jeudi 28 août 2014

L'Europe politique muselée par Washington commence à se réveiller





Roman Baudzus
vineyardsaker.fr
jeu., 28 août 2014 12:00 CDT


Après que l'avion de la Malaysian Airline s'est écrasé en Ukraine, les médias occidentaux se sont laissé guider par Washington, et ils ont manipulé les rapports de façon à faire croire aux Européens que la Russie et les séparatistes pro-Russes à l'Est de l'Ukraine étaient responsables de ce drame. En Allemagne, la presse a fonctionné comme une extension de la machine de propagande de Washington, en dépit du manque de preuves apportées par le pouvoir étatsunien et Kiev pour soutenir leurs affirmations irresponsables.  

Il ne fallut pas longtemps cependant, avant que l'humeur de l'opinion publique en Europe ne commence à changer. Un des facteurs clé de ce changement a été la menace étatsunienne ouverte constituée par une loi votée, tant à la chambre des députés de ce pays qu'au Sénat, et qui pourrait éventuellement aboutir à l'invasion des Pays-Bas par les forces armées des États-Unis [1]. 

Lorsque cela fut connu, ce fut non seulement le gouvernement néerlandais, mais aussi la population de cette nation qui exprima son indignation. Selon cette loi, s'il devait arriver que des citoyens étasuniens soient traduits devant la Cour pénale internationale (CPI) et mis en accusation à La Haye, Washington pourrait exercer un droit préemptif d'envahir le pays, de façon à empêcher les poursuites judiciaires.  

Rappelons-nous que le gouvernement malaysien avait autorisé la tenue d'un tribunal en 2011, et que les juges, dans la tradition des procédures des Cours britanniques, avaient condamné tant George W. Bush que Tony Blair, comme coupables de crimes de guerre [2].  
Certains Européens se demandent s'il n'y aurait pas un lien entre les décisions de ce tribunal et la perte de deux avions de lignes malaisiens.  

De plus, des Européens à l'esprit éveillé, et intelligents, ont bien compris la campagne organisée par Washington afin de diaboliser la Russie. Un groupe de professeurs hollandais a écrit une lettre ouverte au président russe Vladimir Poutine le 12 août, dans laquelle les signataires ont officiellement demandé pardon pour les mensonges de propagande répandus par les médias occidentaux [3].  

Les anciens « médias de référence » en Europe ont perdu la confiance de leurs lecteurs. Un nombre sans cesse croissant d'Européens se réfèrent à des sites Internet tels que www.paulcraigroberts.org, et sont parfaitement informés de la nature propagandiste des médias de masse occidentaux.  

Le graphique récemment publié par un des principaux journaux allemands, le Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), montre que pour une raison ou une autre, les Allemands se sont détournés de la presse allemande. Les ventes cumulées des journaux allemands ont atteint leur record en 1983, avec une circulation de 30,1 millions d'exemplaires. 

mercredi 27 août 2014

Un robot pour remplacer les abeilles ?

Joanie Chartrand
Rédactrice - MétéoMédia
Mercredi, août 27, 2014, 8:30 - Près du tiers de la nourriture que nous consommons dépend directement des abeilles, pollinisateurs les plus importants de la planète. Or, le déclin des colonies d’abeilles inquiète de plus en plus les scientifiques. 

Le nombre de ruches outre-Atlantique est passé de 6 millions en 1947 à 2,5 millions cette année. C’est pourquoi des scientifiques travaillent sur la mise au point des «RoboBees», des insectes artificiels capables de faire fructifier les cultures grâce à un appendice pollinisateur.

Quelques robots pesant 80 milligrammes et mesurant environ trois centimètres ont réussi à prendre leur envol jusqu’à maintenant.

Le défi des chercheurs concerne surtout «l’alimentation» des RoboBees : ils travaillent actuellement sur le principe de piles fonctionnant avec des hydrocarbures. Mais ce n’est pas tout. Pour que l’abeille artificielle puisse polliniser, il lui faut une ruche…  Les scientifiques travaillent donc également à l’élaboration d’une ruche artificielle. Des données pourraient ainsi être envoyées aux «Robobees» et leur indiquer dans quelle zone se rendre pour travailler.

Greenpeace dénonce déjà vivement le projet. Toutefois, le «Robobees» ne devrait pas voir le jour avant une dizaine voire une quinzaine d'années. 
http://bcove.me/l4k5z5x8


dimanche 24 août 2014

Enfin ! Un intervenant balance tout sur les USA et l'UE en plein direct de France24



youtube.com
jeu., 21 août 2014 12:00 CDT

En pleine émission sur les sanctions russes, Xavier MOREAU entrepreneur et rédacteur pour Realpolitik TV balance un secret de polichinelle que très peu de médias ont osé dévoiler au grand public: la construction européenne a été officiellement financé par... les États-Unis. 



