jeudi 19 mars 2015

Encerclement : Les États-Unis positionnent leurs troupes dans plusieurs pays européens



Olivier Renault
Novorossia Vision
lun., 16 mar. 2015 22:44 CET


L'encerclement de la Russie est bien formée, bien programmée par l'OTAN qui utilise les accords de paix de Minsk pour armer le continent européen ou pour l'occuper de ses troupes. En Pologne, en Allemagne, en Ukraine, en Lettonie, en Estonie, en Lituanie, les Etats-Unis envoient des troupes et des blindés. 

Les soldats US ont défilé par provocation à quelques mètres du poste de douane de Narva. L'envoi de véhicules blindés anglais avec des soldats anglais et américains est effectif en Ukraine. Sur tous ces anciens territoires du bloc de l'Est des soldats américains se montrent fièrement. Ce week-end des colonnes de véhicules blindés américains ont été filmées en Roumanie et les médias où se trouvent ces déploiements de troupes s'efforcent de dire que c'est à cause de la menace russe ! 





Média roumain. C'est le média http://www.claboomedia.ro/ qui signale ce mouvement important de troupes américaines ce week-end et qui a été richement filmé par drone au-dessus de la gare de la ville de Medgidia. 

Le film montre des centaines de véhicules, transporteurs de troupes, blindés, même des véhicules avec la Croix-Rouge donc des véhicules sanitaires sur des plate-formes de train. Qui dit sanitaire dit préparation à des affrontements. Ou alors ces véhicules de guerre avec la Croix-Rouge peinte sur le camouflage ne sont là que pour rassurer la chair à canon... 

Film de drone au-dessus de la gare : 



En Pologne. Les Etats-Unis ont annoncé sur leur site officiel des forces armées, DoD News, le lancement d'exercices avec le missile Patriot. Cet essai aura lieu avec le 3rd bataillon de l'armée de l'air polonais en charge des missiles a annoncé le colonel Steve Warren. L'exercice va inclure plus de 100 soldats américains et 30 véhicules sur le territoire polonais. Warren dit que l'exercice est fait parti des manœuvres « Operation Atlantic Resolve », opérations menées selon les dires de Warren pour réassurer les alliés sur la menace russe. Warren continue, « cette réponse répond à la décision de la Russie de soutenir les rebelles dans le Donbass et pour répondre à l'annexion de la Crimée il y a un an ». 

Comme nous pouvons le voir le droit international privé ne doit que correspondre aux critères américains. Et les citoyens du Donbass ont pris les armes pour protéger leur vie contre des massacres sont considérés comme des rebelle c.a.d des terroristes. 


Lettonie. Le 9 mars nous signalions le débarquement de plus de 100 chars US à Riga. Des sources viennent nous confirmer que ces blindés sont transportés par train (voir les images). Il est évident que des actions de provocations se mettent en place pour attaquer la Russie.








Allemagne. Au port de Bremerhaven le bateau US Liberty Ship, celui qui débarqué des chars Abraham à Riga, a aussi débarqué les mêmes engins pour le sol allemand. Cela semble correspondre à l'annonce faite par la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen d'établir une garnison international de chars en Allemagne. 

Ce 13 mars des chars américains ont été vu en mouvement en direction de Grafenwöhr. « Les Américains augmentent leur présence », écrit le média local d'Oberpfalz. 

« A cause du conflit en Ukraine et des tensions qui en résultent avec la Russie les États-Unis consolident leur présence en Europe.   Une partie des 800 chars américains doivent être stationnés à Grafenwöhr », annonce le même média qui explique aussi, « cela est la première consolidation militaire américaine en Allemagne depuis 25 ans.  » 

Au port de Bremerhaven le bateau US Liberty Shipi
débarque des chars Abraham pour le sol allemand 
Source: Sott.net

À suivre ...

Pédocriminalité : Scotland Yard impliqué...



Destruction de preuves, vol de dossiers, relaxe d'un suspect sans poursuite, interventions de haut niveau dans des enquêtes ou abus par des policiers... Scotland Yard est sur la sellette pour sa collusion avec les membres des cercles politiques incriminés. 

Au bout d'une enquête de trois mois, la Metropolitan Police de Londres avait réuni suffisamment de preuves sur la participation du député libéral-démocrate Cyril Smith à des orgies sexuelles où étaient abusés de jeunes adolescents. Photos, vidéos, il ne manquait aucun élément quand l'élu fut interpellé en flagrant délit en 1981 à Londres. Mais à son arrivée au poste de police, ordre fut donné de relâcher le suspect. 

Tous les inspecteurs ayant participé à l'opération furent convoqués et priés de remettre leurs carnets de notes, toutes les photos et preuves rassemblées, et reçurent l'ordre de n'en parler à personne au nom de l'Official Secrets Act, une loi sur la protection des secrets d'État. Cyril Smith est mort en 2010, anobli, sans avoir jamais été inquiété. 

« Corruption à haut niveau particulièrement grave » 

La police des polices a ouvert lundi une enquête sur quatorze cas de couverture d'agissements de politiciens ou responsables d'institutions publiques entre 1970 et 2005. Des fonctionnaires de la Metropolitan Police sont soupçonnés d'avoir « supprimé des preuves, ralenti ou interrompu des investigations, couvert des délits du fait de l'implication de membres du Parlement ou d'officiers de police », détaille la commission indépendante sur les plaintes à l'encontre de la police. 

Les enquêtes sur les dysfonctionnements des forces de l'ordre face à des scandales de pédophilie se multiplient en Grande-Bretagne. Celle-ci est la plus vaste et concerne des participants particulièrement en vue. Elle comprend un volet concernant des accusations de viol d'un jeune garçon par des policiers eux-mêmes. Elle cherchera à remonter l'échelle des protections et ordres de couverture, sans doute parfois jusqu'aux gouvernements de l'époque. « Ces allégations concernent une corruption à haut niveau particulièrement grave », souligne Sarah Green, directrice ajointe de l'organisme en charge de l'enquête. 

Jeunes garçons livrés « sur commande » 

Tout en faisant l'objet de cette enquête interne, Scotland Yard poursuit ses propres investigations sur le viol et le meurtre de plusieurs mineurs par des politiciens dans plusieurs lieux de débauche de Londres, dont la résidence de Dolphin Square, où se trouvent de nombreux logements de fonctions de parlementaires. Des jeunes garçons, souvent issus de foyers, étaient livrés « sur commande » à des orgies où participaient des représentants de l'establishment, restés impunis à ce jour. Après sa mort en janvier, le domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur de Margaret Thatcher, Leon Brittan, a fait l'objet de perquisitions pour tenter de découvrir des éléments sur la disparition de dossiers qui lui avaient été remis sur ce scandale, et sa propre participation supposée aux réseaux pédophiles. 

