mercredi 28 mai 2014

Cent dix plages de Grèce mises en vente


IRIB
lun., 26 mai 2014 16:32 CDT
Depuis plus de 10 ans que la Chine rachète l'Europe (à la pièce), si l'on peut dire. 


Kato Achaia
Or on savait que la Grèce avait vendu ses infrastructures mais là, elle va mettre en vente 110 des plus belles plages du pays. 


C'est via TAIPED, l'agence de privatisation, que l'État va offrir ces sites naturels, parmi les plus beaux du pays : des baux d'une durée de 50 ans sont proposés aux investisseurs. 


Parmi ces joyaux du patrimoine naturel grec, les plages de Myrto à ou encore Vasiliki à Lefkada et Kalamitsi à Chalkidiki, mais aussi la baie de Simos et la plage de Sarakino, sur l'île Elafonissos, située au sud du Péloponnèse. 

Ces derniers appartiennent à la réserve européenne Natura 2000 [1]. 

Ce site de plus de 17 hectares, jusqu'alors préservé, va devenir la cible des promoteurs et du bétonnage qui se répand dans leur sillage.

Athènes espère ainsi réduire une partie de sa dette auprès des banques. 

Notes 

[1] Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. En France, le réseau Natura 2000 comprend 1753 sites.

Source: Sott.net

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120723trib000710415/comment-la-chine-rachete-la-grece.html

Le F-35, l’escroquerie du siècle


  F-35 est le plus vaste programme d’armement de l’Histoire. Cet avion multirôle est construit par Lockheed Martin, avec comme principaux partenaires Northrop Grumman et BAE Systems.
Il devrait équiper pour les 40 prochaines années les armées de l’Australie, du Canada, du Danemark, des États-Unis, d’Israël, d’Italie, du Japon, de Norvège, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de Turquie, et remplacer les F-16, F-18 et F-22.
Cependant, sa fabrication a débuté alors que l’essentiel, ses logiciels aéronautiques, n’a toujours pas été inventé. Les industries de défense des États acheteurs ont été fermées au profit des USA, sans savoir si ce matériel sera livré ou non.
Depuis le lancement du projet, son coût ne cesse de varier, conduisant à l’annulation de diverses commandes. Au début du mois, le Government Accountability Office (GAO) publiait une étude rassurante, mais basée sur des chiffres déjà anciens de deux ans. Simultanément, le département de la Défense assurait qu’il reviendrait moins cher à l’achat, mais plus cher à l’entretien.
Selon une étude canadienne indépendante du professeur Michael Byers pour le Centre canadien de politiques alternatives et l’Institut Rideau, la vérité est beaucoup plus sombre : en vérité, personne ne peut connaître le coût exact d’un avion qui n’a toujours pas été conçu précisément. Cependant, les 65 avions commandés par le Canada pourraient lui revenir à la somme astronomique de 1,5 milliard de dollars US par avion sur 40 ans (en 2007, les États-Unis assuraient que cet avion ne reviendrait pas plus cher que le F-18 et estimait son coût à environ 377 millions de dollars US pièce).
Le schéma ci-dessous illustre l’augmentation du prix des 65 exemplaires canadiens au cours des dernières années.

Réseau Voltaire
30 avril 2014

En français sur Radio-Canada

mardi 27 mai 2014

La carte révélant l'installation des troupes étatsuniennes en Afrique

Adam Taylor
mondialisation.ca
lun., 26 mai 2014 12:00 CDT















L'annonce par le président Obama du déploiement de 80 soldats au Tchad a été une surprise pour beaucoup. Mais comme mon collègue Craig Whitlock le souligne, les États- Unis ont déjà déployé bon nombre de troupes sur le terrain dans un nombre surprenant de pays africains.   

Cette carte montre les pays d'Afrique subsaharienne ayant actuellement sur leur sol une présence militaire étatsunienne engagée dans des opérations militaires réelles.   

