samedi 31 janvier 2015

Mais où étaient Hollande et consorts lors de la marche du 11 janvier ?


Le  11 janvier, des centaines de milliers de Français se réunissaient autour de la place de la République pour ce qui restera la Marche de la défense de la liberté d’expression. Cette marche avait été organisée, après les tueries de Charlie Hebdo et de l’épicerie casher, par le Premier ministre Manuel Valls afin de montrer que le peuple et les gouvernants, main dans la main, se dressaient face au terrorisme.
Sauf que le peuple ne savait pas qu’il pouvait toujours tendre les mains : impossible d’empoigner celles des hommes politiques de tous bords (sauf ceux du FN rejetés dès le départ) et de tous pays.
Eh oui, que voulez vous, c’est bien beau, de manifester contre la violence, mais il ne faudrait pas que cette même violence touche les élites. Alors pour ces chefs de gouvernement, on a délocalisé la marche. La foule marchait, ou plutôt piétinait, autour de la statue de la République, alors qu’une centaine d’êtres supérieurs (nos gouvernants), à un kilomètre de là, entourés par une multitude de policiers et de gardes du corps, faisaient semblant, bras dessus, bras dessous, de manifester. D’un côté, l’exaltation d’une masse compacte et recueillie, de l’autre : tournez manège ! Car l’important, pour ces gens-là, n’était pas le peuple qui communiait plus loin. Non, l’important était les centaines de journalistes qui les flashaient tous unis pour l’occasion, tous rassemblés autour du président français. Ce jour-là, il ne fallait pas être avec la masse, il fallait simplement être sur la photo. Nous avons assisté à de la « comm' », à une simple mise en scène bien huilée : les chefs de gouvernement défilant vers les caméras dans une ruelle bien gardée et barrée par le service d’ordre et les gardes du corps d’un côté, et le peuple… ailleurs.

Vous me direz, il est normal de prendre des précautions quand la plupart des autorités des États du monde sont présentes. Certes, il était naturel de les protéger de tout mouvement de foule qui aurait pu cacher des fanatiques décidés à faire un carton mondialisé. Mais n’était-il pas plus facile de délimiter un emplacement en tête du cortège, au besoin en rassemblant les grands de ce monde deux heures avant la manif pour minorer les risques ?
Maintenant, parlons de l’attitude des journalistes français qui ne diffusèrent jamais la deuxième photo. Montrant, ainsi, combien ils étaient aux ordres du politiquement correct. Même si, sur le moment, la télévision y fit allusion, il fallut des journalistes étrangers pour prendre ce cliché avec vue plongeante et cadrage élargi, montrant le confinement du groupe dans une impasse sous la surveillance des CRS et gendarmes mobiles.
Si nos journaux ne l’ont pas publiée, c’est qu’ils savaient l’effet désastreux que cette photo agrandie provoquerait chez nos concitoyens. Le peuple qui, pendant des jours, avait cru à l’union nationale. Union, oui, mais simplement celle des puissants de ce monde, de tous ces chefs d’État mondialisés qui versaient une larme par obligation. Cela n’empêchait pas, d’ailleurs, Anne Hidalgo et Christiane Taubira, entre autres, quelques minutes plus tard, de rire aux éclats. Et si Cazeneuve avait pris sur les forces de police prévues pour encadrer la vraie manifestation, pas grave : quelques morts de plus n’auraient pu contrarier la marche des puissants de la Terre.
Le plus grave : où était le courage, dans tout cela ? Car si notre Président avait assumé son état, il aurait, lui, le chef de l’État du pays organisateur du rassemblement, fendu la sécurité, marché vers la foule et se serait placé en tête du véritable cortège.
Hélas, trois fois hélas, un âne vêtu d’une peau de lion, comme aurait dit La Fontaine, ne peut devenir un félin !
Source: Boulevard Voltaire

jeudi 29 janvier 2015

Les auteurs des attentats tués, une méthode habituelle.

Plus de témoin, affaire classée, version sanctuarisée.


Boulevard Voltaire

Comme pour Lee Harvey Oswald, comme pour Ben Laden (l’équipe censée l’avoir tué disparut dans un accident d’hélicoptère quelques semaines après), les commandos auteurs de meurtres ont été liquidés après leurs forfaits, sans que l’on puisse en tirer plus d’informations. Plus de témoin, affaire classée, version sanctuarisée.