Les associations de défense des victimes saluent le déclenchement de cette enquête, un pas important dans la détermination des autorités à faire la lumière sur ces affaires, après des années d'attentisme. Avant Noël, le député travailliste John Mann a remis à la police une liste de 22 noms de politiciens, dont la moitié décédés, sur lesquels il a réuni des témoignages de leur implication. Il a confié au Figaro s'attendre « à des arrestations de personnalités de premier plan ».

mardi 17 mars 2015

La CIA dépassée par le soutien de civils à Daesh


John Brennan, directeur de la CIA, ne comprend pas pourquoi
des civils soutiennent ses mercenaires de l’État islamique,
malgré leurs crimes.
Thierry Meyssan
Réseau Voltaire
lun., 16 mar. 2015 19:12 CET

Dépassée par le développement foudroyant de l'Émirat islamique qu'elle a elle-même créée, l'Agence centrale de Renseignement (CIA) sera profondément réorganisée. Mais le problème qu'elle rencontre est sans précédent : une rhétorique qu'elle avait imaginée pour signer des communiqués de revendication d'actes terroristes sous faux drapeaux s'est transformée en une puissante idéologie au contact d'une population dont elle ignorait jusqu'à l'existence. Pour Thierry Meyssan, la réforme de la CIA sera inefficace : elle ne lui permettra pas de gérer le cataclysme qu'elle a provoqué au Levant. 


La CIA est apparue, en novembre dernier, dans l'incapacité d'évaluer la situation en Syrie. Perdue dans ses mensonges, l'Agence ne parvenait plus à identifier les motivations de ses « révolutionnaires ». Pire, elle était incapable de dénombrer les soutiens à la « rébellion » et ceux à la République. Cet échec n'a fait qu'empirer comme l'a montré, fin février 2015, l'effondrement du Mouvement de la Fermeté (Harakat Hazm), l'armée officielle de l'Agence en Syrie [1]. Bien sûr, la vie continue et la CIA a déjà regroupé ses forces au sein d'une nouvelle formation, le Front du Levant (Shamiyat Front). 

En créant al-Qaïda, puis Daesh, la CIA pensait engager des mercenaires pour réaliser des missions ponctuelles qu'elle ne pouvait pas revendiquer. Elle n'avait jamais envisagé que des civils puissent prendre au sérieux la phraséologie à quatre sous qu'elle avait imaginée pour rédiger des communiqués de revendication. De fait, personne n'a accordé d'importance au charabia d'Oussama Ben Laden selon qui la présence de militaires non-musulmans de l'Otan, lors de « Tempête du désert », sur le territoire saoudien était un sacrilège qui exigeait réparation. Nulle part on ne trouvera dans le Coran de justification de cette malédiction. Les mercenaires d'al-Qaïda n'ont donc eu aucune difficulté à se battre aux côtés de l'Otan en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Il ne semblait pas y avoir de raison de croire qu'il en serait autrement aujourd'hui. 

Pourtant, lors de la guerre contre la Jamahiriya arabe libyenne, j'avais observé que certains mercenaires d'al-Qaïda semblaient vouloir réellement revenir au mode de vie du VIIe siècle, le « temps du Prophète ». C'était au moins vrai dans l'obscur Émirat islamique gouverné par Abdelkarim Al-Hasadi à Dernaa. Or, il ne s'agissait pas pour eux du VIIe siècle levantin, alors chrétien et ne parlant pas l'arabe, ou même du VIIe siècle français du bon roi Dagobert, mais du VIIe siècle de la péninsule arabique, une société hors du temps, composée selon le Coran de bédouins fourbes et cruels que le Prophète tenta de convertir et d'apaiser. 

Par la suite, durant la guerre contre la République arabe syrienne, j'observais que les Syriens qui soutenaient al-Qaïda (et aujourd'hui Daesh), sans mobiles financiers, étaient tous membres de familles très nombreuses dont les femmes n'étaient pas autorisées à contrôler leur fécondité. Le clivage qui s'opérait dans le pays n'avait rien de politique au sens moderne du terme. Désormais, l'idéologie des civils qui soutiennent les jihadistes se résume à ce retour à des origines mythiques, celle des gardiens de chameaux d'Arabie du Moyen-âge. Et la CIA qui l'a provoquée, n'en a pas compris la force et n'en a pas suivi l'expansion. 

Il ne s'agit pas ici de « retour de bâton » —Daesh ne s'est pas retourné contre la CIA—. Mais de la transformation d'un groupuscule terroriste en un État et du triomphe d'une rhétorique ridicule parmi certaines populations. 

La CIA se trouve face au problème de toutes les administrations. Son mode d'organisation, qui lui permit de nombreuses victoires par le passé dans diverses régions du monde, ne fonctionne plus parce qu'elle n'a pas su s'adapter. Organiser un coup d'État et manipuler des masses pour qu'elles soutiennent une organisation terroriste sont deux choses bien différentes. 

C'est pourquoi le directeur John Brennan a annoncé une refonte complète de la structure de l'Agence, à l'issue de 4 mois de consultations internes. 

Jusqu'ici, il y avait : 
- La Direction du Renseignement, chargée d'analyser les données recueillies ; 
- La Direction des Opérations, renommée Service clandestin, chargée de l'espionnage humain ; 
- La Direction des Sciences et de la technologie, spécialisée dans le traitement des informations scientifiques et techniques 
- La Direction du Soutien, chargée de la gestion du personnel, de la fourniture des matériels et du financement. 

Le personnel était réparti selon ses compétences : les intellectuels au Renseignement, les baroudeurs aux Opérations, les matheux aux Sciences et les organisateurs au Soutien. Bien sûr, chaque direction s'était aussi adjointe des collaborateurs avec d'autres profils pour pouvoir faire son travail, mais schématiquement chaque direction correspondait à un profil humain particulier. 

Les documents révélés par Edward Snowden nous ont appris que la CIA est la plus importante agence de Renseignement au monde avec un budget de 14,7 milliards de dollars en 2013 (soit le double du budget total de la République arabe syrienne). Mais elle n'est pourtant qu'une agence de renseignement parmi les 16 que comptent les États-Unis. 

Bref, avec tout cet argent et ces compétences, la CIA était prête à vaincre l'URSS qui s'est effondrée sur elle-même sans son aide il y a plus de 25 ans. 

Pour faire progresser l'Agence, John O. Brennan a décidé de généraliser le modèle du Centre contre-terroriste, créé en 1986 au sein de la Direction des Opérations ; un modèle ultra-sophistiqué mis en scène dans la série télévisée 24 heures. Cette unité pluridisciplinaire a fait merveille pour répondre presque instantanément aux questions qu'on lui posait. Elle est capable d'identifier un individu, de le localiser et de l'éliminer en un rien de temps pour la plus grande joie de la Maison-Blanche. Et l'on sait que le président Obama se rend chaque jour dans son bunker sous-terrain pour déterminer les cibles de ses drones et faire assassiner qui il veut, quand il veut et où il veut. 

Selon M. Brennan, il s'agit ni plus ni moins que de faire entrer le Renseignement dans l'ère des nouvelles technologies, des ordinateurs et des satellites. L'Agence devrait donc être rapidement restructurée autour de 16 Centres chargés de chaque région du monde et de divers objectifs généraux. 

Mais en quoi le modèle du Centre contre-terroriste aurait-il pu comprendre la transformation d'une phraséologie enfantine en une puissante idéologie ? 