Il convient de noter que dans la plupart de ces pays, il y a un petit nombre significatif de troupes. C'est un signe clair de l'accroissement des positions de l' US Africa Command (AFRICOM) sur le continent africain dans ce qui pourrait être décrit comme une guerre de l'ombre¹ contre les affiliés d'Al-Qaïda et d'autres groupes militants. Il montre également que la frontière est de plus en plus poreuse entre les opérations militaires étatsuniennes et la CIA en Afrique. 


Ci-dessous, on trouvera plus de détails sur les troupes déployées sur le continent africain. 


Les États- Unis ont déjà déployé bon nombre de troupes sur le terrain dans un nombre surprenant de pays africains.  
Burkina Faso   
Depuis 2007, les États-Unis disposent d'une base à Ouagadougou, au Burkina Faso. La base constitue un réseau d'espionnage étatsunien dans la région, avec des avions espions survolant le Mali, la Mauritanie et le Sahara, pour traquer les combattants d'Al-Qaïda au Maghreb islamique.   
Congo 

Les États-Unis ont des troupes au Congo pour aider le pays à rechercher le chef de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony.   

République centrafricaine 

En avril 2013, les États-Unis comptaient près de 40 militaires en République centrafricaine pour aider à la traquer la LRA.   

Tchad 

Mercredi, Washington a annoncé que 80 soldats seraient envoyés au Tchad pour aider à la recherche des écolières nigérianes enlevées par le groupe islamiste Boko Haram².   

Djibouti 

L'armée étatsunienne a une base importante à Djibouti, le Camp Lemonnier. Il ya environ 4000 soldats là-bas, avec de nombreux avions et drones.   

Ethiopie 

Les États- Unis ont une base de drones militaires à Arba Minch depuis 2011. La base est utilisée pour faire voler des drones Reaper en Afrique de l'Est.   

Kenya 

Le Camp Simba, près de la frontière avec la Somalie, voit stationner plus de 60 militaires depuis novembre 2013.   

Mali 

En avril 2013, une dizaine de soldats étatsuniens ont été déployés dans un Mali déchiré par la guerre, pour apporter un «soutien» aux troupes françaises et africaines. Le Pentagone a insisté pour préciser que les troupes US ne seraient pas engagées dans les combats.   

Niger 

L'US Air Force a mis en place une base de drones à Niamey, au Niger, en 2013. La Maison Blanche affirme qu'elle a environ plus de 100 militaires dans le pays pour des missions de "collection de renseignements".   

Nigeria 

Au début du mois de mai 2014, une petite équipe de soldats étatsuniens et de conseillers civils a été déployée au Nigeria pour participer aux recherches des écolières qui ont été enlevées. Selon l'Associated Press, ces troupes ont rejoint près de 70 militaires au Nigeria, avec plus de 50 soldats régulièrement affectés à l'ambassade des États-Unis, et 20 Marines intervenant dans le cadre de formation militaire.   

Somalie 

Au début de l'année 2014, les États-Unis ont déployé près de deux douzaines de troupes régulières en Somalie à des fins de formation et de conseil.   

Sud-Soudan 

En Décembre 2013, les États-Unis ont déployé 45 militaires au Sud-Soudan pour protéger les citoyens et les biens des États-Unis dans le pays.   

Ouganda 

Les États-Unis disposent d'une base à Entebbe qu'ils utilisent pour envoyer des avions de surveillance PC-12 à la recherche de la LRA de Joseph Kony. Le nombre total de soldats étatsuniens en Ouganda est d'environ 300, et ils sont officiellement dans le pays pour "fournir des informations, des conseils et de l'assistance " à la force de l'Union africaine pour la quête de Kony.


________________

1. La guerre de l'ombre  (Stay Behind) n'a jamais cessé d'exister depuis l'armée secrète de la CIA,  Gladio, au temps de la Guerre froide.   Sauf qu'aujourd'hui, tout le monde (qui veut savoir) finit par être au courant. 

lundi 26 mai 2014

Élections européennes: La France provoque un séisme politique

Photo : Agence France-Presse (photo) Pierre AndrieuMarine Le Pen a savouré la victoire du Front national en France lors des élections européennes.

Christian Rioux
Paris, France
Le Devoir


Paris — Une colère sourde gronde en Europe. Les eurosceptiques ont fait une percée majeure à l’occasion des élections qui se tenaient dimanche dans les 28 pays membres de l’Union européenne. En France, où le Front national (FN) arrive largement en avance, cette grogne a provoqué un véritable séisme, dont l’onde de choc n’a pas fini de se répercuter d’Helsinki à Lisbonne.

Pour la première fois dans une élection nationale, le FN est arrivé premier loin devant les grands partis de droite (UMP) et de gauche (PS). Pays fondateur de l’Union européenne, pour la première fois de son histoire, la France va envoyer à Bruxelles une forte majorité de députés eurosceptiques qui réclament notamment la fin de la monnaie unique. Avec 26 % des voix, le FN quadruple ses soutiens et devance de loin l’UMP qui ne recueille que 20 % des suffrages. Quant aux socialistes ils essuient un échec historique avec à peine 14 % des voix. Le pire résultat du parti depuis 1994.

« Ce scrutin est plus qu’une nouvelle alerte, c’est un choc, un séisme », a aussitôt reconnu le premier ministre, Manuel Valls, qui n’hésite pas à qualifier de « médiocres » les scores de la majorité. Tous les analystes, sans exception, parlent d’un « coup de tonnerre ». Pour le député UMP Henri Guaino, dissident dans son propre parti, ce vote exprime « une vraie révolte dans notre pays […]. L’Europe ne peut pas continuer comme ça. Les Français ne le supportent plus ».

« La France étonne le monde, c’est sa vocation », a claironné le vice-président du FN, Florian Philippot, sur les ondes de la chaîne nationale France 2. La présidente du FN, Marine Le Pen savourait cette victoire, qui survient après une forte progression du parti aux élections municipales il y a deux mois à peine.

« Nous avions raison d’avoir confiance dans les Français, a-t-elle déclaré. Le peuple souverain a parlé haut et clair, il a clamé qu’il voulait reprendre les rênes de son destin. » Le FN arrive en tête dans cinq des huit régions électorales. Même celles qui votent traditionnellement à gauche, comme la Bretagne et l’Île-de-France, ont accordé la seconde place au FN.

Pour l’ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine, « il y a un problème de fond. Le fossé entre les élites européistes et le peuple n’a jamais cessé de se creuser. […] Les peuples européens ne veulent plus du schéma pseudo-fédéraliste. Il faut changer de ton et sortir du mépris ».

Une vague eurosceptique

On ne savait pas dimanche soir si Marine Le Pen, alliée à plusieurs partis d’extrême droite en Europe, arriverait à créer un groupe au Parlement européen. Chose certaine, dans de nombreux pays, les eurosceptiques ont marqué des points. Ils pourraient occuper près de 130 sièges sur les 751 du Parlement de Bruxelles.

Au Royaume-Uni, le United Kingdom Independence Party (UKIP) était crédité de la première place par la BBC. La formation de l’eurosceptique Nigel Farage, qui a déjà fait une percée aux élections locales, remporterait 24 sièges, devant les travaillistes et les conservateurs.

La presse britannique titrait dimanche que les pressions s’accentuaient sur le premier ministre, David Cameron, pour qu’il devance à 2016, plutôt qu’en 2017, le référendum qu’il a déjà promis sur la participation du Royaume-Uni à l’Union européenne.

En Autriche, les nationalistes du Parti de la liberté autrichien (FPÖ) obtenaient 19,5 % des voix. Au Danemark, le Parti populaire danois, au programme anti-immigration et eurosceptique, est arrivé en tête avec 23 %. En Finlande et aux Pays-Bas, l’extrême droite antieuropéenne a cependant enregistré des déconvenues.

À l’extrême gauche, mais tout aussi eurosceptique, Syriza (gauche radicale) est arrivé premier en Grèce, légèrement devant la Nouvelle Démocratie (ND), du premier ministre Antonis Samaras.

En Allemagne, les chrétiens-démocrates de la chancelière Angela Merkel obtiendraient 36 % des voix, dix points de plus que les sociaux-démocrates qui enregistrent tout de même une progression à 27,5 %. Le nouveau parti anti-euro Alternative pour l’Allemagne (AFD) créé l’an dernier et qui plaide pour une sortie de la monnaie unique européenne fera son entrée au Parlement européen avec un score de 6,5 %.

Quel président ?

Le candidat à la Commission européenne du regroupement des partis de droite (PPE), Jean-Claude Juncker, a revendiqué la victoire sur son adversaire, le social-démocrate Martin Schulz (PSE). La droite perdrait 63 sièges selon les estimations, mais resterait la première formation à Bruxelles. En réalité, les rapports entre la gauche et la droite au Parlement européen ne devraient guère changer de façon significative. Jean-Claude Juncker n’est d’ailleurs pas assuré de présider la Commission. En effet, ce sont les chefs d’État et de gouvernements regroupés au sein du Conseil européen qui nomment le président. Le Conseil n’est pas obligé d’obéir au vote de dimanche, mais doit simplement en « tenir compte ». Les tractations dureront de longues semaines et l’on soupçonne Angela Merkel d’avoir son propre candidat caché. Le nom de l’ancien directeur de l’OMC, Pascal Lamy, est un de ceux qui reviennent le plus souvent.

À Paris, compte tenu du coup de tonnerre politique survenu dimanche, le président François Hollande a convoqué une réunion de crise lundi matin à l’Élysée. On s’attend aussi à ce que l’échec de l’UMP dimanche accentue les rivalités en son sein.

À 57 %, l’abstention est légèrement en baisse, mais elle a atteint jusqu’à 87 % en Slovaquie. Le parti de l’abstention demeure de loin le premier parti européen.

  
Voir score du FN : une catastrophe... naturelle !    ICI 

samedi 24 mai 2014

Kemi Seba : La face cachée de l'Affaire Boko Haram


Maintenant qu'on en parle, "Gladio" n'est jamais bien loin derrière. 
6 minutes 48 secondes de marche sur le chemin de la vérité: le bonheur ...!  
May


Qu'est-ce que ça fait plaisir de voir que les mensonges ne prennent plus aussi facilement. C'est une étape importante, mais comment faire maintenant pour ne plus en être la victime ? Car il semble de plus en plus que ces mensonges ne sont pas faits pour être crus, mais juste pour être énoncés, tant pis pour ceux qui n'y croient pas.




reseauinternational.net
mer., 21 mai 2014 12:00 CDT

jeudi 22 mai 2014

Boko Haram est un sous-marin de la CIA




Terence P. MacCulley, ambassadeur des USA au Nigéria 


Traduit par Mikaela Honung 

Pour commencer l'auteur constate que Wikileaks a permis d'identifier l'ambassade des USA comme base pour des actes subversifs de grande portée dans le pays, incluant naturellement la mise sur écoute des membres du gouvernement nigérian, mais aussi l'espionage financier de Nigérians de premier plan ainsi que le soutien et le financement de groupes subversifs et le chantage exercé contre des politiciens de premier plan pour les contraindre à agir conformément aux intérêts des USA.    

D'après Wikileaks, l'ACRI a été fondée par les USA pour faire contrepoids à ECOMOG, sous contrôle nigérian. (ACRI est l'acronyme d' Africa Crisis Response Initiative et ECOMOG d'Economic Community of West African States Monitoring Group, un groupe du reste moins impliqué dans l'économie que dans la guerre.)     

Dans le document Wikileaks, on n'oublie pas de rappeler que dans les années 70 et 80 le Nigéria a soutenu les guerres de libération des pays d'Afrique australe.   