Or, des échanges téléphoniques ont été réalisés par BFMTV avec deux des auteurs de cette folle semaine, et les quelques renseignements donnés en disent plus que bien des discours.

«J’ai été envoyé, moi, Chérif Kouachi, par Al-Qaïda au Yémen. Je suis parti là-bas, et c’est le cheikh Anouar al-Aoulaki qui m’a financé.»

Et ce dernier est un prédicateur américain.

Cela recoupe les déclarations d’Hillary Clinton qui avoua, il y a quelques années, que les États-Unis avaient financé ce qui est devenu Al-Qaïda.

«Il y a 20 ans, nous avons financé les gens que nous combattons aujourd’hui. Nous l’avons fait parce que nous étions enfermés dans cette lutte avec l’Union soviétique. Ils avaient envahi l’Afghanistan et nous ne voulions pas les voir contrôler l’Asie centrale et nous sommes allés au travail. C’était le président Reagan en partenariat avec le Congrès, dirigé par les démocrates, qui dirent :

“C’est une très bonne idée. Traitons avec l’ISI [Inter-Services Intelligence, services de renseignement du Pakistan], avec l’armée pakistanaise, recrutons des moudjahidines. Allons recruter en Arabie saoudite et ailleurs, importons les branches wahhabites de l’islam afin que nous battions l’URSS”.»

Après la chute de l’URSS, les élites américaines ont cessé de collaborer avec leurs nouvelles recrues en essayant de « compenser l’énorme temps perdu », conclut l’ancienne candidate à la présidentielle américaine.

Donc, soit Al-Qaïda est une créature qui a échappé à ses créateurs, soit elle continue d’être sous influence – discrète ou indirecte – des élites américaines (que nous ne confondons pas avec son peuple).

De l’autre côté, Amedy Coulibaly, tueur de policiers, se revendiquait de l’État Islamique. Là encore, cette nouvelle entité est une création occidentale indirecte. En effet, les États-Unis et la France ont participé à son émergence parce qu’ils ont pris part à la destruction de l’Irak (dernier sursaut de diplomatie indépendante française) et de la Libye, et déstabilisé la Syrie – trois pays historiquement multiconfessionnels.

Encore une fois, les événements de cette semaine sont les répliques des secousses sismiques des plans de modification des frontières au Moyen-Orient. Les attentats du 11 septembre permirent l’application du plan américain d’attaquer sept pays : Irak, Syrie, Liban, Libye, Somalie, Soudan et Iran.

Le plan est presque à moitié appliqué et la France se trouve impliquée de force (et contre ses intérêts) dans un conflit de grande ampleur.


« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », disait Bossuet. L’humour et le recul historique sont peut-être les deux seules choses qui nous restent.


mardi 27 janvier 2015

Charlie se couche devant le fascisme islamique


Riss a annoncé la future ligne de l’hebdo. On pourra représenter le Christ sodomisé par une croix : liberté d’expression… Mais plus le prophète : respect des croyants (musulmans seulement…) !

Riss, qui succède à Charb, a donc annoncé que le prochain numéro de Charlie ne comporterait pas de caricatures du prophète. En 2006, nombre de médias français, derrière France Soir, avaient repris les dessins du caricaturiste danois Kurt Westergaard, menacé de mort. On se souvient que Chirac avait parlé de « provocation inutile », tandis que Sarkozy avait eu, lors du procès contre Charlie Hebdo, cette remarquable formule : « Plutôt un excès de caricature que pas de caricature du tout. »Cette fois, la presse française, qui participe à la campagne d’enfumage sur le« Pas d’amalgame », s’est courageusement couchée devant les tueurs d’Allah.   

Le 11 janvier, les caricatures de Mahomet, par ailleurs fort peu offensives envers un prophète assassin (tribu juive de Médine) et pédophile (Aïcha épousée à  6 ans et déflorée à 9 ans), n’inondaient pas les cortèges. Le jour des obsèques de Charb, personne n’a osé la moindre référence à la religion des frères Kouachi.    