Le succès de l'Émirat islamique provient d'abord de ses soutiens étatiques, de son armement et de son argent. Mais le soutien dont il bénéficie chez quelques Syriens et certains Irakiens n'a rien à voir ni avec le Coran, ni avec la lutte des classes. C'est la révolte d'un mode de vie en train de disparaître, d'une société violente dominée par les hommes, contre un mode de vie respectueux des femmes et contrôlant les naissances. Cette transformation s'est faite en Europe avec l'exode rural et les deux Guerres Mondiales, sans provoquer de guerres supplémentaires. Elle a été accomplie au début des années 80 par l'Iran de l'imam Khomeiny avec un succès éclatant et s'est progressivement étendue au monde arabe jusqu'à se fracasser sur Daesh ; un conflit qui n'a rien à voir avec la distinction théologique entre chiites et sunnites. 

La suite des événements est, elle, prévisible. Comme toujours, les États-uniens pensent que leur problème sera résolu grâce au progrès technique. C'est avec une débauche d'informatique qu'ils vont tenter de comprendre la situation au « Proche-Orient ». 

Mais comment les États-Unis, fondés il y a deux siècles, pourraient-ils comprendre le cataclysme qu'ils ont provoqué dans la plus ancienne civilisation du monde ? Comment les États-uniens —des Barbares friqués— et des Bédouins du Golfe pourraient-ils organiser des peuples civilisés depuis six millénaires ? Car c'est le secret du Levant : quantité de peuples différents, ayant leur propre histoire, leur propre langue et leur propre religion, y parlent une même langue vernaculaire et y collaborent ensemble [2]. Les nassériens et les baasistes ont tenté de transformer cette mosaïque en une unique force politique. Ils ont cherché à composer une « Nation arabe » avec des peuples majoritairement non-arabes. Un rêve dont il ne reste aujourd'hui que la « République arabe syrienne ». C'est ce projet politique qui était attaqué par Daesh et cette civilisation qui est aujourd'hui menacée par les civils qui le soutiennent. 

Tandis que les États mono-ethniques sont faciles à conquérir, ils ont appris avec le temps que leur diversité et leur entremêlement les rend invincibles. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils ont protégé les survivants d'un ancien monde ; des survivants qui aujourd'hui se révoltent contre eux et les rongent de l'intérieur. 

Comment la CIA pouvait-elle anticiper que de jeunes Européens, eux aussi nostalgiques de ces temps anciens, se joindraient par dizaines de milliers à Daesh pour s'opposer à la marche du temps et détruire des œuvres d'art millénaires ? 

La défaite israélienne au Liban, en 2006, a montré que quelques citoyens déterminés étaient capables de faire échouer l'armée la plus sophistiquée au monde. L'homme a déjà triomphé des machines. C'est une erreur de croire que le progrès technique est un critère de civilisation, que des ordinateurs permettront de comprendre qui que ce soit, ni même de le dominer. Tout au plus peuvent-ils collecter de grandes quantités d'information, les trier et les synthétiser. La réorganisation de l'Agence va lui permettre de répondre à toutes les questions du jour, mais à aucune sur ce qui se passera demain. 

Les États-uniens et les Européens sont incapables d'admettre que des peuples qu'ils ont colonisés ont rattrapé leur retard technique alors qu'eux-mêmes n'ont pas rattrapé leur retard en civilisation. Ils se trouvent confrontés à leurs limites et ne peuvent plus influer sur le cataclysme qu'ils ont involontairement suscité. 

Notes 

[1] « Dissolution de l'armée de la CIA en Syrie », Réseau Voltaire International, 3 mars 2015

[2] L'arabe est la langue commune au Levant, mais on y parle aussi les différentes langues kurdes, l'arménien, le turc, l'araméen, le syriaque, l'hébreu etc. Presque aucun de ses habitants n'est ethniquement arabe.

Source: Sott.net

Qu’est-ce qu’une théorie du complot? Qu’est-ce que la vérité?

Élément du billet de 1 dollar américain figurant l'Œil de la Providence,
ce 
symbole a pu être invoqué comme preuve
d'un 
complot mondial maçonnique ou Illuminati
par les partisans de ces théories.

Mondialisation.ca, 12 mars 2015

Obama est sur le pied de guerre. La civilisation occidentale serait supposément « menacée par le groupe État islamique ».    

La « guerre mondiale au terrorisme » est présentée comme une entreprise humanitaire. Nous avons une « responsabilité de protéger » et la guerre humanitaire est la solution. Des méchants rôdent, « il faut les éliminer », a déclaré George W. Bush. Les médias occidentaux appellent à la guerre : le programme militaire d'Obama est soutenu par un vaste appareil de propagande. L'un des principaux objectifs de la propagande de guerre est de « fabriquer un ennemi ». Comme la légitimité politique de l'administration Obama vacille, les doutes quant à l'existence de cet « ennemi extérieur », à savoir Al-Qaïda et son réseau de groupes affiliés (appuyés par la CIA) doivent être dissipés.   

Le but est d'inculquer tacitement dans la conscience des gens, par la répétition ad nauseam dans les médias, l'idée que les musulmans constituent une menace pour la sécurité du monde occidental. 

La guerre humanitaire est menée sur plusieurs fronts : la Russie, la Chine et le Moyen-Orient sont actuellement les cibles principales.  

La xénophobie et le programme militaire   

La vague de xénophobie à l'encontre des musulmans ayant balayé l'Europe occidentale est liée à la géopolitique. Elle fait partie d'un programme militaire consistant à diaboliser l'ennemi.

Les pays musulmans possèdent plus de 60 pour cent des réserves totales de pétrole. En revanche, les États-Unis d'Amérique en ont à peine 2 pour cent. L'Irak a cinq fois plus de pétrole que les États-Unis. (Voir Michel Chossudovsky, The "Demonization" of Muslims and the Battle for Oil, Global Research, 4 janvier 2007)
Une part importante du pétrole mondial se trouve dans les pays musulmans. L'objectif de la guerre menée par les États-Unis est de voler et de s'approprier les réserves de pétrole. Afin d'atteindre cet objectif, on vise ces pays en y faisant la guerre, en menant des opérations secrètes, en les déstabilisant économiquement, en changeant les régimes.   

L'Inquisition étasunienne   

Le processus de recherche d'un consensus pour faire la guerre est similaire à l'Inquisition espagnole. Il nécessite la subordination sociale et le consensus politique ne peut pas être remis en question. Dans sa version contemporaine, l'inquisition exige la soumission à l'idée que la guerre est un moyen de diffuser les valeurs occidentales et la démocratie.   

La dichotomie du bien contre le mal prévaut. Nous devons pourchasser les méchants. La guerre c'est la paix. Le « grand mensonge » est maintenant devenu la vérité... et la vérité est devenue une « théorie du complot ». Ceux qui se sont engagés à dire la vérité sont qualifiés de « terroristes ». 

Selon Paul Craig Roberts (2011) , le concept de théorie du complot « a subi une redéfinition orwellienne » [...]

