jeudi 31 juillet 2014

L'Allemagne sur le point de rejoindre secrètement les BRICS ?



Paul Joseph Watson
Wikistrike
mar., 29 juil. 2014 11:01 CDT

D'après un analyste financier l'Allemagne serait en train de rejoindre secrètement les BRICS.

La controverse de la surveillance de la NSA est centralisée sur la peur viscérale américaine que la première puissance économique d'Europe largue le dollar.

L'analyste financier Jim Willie affirme de manière sensationnelle que l'Allemagne serait en train de se préparer à abandonner le système unipolaire soutenu (et protégé) par l'OTAN et les États-Unis en faveur de rejoindre les nations de l'assemblée des BRICS et que ceci serait le pourquoi la NSA a été prise la main dans le sac à espionner Angela Merkel et d'autres leaders politiques allemands.

Dans un entretien avec Greg Hunter de USA Watchdog, Willie, un analyste statisticien ayant un doctorat en la matière, a avancé que la véritable raison derrière le récent scandale de la surveillance de la NSA ciblant l'Allemagne est centrée autour de la peur des États-Unis devant le fait que la plus grosse puissance économique européenne cherche à échapper à l'inévitable effondrement du dollar.

"Je pense qu'ils cherchent certains détails pour aider la Russie à larguer le dollar. Ils cherchent des détails pour un mouvement secret pour que l'Allemagne puisse sortir du système du dollar et rejoindre les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). C'est exactement ce qu'ils sont en train de faire" a dit Willie.

Plus tôt ce mois ci. Les nations du BRICS ont annoncé la création d'une nouvelle banque au capital de 100 milliards de dollars, comme alternative au FMI et qui sera basée à Shanghaï et présidée par Moscou.

Poutine a lancé le nouveau système financier en disant qu'il était conçu pour "aider à empêcher le harcèlement de pays qui ne sont pas d'accord avec des décisions politiques des États-Unis et de leurs alliés", un signal on ne peut plus clair indiquant que la Russie et les autres nations du BRICS sont en train de construire un système économique et financier qui sera concurrentiel de celui du FMI et de la Banque Mondiale.

Donnant un aperçu de l'attitude générale de l'élite occidentale envers la Russie, des commentaires faits par des gens comme par exemple l'ancien ambassadeur américain en Irak Christopher Hill, suggèrent que Moscou est de plus en plus vu comme un état voyou. En avril dernier, Hill avait dit que la réponse de la Russie à la crise ukrainienne avait trahi le "nouvel ordre mondial" dont elle a été partie prenante ces 25 dernières années.

Donnant un autre signe que les nations du BRICS sont en train de bouger pour créer un modèle multipolaire complètement concurrentiel de celui de l'occident, les cinq pays sont également en train de construire une nouvelle structure pour l'internet qui va contourner et court-circuiter les États-Unis afin de prévenir l'espionnage de la NSA.

Willie fait aussi un lien entre le mouvement de l'Allemagne et l'abattage du vol MH17 de la Malaysia Airline la semaine dernière, évènement qui a été exploité par les États-Unis et la GB pour pousser toujours plus de sanctions contre la Russie, malgré le fait que celles-ci n'ont que très peu d'effets et n'apparaissent que toucher et incapaciter les intérêts commerciaux des pays de l'Europe occidentale.

"Voici la grosse, grosse conséquence de tout cela. Les États-Unis sont en fait en train de dire à l'Europe qu'elle n'a pas le choix. Rejoignez-nous dans notre guerre contre la Russie, rejoignez-nous dans nos sanctions contre la Russie. Rejoignez-nous dans de constants guerres et conflits, dans l'isolation et la destruction de vos économies, dans le refus de votre approvisionnement en énergie, dans l'annulation de vos contrats. Rejoignez-nous dans la guerre et les sanctions parce que vraiment vous devez garder le dollar et son régime fonctionnels. Ils diront, nous sommes fatigués du dollar... Nous poussons l'Allemagne. Ne vous souciez pas de la France, de l'Angleterre, inquiétez-vous de l'Allemagne. L'Allemagne possède 3000 entreprises qui font des affaires très activement maintenant. Elles ne vont pas se joindre aux sanctions... Point final."