À lire : Quand la CIA finançait la construction européenne 

Source: Sott.net

vendredi 22 août 2014

Pourquoi l’ONU ne fonctionne pas



En Syrie, en Irak, en Ukraine ou à Gaza, la même question revient sans cesse : mais que fait l’ONU ? Les conflits font rage et l’organisation mondiale semble aujourd’hui d’une inefficacité redoutable pour y mettre fin. Pourquoi l’ONU se retrouve aujourd'hui cantonnée au rôle d’observateur impuissant ?

Des casques bleus, à Port-au-Prince, devant des victimes du tremblement de terre du 12 janvier 2010 - CHESNOT/SIPA
Ils sont cinq : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Chine et la Russie. Tous sont membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. A leur disposition : une arme d'immobilisme massif, un droit de véto dont ils usent à tour de rôle quand une décision ne leur convient pas. Autant dire qu’ils dominent les 188 autres Etats membres de l’organisation. Les « permanents » du Conseil de sécurité réduisent par leurs agissements l'influence d'une organisation pourtant censée incarner et promouvoir la paix internationale. En somme, l’ONU est entravée par ses propres créateurs. Rien de bien neuf, malheureusement. Pendant la guerre froide, déjà, les deux grandes puissances : les Etats-Unis et l’URSS, ont usé et abusé de leur droit de véto dès que des sanctions étaient agitées contre l’un des deux camps. Hors de question de venir se faire donner la leçon dans sa zone d'influence. 

Et il en va de même aujourd'hui. La majorité des résolutions sanctionnant Israël sont bloquées par les Etats-Unis. Quant à la Russie et la Chine, elles s’évertuent depuis vingt ans à protéger des régimes autoritaires tels que la Birmanie, le Zimbabwe, la Syrie… Face à ces blocages et notamment ceux portant sur la crise syrienne, Mathias Gillmann, porte-parole adjoint du secrétaire général de l'ONU, concède qu'« il y a un certain degré de frustration chez les responsables des Nations unies de ne pas avoir vu émerger de consensus sur certaines questions... » Une frustration décuplée quand une résolution adoptée par le Conseil de sécurité est délibérément ignorée. « Depuis quarante ans, Israël n’a jamais été sanctionné par le Conseil de sécurité malgré les nombreuses résolutions que l’Etat hébreux ne respectent pas », s’agace ainsi le porte-parole adjoint du secrétaire générale de l’ONU. 



jeudi 21 août 2014

Sergeï Glaziev : « une guerre en Europe est toujours bonne pour les Américains »





Extraits de l'interview vidéo de Sergeï Glaziev, 
conseiller du président Poutine. 

mer., 20 août 2014 01:12 CDT

Mais les Américains font comme d'habitude : pour maintenir leur hégémonie sur la planète ils provoquent une autre guerre en Europe ; une guerre en Europe est toujours bonne pour les Américains. Ils ont même qualifié de bonne guerre la seconde guerre mondiale qui a fait 50 millions de morts en Europe et en Russie. 

Elle a été bonne pour les Américains parce qu'elle en a fait les maîtres du monde. La guerre froide qui s'est soldée par l'effondrement de L'Union soviétique a aussi été bonne pour eux. Aujourd'hui les États-Unis veulent maintenir leur hégémonie à nouveau aux dépens de l'Europe. Leur domination est menacée par la croissance rapide de la Chine. 

Le monde d'aujourd'hui commence un nouveau cycle cette fois politique ; ce cycle dure des siècles et se combine avec des changements dans les institutions mondiales de régulation économique. Nous sommes en train de passer du cycle américain d'accumulation capitaliste à un cycle asiatique, ce qui est un nouveau défi à l'hégémonie américaine. 

Pour pallier à la menace que fait courir à leur hégémonie la montée de la Chine et d'autres pays asiatiques, les Américains provoquent une guerre en Europe. Ils veulent affaiblir l'Europe, briser la Russie et soumettre tout le continent eurasien. 

Pour résumer : au lieu de la zone de développement de Lisbonne à Vladivostok qu'offre le président Poutine, les États-Unis veulent déclencher une guerre chaotique dans toute l'Europe, déprécier le capital européen, effacer toutes les dettes qui écrasent les États-Unis, effacer leurs dettes à la Russie et à l'Europe, soumettre leur espace économique et prendre le contrôle des ressources du gigantesque territoire eurasien. Ils croient qu'ils n'ont pas d'autre moyen de maintenir leur hégémonie mondiale et de supplanter la Chine. 

Source: Sott.net

Les Indiens d’Amérique soutiennent Gaza



On compare souvent la dramatique histoire du peuple palestinien à celle des Indiens d’Amérique. Tony Gonzales du Mouvement des Indiens d’Amérique (AIM), a dit à San Francisco, que « du fait d’une histoire commune de bantoustans (homelands) – les réserves indiennes versus les territoires palestiniens encerclés – les Indiens d’Amérique comprenaient parfaitement la situation des Palestiniens. »

Les Amérindiens sont loin d’être d’accord sur tout en politique, mais ils sont de plus en plus nombreux à ressentir de l’empathie pour le peuple palestinien et à établir un parallèle troublant entre ce qui est arrivé aux peuples natifs d’Amérique du Nord et aux Palestiniens du Levant.
L’association des études des peuples indigènes américains s’est rendue célèbre en décembre 2013 pour avoir été un des trois groupes académiques d’Amérique du Nord à soutenir la campagne palestinienne pour un boycott académique et culturel d’Israël.
En janvier 2013, le Jerusalem Post a publié un article intitulé : « Les Amérindiens se retournent-ils contre Israël ? » L’article se centrait sur une anecdote : Joy Harjo, la diva poétesse et musicienne appartenant à la nation Muscogee Creek, avait suscité une « tempête de protestation en annonçant sur Facebook qu’elle partait se produire en Israël. »
Mais l’article qui explique le mieux l’ampleur de l’opposition, dans sa communauté d’origine comme dans d’autres, à son soutien à l’État d’Israël et à la politique de ce pays envers le peuple palestinien est celui de Gyasi Ross*, intitulé « Pourquoi moi, un Amérindien, je soutiens le peuple palestinien. » Voilà ce qu’il écrit :
 « En tant que membre du peuple autochtone de ce pays, je suis arrivé à la conclusion que je dois soutenir les Palestiniens et leur lutte pour un état palestinien autonome.
« Même si beaucoup pensent que ce qui relie les Indiens américains et les Palestiniens est le fait d’être des "peuples autochtones déplacés," ce n’est pas la raison pour laquelle je me sens proche des Palestiniens.
« Ce qui suscite chez moi un sentiment de fraternité pour mes frères et soeurs de Gaza et de Cisjordanie, c’est un sentiment beaucoup plus primaire et viscéral : la peur ; une peur qui vient de la prise de conscience que ce qui arrive à un groupe d’opprimés va inévitablement arriver à d’autres.   
« Les peuples indigènes, comme d’autres groupes opprimés dans le monde sans distinction de race ou de religion, ont grandement intérêt à tirer les leçons des atrocités génocidaires commises par le gouvernement d’Amérique du Nord contre les peuples natifs d’Amérique. Tous ceux qui défendent l’humanité doivent aussi oeuvrer à empêcher ces mêmes atrocités de se reproduire ailleurs, à une autre époque, contre d’autres peuples — et dans le cas présent contre les Palestiniens.   
« Les Palestiniens, comme les Amérindiens sont prisonniers sur leur propre terre. Eux non plus n’ont nulle part où aller, personne ne veut les accueillir. Le Liban, la Syrie et l’Égypte se sont tous montrés insensibles aux épreuves des Palestiniens et ils les ont utilisés comme des pions contre Israël. 
« Les Palestiniens, comme les Amérindiens, n’ont d’autre alternative que de continuer à être une épine dans le pied de ces gouvernements à la fois apathiques et oppressifs qui sont arrivés au pouvoir par tous les moyens. »
 Les militants pour la paix amérindiens participent de plus en plus aux manifestations contre la guerre à Gaza et leur influence grandit. De plus en plus d’Amérindiens se reconnaissent dans ces paroles de Ross.

Mike Ahnigilahi
___________________
Note :
* Célèbre avocat, cinéaste et écrivain amérindien
9 août 2014 - CounterCurrents - Vous pouvez consulter cet article à :
http://countercurrentnews.com/2014/...
Traduction : Info-Palestine.eu - Dominique Muselet
Source: Rusty James

mercredi 20 août 2014

États-Unis : un État militaro-policier à Ferguson



Le Monde
jeu., 14 août 2014 01:41 CDT


La police de Ferguson s'en prend aux journalistes par lemondefr
Des hommes casqués, lourdement armés, circulent dans des véhicules blindés et bloquent des rues. La scène ne se passe pas dans un pays en guerre, mais à Ferguson, en banlieue de Saint Louis (Missouri), où des incidents ont eu lieu depuis la mort, samedi 9 août, d'un adolescent noir. FBI, Michael Brown, 18 ans, a été tué par un policier dans des circonstances qui restent à éclaircir.   

Dans cette ville de 21 000 habitants où deux tiers de la population est afro-américaine mais où seuls trois policiers sur les 53 en fonction sont noirs, les forces de l'ordre ont refusé de révéler l'identité de l'officier qui a fait feu. Le FBI a pris en main l'enquête pour ôter tout soupçon. Mais le silence de la police locale contribue aux suspicions de bavure policière et attise la colère.   

Les heurts entre policiers et manifestants se sont poursuivis mercredi soir, dans un climat qui ne s'apaise pas. La police lourdement armée a tiré des gaz lacrymogènes et plusieurs personnes, dont des journalistes, ont été arrêtées. Le tout se déroule quasiment en direct sur les réseaux sociaux, qui offrent une caisse de résonance et soulignent notamment la disproportion des moyens policiers mis en place.   

 LA POLICE ENVOIE DES AGENTS SURARMÉS » 

Depuis la mort de Michael Brown, les habitants de Ferguson se plaignent d'une présence policière trop importante et trop « musclée », qui rappelle à certains des scènes datant des années 1960 et la lutte pour les droits civiques des Noirs.   

Cette disproportion s'explique d'abord, selon Fabien Jobard, le directeur du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (Cesdip), par la structure même des forces de l'ordre aux États-Unis :

« Il n'y a pas là bas, comme en France, "la" police, il y a 18 000 forces, en particulier municipales. Les Américains n'ont pas de police de maintien de l'ordre, pas de présence policière dissuasive, pas de ministre de l'intérieur, personne qui depuis Washington va décider d'envoyer des renforts à Ferguson.
Alors, en cas de trouble, la police, qui dispose de réserves de matériel, envoie des agents surarmés. Il faut aussi prendre en compte le nombre non négligeable d'armes à feu dans la population. In fine, la réaction de la police est forcément disproportionnée. »
Au-delà des incidents à Ferguson, une inquiétude sur la militarisation de la police américaine émerge de l'autre côté de l'Atlantique. Mashable a publié une série de montages qui mettent, côte à côte, des clichés des heurts dans le Missouri et de la guerre en Irak. Le résultat est d'autant plus troublant que le matériel militaire utilisé dans les conflits internationaux est ensuite recyclé dans les services de police.  

Dans une enquête publiée au mois de juin, le New York Times faisait état des tonnes de matériel que les départements de police plus ou moins importants ont reçu depuis que Barack Obama a déclaré vouloir mettre fin à la « longue période de guerre » des États-Unis.  

Au moins 432 véhicules blindés antimines, 533 avions et hélicoptères et plus de 90 000 mitrailleuses sont passés des mains de militaires à celles de policiers depuis 2006. 


LA POLICE DÉFEND SON « INCROYABLE RETENUE » 

La réponse policière musclée est aussi pointée du doigt. Un conseiller municipal de la ville de Saint Louis qui avait rendu compte d'une manifestation sur son compte Twitter et deux journalistes du Washington Post et du Huffington Post ont été interpellésavant d'être relâchés rapidement. Rien d'étonnant pour Fabien Jobard :  
« Les policiers de Ferguson ne sont probablement pas habitués à voir des reporters autres que les journalistes locaux, alors ils ne font pas de différence. »  
Le gouverneur du Missouri, Jay Nixon, a dû se fendre d'une mise au point et demander aux policiers de « maintenir la paix, et respecter les droits des habitants et de la presse ». La police, elle, se défend de toute exaction, et vante au contraire l'« incroyable retenue » de ses agents qui ont été la cible de « tirs, de jets de pierre et de bouteilles et dont une vingtaine de voitures ont été détruites ».  

Source: Le Monde

mardi 19 août 2014

Vous voulez être la chienne de l'Oncle Sam ? Vous en paierez le prix !

The Saker
legrandsoir.info
ven., 15 août 2014 14:43 CDT

Je fais juste une courte pause, depuis ma vie dans le « monde réel », afin de commenter les nouvelles du jour, qui sont d'importance : la Russie lance un embargo total de 12 mois sur l'importation de bœuf, porc, fruits et légumes, volaille, poisson, fromage, lait et produits laitiers en provenance de l'Union européenne, des États-Unis, de l'Australie, du Canada et du Royaume de Norvège. 

La Russie met également en place une interdiction de son espace aérien aux compagnies aériennes européennes et américaines qui survolent la Russie pour se rendre en Asie orientale, à savoir, dans la Région Asie-Pacifique, et envisage de modifier ce que l'on appelle les points d'entrée et de sortie de l'espace aérien russe pour les vols réguliers et les charters européens. 


En outre, la Russie est prête à revoir les règles d'utilisation des routes transsibériennes, et mettra également fin aux discussions avec les autorités aériennes américaines sur l'utilisation des routes de Sibérie. Enfin, à partir de cet hiver, il se peut que nous révoquions les droits supplémentaires accordés par les autorités aériennes russes au-delà de ce que prévoyaient les accords précédents. 

C'est un développement tellement intéressant et important qu'il nécessite une analyse beaucoup plus subtile que le simple calcul brut de ce que cela pourrait coûter à l'Union Européenne ou aux États-Unis. Je ne vais pas tenter un tel calcul, mais je tiens en revanche à souligner les éléments suivants : 

Tout d'abord, il s'agit d'une réponse typiquement russe. Il y a une règle de base que chaque enfant russe apprend à l'école, dans les combats de rue, dans l'armée ou ailleurs : ne jamais promettre et de ne jamais menacer ; agir et c'est tout. Contrairement aux politiciens occidentaux qui ont passé des mois à brandir des menaces de sanctions, les Russes se sont contentés de dire, de manière plutôt vague, qu'ils se réservaient le droit de répondre. Et puis, BANG !, cet embargo étendu et ambitieux qui, contrairement aux sanctions occidentales, aura un impact majeur sur l'Occident, mais bien davantage encore sur la Russie (plus à ce sujet dans un instant). 

Cette technique du « pas de mots, seulement de l'action » est conçue pour maximiser la dissuasion d'éventuels actes hostiles : puisque les Russes se gardent d'expliciter les mesures de représailles qu'ils pourraient être amenés à prendre, Dieu seul sait ce qu'ils feront ensuite ! :-) Pour couronner le tout, et augmenter le sentiment d'insécurité ainsi suscité, les Russes ont seulement fait savoir que c'était là les mesures dont ils avaient convenu, mais ils n'ont précisé ni quand elles seraient introduites, ni si c'était partiellement ou totalement, ni contre qui. Ils ont également fortement laissé entendre que d'autres mesures étaient à l'étude, c'est-à-dire dans les tuyaux. 

Deuxièmement, les sanctions sont merveilleusement ciblées. Les Européens ont agi comme des prostituées sans colonne vertébrale et sans cervelle dans toute cette affaire : ils ont été opposés à des sanctions contre la Russie dès le premier jour, mais ils n'ont pas eu le courage de le dire à l'oncle Sam, de sorte qu'à chaque fois ils ont fini par céder. Le message russe à la communauté européenne est simple : vous voulez être la chienne [NdT : ou la pute] de l'Oncle Sam ? Vous en paierez le prix ! 

Cet embargo va particulièrement mettre à mal l'Europe du Sud (Espagne, France, Italie, Grèce), dont la production agricole va souffrir grandement. Ces pays se trouvent également être les plus faibles de l'Union Européenne. En les frappant, la Russie va susciter le maximum de frictions - même si dans une certaine mesure, les frictions sont inévitables - à l'intérieur de l'Union Européenne sur la question des sanctions contre la Russie. 

Troisièmement, non seulement les transporteurs de l'Union Européenne seront désormais handicapés par des coûts et un temps de vol bien plus élevés sur le très important itinéraire Europe-Asie, mais il n'en sera pas de même des transporteurs asiatiques, ce qui confèrera à ces derniers un double avantage concurrentiel. Comment est-ce une façon de récompenser un côté tout en frappant l'autre ? L'Union Européenne a mis une compagnie aérienne russe en difficulté pour ses vols à destination de la Crimée (Dobrolet) et à cause de cela, c'est toute la communauté des compagnies aériennes de l'Union qui pourrait se trouver face à un énorme désavantage vis-à-vis de ses homologues asiatiques. 

Quatrièmement, la Russie a utilisé ces sanctions pour faire quelque chose de vital pour l'économie russe. Je m'explique : après l'effondrement de l'URSS, l'agriculture russe était en plein désarroi, et le bonhomme Eltsine n'a fait qu'empirer les choses. Les agriculteurs russes ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les grosses entreprises du secteur agro-industriel avancé de l'Ouest, qui ont bénéficié d'énormes économies d'échelle, d'une recherche coûteuse et de haute technologie en matière de produits chimiques et biologiques, qui avaient une chaîne complète de production (souvent au sein de grandes exploitations) et une capacité de commercialisation d'une qualité supérieure. 

Le secteur agricole russe, lui, souffrait gravement, désespérément, d'un manque de barrières douanières et d'une absence de tarifs qui lui eussent permis d'être protégé des géants capitalistes occidentaux ; au lieu de cela, la Russie s'est astreinte volontairement à respecter les termes de l'OMC et finalement en est devenue membre. Aujourd'hui, la Russie utilise cet embargo total pour donner à l'agriculture russe un temps qui lui est absolument indispensable afin d'investir et de prendre une part beaucoup plus importante sur le marché russe. 

Gardez également à l'esprit que les produits russes sont sans OGM, et qu'ils ont beaucoup moins de conservateurs, d'antibiotiques, de colorants, d'exhausteurs de goût ou encore de pesticides. Comme de surcroit ils sont locaux, ils n'ont pas besoin, pour être mis sur le marché, d'utiliser le type de techniques de réfrigération/conservation qui font généralement que les produits ont un goût de carton. En d'autres termes, les produits agricoles russes ont bien meilleur goût, même si cela ne suffit pas pour être compétitifs. Cet embargo leur donne maintenant un puissant élan pour investir, se développer et conquérir des parts de marché. 

Cinquièmement, il y a 100 pays qui n'ont pas voté avec les États-Unis sur la Crimée. Les Russes ont déjà annoncé que ce sont les pays avec lesquels la Russie négociera pour leur fournir les produits qu'ils ne peuvent pas produire localement. Une belle récompense pour avoir tenu tête à l'Oncle Sam. 


samedi 16 août 2014

Quel pourrait être l'agenda caché derrière la peur d'Ebola ?



Menace réelle ou manipulation? 

Réseau International
2014-08-14 12:00:00

La chercheuse Ann Sullivan fait valoir que l'épidémie orchestrée d'Ebola en Amérique pourrait être utilisée pour « créer un niveau six d'alerte pandémique qui comprend des vaccins obligatoires, qui eux, contiendraient de vrais Ebola. » Ce lugubre scénario cauchemardesque suppose qu'une faction eugéniste de l'élite mondiale utiliserait une fausse menace Ebola pour en créer une vraie. 

Avec ou sans menace réelle, le gouvernement américain pourrait utiliser le spectre d'une alerte pandémique pour neutraliser les Américains et leur retirer les quelques lambeaux restants de leurs droits constitutionnels. Le président Obama a récemment signé un amendement au décret de George W. Bush 13295, qui autorise « l'arrestation, la détention, ou la libération conditionnelle de personnes, afin de prévenir l'introduction, la transmission ou la propagation de maladies suspectées comme transmissibles ». L'amendement d'Obama élargit l'ordre pour permettre la détention d'un nombre illimité d'Américains sur la base de simples soupçons d'être atteints de maladie dangereuse.   

Pourquoi le gouvernement des États-Unis fabriquerait-il une menace de maladie, réelle ou simulée, comme excuse pour la loi martiale ou la détention de masse ?    

Il pourrait le faire en tant que mesure préventive contre une probable agitation populaire si le dollar s'effondre et si l'économie américaine implose.   

Actuellement, les pays du BRICS, dirigés par la Russie et la Chine, sont en train de laisser tomber le dollar américain, qui tourbillonne avec une rapidité croissante et s'apprête à couler.   

Lorsque le dollar prendra son plongeon final, les Américains devront faire face à toutes les conséquences de la dilapidation par le gouvernement de milliards de dollars dans les guerres du 9/11. Le résultat probable : une deuxième révolution américaine.   

Si le gouvernement américain arrive à terroriser les Américains par le virus Ebola, à militariser la société, et à enfermer des milliers ou des millions de personnes dans les camps de concentration, il peut être en mesure de parer à la révolution avant qu'elle ne commence. Cela au moins, pourrait être leur plan.   

Mais il n'est pas possible que l'Ebola naturel crée une pandémie en Amérique. Il n'est pas facilement transmissible, il manque de longue période de latence, et il ne peut pas survivre à l'extérieur du corps, sauf à des températures extrêmement chaudes et humides.   

Alors soyez prévenus : si les médias mainstream signalent une prétendue pandémie d'Ebola en Amérique, il n'y a que deux possibilités : soit ils mentent, soit ils ont créé une version synthétique du virus Ebola en tant qu'arme.   

Si cela se produisait, nous ferions mieux de commencer la révolution ... avant qu'ils ne nous enferment.   

Ou qu'ils ne nous tuent.


Source: Extraits Sott.net

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Ann Sullivan, présidente-adjointe, (Assistant to the Chair), Epidémiologie.Fairbank École de santé publique, Université d'Indiana    





Commentaire : L'hypothèse de la chercheuse Ann Sullivan, basée sur l'observation du gouvernement étasunien au cours des dernières décennies, est malheureusement dans le domaine du probable. La suite des événements nous apportera plus de données quant à sa réalité.


vendredi 15 août 2014

Il faut nous débarrasser du Hamas


Dessin de Côté , Québec


"Nous, Palestiniens, ne pouvons plus nier notre part de responsabilité dans le massacre de notre propre peuple". Cri de colère d'un militant palestinien des droits de l'homme contre la politique du mouvement islamiste Hamas, qui n'apporte que la destruction à son peuple
J'ai consacré vingt-six années de ma vie à la défense des droits de l'homme. J'ai connu la guerre et la terreur. Et pourtant, ce dernier mois a été l'un des plus difficiles de mon existence. 


J'habite à Jérusalem-Est [arabe] et j'assiste à la destruction des vies qui m'entourent. L'autoroute 1 est redevenue une ligne de démarcation entre l'est et l'ouest [juif] de la ville. Les Palestiniens de la capitale ont vandalisé des feux tricolores, les équipements du tramway ainsi que des lignes électriques. Je refuse de voir dans ces gestes l'expression d'un mécontentement social. Il s'agit d'actes de pure vengeance. La coexistence pour laquelle j'ai milité toute ma vie a été liquidée sur une place publique. 


Il est certain que la mort et la destruction se sont abattues comme un tsunami sur les habitants de Gaza. Les communautés souffrent des deux côtés, mais chacune nie la douleur de l'autre, et leurs tourments ne font qu'empirer. 

Les victoires avant les victimes

Néanmoins, en tant que Palestinien, je suis obligé de reconnaître une chose : je suis en partie responsable de ce qui se passe. Nous ne pouvons plus nier notre responsabilité dans le massacre de notre peuple. 

La plupart des Palestiniens étaient opposés aux tirs de roquettes sur Israël. Ils savaient que ces tirs ne nous apporteraient rien. Ils ont demandé au Hamas d'y mettre fin, conscients que ces opérations déboucheraient sur le massacre de leur peuple. 

Nous savions que le Hamas creusait des tunnels menant droit à notre destruction. Nous savions qu'à Gaza chaque mètre carré est occupé par trois habitants. Et le Hamas savait qu'une attaque contre Israël entraînerait de nombreux morts. Mais ses dirigeants se préoccupent davantage de leurs victoires que de leurs victimes. 