Une « théorie du complot » ne signifie plus un événement expliqué par une conspiration. Maintenant il signifie plutôt toute explication, ou même tout fait, en décalage avec l'explication du gouvernement et celle de ses souteneurs médiatiques [...] 


Autrement dit, la vérité devenant inconfortable pour le gouvernement et son ministère de la Propagande, la vérité est redéfinie comme une théorie du complot, signifiant qu'il s'agit d'une explication absurde et risible que nous devrions ignorer.
La fiction devient réalité. Le journalisme d'investigation a été mis au rancart. L'analyse factuelle des questions sociales, politiques et économiques est une théorie du complot, car elle remet en question un consensus basé sur un mensonge.   

Qu'est-ce que la vérité?   

La véritable menace à la sécurité mondiale émane de l'alliance entre les États-Unis, l'OTAN et Israël, mais les réalités dans un environnement inquisitorial sont bouleversées : les bellicistes œuvrent pour la paix et les victimes de la guerre sont présentés comme ses protagonistes. La patrie est menacée.   

Les médias, les intellectuels, les scientifiques et les politiciens, en chœur, camouflent la vérité tacite, à savoir que la guerre menée par les États-Unis et l'OTAN détruit l'humanité. Quand le mensonge devient vérité, il n'y a pas de retour en arrière. Lorsque l'on maintient que la guerre est une entreprise humanitaire, la justice et l'ensemble du système juridique international sont bouleversés : le pacifisme et le mouvement anti-guerre sont criminalisés. S'opposer à la guerre devient un acte criminel. Entre-temps, les criminels de guerre haut-placés ont ordonné une chasse aux sorcières contre ceux qui contestent leur autorité. Le grand mensonge doit être exposé pour ce qu'il est et ce qu'il fait.   

Il sanctionne le massacre aveugle d'hommes, de femmes et d'enfants.   

Il détruit des personnes et des familles. Il détruit l'engagement des humains envers leurs semblables.   

Il empêche les gens d'exprimer leur solidarité avec ceux qui souffrent. Il défend la guerre et l'État policier comme étant la seule avenue.   

Il détruit le nationalisme et l'internationalisme.   

Briser le mensonge, c'est démolir un projet criminel de destruction mondiale, dans lequel la recherche du profit est la force dominante. Ce programme militaire motivé par le profit détruit les valeurs humaines et transforme les gens en zombies inconscients.   

Renversons la vapeur. Défions les criminels de guerre haut-placés et les puissants lobbies des entreprises qui les soutiennent. Brisons l'Inquisition étasunienne. Sapons la croisade militaire des États-Unis, de l'OTAN et d'Israël. Fermons les usines d'armement et les bases militaires. Ramenons les troupes à la maison. Les membres des forces armées devraient désobéir aux ordres et refuser de participer à une guerre criminelle.

lundi 16 mars 2015

Cinq théologiens et activistes des droits humains écrivent à Obama sur le Venezuela



Cher président Obama,

Nous te saluons comme un frère, disciple de Jésus, avec tout l’amour et le respect que nous devons, conformément à notre voeu, même à ceux qui se sont comportés avec nous en ennemis.

Qu’est-ce qui t’est arrivé, cher frère ? Qu’est-il advenu de cet intrépide et lumineux Obama qui, en 2008 et à travers sa campagne présidentielle, a parlé de changement, d’un VRAI changement qui emporterait l’adhésion du peuple? Tu as redonné l’espoir à des millions de personnes, non seulement aux Etats-Unis mais partout dans le monde, à nous y compris.

Nous nous rappelons des sondages d’opinion recensant un nombre étrangement significatif d’afro-américains qui n’étaient pas favorables à ton élection, non pas parce que ils ne t’aimaient pas, ou qu’ils n’étaient pas d’accord avec les valeurs que tu défendais. Ils t’aimaient trop. Ils craignaient ton assassinat par le complexe industriel-militaire et financier, qui serait certainement passé à l’acte si tu avais eu le courage de l’affronter avec ta vision et ta promesse que les États-Unis fassent à nouveau partie de la communauté humaine.

Tu es bien placé pour savoir que les États-Unis ont toujours été le pays le plus haï dans l’histoire du monde pour son arrogance et son obsession nationaliste, diabolique, de domination planétaire. Contrairement à des leaders comme Ronald Reagan et Georges W. Bush, qui ne se sont pas distingués par leur intelligence, tu es sans nul doute une personne douée d’intelligence. De plus, tu as manifesté un attachement à des valeurs morales et éthiques profondément ancrées, et une adhésion aux valeurs prônées par Jésus, et de fait, par tous les grands leaders spirituels du monde, quelle que soit leur religion.

Ce qui nous presse, cher frère, de t’écrire cette lettre, c’est le décret exécutif extrêmement honteux d’urgence nationale que tu as pris le 9 mars 2015 en déclarant que « la situation au Venezuela représente une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis ». 

Ce qui n’est pas sans nous rappeler la décision ordonnée par Reagan, il y a plus de trente ans, de déclencher la guerre des Contras contre le Nicaragua dans les années 80. Cette décision, que nous considérons comme honteuse et extrêmement hypocrite est en plus une violation flagrante du droit international: il s’agit bien d’une menace d’user de la force contre le Venezuela, et en même temps une incitation pour tes valais vénézuéliens de poursuivre leurs efforts pour déstabiliser le pays.

Tu devrais savoir, cher frère, qu’en Amérique Latine, il existe un sentiment croissant d’unité et de solidarité, dans toute cette région latino-américaine et afro-antillaise que le peuple considère comme la terre de ses ancêtres.

En même temps que nous rejetons ton ordre exécutif arrogant et interventionniste, nous t’adjurons de te tourner vers Jésus, la fraternité et la solidarité, et de rejeter une fois pour toutes, les démons de la cupidité, de la guerre et de la domination planétaire.

Nous continuerons de prier pour toi et tes proches. Ton pays est notre monde.  Sois assuré de la grâce infinie de Dieu, si toutefois tu ne lui tournes pas le dos.

Amour et bénédiction,

Miguel d’Escoto Brockmann, Prêtre Maryknoll, Nicaragua
Pedro Casaldáliga, Évêque, Brésil
Ramsey Clark, États-Unis
Leonardo Boff, Brésil
Thomas Gumbleton, Evêque, États-Unis
Copie : Pape François


vendredi 13 mars 2015

Désinformation : la réalité politique en Russie



Ivan Blot
Metamag
mer., 11 mar. 2015 05:55 CET



Lorsque vous lisez ou écoutez les médias occidentaux, vous avez l'impression qu'il y a en Russie une forte opposition au président Poutine qui est incarnée par des noms qui reviennent en boucle : Navalny, Oudaltsov, et autrefois Nemtsov. Pourtant, cette impression ne cadre pas du tout avec d'autres informations. 


Le président Poutine, selon des instituts de sondage indépendants comme Levada, bénéficie d'un soutien de l'ordre de 85% de la population : du jamais vu, à comparer avec le soutien de 18% en France pour le président Hollande. On ne parle pas de déstabilisation du régime français alors qu'on évoque souvent ce thème pour la Russie ! 