Traduit de l'anglais par Résistance 71

Source: Sott.net

Un canular, ou quoi?   
May 

mercredi 30 juillet 2014

Cinglante réponse d'un jeune diplomate palestinien à la journaliste de France 24


reseauinternational.net
mar., 29 juil. 2014 12:00 CDT

Majed Bamya sur France 24   





Source: Sott.net

Ebola : inquiétudes aux quatre coins du monde

Une patiente subit des tests à l'hôpital de Kenema en Sierra Leone.  Photo :  Stringer . / Reuters
Le virus d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest depuis le début de l'année inquiète les autorités européennes et asiatiques. Il se propage en Afrique de l'Ouest à une vitesse qui fait craindre une épidémie à l'échelle mondiale.
Le virus est « hors de contrôle », selon l'organisation Médecins sans frontières (MSF) qui estime qu'il y a un « réel risque de voir de nouveaux pays touchés ».
Au Royaume-Uni, tout en se voulant rassurants, les responsables ont tenu dans l'après-midi une réunion interministérielle de crise et ne cachent pas leurs inquiétudes.
Le virus « constitue tout de même une menace à laquelle nous devons répondre », a déclaré le chef de la diplomatie Philip Hammond sur les ondes de la BBC. Il s'agit de l'« urgence sanitaire la plus grave » à laquelle est confrontée le Royaume-Uni actuellement, a fait remarquer Brian McCloskey, directeur des services de santé publique.
Le Liberia, après avoir fermé la plupart de ses poste-frontières lundi, a décidé mercredi de fermer ses écoles.
Aussi, l'agence Corps de la paix (U.S. Peace Corps) du gouvernement américain a annoncé le retrait temporaire de 340 volontaires du Liberia, de Sierra Leone et de Guinée.
Le virus Ebola se manifeste notamment par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90 %. Il se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. Il n'existe aucun vaccin homologué à ce jour.
Aéroports en alerte
Les agents de contrôle aux frontières et le personnel des aéroports et les médecins ont été appelés à faire preuve de vigilance. Des recommandations d'hygiène sont également données aux voyageurs dans la région affectée par l'Ebola.
L'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) a consulté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mardi sans annoncer de mesures immédiates. Des compagnies aériennes africaines ont déjà interrompu leurs liaisons avec le Liberia et la Sierra Leone.
À Hong Kong, les autorités ont annoncé qu'elles mettraient en quarantaine tout voyageur en provenance de Guinée, Sierra Leone et Liberia ayant des symptômes de fièvre, par mesure de précaution.
Des tests menés sur une femme arrivant d'Afrique, souffrant de fièvre et de vomissements, se sont révélés négatifs.
L'Union européenne rassure
L'Union européenne est équipée pour dépister et traiter les malades contaminés par le virus Ebola, selon une source citée par l'agence AFP. Elle estime qu'il est peu probable que l'épidémie touche les États membres.
« Un cas suspect a été signalé à Valence, en Espagne. Il s'est en fait avéré négatif, mais le système a fonctionné. Le malade a été isolé et le laboratoire a rapidement donné le résultat », a expliqué cette même source.
Aider à contenir l'épidémie
La Commission européenne a annoncé une aide supplémentaire de près de 3 millions de dollars pour tenter de circonscrire l'épidémie, portant son assistance à 5,7 millions au total.
La France s'est engagée à apporter aux pays concernés « un soutien technique et une expertise pour juguler l'épidémie ». Le gouvernement dit soutenir « un projet de laboratoire mobile » permettant « un diagnostic au plus près des foyers actifs ».
Le Canada, avec une aide de 1,42 million de dollars,  demeure le deuxième plus grand donateur pour aider à combattre l'Ebola. Ottawa rappelle qu'aucun cas n'a été signalé au pays et le risque d'en avoir est minime. 
Au 23 juillet, l'épidémie totalisait 1201 cas, dont 672 mortels, indique le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé.
Source: Radio-Canada

mardi 29 juillet 2014

Ce que les médias ne vous diront pas au sujet du vol MH17 de la Malaysian Airlines.






Quelques jours après l'accident tragique d'un vol de la Malaysian Airlines sur l'est de l'Ukraine, les politiciens et les médias occidentaux se sont réunis pour diffuser une propagande maximale autour de la catastrophe. Cela doit être la Russie; il doit s'agir de Poutine, ont-ils dit. Le président Obama a tenu une conférence de presse pour déclamer - avant même une enquête - que les rebelles pro-russes dans la région étaient les premiers responsables. Son ambassadeur à l'ONU, Samantha Power, a fait de même au Conseil de sécurité des Nations unies - juste un jour après l'accident ! 

Alors que les médias occidentaux se précipitent pour répéter la propagande du gouvernement états-unien sur l'événement, il y a quelques éléments d'informations qu'ils ne signaleront pas. 

Ils ne vont pas rapporter que la crise en Ukraine a commencé à la fin de l'année dernière, lorsque des manifestants soutenus par l'UE et les États-Unis ont comploté pour renverser le président ukrainien élu, Viktor Ianoukovitch. Sans le soutien US au « changement de régime », il est peu probable que des centaines de personnes auraient été tués lors des troubles qui ont suivi. De même le crash de la Malaysian Airlines ne serait pas arrivé. 

Les médias ont déclaré que l'avion devait avoir été abattu par les forces russes ou séparatistes russes, parce que le missile qui aurait touché l'avion était de fabrication russe. Mais ils ne signalent pas que le gouvernement ukrainien utilise également les mêmes armes de fabrication russe. 

Ils ne vont pas annoncer non plus que le gouvernement post-coup d'Etat de Kiev a, selon les observateurs de l'OSCE, tué 250 personnes dans la région séparatiste de Lugansk depuis juin, dont 20 tués alors que les forces gouvernementales ont bombardé le centre-ville le lendemain de l'accident d'avion ! La plupart d'entre eux sont des civils et, ensemble, ils équivalent à peu près au nombre de personnes tuées dans l'accident d'avion. En revanche, la Russie n'a tué personne en Ukraine, et les séparatistes ont frappé essentiellement des cibles militaires et non civils. 