C'est pourquoi les USA ont fondé l'ACRI, qui a tiré profit des tensions croissantes entre sectes au Nigéria et recruté avec l'aide de la CIA de jeunes islamistes qu'elle a formés au terrorisme dans des bases ad hoc. Un câble états-unien du 29 juin 2009 prédisait l'attentat dévastateur de Boko Haram qui a eu lieu deux mois plus tard. L'Arabie saoudite avait formé des « rebelles » libyens qui à leur tour ont formé des « rebelles » maliens, qui ont formé ceux de Boko Haram.   

Un autre document de Wikileaks a dévoilé que la société d'espionnage SS8 a élaboré un cheval de Troie capable de pénétrer les ordinateurs et téléphones (iPhone, Blackberry, Android etc ), ce qui permet un contrôle minutieux aussi bien des terroristes que du gouvernement nigérian. On a pu ainsi publier sur Internet des données personnelles (adresses, coordonnées bancaires, numéros de téléphone) de politiciens nigérians et même de membres des services secrets, ce qui a naturellement constitué un précieux instrument pour Boko Haram. 

D'ACRI à AFRICOM 

L'ACRI a été fondée en 2004 par George Bush junior pour faire contrepoids à ECOMOG. Un rapport de l'ACRI affirme que sans intervenir le Nigéria pourrait utiliser sa réussite pour établir une Pax nigeriana et supplanter ainsi l'influence des anciennes puissances coloniales, la France et l'Angleterre. Et l'on invitait l'administration US à ne pas permettre que le Libéria, une création états-unienne, tombe aux mains du Nigéria, car cela contrariait les intérêts stratégiques des USA dans le pays et la région. Là-dessus le commando africain US, l'AFRICOM, fut créé en 2008. Sa tâche consistait à endiguer l'influence nigériane, mais surtout chinoise. 

Le gros lot pour l'AFRICOM et son projet d'établir une Pax Americana serait bien sûr le Nigéria. Et nous en arrivons à la question de Boko Haram et aussi à la prédiction de l'United States Intelligence Council: le Nigéria devrait éclater en 2015. Depuis l'attentat d'Abuja, le 1er octobre 2010, le Nigéria vit sous la poigne de fer d'une révolte de plus en plus étendue, caractérisée par un grand nombre d'attentats et attaques qui ont fait beaucoup de victimes et dont Boko Haram endosse la responsabilité. 

Un nombre important de Nigérians prévoient déjà une longue guerre et une partition du pays. La nature apparemment insaisissable de Boko Haram a fait naître beaucoup d'interrogations chez les Nigérians. Pourquoi le groupe n'a-t-il pas de visage et se refuse-t-il à accepter les offres de dialogue du gouvernement ? Comment parvient-il à commettre si facilement ses attentats et pourquoi ne laisse-t-il aucune trace menant jusqu'à lui ? Comment surtout un rassemblement haillonneux d'hommes essentiellement sans formation ni expérience a-t-il pu se transformer presque d'un jour à l'autre en une organisation capable de concevoir, fabriquer et poser dans des bâtiments et véhicules des bombes valant des millions de nairas et de commettre des attentats dans plusieurs endroits du pays à la fois ? 

Être capable d'opérations aussi sophistiquées implique de disposer d'un système de commandement et de contrôle qui, malgré tous les efforts pour le garder caché, ne le restera pas toujours. Mais comment Boko Haram a-t-il pu anéantir tous les efforts conjugués des forces de sécurité pour découvrir et empêcher ses activités ?

mercredi 21 mai 2014

La fortune des 1000 Britanniques les plus riches a doublé au cours des cinq dernières années de crise


Les riches britanniques n'ont jamais été aussi riches, et les 1000 plus riches d'entre eux ont vu leur fortune doubler au cours des cinq dernières années de crise, affirme le Times de Londres sur la base de sa liste annuelle, "The Sunday Times Rich List 2014". Alors qu'en 2009, leur fortune était estimée à 258 milliards de livres, elle atteint 519 milliards de livres cette année. 

En outre, en moyenne, la fortune de ces super-riches a grimpé de 15,4% l'an dernier. Dans la liste, on retrouve des noms de personnalités célèbres, comme Sir Richard Branson, les frères Barclay, JK Rowling et Sir Philip Green. 

« Je n'ai jamais vu un phénomène de hausse de richesse personnelle phénoménale comparable à la croissance des fortunes des 1000 personnes les plus riches de Grande-Bretagne au cours de l'année dernière », a déclaré Philip Beresford, qui compile la liste depuis 1989. «Les riches ont eu une année époustouflante, et même si certains les critiquent, beaucoup d'entre eux sont au cœur de l'économie et leurs succès apportent plus d'emplois et de richesses pour le pays » estime-t-il. 

Pour entrer dans le le top 500 aujourd'hui, il faut avoir accumulé 190 millions de livres, soit plus du double du seuil de 80 millions de livres d'il y a 10 ans. Les 64 personnalités au sommet de la liste possèdent une fortune cumulée de 255 milliards de livres, soit autant que la classe des 30% les moins favorisés de la population. 

438 des 1000 personnes les plus riches vivent à Londres, qui est devenue la fabrique à milliardaires du monde. Le Royaume-Uni compte maintenant 104 milliardaires, dont 72 vivent à Londres. C'est plus que de Moscou (48) New York (43), San Francisco (42), Los Angeles (38) et Hong Kong (34). 

Pour certains, ces chiffres devraient confirmer que la récession est en effet terminée, et que les riches génèrent des avantages pour tous, tandis que d'autres vont souligner que les chiffres britanniques montrent que la Grande-Bretagne devient une société de plus en plus inégale, comme les États-Unis.

Source: Sott.net

mardi 20 mai 2014

Commission Charbonneau: Le CUSM est «la plus grande fraude de corruption de l'histoire du Canada», selon un enquêteur

Photo : Jacques Nadeau -Le DevoirSelon le sergent enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) Jean-Frédérick Gagnon, il s'agit de «la plus grande fraude de corruption de l'histoire du Canada».
Les présumés fraudeurs du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) étaient en appétit. Ils avaient l'intention de détourner 30 millions de dollars mais la «complexité» de l'affaire les a forcés à s'arrêter à 22,5 millions.  

Même à ce prix, le Dr Arthur Porter, Yanaï Elbaz, Pierre Duhaime et cinq autres présumés complices auraient commis «la plus grande fraude de corruption de l'histoire du Canada», selon le sergent enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ) Jean-Frédérick Gagnon.  

M. Gagnon a exposé les grandes lignes de l'enquête, mardi à la commission Charbonneau. La SQ a travaillé fort et vite dans le dossier du CUSM. Elle a mis un peu plus de six mois à épingler les principaux architectes de cette fraude.  

Deux employés de SNC-Lavalin, Gilles Laramée et Michael Novak, ont dénoncé le p.-d.g. de l'entreprise, Pierre Duhaime, et son vice-président, Riadh Ben Aïssa. Ils ont refusé de participer à un transfert de 34 millions de dollars qu'ils jugeaient anormal.  

M. Laramée et un responsable du contentieux, Gilles Goulet, ont dénoncé les gestes de Pierre Duhaime au conseil d'administration. À la suite d'une enquête interne réalisée avec l'aide du cabinet Stikeman Elliott, SNC-Lavalin a alerté la SQ.   

Lancée en mars 2012, l'enquête s'est conclue par l'arrestation de huit principaux acteurs du stratagème, dont Artur Porter, son bras droit Yanaï Elbaz, Pierre Duhaime et Riadh Ben Aïssa.   

Des accusations de complot, corruption, fraude, abus de confiance, usage de faux et recyclage de produits de la criminalité ont été portés contre eux.   Selon l'enquêteur Gagnon, les architectes de cette fraude auraient rivalisé de finesse pour favoriser SNC-Lavalin dans le processus d'appels d'offres pour la construction du CUSM (un projet de 1,3 milliard) et pour dissimuler le versement de pots-de-vin grâce à des sociétés écran enregistrées outre-mer.

Les 22,5 millions versés en pots-de-vin, sur instruction de Duhaime et Ben Aïssa, auraient été répartis à parts égales entre le couple formé d'Arthur et Pamela Porter (via la société Sierra Asset Management), et les frères Yanaï et Yohann Elbaz (Pan Global Holdings).

Source: Le Devoir

samedi 17 mai 2014

Un ancien premier ministre australien exige une rupture avec la politique américo-britannique



reseauinternational.net
mer., 14 mai 2014 12:00 CDT



Dans son nouveau livre publié le 1er mai dernier, intitulé Dangerous Allies (Des alliés dangereux), l'ancien Premier ministre australien Malcolm Fraser (1975-1983) a appelé son pays a réaffirmer sa souveraineté et à rejeter l'impérialisme américano-britannique menant à un conflit mondial. 

Fraser a demandé, entre autres choses, à ce que soient expulsés les Marines américains de la base militaire de Darwin, et que l'Australie ferme la station de suivi de satellites de Pine Gap, ciblant la Russie et la Chine et gérée conjointement avec les États-Unis. Hugh White, un stratège néoconservateur australien a déclaré que les propositions de Fraser étaient « les plus dramatiques faites par un haut responsable australien en matière de défense et de politique étrangère depuis les années trente ». 

Fraser a prévenu depuis longtemps que les États-Unis visent la Chine (et la Russie) avec son système de défense antimissile, et que la politique d'endiguement de la Chine, incluant le Pivot asiatique de Barack Obama cherchant à impliquer l'Australie, peuvent conduire le monde vers une guerre thermonucléaire, dans compter le fait que l'Australie deviendrait dans ce contexte très certainement une cible. 

L'ancien premier ministre a prévenu clairement que si l'Australie continuait à accueillir à Darwin des Marines américains dont la principale raison d'être est de cibler la Chine ; à déployer sa frégate équipée de missiles de croisière H.M.A.S. Sydney au sein du 7e groupe naval U.S.S. Washington ; à maintenir le major-général australien Rick Burr au poste de vice-commandant de l'Armée américaine dans le Pacifique occidental ; et à accueillir à Pine Gap des équipements faisant partie du système de défense antimissile américain et de son programme d'assassinats par drone ; le pays se retrouverait alors automatiquement entraîné dans les guerres américaines, de la même manière qu'il se laissait entraîner dans les guerres de l'Empire britannique par le passé. 


L'Australie doit par conséquent mettre fin à ces liens, écrit Fraser. « Afin d'éviter toute complicité dans les futures opérations militaires américaines », les mesures mentionnées pourraient « être prises assez facilement et rapidement, sans trop de perturbation » à part celle concernant la station de Pine Gap, qui demanderait un préavis de 5 ans pour laisser aux Américains suffisamment de temps pour trouver une alternative. 

Lors d'un entretien accordé le 21 avril à Robert Manne, du Sydney Morning Herald, Fraser a expliqué : « Je demande à l'Australie de rompre avec son long passé - depuis ses origines coloniales l'Australie a été entraînée dans les guerres britanniques, et les États-Unis ont aujourd'hui la capacité de nous entraîner dans des guerres, et je crois qu'il est temps que nous grandissions. » Fraser a nommé à plusieurs reprises l'ancien vice-président américain Dick Cheney, l'ancien ministre de la Défense Paul Wolfowitz et d'autres néoconservateurs comme responsables de l'actuelle dynamique vers une nouvelle guerre mondiale. 

Il a aussi proposé que l'Australie continue à appliquer une politique de développement économique plutôt que de se précipiter vers la guerre. « Nous devrions nous décider à faire quelque chose de l'Australie, en tant que nation », a-t-il poursuivi, rappelant que le pays ne peut pas être de toute manière défendu en raison de sa faible population. « Nous devons nous développer, il faut plus de gens de plusieurs autres pays. Nous pouvons nous le permettre, nous pourrions être un pays de 40-45 millions d'habitants [le pays en compte actuellement 23 millions], il nous faudrait investir, tant dans l'environnement que dans l'eau et l'infrastructure, mais ces choses ne sont pas hors de portée. » 

Fraser a été l'un des rares hommes d'État occidentaux à dénoncer la politique d'Obama en Ukraine, plaçant le blâme pour les actuelles tensions avec la Russie sur la stratégie triomphaliste anglo-américaine depuis la chute du mur, ainsi que sa volonté d'encercler la Russie avec des bases avancées de l'OTAN et des systèmes antimissiles.

Source: Sott.net

vendredi 16 mai 2014

Des officiels écossais condamnent le soutien occidental aux néo-nazis ukrainiens


Les leaders occidentaux ne savent pas ce qu'ils font en soutenant les néo-nazis qui ont renversé le président démocratiquement élu d'Ukraine, a déclaré le leader du Parti Socialiste Ecossais, Colin Fox, à RIA Novosti. 


Edimbourg. "Dans l'histoire récente de cette partie du monde, les nazis ont envahi l'Ukraine et un partie de la population a collaboré avec eux et une autre, plus noblement, a résisté aux Nazis," a expliqué Colin Fox


"La haine profondément ancrée que l'on voit exploser aujourd'hui en est la conséquence," a dit Fox à RIA Novosti. 


"Je pense que ce qu'on appelle l'Occident soutenait les néo-nazis ukrainiens depuis un certain temps et puis ils ont renversé le président élu de l'Ukraine," a ajouté Fox, qui est aussi membre du conseil d'administration de la campagne pour l'indépendance, Yes Scotland


L'Occident voudrait que le monde entier glorifie la démocratie," a déclaré Fox. 


"L'Occident ne sait pas ce qu'il fait. Ils jouent avec de la dynamite en Ukraine." La Conseillère Maggie Chapman, co-leader du Parti des Verts écossais, s'est associée à Fox dans sa condamnation de l'intervention US/UE en Ukraine. 

"Ce qui arrive en Ukraine est très inquiétant," a déclaré Chapman à RIA Novosti. 


Pour Chapman, les responsables de la montée de l'extrême droite - pas seulement en Ukraine mais dans toute l'Europe - sont les élites richissimes qui imposent des mesures d'austérité extrêmement impopulaires pendant que leurs propres fortunes augmentent. 

"Dans une crise économique comme celle que nous vivons aujourd'hui, la seule raison pour laquelle ce sont les personnes pauvres, vulnérables et ordinaires qui sont la cible des mesures prises, c'est que les structures et les institutions de l'État sont au service des plus riches," a dit Chapman à RIA Novosti. 

De son côté, Ruth Davidson, la leader du Parti Conservateur écossais qui suit la ligne du Premier Ministre anglais David Cameron, a non seulement refusé de condamner les leaders d'extrême-droite qui ont renversé le pouvoir en Ukraine par un coup d'État en février, mais elle a, accusé la Russie "d'agression" en reprenant les paroles du premier ministre intérimaire ukrainien, Arseniy Yatsenyouk. 

Davidson a pris soin de "souligner" les "commentaires élogieux sur le président Poutine" du premier ministre écossais, Alex Salmond*, et a sèchement refusé de critiquer les autorités ukrainiennes. Quand RIA Novosti lui a demandé si les Conservateurs soutenaient les opinions antisémites et concernant le viol** d'officiels non élus de Kiev, le porte-parole de Davidson a répondu qu'il n'avait rien de plus à ajouter. 

Notes : 
* A ce sujet, voir l'article de Philippe Grasset : Le parallèle Ecosse-Ukraine à l'heure des référendums : 

Traduction : Dominique Muselet