De plus, les personnalités évoquées par les médias occidentaux font des scores très faibles aux élections. Le malheureux Nemtsov, assassiné peut-être par une filière islamiste, a fait dans sa ville natale de Sotchi, 18% des voix seulement. Serguei Oudaltsov n'a pas fait de score électoral significatif et se consacre plutôt à des manifestations de rue. Quant à Alexei Navalny, ancien étudiant de l'université de Yale aux États-Unis, il obtint un maximum de voix de 30% dans une élection municipale à Moscou. Le parti libéral Yabloko fait des scores très faibles. 

Curieusement, on ne parle guère de la vraie opposition qui a des parlementaires et une forte base électorale. Le plus grand parti d'opposition à Poutine reste le parti communiste, ce que l'on se garde bien de dire car le citoyen occidental moyen pourrait préférer Poutine à un retour du communisme. De plus, ce parti communiste se veut patriote ce qui est fort mal vu en Occident. En 2011, le parti de Poutine, Russie Unie, a obtenu 238 sièges avec plus de 32 millions de voix. Le parti communiste de Ziouganov obtint 19% des suffrages soit 12,5 millions de voix et 92 sièges. Russie Juste, que l'on considère comme socialiste modéré obtint 64 sièges et plus de 8 millions de voix. Le parti libéral démocrate de Jirinovski, ultra nationaliste, a eu 11,6% et 7,6 millions de voix donc 64 sièges. Iabloko, le parti libéral adoré en Occident a eu moins de 4% des voix donc aucun député à la Douma d'État (Assemblée Nationale).
C'est donc étonnant de voir nos médias si assoiffés d'opposition à Poutine ne jamais citer les grands partis d'opposition et leurs chefs Ziouganov (communiste) Mironov (social-démocrate) Jirinovski (ultra nationaliste) au profit de quelques personnalités artificiellement lancées dans les médias. On dirait que le monde occidental ignore la représentation démocratique au profit des opposants de rue ultra minoritaires.
Aux élections présidentielles, on retrouve les mêmes tendances. En 2012, Poutine obtint 63,6% des voix dès le premier tour. Son principal opposant communiste Ziouganov obtint 17,1%, puis le milliardaire libéral Prokhorov obtint presque 8% et le nationaliste Jirinovski 6% environ. Russie Juste, social-démocrate n'a eu que 4% à peine. La participation électorale fut des deux tiers. 

On refuse de voir la réalité : les électeurs russes sont en majorité poutiniens et l'opposition reste dominée par le parti communiste de Russie. De plus, la plupart des partis représentés au parlement donc représentant effectivement une fraction populaire importante, sont patriotes. D'autres sondages évoqués dans la brochure de club de Valdaï de 2013 sur l'identité nationale révèlent que 81% des Russes se disent patriotes ou très patriotes. Les élites occidentales trouvent commodes de se prononcer contre Poutine mais en réalité elles s'opposent à l'immense majorité de la société civile russe qui défend les valeurs traditionnelles et le patriotisme. Ces élites ont d'ailleurs des problèmes croissants avec leur propre opinion publique : en France, en Angleterre, en Italie, et plus récemment en Allemagne, on observe une montée du patriotisme et des valeurs conservatrices surtout chez les jeunes. Ces élites devraient plutôt s'interroger sur leur défaveur croissante dans le public plutôt que de rêver sur une déstabilisation de la Russie parfaitement invraisemblable dans l'état de la sociologie politique de la Russie. 

Si l'on considère que la démocratie est un régime « par le peuple et pour le peuple » comme c'est écrit dans l'article deux de la constitution française, la Russie est bien plus démocratique aujourd'hui que la plupart des régimes d'Occident (sauf la Suisse). Les valeurs des élites politiques russes et du peuple russe sont les mêmes : valeurs traditionnelles, notamment chrétiennes et patriotisme. Par contre, en Occident, il y a un fossé croissant entre le peuple et les élites politiques comme je l'ai montré dans mon livre « l'oligarchie au pouvoir ». En France, MM. Bréchon et Tchernia, du CNRS ont montré que seulement 35% de la population fait confiance au gouvernement et au parlement ; Les partis ont le score catastrophique de 18% de confiance et le président Hollande n'a guère plus de soutien. Curieuse démocratie que la France où les citoyens donnent au régime la note de satisfaction de 3,9 sur 10, chiffre qui ne fait que baisser depuis une vingtaine d'années. Ce chiffre est de 8 sur 10 en Suisse, pays où les citoyens sont consultés fréquemment par référendums. 

La Russie est actuellement attachée à son président qui a une légitimité démocratique réelle que beaucoup de présidents de pays occidentaux pourraient lui envier. C'est peut-être la source d'une jalousie maladive ! Mais l'opposition démocratique représentée au parlement défend elle aussi des valeurs traditionnelles et patriotiques, ce qui est inadmissibles pour des médias occidentaux formés aux valeurs de mai 68, hostiles à la famille, aux traditions, aux racines historiques et chrétiennes et détestant le sentiment patriotique lui-même. Donc ces médias se raccrochent à des opposants de rue très minoritaires dans l'électorat, adulés par les élites politiques occidentales mais peu reconnues au sein du peuple russe. En fait l'hystérie antirusse n'est pas seulement tournée contre Poutine mais aussi contre l'opposition démocratique représentée au parlement russe. C'est pour cela que l'on fait silence sur cette opposition. 

Cette attitude est un aveu : en réalité les manipulateurs de l'opinion en Occident se méfient de tous les peuples, et cette méfiance leur est d'ailleurs justement retournée : 38% seulement des citoyens en France (études de Bréchon et Tchernia déjà citées) disent faire confiance aux médias pour dire la vérité ! 

Il ne fait donc pas s'attendre à une déstabilisation de la Russie mais plutôt à une déstabilisation en Europe occidentale où les dirigeants ont d'ores et déjà perdu beaucoup de leur légitimité populaire !


Source: Sott.net

jeudi 12 mars 2015

Etat policier made in USA : les Américains sont 58 fois plus susceptibles de se faire tuer par la police que par un terroriste




Traduit par Fawkes News   

Selon des données récentes, les Américains sont beaucoup plus susceptibles d'être tués par des policiers qu'on ne le pensait, le risque est bien supérieur à celui d'être tué par un terroriste.   

Auparavant, il a été accepté que les citoyens sont huit fois plus susceptibles d'être tués par un agent de police qu'un terroriste, mais il s'avère que cela était largement sous évalué, selon de nouvelles données officielles du FBI.    

Il n'y a aucune exigence nationale pour les services de police de fournir des informations sur les fusillades liées à la police. Certains services ne fournissent volontairement pas de données au FBI, mais cela signifiait une moyenne nationale du nombre de personnes tuées par la police radicalement sous-évaluée.  

Le FBI a publié de nouvelles informations qui révèlent qu'une moyenne de 545 personnes tuées par les agents locaux et étatiques de l'application de la loi aux États-Unis n'ont pas été comptées dans leurs statistiques de la criminalité préalables prévues chaque année depuis près d'une décennie.   