Ils ne vont pas dire que les États-Unis ont fortement soutenu le gouvernement ukrainien dans ces attaques contre les civils, qu'un porte-parole du département d'Etat considère comme "mesurées et modérées." 

Ils ne vont pas signaler que ni la Russie ni les séparatistes dans l'est de l'Ukraine ont quelque chose à gagner, mais plutôt tout à perdre, en abattant un avion plein de civils. 

Ils ne signalent pas que le gouvernement ukrainien a tout à gagner en épinglant la Russie, et que le Premier ministre ukrainien a déjà exprimé sa satisfaction que la Russie soit mise en cause pour l'attaque. 

Ils ne rapportent pas que le missile, qui a apparemment abattu l'avion, était un système sophistiqué de missile sol-air qui exige une bonne formation que les séparatistes n'ont pas. 


Commentaire : Il semblerait plutôt que ce soit une bombe placée avant le décollage qui soit à l'origine de l'explosion


Ils ne signalent pas que les séparatistes dans l'est de l'Ukraine ont infligé des pertes considérables au gouvernement ukrainien dans la semaine précédent la destruction de l'avion. 

Ils ne rapportent pas non plus comment cette action est similaire à la déclaration des États-Unis l'été dernier selon lequel le gouvernement Assad en Syrie a utilisé des gaz toxiques contre les civils à La Ghouta. Assad, était également en train de prendre le dessus dans sa lutte contre les rebelles soutenus par les États-Unis, et les USA ont a affirmé que l'attaque provenait des positions du gouvernement syrien. Ensuite, les déclarations des États-Unis nous ont conduits au bord d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient. À la dernière minute, l'opposition du public a forcé Obama à faire marche arrière - et nous avons appris depuis que les allégations des États-Unis au sujet de l'attaque au gaz de la Ghouta étaient fausses. 

Bien sûr, il est tout à fait possible que l'administration Obama et les médias US aient raison cette fois, et la Russie ou les séparatistes dans l'est de l'Ukraine ait délibérément ou par inadvertance abattu cet avion. Le vrai problème est qu'il est très difficile d'obtenir des informations précises dans un contexte où tout le monde s'engage dans la propagande. A ce stade, il serait imprudent de dire que les Russes l'ont fait, le gouvernement ukrainien l'a fait, ou bien que les rebelles l'ont fait. Est-il si difficile de simplement exiger une véritable enquête ? 

Ron Paul



Source: Sott.net

lundi 28 juillet 2014

Le gangster qui a acheté les Républicains états-uniens

À gauche l’homme d’affaire douteux Sheldon Adelson
et Shimon Peres, président du seul État off shore.

Depuis que George W. Bush est entré à la Maison-Blanche, en 2001, la politique étrangère des États-Unis s’est complètement transformée. Dans les 13 dernières années environ, les principaux Républicains, qui représentaient une minorité de blocage au Congrès, et quelquefois une majorité, contre des initiatives politiques importantes du président démocrate Barack Obama, ont été littéralement achetés par un gangster qui se vante ouvertement de ses largesses financières. Son nom est Sheldon Adelson, et quasiment personne n’a entendu parler de lui en dehors de Washington. Pourtant, la revue Forbes le met au troisième rang des plus riches états-uniens, un multimilliardaire dont la fortune est estimée à la somme vertigineuse de 37 milliards de dollar (soit 27 milliards d’euro).
Dans le contexte de la procédure « Citizens United contre Federal Election Commission », la majorité très conservatrice de la Cour suprême a court-circuité, en janvier 2010, une loi presque centenaire qui limitait les sommes consacrées par les grandes entreprises et les personnes privées à accroître leur influence politique. La Cour suprême a ainsi offert aux grands mécènes la liberté de soutiens financiers pratiquement illimités.
Parmi ceux qui ont fait usage des possibilités offertes par cette décision, on trouve Sheldon Adelson. Il commença par donner plusieurs millions de dollars pour le financement de la campagne présidentielle de l’ex-sénateur pro-israélien et sympathisant de droite Newt Gingrich. Après cet échec, on estime à 80 millions, sinon plus, son soutien à Mitt Romney, un candidat qui fait la carpette devant Benyamin Netanyahu et a appelé à entrer en guerre contre l’Iran —une idée fixe d’Adelson, qui réclamait encore récemment que l’on bombarde nucléairement l’Iran—.
Lors d’une rencontre avec des organisations juives à New York, juste après les élections de 2012, l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert a accusé Benyamin Netanyahu de s’immiscer ouvertement en faveur du candidat républicain Mitt Romney, et ce à la fois à titre personnel et à travers son promoteur financier, Sheldon Adelson.

dimanche 27 juillet 2014

Poutine, le nouvel ennemi public numéro un



"Les erreurs de Poutine en Ukraine ont fait de lui un paria", titre l'édition européenne du magazine Newsweek. "Tout au long de son règne, Poutine a eu de la chance, mais aujourd’hui sa chance commence à tourner et il patauge." Selon le magazine, en refusant de coopérer avec l'Occident sur l'enquête du crash du vol MH17, le président russe s'est mis à dos l'opinion publique internationale et les chefs d'Etat occidentaux, et devient une figure du mal, semblable à l'ex-président de la Libye Mouammar Kadhafi et de l'ex-président de l'Irak Saddam Hussein. "La catastrophe du vol MH17 a ruiné d'un seul coup des années d'efforts de soft power”,estime le magazine.