Démilitarisation complète

Le fait est que le Hamas a besoin de morts, c'est ce qui lui permet d'accroître son influence, de trouver des fonds et de se procurer des armes. Le Hamas n'a jamais eu l'intention de libérer le peuple palestinien de l'occupation israélienne. Et Israël ne pourra jamais détruire les infrastructures de cette organisation. Seuls nous, peuple palestinien, pouvons y parvenir. 

Il était de la responsabilité des habitants de Gaza de se soulever contre le pouvoir du Hamas. Nous savions ce qu'ils faisaient, et nous nous sommes laissé faire. 

Tirerons-nous enfin les leçons de toutes ces morts ? Je l'espère. Nous devons nous débarrasser du Hamas et procéder à une démilitarisation complète de Gaza. Puis il faudra ouvrir les points de passage à la frontière [avec Israël]. 

J'écris aujourd'hui ces mots en tant que Palestinien loyal. Je les écris car je suis préoccupé par l'avenir de mon peuple.

Note : Publié le 8 août
Source: Courrier international

jeudi 14 août 2014

Document sur une guerre globale planifiée par les USA


Traduction par Lionel pour vineyardsaker 
Un document tout à fait remarquable, publié ce 31 juillet 2014, sur la planification militaire des États-Unis recommande au Pentagone de se préparer à mener une demi-douzaine de guerres simultanément, y compris des guerres dans lesquelles l'antagoniste serait équipé d'armes nucléaires.

Le document, intitulé « Assurer une défense solide des USA pour l'avenir » [1], a été rédigé par le Comité de la défense nationale, un groupe d'anciens fonctionnaires civils et militaires de haut rang, mandaté par le Congrès pour fournir une analyse critique du document officiel de planification du Pentagone publié au début de cette année, la Revue quadriennale de défense 2014. 



Le Comité de la défense nationale est coprésidé par William Perry, qui était secrétaire à la Défense dans l'administration Clinton, et le général John Abizaid, ancien chef du Commandement central américain. Ses membres comprennent quatre autres généraux à la retraite, ainsi que Michele Flournoy, ancienne députée et secrétaire adjoint à la Défense sous Obama, et Eric Edelman, l'un des principaux sous-secrétaires néoconservateurs à la défense sous l'administration de George W. Bush. 



Le groupe est donc bipartite, représentant l'ensemble du spectre de la sécurité du tout Washington officiel. Son rapport a été publié sous les auspices d'un organisme financé par le gouvernement fédéral et consacré à l'étude de la guerre, dont le nom, dans une logique orwellienne impeccable, est l'Institut de la Paix états-unien. 

Le document met en garde contre les dangers auxquels sont confrontés les États-Unis, au premier rang desquels il place la puissance grandissante de la Chine et de la Russie, suivies de la Corée du Nord, de l'Iran, de l'Irak, de la Syrie, du Moyen-Orient en général, puis de l'Afrique. La Chine et la Russie sont ainsi placées en haut de la liste des cibles potentielles pour une action militaire des États-Unis, devant les trois pays identifiés par George W. Bush dans son fameux discours sur« l'axe du mal » de 2002. 

Le document note que, pour les deux dernières décennies, depuis l'effondrement de l'Union soviétique en 1991, la doctrine de la défense des États-Unis s'est proposé d'être en mesure de mener deux grands conflits simultanés. L'analyse observe maintenant le besoin d'un changement radical de cette doctrine: 

« Compte tenu de l'aggravation du contexte actuel des menaces, nous croyons opportun de définir un concept de dimensionnement de nos forces plus vigoureux, une concept différent du concept de deux guerre à la fois, mais non moins puissant. » 

Plus loin, le document précise avec davantage de détails : 

« Nous croyons... qu'une capacité de combat à l'échelle globale est la condition sine qua non d'une superpuissance et donc essentielle à la crédibilité de la stratégie de sécurité nationale d'ensemble des États-Unis. Dans le contexte actuel de menaces, il est plausible que les États-Unis soient appelés à user de la dissuasion ou à combattre dans plusieurs régions sur des périodes concomitantes : dans la péninsule coréenne, dans la mer de Chine orientale ou méridionale, au Moyen-Orient, Asie du Sud, et très probablement en Europe. 

Les États-Unis sont également confrontés à la perspective d'avoir à affronter des adversaires dotés d'armes nucléaires. En outre, la diffusion d'Al-Qaïda et ses retombées dans de nouvelles zones en Afrique et au Moyen-Orient signifie que l'armée américaine doit être en mesure de soutenir des opérations globales de lutte contre le terrorisme et de défense de la patrie américaine, même alors qu'elle se trouve engagée dans des conflits régionaux à l'étranger. » [souligné par l'auteur]. 

Cette liste suggère que les États-Unis doivent se préparer à combattre cinq ou six guerres majeures simultanément. Ce qui revient ni plus ni moins à demander à l'impérialisme américain de se préparer à mener une guerre mondiale, ce qui pourrait bien menacer d'extinction l'humanité. 

La mise en avant de la Chine et de la Russie en tant que cibles probables de l'action militaire américaine ouvre une perspective des plus inquiétantes, puisque ces deux pays disposent des deuxième et troisième plus grands arsenaux nucléaires de la planète, après celui des États-Unis eux-mêmes. 

Le rapport vient ainsi soutenir la position de l'administration Obama d'un « rééquilibrage » des forces militaires des États-Unis pour faire face à la Chine, en décrivant cette initiative stratégique comme un effort pour réaffirmer « la primauté de la région Asie-Pacifique parmi les intérêts de sécurité des États-Unis. » 

En ce qui concerne la probabilité qu'une telle guerre éclate, il convient de souligner que le Comité spécial de la défense nationale examine les possibles déclencheurs d'une conflagration majeure, en particulier en Extrême-Orient. Le texte est truffé de jargon, mais la perspective n'en fait pas moins froid dans le dos : 

« La prolifération de systèmes sans pilote et de plus en plus autonomes dans la région Asie-Pacifique, ainsi qu'au Moyen-Orient, par exemple, aura un impact négatif sur la capacité de maintenir la stabilité au cours d'une crise, ou de gérer l'escalade si le conflit éclate. Ces systèmes, combinés avec la prolifération de capacités tant offensives que défensives dans le cyberespace et dans le contre-espace, affecteront grandement la relation entre capacités militaires offensive et défensive dans certaines régions clés, augmentant ainsi le risque qu'une crise se change rapidement en conflit avant que les décideurs et le commandement militaire aient disposé d'un temps suffisant pour réagir. » 

En clair, un conflit majeur peut éclater à travers l'interaction de drones armés et de systèmes de réponse automatisés des deux côtés, sans même aucune intervention humaine. 

Le rapport ne remet pas en cause ouvertement la force militaire composée uniquement de volontaires, mais il se concentre sur son coût croissant, et appelle à « une réforme des rémunérations et avantages sociaux à la fois raisonnable et rentable », de manière à rendre une telle force militaire plus abordable. La logique des pressions combinées de la hausse des coûts et des déploiements militaires élargis est inexorable, cependant : cela signifie, plus tôt que tard, que la classe dirigeante américaine devra se tourner vers une certaine forme de conscription, au-delà même du projet économique actuel dans lequel ce sont, de manière disproportionnée, les couches les plus pauvres de la classe ouvrière qui s'engagent comme soldats volontaires. 

Le rapport de la défense s'inquiète de ce que les contraintes financières qui pèsent sur l'impérialisme américain restreignent les préparatifs de guerre du Pentagone, et en particulier des limites auto-imposées telles que la mise sous séquestre des dépenses militaires dictée par la Loi sur le contrôle du budget de 2011. 

Les auteurs se plaignent à plusieurs reprises de la limitation des dépenses militaires US en raison de la charge des programmes sociaux nationaux, soulignant « l'écart important et croissant entre les recettes collectées pour soutenir ces programmes de prestations, principalement les grands programmes de santé et de sécurité sociale, et les montants effectivement consacrés à ces programmes. » 

Ils déclarent: « L'Amérique doit mettre de l'ordre dans sa politique fiscale tout en finançant des dépenses militaires robustes. Une maîtrise agressive des dépenses de santé doit sans aucun doute être poursuivie au sein du Ministère [c'est à dire pour les soldats et leurs familles] comme, plus largement, dans tous les programmes du gouvernement. » 

Il faut le redire : il s'agit là d'un rapport bipartite. Démocrates comme républicains, libéraux comme conservateurs, ont approuvé cette demande de réduction des programmes sociaux dont dépendent les travailleurs afin d'assurer que des milliers de milliards soient rendus disponibles pour le gouffre insatiable de la machine de guerre américaine. 

Le caractère bipartite de ce document témoigne de l'unité de toutes les composantes de la classe dirigeante américaine sur l'utilisation d'une violence sans précédent, afin de préserver sa richesse et sa domination sur des zones entières de la planète. Il confirme que la lutte contre la guerre impérialiste ne peut être menée qu'en libérant la classe ouvrière du système politique qui existe aux États-Unis, et par la construction d'un mouvement politique de masse indépendant, fondé sur un programme socialiste et internationaliste révolutionnaire. 


Notes :





Source: Sott.net



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Je cite: " la classe dirigeante américaine devra se tourner vers une certaine forme de conscription, au-delà même du projet économique actuel dans lequel ce sont, de manière disproportionnée, les couches les plus pauvres de la classe ouvrière qui s'engagent comme soldats volontaires. "

Est-ce à dire que ceux qui s'objecteront, s'insurgeront et refuseront de participer à cette conscription rempliront les 6000 + prisons répandues à la grandeur du territoire américain.   

Si je ne m'abuse, la détention des insurgés aux camps de "REX 84, construits dans l'ensemble des États-Unis,  a déjà été prévue depuis plusieurs années. 

M.W.