Dans cette tentative par les archivistes officiels d'évaluer le nombre d'"homicides perpétrés par les forces de l'ordre", les chercheurs ont constaté qu'une moyenne de 928 personnes ont été tuées par la police chaque année sur la même période, beaucoup plus que le nombre de 383 publié par les données du FBI auparavant.   

Ce nombre peut être comparé à celui du nombre de civils qui ont été tués suite à des actes de terrorisme. En 2013, le Département d'Etat américain évaluait ce nombre à 16, d'après les données annuelles les plus récentes.   

En divisant la moyenne du nombre de personnes tuées par la police avec le nombre de civils américains qui ont été tués suite à des actes de terrorisme, on obtient 58, suggérant que les Américains sont en fait 58 fois plus susceptibles d'être tués par un agent de police que par un terroriste.  
Source: Sott.net

mercredi 11 mars 2015

Canada : les douanes pourront exiger vos mots de passe





Guillaume Champeau
Numerama
lun., 09 mar. 2015 07:01 CET
Au Canada, les douanes affirment qu'elles ont le droit d'exiger le code de déverrouillage des smartphones ou les mots de passe des ordinateurs portables, pour en examiner le contenu. 


Si vous projetez de vous rendre au Canada, sachez que les douanes canadiennes se donnent le droit d'exiger l'accès au contenu de votre téléphone mobile. Un Québecois qui revenait en avion de la République dominicaine a en effet été arrêté la semaine dernière par les autorités douanières de l'aéroport d'Halifax, et risque jusqu'à un an de prison et 25 000 dollars d'amende pour avoir refusé de livrer aux douaniers le mot de passe de déverrouillage de son téléphone mobile. Il est poursuivi pour entrave au travail des douanes

Selon l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), la loi autoriserait les agents à "examiner tous les biens transportés dont les objets électroniques comme les téléphones portables et les ordinateurs". Cependant toute l'ambiguïté est dans le mot "bien", qui est effectivement celui employé dans la loi. S'il autorise sans aucun doute les douaniers à vérifier qu'un appareil fonctionne, et donc que sa batterie n'a pas été substituée par de la drogue ou un engin explosif, il n'est pas du tout acquis que la loi autorise jusqu'à vérifier le contenu des téléphones mobiles ou des autres appareils électroniques détenus par les passagers. 

La justice devra désormais lever cette ambiguïté, puisque l'inculpé, âgé de 38 ans, a décidé de contester le bien-fondé des poursuites. Il estime que la protection de la vie privée doit interdire l'accès au contenu de son téléphone par les douanes. Interrogée par CBC News, l'ASFC refuse de son côté d'expliquer pourquoi elle souhaitait vérifier le contenu du mobile de ce voyageur, mais assure que "les agents sont formés pour rechercher des indicateurs de tromperie et pour utiliser une approche de gestion des risques pour déterminer quels biens peuvent justifier un examen plus approfondi". 

Lors des négociations du très controversé accord ACTA contre la contrefaçon, une disposition envisagée dans les premiers temps prévoyait de donner aux douanes l'autorisation de fouiller le contenu des téléphones, baladeurs et autres ordinateurs, mais elle avait été supprimée des versions suivantes, avant le rejet définitif de l'accord. 

En fin d'année dernière, la Cour Suprême canadienne a jugé que les policiers avaient le droit de fouiller le contenu des smartphones lors d'arrestations, à la condition notamment que la fouille soit nécessaire pour assurer dans une situation d'urgence les objectifs de l'arrestation (par exemple pour trouver des éléments de preuve contre un suspect arrêté), et qu'elle soit limitée aux seuls éléments nécessaires. "La fouille d'un téléphone cellulaire est susceptible de constituer une atteinte à la vie privée beaucoup plus grave que la fouille normale accessoire à l'arrestation", avait jugé la Cour Suprême.

Source: Sott.net

mardi 10 mars 2015

Liberté d'expression : bientôt, une loi contre le « conspirationnisme », en France


© Inconnu
Le 27 janvier 2015, le président François Hollande rendait les « complotistes » d’aujourd’hui responsables des crimes commis hier par les nazis contre les juifs d’Europe. Il appelait à leur interdiction d’expression.
Thierry Meyssan
Voltaire
lun., 09 mar. 2015 10:20 CET


À la demande du président François Hollande, le Parti socialiste français vient de publier une Note sur le mouvement international « conspirationniste ». Son but : préparer une nouvelle législation lui interdisant de s'exprimer.  

Aux États-Unis, le coup d'État du 11 septembre 2001 a permis d'établir un « état d'urgence permanent » (Patriot Act) et de lancer une série de guerres impériales. Progressivement, les élites européennes se sont alignées sur leurs homologues d'Outre-Atlantique. Partout, les citoyens s'inquiètent d'être abandonnés par leurs États et remettent en question leurs institutions. Cherchant à se maintenir au pouvoir, les élites sont désormais prêtes à utiliser la force pour bâillonner leurs oppositions.  

Le président de la République française, François Hollande, a assimilé ce qu'il nomme les « théories du complot » au nazisme, puis a appelé à empêcher leur diffusion sur internet et les réseaux sociaux.  

Ainsi a-t-il déclaré le 27 janvier 2015 au Mémorial de la Shoah :

« [L'antisémitisme] entretient les théories du complot qui se diffusent sans limite. Théories du complot qui ont, dans le passé, conduit déjà au pire » (...) « [La] réponse, c'est de prendre conscience que les thèses complotistes prennent leur diffusion par Internet et les réseaux sociaux. Or, nous devons nous souvenir que c'est d'abord par le verbe que s'est préparée l'extermination. Nous devons agir au niveau européen, et même international, pour qu'un cadre juridique puisse être défini, et que les plateformes Internet qui gèrent les réseaux sociaux soient mises devant leurs responsabilités, et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement » [1].

Plusieurs ministres ont également conspué ce qu'ils appellent les théories du complot comme autant de « ferments de haine et de désintégration de la société ». Sachant que le président Hollande appelle « théorie du complot » l'idée que les États, quels que soient leurs régimes - y compris les démocraties - , ont une propension spontanée à agir dans leur intérêt et non pas dans celui de leurs administrés, on peut en conclure qu'il s'est livré à cet amalgame pour justifier d'une éventuelle censure de ses opposants.

Cette interprétation est confirmée par la publication par la Fondation Jean-Jaurès, think tank du Parti socialiste dont M. Hollande était le Premier secrétaire, d'une note intitulée « Conspirationnisme : un état des lieux » [2]. Laissons de côté les relations politiques de François Hollande, du Parti socialiste, de la Fondation Jean-Jaurès, de son Observatoire des radicalités politiques et de l'auteur de la note et concentrons-nous sur son message et son contenu idéologique.

Définition des « théories du complot » 

Les expressions « théories du complot » et « conspirationnisme » se sont développées en France à la suite de la publication de mon livre sur l'impérialisme états-unien post-11-Septembre, L'Effroyable imposture [3]. À l'époque, nous avions du mal à comprendre ce qu'elles signifiaient car elles renvoyaient à l'histoire politique américaine. Aux États-Unis, on appelait couramment « conspirationnistes » ceux pour qui le président Kennedy n'avait pas été assassiné par un seul homme, mais par plusieurs, formant une conspiration (au sens judiciaire). Avec le temps, ces expressions sont entrées dans la langue française et se sont superposées avec des souvenirs des années 30 et de la Seconde Guerre mondiale, ceux de la dénonciation du « complot juif ». Ces expressions sont donc aujourd'hui polysémiques, évoquant parfois la loi du silence états-unienne et, à d'autres moments, l'antisémitisme européen.  

Dans sa note, la Fondation Jean-Jaurès donne sa propre définition du « conspirationnisme ».

C'est « un récit "alternatif" qui prétend bouleverser de manière significative la connaissance que nous avons d'un événement et donc concurrencer la "version" qui en est communément acceptée, stigmatisée comme "officielle" » (p. 2).  

Observons que cette définition ne s'applique pas qu'aux délires de malades mentaux. Ainsi, Platon affirmait avec le mythe de la caverne remettre en cause les certitudes de son temps ; Galilée avec sa thèse héliocentrique défiait la lecture que son époque faisait de La Bible ; etc.  

Pour ma part et puisque l'on voit en moi le « pape du conspirationnisme » ou plutôt l'« hérésiarque », selon le mot du philosophe italien Roberto Quaglia, je réaffirme mon engagement politique radical, au sens du radicalisme républicain français, de Léon Bourgeois [4], de Georges Clemenceau [5], d'Alain [6] et de Jean Moulin [7]. Pour moi, comme pour eux, l'État est un Léviathan qui par nature abuse de ceux qu'il gouverne.

Comme républicain radical, je suis conscient que l'État est l'ennemi de l'intérêt général, de la Res Publica ; raison pour laquelle je souhaite non pas l'abroger, mais le dompter. L'idéal républicain est compatible avec divers régimes politiques - y compris avec la monarchie, comme l'ont acté les auteurs de la Déclaration de 1789 -.

Cette opposition, que le Parti socialiste actuel conteste, a tellement marqué notre histoire qu'en 1940 Philippe Pétain abrogea la République pour proclamer l'« État français ». Dès sa prise de fonction présidentielle, j'ai dénoncé le pétainisme de François Hollande [8]. Aujourd'hui, M. Hollande se réclame de la République pour mieux la combattre et son inversion des valeurs plonge le pays dans la confusion.

Qui sont les « conspirationnistes » ?  

Les « conspirationnistes » sont donc des citoyens qui s'opposent à la toute-puissance de l'État et qui souhaitent le placer sous surveillance.

La Fondation Jean-Jaurès les décrit en ces termes :
« [C'est une] mouvance hétéroclite, fortement intriquée avec la mouvance négationniste, et où se côtoient admirateurs d'Hugo Chávez et inconditionnels de Vladimir Poutine. Un milieu interlope que composent anciens militants de gauche ou d'extrême gauche, ex-"Indignés", souverainistes, nationaux-révolutionnaires, ultra-nationalistes, nostalgiques du IIIe Reich, militants anti-vaccination, partisans du tirage au sort, révisionnistes du 11-Septembre, antisionistes, afrocentristes, survivalistes, adeptes des "médecines alternatives", agents d'influence du régime iranien, bacharistes, intégristes catholiques ou islamistes » (p. 8).  

On notera les amalgames et les injures de cette description visant à discréditer les personnes qu'elle désigne.  

Les mythes des « conspirationnistes »  

La Fondation Jean-Jaurès poursuit son dénigrement en accusant les « conspirationnistes » d'ignorer les réalités du monde et de croire naïvement en des mythes éculés. Ainsi, nous croirions au « complot sioniste mondial », au « complot illuminati » et au « mythe Rothschild » (p. 4). Et pour créditer ces trois affirmations, elle ne cite qu'un exemple relatif au seul « mythe Rothschild » : le blogueur Étienne Chouard —dont le travail ne porte pas simplement sur la République, mais va bien au-delà pour traiter de la Démocratie [9]— affirme que la loi Pompidou-Rothschild de 1973 est à l'origine de la dette de la France. Et la Fondation de réfuter cette affirmation en citant une tribune publiée par Libération.  

On notera ici que l'exemple d'Étienne Chouard nous laisse sur notre faim à propos des deux autres mythes cités. Surtout, la Fondation s'adresse à des ignorants qui n'ont pas lu la réponse de M. Chouard à la tribune de Libération [10], ni la contribution du « conspirationniste » Michel Rocard [11]. En effet, de ce débat, il ressort bien que la loi de 1973 a permis l'explosion de la dette française au profit de banques privées, ce qui aurait été impossible auparavant.  

La « complosphère »  

Pour la Fondation Jean-Jaurès, les intellectuels conspirationnistes seraient
« essentiellement Nord-Américains. Citons en particulier Webster Tarpley et William Engdhal (tous deux anciens membres de l'organisation politico-sectaire américaine dirigée par Lyndon LaRouche), Wayne Madsen (WayneMadsenReport.com), Kevin Barrett (VeteransToday.com) ou encore Michel Chossudovsky (Mondialisation.ca). Avec leurs homologues européens, ces derniers forment une sorte d'Internationale à laquelle Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire, a tenté de donner une forme concrète en novembre 2005, en réunissant à Bruxelles une "conférence anti-impérialiste" - "Axis for Peace" - dont la liste des participants se lit comme un who's who des auteurs conspirationnistes les plus en vue de l'époque » (p. 8).  

Observons d'abord que la Fondation Jean-Jaurès ne doit lire que le français et l'anglais, et n'avoir que survolé la liste des participants d'Axis for Peace, pour croire que le phénomène qu'elle décrit ne concerne que la France, le Canada et les États-Unis, alors qu'il comprend une très importante littérature en allemand, en arabe, en espagnol, en italien, en persan, en polonais, en portugais et en russe ; langues qui sont d'ailleurs majoritaires à Axis for Peace.  

Notons aussi le caractère malveillant de l'allusion à « l'organisation politico-sectaire américaine dirigée par Lyndon LaRouche ». En effet, Webster Tarpley et William Engdhal ont quitté cette organisation, il y a plus de 20 ans. Et à l'époque où ils en étaient membres, ce parti était représenté en France aux congrès d'une formation d'extrême-gauche.  

Un peu plus loin, la Fondation Jean-Jaurès ne manque pas de citer l'humoriste Dieudonné M'Bala M'Bala, dont l'État tente d'interdire les spectacles, le sociologue Alain Soral, dont le site internet (EgaliteEtReconciliation.fr) obtient des records d'audience en France, et Alain Benajam (facebook.com/alain.benajam), président du Réseau Voltaire France et représentant du gouvernement Novorossien du Donbass.  

© Inconnu
En 1989, l’ancien chef du Renseignement états-unien en Europe, Irwing Brown, révélait aux journalistes Roger Faligot et Rémi Kauffer avoir recruté Jean-Christophe Cambadélis lorsqu’il militait chez les trotskistes lambertistes. 25 ans plus tard, M. Cambadélis est devenu Premier secrétaire du Parti socialiste français.  
Les idées politiques des « conspirationnistes »  

Après ces apéritifs, la Fondation Jean-Jaurès en vient au cœur du débat, celui des idées politiques. Il définit ainsi celles des « conspirationnistes » :

- « l'effacement de toute distinction de nature entre régimes autoritaires et démocraties libérales (réputées plus « totalitaires » que les pires des totalitarismes) » ; 
- « [l'opposition à] toute législation antiraciste sous prétexte de défense de la "liberté d'expression" » ;

- « [le rejet de] la pertinence du clivage droite-gauche, le véritable clivage étant celui qui sépare "le Système" (ou "l'Empire", ou "l'Oligarchie") de ceux qui lui résistent » ; (p. 8)

- « l'idée que le sionisme est un "projet de domination" du monde » (p. 9).

La Fondation Jean-Jaurès cible précisément les sujets de conflit, mais grossit le trait pour discréditer ses opposants. Par exemple, personne ne s'est opposé à la législation antiraciste, mais uniquement et exclusivement à la disposition de la loi Fabius-Gayssot qui punit de prison le débat sur l'extermination des juifs d'Europe [12]  

Qu'est-ce que le sionisme ?


La Fondation se livre alors à une très longue analyse de mes travaux sur le sionisme. Elle les défigure puis les commente :  

« L'antisionisme revendiqué ici par Thierry Meyssan n'a pas de rapport avec la critique d'une politique conjoncturelle, celle des gouvernements qui ont pu se succéder à la tête de l'État d'Israël. Il ne relève pas d'un anticolonialisme que satisferait le retrait d'Israël des territoires occupés à l'issue de la guerre des Six Jours et la création d'un État palestinien. Il ne procède pas non plus d'un internationalisme qui tiendrait en suspicion, par principe, tout mouvement national d'où qu'il vienne puisque, précisément, il ne tient pas le sionisme pour un mouvement national. Cet antisionisme de facture paranoïaque ne prétend pas combattre le sionisme envisagé dans la diversité de ses expressions historiques, mais une hydre fantasmatique qui serait à la source du malheur du monde » (p. 9).  

En voulant conclure sur ce débat et en lui donnant une place considérable dans son analyse, la Fondation Jean-Jaurès en souligne l'importance. Je défends en effet une position jusqu'ici absente du débat politique occidental [13] :  

- Le premier chef d'État ayant affirmé son intention de rassembler les juifs du monde entier dans un État qui serait le leur fut Lord Cromwell au XVIIe siècle. Son projet, clairement explicité, consistait à utiliser la diaspora juive pour étendre l'hégémonie anglaise. Ce projet a été défendu par tous les gouvernements britanniques successifs et inscrit par Benjamin Disraeli à l'ordre du jour de la Conférence de Berlin.  

- Theodor Herzl lui-même était un disciple de Cecil Rhodes, le théoricien de l'Empire britannique. Herzl avait proposé au départ de créer Israël en Ouganda ou en Argentine, pas du tout en Palestine. Lorsqu'il est parvenu à faire adhérer des militants juifs au projet britannique, il a acheté des terres en Palestine en créant l'Agence juive dont les statuts sont la copie intégrale de la société de Rhodes en Afrique australe.  

- En 1916-17, le Royaume-uni et les États-Unis se sont réconciliés en s'engageant ensemble à créer l'État d'Israël, c'est la Déclaration Balfour pour Londres et les 14 points de Wilson pour Washington.  

Il est donc parfaitement absurde de prétendre que Herzl a inventé le sionisme, de dissocier le projet sioniste du colonialisme britannique, et de nier que l'État d'Israël est un outil du projet impérial commun de Londres et de Washington.  

La position du Parti socialiste sur ce sujet n'est pas innocente. En 1936, il proposait avec Léon Blum de transférer les juifs allemands au Sud du Liban de manière à ce que ce territoire soit annexé par Israël lorsque celui-ci serait créé [14]. Cependant le projet fut rapidement écarté par le haut-commissaire français à Beyrouth, le comte Damien de Martel de Janville, parce qu'il violait à l'évidence le mandat de la Société des Nations. Aujourd'hui le lobby israélien, créé en 2003 au sein du Parti socialiste, alors que François Hollande était Premier secrétaire, s'appelle donc naturellement Cercle Léon-Blum.  

Remarques conclusives

En 2008, le professeur Cass Sunstein, conseiller du président Barack Obama et époux de l'ambassadrice US aux Nations unies, avait rédigé une note similaire [15].

Il écrivait :

« Nous pouvons facilement imaginer une série de réponses possibles.  

- 1. Le gouvernement peut interdire les théories de la conspiration.

- 2. Le gouvernement pourrait imposer une sorte de taxe, financière ou autre, sur ceux qui diffusent de telles théories.
- 3. Le gouvernement pourrait s'engager dans un contre discours pour discréditer les théories du complot.
- 4. Le gouvernement pourrait engager des parties privées crédibles à s'engager dans un contre-discours.
- 5. Le gouvernement pourrait s'engager dans la communication informelle avec les parties tierces et les encourager ».

En définitive, le gouvernement des États-Unis avait décidé de financer des individus, à la fois chez lui et à l'étranger, pour perturber les forums des sites internet « conspirationnistes » et pour créer des groupes leur apportant la contradiction.

Ceci n'ayant pas suffi, la France est appelée à prendre des mesures autoritaires. Comme par le passé, les élites françaises, dont le Parti socialiste forme l'aile prétendument de gauche, se sont placées aux ordres de la principale puissance militaire de l'époque, en l'occurrence les États-Unis.

Pour la mise en œuvre de ce projet, il reste à définir quelle instance, nécessairement administrative, sera chargée de la censure et quels en seront les critères. Ne soyons pas naïfs, nous nous approchons d'une inévitable épreuve de force.

Documents joints : « Conspirationnisme : un état des lieux », par Rudy Reichstadt, Fondation Jean-Jaurès, Parti socialiste, 24 février 2015.  

Notes :

[1] « Discours de François Hollande au Mémorial de la Shoah », par François Hollande, Réseau Voltaire, 27 janvier 2015.

[2] « Conspirationnisme : un état des lieux », par Rudy Reichstadt, Observatoire des radicalités politiques, Fondation Jean-Jaurès, Parti socialiste, 24 février 2015.

[3L'Effroyable Imposture suivi de Le Pentagate, par Thierry Meyssan, Nouvelle réédition, entièrement réactualisée et annotée, éditions Demi-Lune.

[4] Léon Bourgeois, sculpteur français (1851-1925). Théoricien du « solidarisme » (que les socialistes actuels confondent avec la Fraternité). Il fut président du Parti radical, président du Conseil des ministres, premier président de la Société des Nations et lauréat du prix Nobel de la paix en 1920. Avec l'aide du Tsar Nicolas II, il posa le principe des arbitrages entre États, dont la Cour internationale de Justice des Nations unies est l'aboutissement actuel.

[5] