soutien à Dan Sullivan, le candidat républicain au Sénat en Alaska.


Aimant à dollars


Jeb Bush, ancien gouverneur de la Floride, frère du 43e président des Etats-Unis et candidat possible à l'élection de 2016, se montre lui aussi davantage depuis le début de l'année. On a par exemple pu le voir dans un spot de soutien à David Jolly, qui vient d'être élu représentant de la Floride.

Jeb est également un énorme aimant à dollars grâce à son réseau étendu de donateurs, et il envisage de collecter des fonds pour Susana Martinez et Brian Sandoval, gouverneurs du Nouveau-Mexique et du Nevada.


D'autres candidats au Congrès étalent leurs liens avec la Maison-Blanche de Bush. Ed Gillespie, qui a été l'un des conseillers du 43e président et qui brigue le fauteuil de sénateur de la Virginie, a mis dans sa vidéo de présentation des photographies les montrant ensemble. Confronté à une course difficile dans un district conservateur de Virginie-Occidentale, le représentant démocrate Nick Rahall a récemment déclaré au journal The Hill qu'il avait "probablement soutenu davantage George Bush que Barack Obama". 


L'ancien président reste discret


Les sondages montrent qu'une grande partie de la population continue à rendre l'ancien président responsable des difficultés économiques du pays. Il serait donc une cible de choix pour les attaques démocrates dans une bataille présidentielle.

En revanche, dans des batailles de mi-mandat impliquant des électorats plus restreints qui tendent de plus en plus à considérer Obama comme une source de problèmes, l'héritage Bush peut être un atout.

Mais George W. Bush n'a pas encore fait d'apparition de campagne, même si les sondages de l'année dernière montraient que sa cote de popularité remontait. Depuis qu'il a quitté ses fonctions, il est volontairement resté discret : il a été en grande partie absent de la campagne de 2012 et ne devrait pas jouer un rôle important dans celle de cette année. Pourtant, si être associé à l'ancien président a été un handicap politique tout de suite après la fin de l'ère Bush, en 2009, ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Obama s'est présenté en 2008 comme l'anti-Bush, comme un leader compétent capable de faire à nouveau avancer le pays et de clore une époque considérée par beaucoup d'électeurs comme une page désastreuse de l'histoire de l'Amérique. En 2014, vu l'impopularité du président, se présenter comme l'anti-Obama est devenu la principale stratégie de campagne des républicains.

Il est clair qu'il y a aujourd'hui de la place sous la tente du Grand Old Party pour un nom qu'il a un moment été interdit de prononcer.

Source: Courrier international

jeudi 27 mars 2014

Découverte sans précédent d'un astéroïde à double anneau

Captivant!


© ESO/L. Calçada/M. Kornmesser/Nick Risinger (skysurvey.org)
Vue d'artiste de l'astéroïde à double anneau Chariklo




20minutes.fr
mer., 26 mar. 2014 21:47 CDT

ESPACE - Jusqu'ici, seules les géantes gazeuses comme Saturne étaient connues dans notre Système pour leurs anneaux... 


Grande première dans l'histoire de l'astronomie: des anneaux, que l'on considérait jusqu'alors comme l'attribut exclusif des planètes géantes comme Saturne, ont été observés autour de Chariklo, un astéroïde «centaure» de 250 km de diamètre qui cavale entre Saturne et Uranus. 



Saturne est elle-même célèbre pour ses spectaculaires anneaux, visibles dans le ciel nocturne, et des anneaux similaires, bien que de taille plus modeste, ceinturent également ses voisines du Système solaire, Jupiter, Uranus et Neptune. Mais en dépit de recherches intensives, aucun système d'anneaux n'avait jusqu'à présent été découvert autour d'objets de dimensions plus réduites gravitant à l'intérieur du Système solaire. 



« Une réelle surprise » 



Jusqu'à un soir de juin 2013 où des astronomes d'Amérique du Sud ont braqué leurs télescopes sur Chariklo, qui passait au grand galop devant une étoile, révélant que cet astéroïde était lui aussi «doté de deux anneaux, denses et étroits à la fois»,explique dans un communiqué l'Observatoire européen austral (ESO), partie prenante à cette découverte. 



«Nous n'étions pas à la recherche d'un anneau, nous étions d'ailleurs loin de penser que de petits corps tel Chariklo en étaient dotés. Aussi, cette découverte - tout comme la surprenante quantité de détails observés - se révéla être une réelle surprise», déclare Felipe Braga-Ribas (Observatoire National/MCTI, Rio de Janeiro), responsable de la campagne d'observations et auteur principal de l'étude publiée mercredi dans la revue britannique Nature. «L'origine de ces anneaux demeure inconnue à ce jour», mais «il pourrait s'agir d'un disque de débris résultant d'une collision», souligne l'ESO. 



Chariklo appartient à la famille des «centaures», des astéroïdes glacés qui gravitent autour du Soleil, à environ deux milliards de kilomètres de nous. Petits corps à l'orbite instable, ils diffèrent des nombreux astéroïdes qui composent la ceinture séparant Mars de Jupiter. Leur appellation vient justement du fait que, à l'instar des centaures de la mythologie grecque, ils ont des traits communs avec deux entités distinctes: les comètes d'une part et les astéroïdes d'autre part. 



Presque une mini-planète 



Ainsi nommé en référence à la nymphe grecque compagne du centaure Chiron, Chariklo est le plus grand de ces objets cosmiques, avec un diamètre de 250 km qui en fait quasiment une mini-planète. 



Le 3 juin 2013, sept télescopes observaient le passage du centaure devant une étoile, visible durant seulement cinq secondes. Surprise, la luminosité de cette étoile accusait de légères variations avant et après l'occultation principale par l'astéroïde, preuve que «quelque chose autour de Chariklo bloquait la lumière», explique l'ESO. 



En comparant les observations effectuées à partir de sept points de l'hémisphère sud, les astronomes ont trouvé le responsable: «Deux anneaux étroits et bien distincts, composés de particules de glace et de cailloux, de 3 km et 7 km de large pour une épaisseur de seulement quelques centaines de mètres», résume Uffe Grae Jörgensen, astronome à l'Institut Niels Bohr de Copenhague, qui a participé aux recherches. Ces deux anneaux ont été provisoirement baptisés Oiapoque et Chui, en référence aux deux fleuves qui matérialisent les frontières nord et sud du Brésil. 



Vers la naissance d'une lune ? 



Bien que de nombreuses questions demeurent sans réponse, les astronomes pensent que ces anneaux sont les vestiges d'une collision, similaire à celle dont a vraisemblablement été victime la Terre voici 4,5 milliards d'années et qui a fini par donner naissance à notre Lune. 



« Les matériaux arrachés par l'impact ont été projetés dans toutes les directions et ont formé un disque autour de la Terre, qui s'est progressivement condensé pour former la Lune. De la même manière, nous pensons qu'un corps céleste a percuté Chariklo et qu'une grande quantité de débris a été éjectée pour former les anneaux. Si les deux disques qui entourent Chariklo s'agglomèrent et forment une lune, elle fera approximativement 2 km de diamètre », précise Uffe Grae Jörgensen.


Source: Sott.net

mercredi 26 mars 2014

FRANCE “Depardieu vit à l'heure russe”



"L'acteur, le viticulteur, le restaurateur et le simple citoyen russe Gérard Depardieu a décidé d'exprimer son amour pour la Russie dans un mécanisme horloger", rapporte la Komsomolskaïa Pravda qui titre : "Depardieu vit à l'heure russe", en illustrant son article de la photo de celui que les Russes ne manquent plus une occasion d'appeler leur "compatriote".     


En effet, après le passeport russe et la maison en Mordovie, Gérard Depardieu arbore fièrement sa nouvelle montre de chez Cvstos, frappée aux armoiries (l’aigle à deux têtes) de la Fédération de Russie. 

Cette jeune marque d’horlogerie genevoise a dévoilé le 21 mars son nouveau modèle, et l’égérie qui va avec. Sous le slogan "Fier d’être russe", l'acteur français présente l’objet à 21 700 euros – pour le premier prix. Le quotidien suisse 20 minutes se demande si celui "qui a renoncé à résider en France pour des raisons fiscales compte offrir une de ses montres au président Vladimir Poutine."

Source: Courrier international

mardi 25 mars 2014

Le gouvernement ukrainien non élu crée la « réalité sur le terrain » - personne ne proteste






Joe Quinn
Sott.net
ven., 21 mar. 2014 08:51 CDT


Je ne comprends pas la « révolution » ukrainienne. 


Avant que les manifestations ukrainiennes ne démarrent en octobre dernier, des élections législatives étaient prévues pour 2015. 



Alors que les manifestations se développaient et s'intensifiaient, le président ukrainien élu, Victor Yanukovych, accepta d'avancer les élections à cette année et mit en place un tas de mesures, dont le retour à la constitution de 2004, ce qui réduisit considérablement le pouvoir présidentiel. 



Sur le papier, ces changements répondirent à la grande majorité des demandes des protestataires et promettaient un nouveau gouvernement pour cette année, par le biais d'élections. Pourtant, dès que cet accord fut signé, la violence explosa à Kiev et 100 personnes, y compris des policiers, furent tuées... par quelqu'un* . 



Le résultat fut la nomination d'un nouveau président, d'un nouveau premier ministre et d'un nouveau cabinet, avec des « ultranationalistes » occupant de nombreux postes de premier plan et aux commandes de l'arméeAucune de ces personnes n'a été élue par le peuple ukrainien et le premier ministre est l'homme nommé par la sous-secrétaire d'État étasunienne, Victoria Nuland, comme choix des États-Unis pour premier ministre. 



Donc, pendant qu'on nous demande de croire que l'objectif des manifestations en Ukraine était de mettre un terme à la corruption et à l'irresponsabilité du gouvernement, bizarrement, elles ont abouti à la prise de pouvoir d'un gouvernement ukrainien totalement non élu et de là, non représentatif. Si j'étais ukrainien, je serais un peu déçu. Je pourrais même protester. 



Il faut reconnaître que des élections sont prévues pour le mois de mai de cette année et que l'administration actuelle n'est que « par intérim ». Pourtant, le choix des États-Unis du premier ministre « par intérim », Arseniy Yatsenyuk, semble établir quelques « réalités sur le terrain » qui ne seront probablement pas débattues en mai. Par exemple, il a signé aujourd'hui un accord avec l'UE et des pourparlers avec le FMI et l'OTAN sont en cours. À nouveau, si la « démocratie » et la « volonté du peuple » étaient importantes pour moi, je serais un peu énervé si j'étais ukrainien. 



Aussi, je pose la question : pourquoi, si le peuple ukrainien est tellement déterminé à avoir une « vraie démocratie » n'y a-t-il pas de manifestations « populaires » en Ukraine contre le fait qu'un groupe d'individus non élus, qui ont été poussés au pouvoir par le Département d'État des États-Unis, signe des accords avec l'UE, le FMI et l'OTAN au nom du peuple ukrainien ? 



Tout cela ressemble beaucoup à un coup d'État. Mais peut-être que ce n'est que moi.

Source: Sott.net

* par quelqu'un 

lundi 24 mars 2014

Royaume-Uni: "Non à la charia !"

Les avocats britanniques peuvent désormais rédiger des testaments conformes à la loi islamique. Un changement qui met en péril le principe de l’égalité, s’inquiète The Sunday Telegraph.



La Grande-Bretagne est généralement accueillante vis-à-vis de ceux qui s’installent dans notre pays pour partager les bienfaits de notre mode de vie tolérant et démocratique, et se rendre utiles à notre société. Pendant un demi-siècle, la communauté musulmane a été une illustration parfaite de cet arrangement mutuel. Ce n’est que tout récemment que le pays est gêné par une petite minorité d’islamistes, qui posent d’ailleurs un problème plus immédiat à la communauté musulmane qu’à l’ensemble de la société. La promotion de la charia fait partie du programme anti-intégration de ces extrémistes. 


Actuellement, le Conseil de l’ordre des avocats est en train d’émettre de nouvelles recommandations à l’intention des avocats pour l’établissement de testaments conformes à la charia. Cette initiative est préoccupante, car la loi islamique désavantage les femmes, les enfants dont les parents se disputent la garde, les héritiers illégitimes ou adoptifs et beaucoup d’hommes qui, pour une raison ou pour une autre, enfreignent ses préceptes. Dans le cadre d’un système régi par la charia, les musulmans risquent davantage de perdre des droits essentiels plutôt que d’en gagner. De plus, le fait que notre système judiciaire défend leurs intérêts comme ceux de tous les autres Britanniques, n’a rien d’antimusulman.

Justice parallèle

La mise en place, en vertu de la loi d’arbitrage, d’un petit nombre de tribunaux islamiques offrant une médiation abordable – le plus souvent pour des affaires commerciales – destinés aux clients musulmans était au départ une initiative louable. Mais, récemment, on constate une prolifération de tribunaux islamiques qui risquent d’entrer en conflit avec le droit anglais. Les recommandations du Conseil de l’ordre ne feront que légitimer ces tribunaux. On se souvient de l’intervention malheureuse de l’archevêque Rowan Williams, il y a six ans, quand il avait exprimé l’idée que l’intégration de la charia dans le système judiciaire britannique était "inévitable". La levée de boucliers engendrée par sa déclaration avait nui aux relations intercommunautaires.

La baronne Caroline Cox, membre indépendant de la Chambre des lords, mène une campagne pour les droits des musulmanes vivant en Grande-Bretagne et craint que certaines d’entre elles ne soient confrontées à de sérieux problèmes du fait de l’application de la charia. Elle juge "très préoccupantes" les recommandations du Conseil de l’ordre. En effet, tout ce qui valide une justice parallèle est inquiétant. Beaucoup de gens raisonnables vont estimer que la charia, une loi ouvertement discriminatoire à l’égard des femmes, est incompatible avec les idées britanniques de l’équité et de la bienséance. 

Notre système judiciaire tire ses origines de la morale judéo-chrétienne. C’est – ou du moins ce devrait être – un système qui s’applique à tout le monde. Tel est le principe le plus fondamental de la justice britannique.

Notre société est favorable à la diversité, mais elle ne devrait pas pour autant adopter des pratiques juridiques opposées à nos valeurs. Dès [le 15 juin] 1215, en signant la Grande Charte, l’Angleterre a pris ses premières mesures pour imposer l’égalité pour tous aux termes de la loi. Il serait très regrettable que, pour le 800e anniversaire de cet événement historique, l’an prochain, ce principe crucial soit en perte de vitesse.

samedi 22 mars 2014

AUSTRALIE • A la recherche de l'"avion zombie"


"Trouvé ?" se demande The Daily Telegraph. Quatorze jours après sa disparition, le vol MH370 aurait peut-être été localisé par satellite à 75 000 km de la côte ouest de l'Australie, comme l'a déclaré le Premier ministre. Les images semblent montrer des débris et les recherches se poursuivent, notamment avec l'aide de la Chine, explique le quotidien australien.

L'heure est toujours aux spéculations sur le sort des passagers. The Daily Telegraph se demande si une dépressurisation de la cabine aurait pu entraîner la mort de l'équipage et des passagers et si le désormais célèbre vol MH370 ne s'est pas transformé en un "avion zombie" qui a fini par s'écraser une fois les réserves d'essence épuisées.


Source: Courrier international

vendredi 21 mars 2014

Les 5 familles françaises les plus riches détiennent un patrimoine cumulé supérieur à celui des 30% de ménages les plus pauvres


Audrey Duperron
Express.be
mar., 18 mar. 2014 11:34 CDT


En France, les milliardaires Liliane Bettencourt, Bernard Arnault, François Pinault, Serge Dassault et Carrie Perrodo sont à la tête d'une richesse combinée estimée à 77,3 milliards d'euros, selon le classement du magazine Forbes. C'est plus du double du patrimoine de leurs 5 homologues britanniques, qui ne totalise « que » 33,7 milliards d'euros. Mais ce n'est pas tout : la super-élite française dispose également de ressources financières supérieures à celles combinées des 30% de familles les plus pauvres du pays. En Grande-Bretagne, les cinq personnes les plus riches ont des actifs qui représentent 20% du total cumulés des ménages les plus pauvres. 

Liliane Bettencourt, l'héritière de l'empire L'Oréal, est classée à la première place de la liste des personnes les plus riches en France selon Forbes. La fortune de Bettencourt est estimée à environ 24,8 milliards d'euros, ce qui lui permet, outre de se classer à la onzième place au plan mondial (d'après une autre liste de Forbes), mais aussi de détenir deux fois plus d'actifs que les 20% de familles les plus modestes du pays. 

Dans la liste de Forbes, Liliane Bettencourt est également classée comme la seconde femme la plus riche du monde, derrière Chrissie Walton, la veuve de John Walton, le fondateur de l'empire des supermarchés, Walmart, qui se targue d'un patrimoine de 26 milliards d'euros. L'année dernière, Liliane Bettencourt dominait ce classement. 

Même si la Grande-Bretagne est souvent présentée comme un témoignage éloquent des effets désastreux du capitalisme anglo-saxon et des disparités énormes qu'il génère, la situation est encore moins égalitaire en France, conclut Grégoire Fleurot de Slate.fr

On recense 43 milliardaires en France, ce qui classe le pays à la quatrième place en Europe. Il est précédé par la Russie (111), l'Allemagne (85) et la Grande-Bretagne (47). Au total, l'Europe compte 468 milliardaires, selon le magazine Forbes, et leur fortune représente 28% de celle de la population mondiale des super-riches. En janvier, un rapport de l'organisation caritative Oxfam avait établi que les 85 personnes les plus riches du monde possèdent autant d'argent que la moitié de la planète, ou plus exactement, que les trois milliards et demi de personnes les plus pauvres.

jeudi 20 mars 2014

Crimée : Non ! La Communauté Internationale n'est pas unanime


12 ou 13% de la population de la Terre, 
cela ne fait pas une "Communauté Internationale" ! 


agoravox.fr
mer., 19 mar. 2014 09:28 CDT

Suite à la réunification de la Russie qui vient de récupérer la Crimée, territoire donné pour des raisons que seul Karl Marx connaît à l'Ukraine en 1954, nous entendons matin midi et soir moult experts nous expliquer que la condamnation de la "Communauté Internationale" est unanime ! 

Et de repasser en boucle les réactions de MM. Obama, Hollande et Cameron et de Mme Merkel. 

Qu'en est-il vraiment ? Que pense réellement la Communauté Internationale ? 

N'en déplaisent aux bien-pensants, la Communauté Internationale ne se résume pas à l'ensemble Union Européenne-États Unis, plus quelques satellites douteux comme la Turquie. 

L'Union Européenne plus les États-Unis plus leur allié d'Ankara représentent grosso-modo 900 millions d'habitants. 

C'est pas mal, mais dans un monde de 7 milliards d'habitants, cela représente environ 12 ou 13% de la population mondiale. 

12 ou 13% de la population de la Terre, celà ne fait pas une "Communauté Internationale" ! 

Alors comment réagit, réellement, à la Crise Ukrainienne, à la réunification de la Russie, la communauté internationale ? 

Eh bien... pas si mal que ça ! En tout cas, on est plutôt assez loin des positions occidentales ! 

A tout seigneur tout honneur, commençons par la Chine. Ah ! Ce n'est pas une démocratie me dira-t-on... certes. La Chine n'est peut être pas une démocratie, mais elle ne s'est pas répandue en mensonges grotesques pour envahir l'Iraq ! Au niveau de la Politique Internationale, la Chine est tout... sauf un va-t-en-guerre. 

Dans l'affaire ukrainienne, la Chine est très sévère... avec l'Occident. La Chine considère que la responsabilité de l'Occident est lourde. Non pour ne pas avoir contrer la Russie mais pour avoir clairement magouillé là bas, comme en Syrie pour des résultats au final... désastreux. 

Bref, la Chine, qui, Tibet et Sin Kiang (ouest turcophone et musulman de la Chine) obligent, serait plutôt tentée de sacraliser, non l'intégrité territoriale, mais les frontières internationalement reconnues des États, ne soutient pas du tout l'Occident. 

La Chine, à l'ONU, s'est abstenue lors d'un vote condamnant l'indépendance de l'Ukraine. Sachant qu'elle n'a jamais reconnu le Kosovo, cette abstention, contrairement à ce que claironnent nos media est plutôt bienveillante vis à vis de la Russie. Pékin aurait été tout à fait dans son bon droit, et dans une logique irréprochable en disant : "Nous condamnons les indépendances de la Crimée comme du Kosovo". 

La Chine 1 milliard et demi d'habitants ne suit pas l'Occident dans sa condamnation de la Russie. 

Vous avez dit Communauté Internationale ? 

Mais c'est pas fini ! 

L'Inde, 1 milliard d'habitants, plus peuplée, une fois et demi que l'ensemble UE-États Unis soutient... la Russie

Nous en sommes à 2 milliards 500 millions d'êtres humains qui appartiennent à des pays qui ne soutiennent pas l'Occident dans l'affaire ukrainienne. 

Et là, manque de chance pour les champions de la démocratie qui villipendent Russie et Chine, l'Inde est incontestablement une démocratie ! 

Vous avez dit Communauté Internationale ? 

Plus loin, nombreux sont les autres pays émergeants ou comptant, qui adoptent une attitude plutôt neutre, citons : l'Afrique du Sud, qui ne prend pas partil'Amérique du Sud où les réactions sont très mitigées. L'Indonésie, petit pays de 250 millions d'habitants et de 2 millions de kilomètres carrés (quatre fois la France) a été félicitée par la Russie, pour sa retenue dans la crise

Par charité chrétienne pour les "défenseurs du Droit International" made in USA, je passe sur les réactions de l'Iran ou d'alliés fidèles de la Russie comme l'Arménie

Alors où est-elle la Communauté Internationale ? 

La vérité est que la Fédération de Russie est dans son bon droit en récupérant son territoire historique qui lui fut ôté on ne plus arbitrairement par Krouchtchev, et que, le monde n'étant pas peuplé d'imbéciles, la plupart des pays comprennent celà très bien. 

L'Histoire aussi a ses Droits. Les Chinois le savent bien qui récupèreront un jour l'île de Taïwan aussi inaliénable à la Chine que la Crimée à la Russie nonobstant les états d'âmes des Occidentaux ! 

Les Chinois peuvent voir l'affaire de la Crimée comme une répétition de ce qui se passera à Taïwan... 

Les Occidentaux sont trop occupés par leurs propres problèmes intérieurs, ce qui explique leur attitude très agressive, et très isolée quoiqu'ils en disent, vis à vis de la Russie. 

Les délires idéologiques mondialistes auxquels s'oppose la Russie sont là ; ainsi que leur expression politique et économique : ce vaste Traité de libre échange transatlantique, négocié derrière notre dos en toute opacité sans aucun débat ni vote pendant que nos gouvernements nous abreuvent jusqu'à la lie de discours pontifiants et à vrai dire un peu ridicules, sur la Démocratie ! 

Détacher la Russie de l'Allemagne, son partenaire traditionnel, renforcer l'emprise des États-Unis sur l'îlot occidental de la planète, là sont les véritables motivations des réactions anti-russes (russophobes ?) d'un Occident qui ne représente certaiement pas la Communauté Internationale, mais seulement lui-même. 

Nous regretterons juste que par ce comportement très égoïste et à courte vue, l'Occident divorce encore une fois de ses frères Orthodoxes, de ces Chrétiens d'Orient qui partagent son Histoire.