Le magazine Time, quant à lui, souligne plutôt une victoire du président russe face aux Européens : "L'Occident est en train de perdre au dangereux jeu de Poutine." En effet, pour le magazine américain, "les leaders du monde tendent à éviter les crises, alors que Poutine se nourrit d'elles". Or "le tsar du XXIe siècle a l'art de faire dégénérer des situations que lui seul peut régler", ce qui lui permet de se retrouver "au centre de la politique européenne". A court de solutions, l'hebdomadaire américain souligne "qu'imposer des sanctions pourrait tout aussi bien inciter Poutine à se déchaîner encore plus".

L'hebdomadaire britannique The Economist, pour qui le double discours russe rappelle furieusement le temps de l'Union soviétique, accuse directement l'homme fort du Kremlin : "Poutine est l'auteur de la destruction du MH17." Quelque peu va-t-en-guerre, l'hebdomadaire estime qu'"il faut que les occidentaux acceptent cette vérité inconfortable : la Russie de Poutine a des intérêts fondamentalement antagonistes avec l'Occident".

Source: Courrier international

samedi 26 juillet 2014

Il est temps pour la France de sortir de l’OTAN !



La France, sur laquelle s’exercent aujourd’hui d’intolérables pressions pour qu’elle ne respecte pas ses engagements de livrer des navires de guerre à la Russie, devrait reprendre sa liberté.

L’intervention des États-Unis en Irak en 2003 laisse aujourd’hui un pays dont le gouvernement chiite est proche des Iraniens et en guerre avec des extrémistes musulmans sunnites qui occupent le tiers de son sol ainsi qu’une bonne partie de la Syrie. Si on ajoute l’échec total d’Obama dont le discours du Caire, célébré sans mesure par ses thuriféraires, n’a eu pour résultat qu’un champ de ruines de la Libye à l’Afghanistan et au Yémen, il y a là de bonnes raisons de vouloir prendre quelque distance avec une politique confuse, compliquée, ambiguë, voire maladroite. Le soutien aux rebelles syriens auquel la France a failli s’associer alimente une guerre civile atroce dont souffrent particulièrement les chrétiens, en Syrie d’abord puis en Irak, puisque le principal opposant à Bachar el-Assad est cet EIIL, installé à Mossoul désormais, dont le fanatisme et la cruauté défient l’imagination.

jeudi 24 juillet 2014

Des centaines d'intellectuels (canadiens) dénoncent le soutien d'Ottawa à Israël

Près de 500 universitaires, juristes et défenseurs des droits de l'homme ont accusé jeudi le gouvernement de Stephen Harper de «discréditer» le Canada en adoptant une position «déséquilibrée et partisane» exagérément pro-israélienne dans le conflit actuel







Après avoir rappelé le lourd bilan humain des affrontements, les signataires de cette lettre ouverte publiée par le Globe and Mail estiment que «le mépris pour le droit international exprimé par le silence du Canada sur de potentielles violations très graves (des règles de la guerre, ndlr) discrédite le Canada».

Allié inconditionnel d'Israël, le gouvernement conservateur de M. Harper n'a eu de cesse de rappeler son droit à se défendre depuis le début des hostilités, il y a 17 jours, sans toutefois l'appeler à la retenue à Gaza comme Washington a pu le faire.
Ottawa a dénoncé mercredi l'ouverture d'une enquête de l'ONU sur les éventuels crimes de guerre commis par l'armée israélienne dans la bande de Gaza lors de l'actuelle opération Bordure protectrice.
«(Nous) sommes profondément perturbés par la position déséquilibrée et partisane adoptée par le gouvernement canadien et les partis politiques fédéraux», écrivent les auteurs de cette lettre.
«L'adoption d'une telle position manichéenne nuit aux propres objectifs de politiques étrangères (du gouvernement canadien, ndlr), à savoir la conclusion d'un accord de paix global, équitable et durable entre Israël et la Palestine», remarquent les signataires.
Les 500 personnalités concluent leur lettre en estimant que «plutôt que de garder le silence face à ces violations du droit international humanitaire, un vrai ami devrait agir avec responsabilité et appeler Israël à y mettre fin».
Dans un autre texte diffusé séparément jeudi, l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International interpelle le chef de la diplomatie canadienne, John Baird, à propos également du conflit israélo-palestinien.
Demandant qu'Ottawa «insiste pour que l'escalade rapide de ces violations - perpétrées par les deux parties en cause - cesse immédiatement», Amnesty se dit «grandement préoccupée que le gouvernement du Canada n'ait pas, jusqu'à maintenant, condamné énergiquement la nature de l'offensive militaire lancée par le gouvernement israélien».
Au 17e jour de l'offensive israélienne sur Gaza, les secours ont recensés 798 Palestiniens tués, dont 15 jeudi dans le bombardement d'une école de l'ONU, et plus de 5000 blessés. 32 soldats israéliens ont perdu la vie ainsi que deux civils israéliens et un ouvrier thaïlandais.
Source: Cyberpresse

mercredi 23 juillet 2014

Vol MH17, les 10 questions de Moscou à Kiev


Alors que la presse occidentale regorge d’hypothèses, d’accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu’aucun des titres phares de la presse atlantiste n’a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident.
Dans ses déclarations à la chaîne russe de télévision Russia Today [1], diffusées dès le 18 juillet 2014, le vice-ministre russe de la Défense s’est demandé, entre autres, par quels moyens certains pays occidentaux étaient-ils arrivés, « seulement 24 heures après les faits », à la conclusion que la Russie serait impliquée dans le crash de l’avion malaisien de ligne qui a coûté la vie à près de 300 personnes le 17 juin.
Ayant observé qu’aucune preuve n’est venue étayer ces allégations, le vice-ministre russe de la Défense a estimé qu’elles sont le fait « d’une guerre médiatique déclenchée à l’encontre de la Fédération russe et de ses forces armées ».
Le vice-ministre Anatoly Antonov a formulé, à l’adresse de Kiev, 10 questions « simples » sur lesquelles les medias atlantistes gardent le plus profond silence :
1- Immédiatement après la tragédie, les autorités ukrainiennes en ont tout naturellement attribué la responsabilité aux forces d’autodéfense [des fédéralistes]. Sur quoi fondent-elles ces accusations ?
2- Kiev peut-il fournir tous les détails sur l’utilisation des lanceurs de missiles Bouk [un système de défense antiaérienne composé de missiles sol-air couplés avec un module complexe de radar permettant de suivre plusieurs cibles aériennes en même temps] dans la zone des hostilités ? Et – ce qui est essentiel – pourquoi a-t-il déployé ces systèmes [de défense antiaérienne] alors que les insurgés n’ont pas d’avions ?
3- Pourquoi les autorités ukrainiennes ne font rien pour mettre en place une commission internationale ?
4- Les forces armées ukrainiennes accepteraient-elles que des enquêteurs internationaux dressent un inventaire de leurs missiles air-air et sol-air, y compris de ceux qui ont été utilisées ?
5- La commission internationale aura-t-elle accès aux données sur les mouvements des avions de guerre ukrainiens correspondant au jour de la tragédie ?
6- Pourquoi les contrôleurs aériens ukrainiens ont-ils autorisé l’avion à s’écarter de la route utilisée normalement vers le nord et à s’approcher de la dénommée « zone de l’opération antiterroriste » ?
7- Pourquoi l’espace aérien sur la zone de guerre n’avait-il pas été fermé aux vols civils alors que cette zone n’était même pas entièrement couverte par les radars des systèmes de navigation ?
8- Que peut dire officiellement Kiev sur les commentaires postés sur les réseaux sociaux par un contrôleur aérien espagnol travaillant en Ukraine sur la présence de 2 avions militaires ukrainiens qui auraient volé aux côtés du Boeing 777 sur le territoire de l’Ukraine ?
9- Pourquoi le Service de sécurité d’Ukraine [SBU] a-t-il commencé à travailler sur les enregistrements des communications entre les contrôleurs aériens ukrainiens et l’équipage du Boeing ainsi que sur les systèmes de stockage de données des radars ukrainiens sans attendre la participation d’enquêteurs internationaux ?
10- Quelles leçons l’Ukraine a-t-elle tirées de l’incident similaire survenu en 2001, lorsqu’un avion russe [de ligne] Tu-154 s’était écrasé en mer Noire ? À l’époque, les autorités ukrainiennes avaient nié toute implication des forces armées ukrainiennes jusqu’au moment où une évidence irréfutable avait démontré officiellement la responsabilité de Kiev.
Avant les déclarations du vice-ministre, le ministère russe de la Défense avait révélé que 27 systèmes de défense antiaérienne Bouk M1 appartenant à l’armée ukrainienne étaient déployés dans la région avant l’incident.
Le ministère russe de la Défense avait annoncé aussi que l’itinéraire de l’avion et l’endroit du crash se trouvent dans le rayon d’action de 2 batteries ukrainiennes de DCA à longue portée et de 3 systèmes de missiles sol-air Bouk-M1, également ukraniens, et que des installations russes avaient enregistré le fonctionnement d’un radar ukrainien de défense antiaérienne le jour même du crash.
Or, aucune de ces informations diffusées officiellement par la Russie n’ont été mentionnées dans la presse atlantiste. Celle-là n’a pas non plus cru intéressant de reprendre les déclarations du procureur général ukrainien Vitaly Yarioma lorsque ce dernier a révélé, quelques heures après la catastrophe, que les militaires ukrainiens avaient fait savoir au président Porochenko que les rebelles fédéralistes n’étaient jamais arrivés à s’emparer de systèmes ukrainiens de missiles antiaériens.
Entre-temps, on ne peut que constater aussi que le battage médiatique autour de la catastrophe du vol MH17 et les images du site du crash diffusées en boucle sur les chaînes occidentales et la presse mainstream servent maintenant à occulter le fait que Kiev poursuit son offensive sur les villes Lougansk et Donetsk, où de nombreux civils ont déjà trouvé la mort sous le feu de l’artillerie ukrainienne.
[1] « Malaysia MH17 crash : 10 questions Russia wants Ukraine to answer », Russia Today, 18 juillet 2014.
Source: Voltaire.org

mardi 22 juillet 2014

La banque BRICS opérationnelle : Une sortie du Consensus de Washington?


« Un jour tout sera bien, voilà notre espérance .Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion » 


Voltaire

Une bonne nouvelle passée pratiquement inaperçue dans les médias occidentaux. Les cinq pays du Brics ont créé une banque de développement qui aura comme capital 100 milliards de dollars et qui aura comme siège Shanghaï. Contrairement au FMI et à la Banque mondiale, les prêts faits ne seraient pas assortis de conditions contraignantes (ajustement structurel). Les rares informations occidentales présentent cela comme une agression contre l'ordre établi par l'Occident. Le fameux Consensus de Washington mis en place pour figer l'architecture financière internationale selon les voeux du grand capital. 



Les potentialités des pays du Brics 



Pour François Houtart, les cinq pays composant les pays dits «émergents», c'est-à-dire, la Chine, l'Inde, la Russie, le Brésil et l'Afrique du Sud, forment un bloc important à l'échelle mondiale. Leur poids démographique atteint 3 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale et leur PIB représentait en 2010, quelque 14.000 milliards d'USD, ou 18,5% du PIB mondial. Leur réserve de devises est estimée à 5000 milliards d'USD, dont 3.200 milliards pour la seule Chine. Cependant, malgré leur poids, tous ces pays, et en particulier les BRIC'S, sont fermement arrimés à l'économie capitaliste dominante. Il suffit de citer quelques faits. Leurs réserves monétaires sont en majorité constituées par le dollar, au point de détenir une part importante de la dette extérieure des Etats-Unis et donc indirectement de contribuer à maintenir le système.

La «ré-primarisation» de continents tels que l'Afrique et l'Amérique latine, toujours plus producteurs de matières premières et de produits agricoles, place ces derniers en position de faiblesse dans la division internationale du travail, même si la conjoncture des prix leur a été favorable au cours des 15 dernières années». 


«Sur le plan financier, la dépendance est aussi très nette. Ainsi, la politique de la Réserve fédérale américaine visant à augmenter les taux d'intérêt à long terme, entre janvier et août 2012, a eu pour effet une diminution de la valeur de la monnaie de plusieurs pays émergents: l'Afrique du Sud,-20%, Inde,-17,2%, Brésil, -17,4%, Russie,-8,4%. Seule la Chine, avec sa capacité productive énorme et l'importance de ses exportations, a mieux résisté au phénomène. Cependant, ce pays a augmenté sa participation aux bons du Trésor des États-Unis, c'est-à-dire comme détenteur de la dette américaine, passant de 1 268 milliards de dollars en août 2013 à 1 293 milliards en septembre de la même année, soit 27,8% de l'ensemble de la participation étrangère.»(1)



Le long chemin vers l'indépendance réelle 



Ecoutons ce qu'en pense le journaliste de Asia Times, Pepe Escobar:

« Le Bric's, groupe des pouvoirs émergents (le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud) lutte contre le (Des) Ordre du Monde (Néolibéral) à travers une nouvelle banque de développement et un fonds de réserve mis sur pied pour compenser les crises financières. Le diable, évidemment, est dans les détails de comment ils y parviendront. Cela fut une route longue et sinueuse depuis Yekaterinburg en 2009, lors de leur premier sommet, jusqu'à la contre-attaque, longtemps attendue, du Brics contre le consensus de Bretton Woods - le FMI et la Banque mondiale - mais aussi l'Asian Development Bank (ADB). dominée par le Japon, (mais répondant en grande partie aux priorités US). » (2) 


« La Banque de développement Brics - investira dans les projets d'infrastructure et de développement durable à une échelle mondiale. Dans quelques années, il atteindra une capacité de financement allant jusqu'à 350 milliards de dollars. Avec un surplus de financement, notamment de Pékin et de Moscou, la nouvelle institution pourrait faire mordre la poussière à la Banque mondiale. Comparez l'accès à l'épargne réelle au papier vert imprimé du gouvernement US sans garantie [dollar]. Et ensuite il y a l'accord établissant un fonds de réserves de devises de 100 milliards de dollars - le Contingent Reserve Arrangement (CRA) Pour le fonds, la Chine contribuera à hauteur de 41 milliards de dollars, le Brésil, l'Inde et la Russie avec 18 milliards chacun, et l'Afrique du Sud avec 5 milliards. Au-delà de l'économie et de la finance, c'est essentiellement de la géopolitique - comme ces pouvoirs émergents offrant une alternative au Consensus de Washington qui a échoué. La stratégie arrive aussi à être un des noeuds clés de l'alliance Chine-Russie progressivement consolidée, récemment dessinée lors du «deal du gaz du siècle» et du forum économique de Saint-Pétersbourg ». (2)

«En Amérique du Sud, Poutine ne rencontre pas seulement le président de l'Uruguay, Pepe Mujica - discutant parmi d'autres sujets, de la construction d'un port en eau profonde - mais aussi Nicolas Maduro du Venezuela et Evo Morales de la Bolivie. Xi Jinping est aussi en tournée, se rendant en dehors du Brésil, en Argentine, Cuba et au Venezuela. Ce que Pékin dit (et fait) complète Moscou; l'Amérique latine est vue comme extrêmement stratégique. Cela devrait se traduire par plus d'investissement chinois et augmenter l'intégration Sud-Sud. 



Cette offensive commerciale et diplomatique russo-chinoise correspond à la poussée concertée vers un monde multipolaire. L'Argentine est un exemple de premier ordre. Pendant que Buenos Aires, déjà vue dans la récession, lutte contre les fonds de vautour US - épitomé de la spéculation financière - dans les palais de justice de New York, Poutine et Xi viennent en offrant d'investir dans tout, des chemins de fer au secteur énergétique».(2)

« Ce que les Brics essaient de présenter au Sud mondial écrit Pepe Escobar, est maintenant un choix; d'un côté, spéculation financière, fonds de vautour et l'hégémonie des Maîtres de l'Univers; de l'autre côté, le capitalisme productif (...) Il est toujours instructif de revenir à l'Argentine. L'Argentine est emprisonnée dans une crise chronique de dettes extérieures principalement déclenchée par le FMI depuis plus de 40 ans - et maintenant perpétuée par les fonds vautour. La banque Brics et le fonds de réserve comme alternative au FMI et à la Banque mondiale offrent la possibilité pour des dizaines d'autres nations d'échapper à la difficile situation à l'Argentine. Sans parler de la possibilité que d'autres nations émergentes telles que l'Indonésie, la Malaisie, l'Iran et la Turquie contribuent bientôt aux deux institutions. »(2)

Les réactions occidentales entre la condescendance et les pronostics sombres 



Les réactions occidentales vont toutes dans le sens d'une impossibilité de cohésion dans la durée: «Ce n'est pas étonnant poursuit Pepe Escobar, que les Maîtres hégémoniques du gang universel soient inconfortables sur leurs chaises de cuir du Financial Times résume avec soin le point de vue de la City de Londres - paradis notoire du capitalisme de casino. Ce sont des jours passionnants en Amérique du Sud sur plusieurs aspects. L'hégémonie d'Atlantiste fera partie du décor, évidemment, mais c'est la stratégie du Brics qui montre la voie plus loin en bas de la route. Et la roue multipolaire continue à rouler dessus».(2) 



Dans le Monde de l'économie on nous explique pourquoi la banque:

« Objectif: permettre à ses membres de se protéger en cas de nouvelle tempête sur leurs devises, comme celle déclenchée mi-2013 après l'annonce du changement de cap de la politique monétaire américaine. Les Brics avaient alors dû affronter de violentes sorties de capitaux.(...) Certains experts doutent néanmoins que 100 milliards de dollars suffisent à contrer de telles attaques. « L'efficacité du fonds serait préventive et symbolique: c'est déjà beaucoup », juge M.Zlotowski. (...) (3)

Insidieusement, le Monde de l'économie s'interroge:

« Les inconnues sont nombreuses. Les pays aidés accepteront-ils de se mettre sous la tutelle officieuse de la Chine, qui sera le principal contributeur financier ? Comment se situera la banque de développement des Brics face aux institutions similaires, notamment la nouvelle banque asiatique d'investissements en infrastructures que Pékin lance en parallèle? La cohésion entre les pays membres sera-t-elle suffisante pour mener ces projets à bien? «J'en doute: tous poursuivent des objectifs politiques et économiques très différents », assène M. Jean-Pierre Lehmann, spécialiste de politique économique internationale. Avant d'ajouter, non sans ironie: « Entre les Brics, il a toujours manqué le ciment. » (3)

Selon le South China Morning Post,

« Le président de la Banque mondiale Jim Yong-kim a salué cette initiative, déclarant qu'elle ne serait pas une menace pour les institutions de Washington [Banque mondiale et FMI], et qu'elle aiderait à combattre la pauvreté». Jim Yong-kim aurait ajouté que «notre compétition est la lutte contre la pauvreté, notre ennemi est le manque de croissance ou encore une croissance non inclusive ». (4) (5) 


« L'Hindustan Times écrit également que «le sommet prendra en compte le refus du Congrès américain de ratifier les propositions donnant plus de poids aux pays émergents au sein du FMI ». Outre-atlantique, l'inquiétude est parfois de mise. En témoigne cette étude publiée par Forbes, qui titre: « Plus qu'une alliance antidollar, un nouvel outil de stabilisation du commerce qui constitue un risque réel pour la dominance du dollar américain ». (5)

Justement lassés d'attendre que le Congrès des États-Unis autorise la réforme du FMI qui leur donnerait une représentation plus conforme au poids qu'ils ont acquis dans l'économie mondiale, les Brics créent l'embryon d'un système parallèle qui se pose en contrepoids, si ce n'est en alternative, à celui dont les bases avaient été jetées pendant la Seconde Guerre mondiale, à un moment où les équilibres étaient très différents de ceux d'aujourd'hui.(5) 



Les Brics et la construction d'un nouveau monde 







L'importance du sommet Brics annonce un nouveau monde en train de naître. D'autres pays pourront rejoindre les Brics actuels qui seraient bientôt rejoints par l'Iran et l'Indonésie. L'Iran est un chef de file pilier politique technologie important. Il dispose d'énormes ressources naturelles. Il fait d'extraordinaires progrès technologiques. Il y aura bientôt un membre Bric's. Et il en sera de l'Indonésie, qui a la quatrième plus grande population, une économie en développement rapide (environ 7% par an) et, encore une fois, d'énormes ressources naturelles. Déjà, les Brics actuels ont 40% de la population mondiale, 30% de sa masse terrestre, et 25% de son PIB, et ce dernier étant un chiffre en forte augmentation. Le raisonnement sous-jacent est simple: les Brics sont déterminés à défier l'Ouest, domination politique et économique et, en particulier, de briser la domination du Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui n'ont pas servi les besoins de développement des pays pauvres et ont généralement servi que de les mettre dans de plus en plus, non remboursable de la dette. (6)

« Peut-être le résultat le plus important du sommet Brics est le projet de création d'un câble à fibre optique reliant les cinq États (avec des extensions relativement faciles à l'Iran et l'Indonésie). En effet, il se pourrait que les Brics soient la construction d'un système mondial indépendant optique Internet fibre ou au moins un étendue sur laquelle ils auront un contrôle complet. » La coopération Sud-Sud pourra trouver des objectifs nombreux, la déconnection du Sud vis-à-vis du Nord ne sera complète que par l'abandon du paradigme capitaliste et, en contrepartie, de la construction commune d'une option alternative pour la vie de l'humanité sur la planète. En fait, la crise structurelle que vit l'ensemble du globe ne laisse pas de choix et une coopération Sud-Sud peut contribuer à établir les nouveaux objectifs et à définir les transitions. »(6)

Il est vrai cependant que les Brics soient effectivement très différents en termes de système politique, de niveau de croissance économique et autres indicateurs de développement, de culture et de démographie. Il est à espérer que les pays du Brics fassent réellement de cette banque la plaque tournante du développement sans demander aux pays demandeurs d'aide de sacrifier les fondamentaux de la vie, l'éducation, la santé, les droits à l'alimentation, à l'eau et à posséder un toit. De plus, le vertige de puissance pourrait amener les grands pays du Brics à monopoliser les décisions. Nous l'avons vu avec la difficulté de choisir le siège. C'est, en définitive, la Chine qui l'a récupéré. (7) 



Notes : 









Source: Sott.net

dimanche 20 juillet 2014

Les États-Unis en quête d’un « casus belli »



Richard Le Hir
Vigile.net
Depuis quelques jours, toute l’attention est tournée sur le Boeing 777 d’Air Malaysia abattu dans le ciel de l’Ukraine orientale, à courte de distance de la Russie.
N’étant expert ni en aéronautique ni en armement, je me garderai bien d’entrer dans le bal des spéculations sur les circonstances matérielles de cette opération qui a fait 298 victimes civiles innocentes.
Il se trouve toutefois que mes expériences professionnelles m’ont amené à évoluer dans le domaine de l’assurance et à fréquenter des actuaires, ces professionnels chargés de l’évaluation des risques pour la tarification des primes facturées aux personnes désireuses d’assurer leurs biens. Or, un avion de ligne est un bien assurable.
Tout le travail des actuaires repose sur le calcul des probabilités qu’un risque survienne. Dans le cas d’un avion de ligne, le risque le plus important est celui d’une chute entraînant sa perte et celle des passagers qu’il transporte, les dommages pouvant s’élever à quelques centaines de millions de dollars, selon le type et la taille de l’appareil, et le nombre de passagers transportés.
Or, de tous les types de transports utilisés, c’est le transport aérien qui est de loin le plus sécuritaire, comme le démontrent les statistiques .
On doit donc comprendre en partant qu’un événement comme celui qui est survenu cette semaine est extrêmement rare, et si l’on se met à examiner tous les facteurs qui contribuent au caractère exceptionnel de son occurrence, on se retrouve presque en face d’une impossibilité statistique, à moins qu’il ne s’agisse d’une opération téléguidée.
En effet, c’est le deuxième Boeing 777 d’Air Malaysia à disparaître en quelques mois dans des circonstances très particulières, un fait pourtant capital auquel les autorités politiques et les médias ne semblent accorder aucune importance. On a beau comprendre que la conjoncture internationale se prête bien à la récupération de cet événement à des fins de propagande, il n’en reste pas moins que toute analyse sérieuse devrait commencer par un examen approfondi de cette aberration statistique.
D’autant plus que dans les deux cas, la disparition des appareils est survenue hors de la trajectoire qu’ils devaient normalement emprunter. Ces cas ne sont pas sans rappeler les affaires du Boeing 747 de la Korean Airlines, vol KAL 007 (un clin d’œil à James Bond ?), qui avait été abattu le 1er septembre 1983 par un chasseur soviétique Sukhoï SU-15 au large des côtes sibériennes, et de l’Airbus A330 d’Iran Air, vol 655, abattu par le croiseur américain Vincennes dans le Golfe Persique.