Riss a donc annoncé la future ligne de l’hebdo. On pourra représenter le Christ sodomisé par une croix : liberté d’expression… Mais plus le prophète : respect des croyants (musulmans seulement…) ! Certains acceptent l’idée que, devant la mort des dessinateurs, les nouveaux responsables ne souhaitent pas exposer la vie de leurs collaborateurs. Mais, dans ce cas, il faut reconnaître que le message est terrible : la liberté se couche devant le fascisme, la France capitule devant l’islam et les tueurs d’Allah ont gagné.    

Cette pantalonnade de Charlie accompagne celle du gouvernement Hollande-Valls. Cazeneuve a fait interdire un rassemblement, place de la Bourse, demandant l’expulsion des islamistes, mais en a autorisé un autre, place du Châtelet, où gauchistes et islamistes communiaient aux cris d’« Allah akbar »
 
Pour ne pas heurter les croyants (musulmans), on va assouplir la loi de 1905, multipliant ce que les Canadiens appellent les « accommodements raisonnables »avec l’islam. Encore plus grave : on va instituer un délit d’islamophobie, au nom de la lutte contre le racisme, vieille requête de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Sous ce prétexte, Taubira va renforcer un dispositif juridique déjà liberticide, pour le plus grand bonheur de la clique SOS Racisme-MRAP-LDH-LICRA. En ligne de mire, les sites qui osent dire la vérité sur ce qu’est l’islam, le Coran, la vie de Mahomet, que chaque musulman est tenu d’imiter, et la terrible réalité de l’islamisation de nos pays.    

Le 18 décembre 2010, à Paris, les vingt-cinq intervenants des Assises internationales contre l’islamisation (dont des apostats vivant en France et en terre d’islam) savaient qu’ils risquaient leur vie en participant à une telle initiative. Dans Charlie Hebdo, au lieu de saluer leur courage, un dessinateur leur consacra une page entière, particulièrement méprisante et malveillante, intitulée « Saucisson est grand et Pinard est son prophète ». Il s’appelait Riss.   

Les masques tombent, l’imposture de la défense de la liberté d’expression apparaît en pleine lumière. Charlie et toute cette prétendue gauche ont joué aux fiers-à-bras, toute leur vie, devant un péril fasciste qui n’a jamais existé et n’était que du théâtre, pour reprendre la célèbre formule de Lionel Jospin.

Or, quand le vrai fascisme, qu’ils ont par ailleurs introduit en France, est là, non seulement il n’y a plus personne, mais ils continuent à combattre ceux qui veulent s’y opposer…  
 
Décidément, je ne serai jamais Charlie.

Source: Boulevard Voltaire
 

vendredi 23 janvier 2015

Une dizaine d’anciens militaires français ont rejoint l’État islamique



Radio France internationale (RFI) a révélé, mercredi 21 janvier, qu’une dizaine d’anciens militaires français combattaient au sein de l’État islamique en Syrie et en Irak. Parmi ceux-ci l’un d’eux dirigerait un groupe de combattants français dans la région de Deir ez-Zor. D’autres, âgés d’une vingtaine d’années, seraient des experts en explosifs. Enfin, certains proviendraient de la Légion ou des parachutistes.

Faut-il s’alarmer de ce phénomène ?

Il faut savoir que même s’il est interdit de classifier les personnes en fonction de leur origine ethnique ou religieuse, un rapport commandé il y a quelques années par la Défense française (afin de savoir qui sont ces jeunes issus de l’immigration) a donné des indications intéressantes sur ces militaires issus de l’immigration.

En premier leur nombre, qui est estimé entre 10 et 20 % du total des forces armées. Etant donné le passé colonial de la France, l’écrasante majorité d’entre eux sont maghrébins, donc de religion musulmane.

L’armée, en cessant d’accueillir des conscrits venus des quatre coins du pays, a cherché une bonne partie de ses jeunes recrues dans les banlieues. Ainsi, si l’armée de terre a un bureau de recrutement dans chaque département, elle en a deux dans le département de Seine-Saint-Denis. 

Pour ces jeunes venant souvent de milieux défavorisés, l’armée représente la culture du chef. Un gradé en uniforme en impose encore plus qu’un fonctionnaire derrière un bureau, même si les responsabilités de ce dernier sont importantes.

L’institution militaire continue donc de produire un modèle pour des jeunes faisant face à un avenir incertain. Face à une société sans repère, l’attirance pour la rigueur et la discipline fonctionne plus que jamais. Il est vrai aussi que le niveau de chômage en France et les difficultés à l’embauche favorisent ce phénomène. Prestige de l’uniforme et grandes causes à servir, il ne semble y avoir aucune différence d’idéal entre les jeunes qui entrent dans l’armée, qu’ils soient d’origine étrangère ou française.

Comme les autres, les soldats issus de l’immigration se déclarent très attachés aux valeurs militaires, au patriotisme et à des notions comme l’honneur, le respect de la loi, le courage, la laïcité. Certains de ces jeunes ont même renoncé à leur double nationalité, ce qui d’ailleurs aurait dû leur être imposé dés leur arrivée dans le milieu militaire. On ne peut servir loyalement qu’un seul pays. 

L’islam est bien sûr une question. Mais dans l’armée, contrairement à ce qui se passe dans les prisons, il n’y a pas de recomposition de groupe, de communauté. La pratique de la religion se fait de manière discrète, dans le respect de chacun. Bien sûr, dans les hautes sphères de la Défense française, on s’interroge sur la loyauté, la fidélité de ces hommes partagés entre deux cultures. Quel serait leur comportement s’il fallait qu’ils prennent les armes contre un pays dont ils se sentiraient amis ? L’enquête montre qu’ils seraient prêts à servir dans des pays de culture musulmane sans états d’âme, sauf contre le pays de leurs parents. 

On comprend mieux pourquoi un aussi petit nombre d’anciens soldats d’origine musulmane sont partis faire le djihad. Avec seulement une dizaine sur environ 20.000, l’armée a rempli son rôle de catalyseur. Les valeurs militaires arrivent à motiver même ces populations estimées à risque.

Ainsi nous n’avons jamais eu en France de cas comme à Fort Hood aux États-Unis en 2009, lorsqu’un soldat américain proche d’Al-Qaïda ouvrit le feu sur ses camarades qui partaient pour l’Afghanistan, tuant treize soldats américains. Espérons que, dans l’avenir, l’armée continuera à former de vrais guerriers français et non des terroristes.

Source: Boulevard Voltaire





mardi 20 janvier 2015

La non-conformité et la libre-pensée sont désormais considérées comme des maladies mentales


Est-ce que la non-conformité et la libre-pensée sont une maladie mentale ? Selon la dernière édition du DSM-IV (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) oui. Ce manuel identifie une nouvelle maladie mentale appelée « trouble oppositionnel avec provocation » ou TOP. Cette maladie est définie comme un « schéma continu de désobéissance, d’hostilité et de provocation » et les symptômes incluent la remise en question de l’autorité, la négativité, la défiance, la contradiction, et le fait d’être facilement agacé. 

Le DSM-IV est le manuel utilisé par les psychiatres pour diagnostiquer les maladies mentales, et à chaque nouvelle édition, il y a des dizaines de ces nouvelles maladies. Sommes-nous en train de devenir de plus en plus malades ? Est-ce qu’il devient plus difficile d’être en bonne santé mentale ? Les auteurs du DSM-IV déclarent que c’est parce qu’ils sont plus à même d’identifier ces maladies aujourd’hui. 

Les nouvelles maladies mentales identifiées par le DSM-IV incluent l’arrogance, le narcissisme, la créativité supérieure à la moyenne, le cynisme, et le comportement antisocial. Ce que nous appelions des traits de personnalité autrefois sont désormais des maladies mentales. Et il existe des traitements. 

Au cours des 50 dernières années, le DSM-IV est passé de 130 à 357 de ces maladies. La majorité de ces maladies frappent les enfants. Bien que ce manuel soit un outil de diagnostic important pour l’industrie psychiatrique, il a également été responsable des changements sociaux. L’augmentation des TOP, des troubles bipolaires et des dépressions chez les enfants a été en grande partie à cause du manuel qui identifie certains comportements comme des symptômes.  

Un article du Washington Post a fait remarquer que, si Mozart était né aujourd’hui, il serait diagnostiqué avec un TOP et il serait médicamenté jusqu’à ce qu’il redevienne normal.   Selon le DSM-IV, les adultes peuvent souffrir des mêmes maladies que les enfants. Cela devrait donner une raison de s’inquiéter aux libres-penseurs. 

L’Union Soviétique utilisait de nouvelles maladies mentales pour les répressions politiques. Les gens qui n’acceptaient pas les convictions du Parti communiste développaient une nouvelle forme de schizophrénie. Ils souffraient du délire de croire que le communisme n’était pas une bonne chose. Ils ont été isolés, médicamentés de force et ont subi une thérapie répressive pour les ramener à la raison.

Lorsque la dernière édition du DSM-IV a été publiée, l’identification de symptômes de diverses maladies mentales chez les enfants a entraîné une augmentation significative de la médication des enfants. Certains États ont même des lois qui permettent aux agences de protection de soigner de force, et ont même rendu le refus de prendre des médicaments passible d’amende ou d’emprisonnement.   

Cela donne un image effrayante à tous ceux qui sont non-conformistes. Bien que les auteurs de ce manuel affirment ne pas avoir d’arrières-pensées, qualifier la libre-pensée et la non-conformité de maladie mentale est une bombe à retardement d’abus en tout genre. Cela peut facilement devenir une arme dans l’arsenal d’un État répressif.

Source: Claire Séverac Rebellion 

lundi 19 janvier 2015

Hollande : Merci, Charlie!

 
 
 
 
Le   duo de l’exécutif a opéré un redressement spectaculaire dans les sondages après les attentats des 7 et 9 janvier. Le Président est considéré aujourd’hui comme un bon président par 30% des Français et Manuel Valls est approuvé par 69% des sondés qui le trouvent rassembleur, et 78% qui l’estiment à la hauteur. Un esprit grognon pourrait grommeler : « C’est un métier facile, la politique. Vous ne faîtes que des bêtises. En partie à cause d’elles, une catastrophe vous tombe dessus. Alors vous prononcez quelques discours bien sentis, et vous redevenez populaire. »   
 
Pour les bêtises, elles sont bien là. Plus de 1200 djihadistes « français » se baladent entre notre pays et les foyers de guerre du Moyen-Orient. Notre politique internationale erratique et absurde a multiplié les zones livrées à la violence islamiste. Des terroristes de quartier peuvent impunément se doter d’un arsenal d’armes de guerre. La Ministre de la Justice met en oeuvre une politique fondée sur une idéologie laxiste. Non seulement, on libère un multirécidiviste comme Coulibaly avant la fin de sa peine, mais on permet en prison les contacts propices à l’embrigadement. Et, quand les détenus les plus dangereux sont élargis, on perd leur trace. On suspend les écoutes.   
 
Le Premier Ministre a reconnu des failles. La lucidité, même tardive, est bienvenue, mais elle n’efface pas les fautes commises. Ces défaillances accompagnent un discours idéologiquement confus, favorable à l’immigration, insoucieux des conditions d’assimilation nécessaires à la citoyenneté, lorsqu’il propose le vote des étrangers, par exemple. Le bilan est calamiteux.   
 
Mais, ces gens qui, depuis leur arrivée au pouvoir avaient « tout faux » ont trouvé les mots justes. Trois facteurs ont retourné la situation. Le premier est le peuple qui s’est dressé devant l’inacceptable. Ce peuple ce n’était pas celui des révolutions, c’était le digne héritier de celui qui avait dit « non à la chienlit » fin Juin 1968. Qu’il se soit un peu fourvoyé dans un slogan qui l’identifiait à un journal gauchiste exprimait une saine bravade.   
 
Le deuxième facteur avait sa part dans ce glissement sournois. Le microcosme médiatique gauchisant était mal à l’aise avec la nullité évidente du gouvernement de « Gôche », avec la mobilisation des conservateurs lors des défilés opposés à la dénaturation du mariage, avec la montée électorale de la droite. Et voilà que l’occasion se présentait de souligner le parcours sans faute de l’exécutif, de porter au pinacle l’esprit subversif d’un confrère-martyr, et de remettre en avant les bonnes vieilles valeurs laïques. En prime, les trois millions de manifestants faisaient oublier les autres « manifs ».   
 
Le troisième ingrédient, reconnaissons-le, a résidé dans la justesse des discours. A l’Assemblée, Manuel Valls a été applaudi. Il a très habilement dit que le problème n’était pas entre la France et l’Islam, mais à l’intérieur de l’Islam. Plus intelligent que le moutonnier « rien à voir avec l’Islam », non ?   
 
Prises au dépourvu, les oppositions ont offert un quatrième apport au pouvoir. Ni Sarkozy jouant des coudes pour être au premier rang, ni Marine Le Pen participant à distance au défilé n’ont trouvé la posture convenable. Alors que l’exécutif n’a pas encore envisagé les changements radicaux qui s’imposent, les oppositions se sont livrées à une surenchère de propositions, parfois peu réalistes. Il aurait été plus clair, une fois la participation à la manifestation populaire accomplie, d’accuser clairement le pouvoir d’une récupération éhontée d’événements dont il est grandement responsable. Son revirement sur la diminution des effectifs de l’armée est pourtant un aveu éclatant de son imprévoyance. Encore faut-il une opposition plus solide sur ses convictions que sur ses ambitions, pour le démontrer !  
 
Boulevard Voltaire 

vendredi 9 janvier 2015

L'attaque terroriste contre Charlie Hebdo porte la marque des réseaux Gladio

Tony Cartalucci
Mondialisation.ca
ven., 09 jan. 2015 22:36 CET


La France, en tant que pays membre de la coalition conduite par l'OTAN, a armé, aidé et financé les terroristes d'Al-Qaïda pendant des années,en Libye afin de renverser le régime de Muammar Kadhafi, et a continué jusqu'à aujourd'hui en armant et en hébergeant des terroristes de l'organisation sous fausse bannière Al-Qaïda, incluant l'Etat Islamique, cela à l'intérieur du territoire syrien et à ses frontières.

Avec la récente attaque à Paris vraisemblablement perpétrée par des terroristes que la France a armé et soutenu au Moyen Orient et en Afrique du Nord, la responsabilité du gouvernement français est engagée. Il est en effet coupable d'avoir apporté un soutien matériel à une organisation terroriste qui vient de tuer des citoyens français, dont deux policiers, pas seulement sur le sol français, mais dans la capitale elle même. 

Dans l'article du New York Time intitulé « 12 morts dans l'attaque terroriste contre le journal Charlie Hebdo », les éléments suivants sont rapportés :
Des hommes masqués armés de fusils automatiques ont ouvert le feu dans les bureaux d'un journal satirique français mercredi à Paris, selon la police, tuant 12 personnes avant de s'enfuir à bord d'une voiture. 

Le président François Hollande a affirmé que l'attaque perpétrée contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo, était « sans l'ombre d'un doute » un acte terroriste et a relevé l »alerte nationale au risque terroriste à son plus haut niveau. Il a dit que plusieurs attaques avaient été déjouées les semaines précédentes.
Cependant, en dépit du fait qu'Hollande feigne de se sentir concerné et outragé par cet attentat, le gouvernement français a préconisé et présidé à l'armement des groupes terroristes dans le monde arabe afin de détruire les nations les unes après les autres et remodeler la région entière selon les intérêts géopolitiques et économiques occidentaux, phénomène qui a débuté avec le « printemps arabe » de 2011. 

Le Washington Post signalait en 2011 dans un article intitulé « La France envoie des armes aux rebelles syriens » que :
Des membres des autorités françaises ont annoncé mercredi que la France avait armé les rebelles en Libye, c'est la première fois qu'un pays membre de l'OTAN admet officiellement qu'il fournit une aide militaire directe à l'opposition au gouvernement, dans un conflit qui dure bien plus longtemps que ce à quoi beaucoup des décideurs politiques s'attendaient.
Alors que son prédécesseur, l'ancien président Nicolas Sarkozy, a lancé le dépeçage de la Libye dans le sillage de l'intervention de l'OTAN, en fournissant des armes et une couverture aérienne aux terroristes qui commettaient des atrocités et se livraient à un véritable génocide, Hollande a continué la politique édictée sous Sarkozy en Libye mais également en Syrie. 

L'attaque a été menée par des professionnels de type « Gladio » 

Les vidéos qui sont parues de l'attaque à Paris montrent un armement lourd que les militants manipulent de manière experte, avec précision et discipline, ce qui est clairement le résultat d'une formation de type militaire. Quelques soient les relents d'Al-Qaïda qu'ils dégagent, ils sont le produit du réseau global de terroristes que l'occident a délibérément créé et perpétué jusqu'à ce jour, dans le but de mener une « guerre à la terreur » contre ses propres citoyens aussi bien que mener des guerres régionales par procuration contre ses ennemis. 

La complicité française dans l'armement des militants en Syrie spécialement, est depuis longtemps un sujet de discorde et de craintes pour certains critiques qui ont averti depuis des années des risques de retournement des djihadistes contre la France. Il est inhabituel que la France ou l'un de ses partenaires du vaste réseau d'états sponsorisant la terreur globale, n'ait pas anticipé un tel retournement dramatique et ait été incapable de prévenir une telle attaque si elle le désirait. En d'autres termes, l'attaque de Paris ressemble à une attaque menée par le réseau Gladio de l'OTAN contre les populations européennes dans le but insidieux de manipuler la perception de l'opinion publique aussi bien que le paysage politique local. Financés par les états-unis, entraînés au Royaume-Uni et maintenus sous la forme de groupes paramilitaires extrémistes à travers l'Europe durant la Guerre Froide, les réseaux « Stay Behind » de l'OTAN ont supposément été créés afin de pouvoir être activés dans le cas d'une invasion soviétique de l'Europe de l'Ouest. Au lieu de cela, ils ont été utilisés pour mener des attaques sous fausse bannière, tuant et mutilant des centaines d'européens au moyen d'atrocités attribuées à l'Union Soviétique et à ses sympathisants locaux. Les attentats et les assassinats ont été utilisés par l'OTAN pour manipuler l'opinion publique et offrir un soutien aux groupes politiques opérant sous l'influence de l'OTAN. 

De la même manière, Al-Qaïda et ses franchises, dont la plus récente et la plus connue est ISIS, sont utilisées simultanément comme une menace intérieure contre certains pays et un corps expéditionnaire de mercenaires. 

En effet, d'un côté le président Hollande condamne les attentas à Paris, alors que de l'autre il continue à appeler à l'armement et au soutien opérationnel du réseau terroriste dont est issue cette même attaque, afin de poursuivre la campagne de terreur et de violence en Syrie. 

Indépendamment de toute enquête et de ses conclusions, le fait que l'OTAN ait organisé de telles attaques par le passé contre les peuples qu'elle prétend protéger fait de l'organisation et des leaders politiques à la tête de ses États membres, les principaux suspects, à la fois incapables de mener une enquête impartiale sur l'attaque récente et incapables d'en empêcher une nouvelle, comme si ces dernières étaient conçues non pas par des forces situées à l'extérieur des frontières européennes, mais par des ennemis intérieurs extraordinairement dangereux. 

Article original : Landdestroyer
 

 

mardi 6 janvier 2015

Poutine : le bon grain et l’ivraie


Ennemi absolu d'une partie du monde et sauveur de l'humanité pour l'autre.
Le cas Vladimir Poutine est symptomatique de l’époque. Ennemi absolu d’une partie du monde et sauveur de l’humanité pour l’autre – dans une version 2.0 de la guerre froide –, nous préférons étudier le travail du président de la Russie par sa pensée et par ses actes.
S’il n’est pas le sauveur du monde, Vladimir Poutine a au moins évité l’explosion de la poudrière syrienne et que ce pays ne tombât totalement sous l’hégémonie anglo-saxonne. Un monde multipolaire se redessine, avec les thèses de Douguine (Дугин) sur l’Eurasie.
Face à cette puissance occidentale, dont l’Union européenne est un soldat (le traité transatlantique en fera carrément un laquais), Poutine a proposé l’« Union eurasiatique supranationale ». Que la Russie veuille garder son influence et sa puissance dans son entourage (afin de limiter des actions type Ukraine), cela reste cohérent vis-à-vis de ses intérêts stratégiques et vitaux, mais l’aspect supranational rejoint directement le projet de gouvernement mondial dans la lignée, donc, de l’Union européenne, l’UNASUR et l’Union nord-américaine.
Le gouvernement russe travaille également à la mise en place d’alternatives à la toute-puissance du dollar (dont les attaques récentes sur le rouble ont montré qu’elles inquiètent les autorités outre-Atlantique). Les contrats sino-russes se font de plus en plus dans les monnaies nationales, en yuans ou en roubles. Pis : les projets de mise en place d’agences de notation, ou encore des systèmes de paiement concurrents aux Visa et MasterCard, prennent forme. Plus loin encore, la Russie et la Chine (et l’Inde, si l’on veut extrapoler) s’arment de réserves d’or afin d’anticiper la fin du règne du dollar.
À côté de ce jeu d’échec vers l’Orient, la Russie s’inscrit pourtant dans le processus de gouvernance mondiale. Lors de la réunion du G8 en 2009, Dmitry Medvedev (dont Poutine était le Premier ministre) a présenté une pièce « test » d’une monnaie mondiale – le nom n’étant pas encore arrêté – frappée de la formule « Unité dans la Diversité », slogan rappelant les plus belles heures de l’antiracisme institutionnel. Dès le 9 juin 1988, le magazine anglais The Economist avait fait sa une d’une monnaie mondiale, prévue pour 2018… Et n’oublions pas que Vladimir Poutine est également citoyen d’honneur de la City, une des places fortes du système bancaire mondial.
Dans sa parole, Jésus-Christ nous a laissé la parabole du bon grain et de l’ivraie : « De peur qu’en enlevant l’ivraie, vous n’arrachiez le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier. » (Matthieu, 13, 29-30).
Le cas Vladimir Poutine est complexe, voire énigmatique. Il faut le suivre avec sérieux mais, surtout, sans manichéisme…
Source: Boulevard Voltaire

vendredi 2 janvier 2015

Le prince Andrew se défend d'accusations d'abus sexuel


Source: Le Figaro.fr
Publié le 02/01/2015 à 17:54  

Buckingham Palace dément «catégoriquement» l'implication du fils de la reine dans une affaire d'exploitation sexuelle d'une mineure aux États-Unis, il y a plus de dix ans.  

De notre correspondant à Londres  

Buckingham Palace sort de sa réserve après que des allégations d'abus sexuel de la part du prince Andrew ont refait surface dans la presse britannique, vendredi après-midi. Selon le palais, toute «suggestion de comportement inapproprié avec des mineurs est catégoriquement fausse». Après avoir dans un premier temps refusé de commenter une «affaire judiciaire en cours», les services de communication de la monarchie britannique ont réagi de façon inhabituelle pour tenter de défendre l'image du duc d'York, cinquième dans l'ordre de succession au trône. 

Les accusations contre le prince émanent d'une longue procédure judiciaire en cours en Floride contre son ami, le richissime homme d'affaires américain Jeffrey Epstein, qui a effectué dix-huit mois de prison pour une affaire de prostitution de mineures. Le prince Andrew avait déjà dû, en 2011, s'excuser de cette amitié embarrassante et avait alors nié toute implication dans ce scandale.   

Ordre de «donner au prince tout ce qu'il demande»   

Le fait nouveau est une plainte déposée cette semaine par une femme dont l'identité n'a pas été dévoilée, qui affirme avoir été forcée à avoir des relations sexuelles avec le prince Andrew à trois reprises entre 1999 et 2002, alors qu'elle était mineure. Cela se serait passé à Londres, à New York et sur une île privée des Caraïbes appartenant à Epstein, au cours d'une «orgie avec un grand nombre de mineures». Selon la plainte, la jeune fille était «prêtée» à ses amis par Epstein, qui lui aurait ordonné de «donner au prince tout ce qu'il demande».

Frère cadet du prince Charles, Andrew est l'un des membres de la famille royale les moins populaires. Sa relation avec Jeff Epstein lui avait déjà coûté son poste de représentant spécial de la Grande-Bretagne pour le commerce extérieur. Un rôle qui lui avait valu le surnom d'«Airmiles Andy», en référence aux généreuses notes de frais associées à ses voyages à travers le monde aux frais du contribuable, pour un montant de 620.000 livres (800.000 euros) en 2010. Son ex-épouse Sarah Ferguson avait, elle, reçu un prêt de 15 000 livres de Jeff Epstein.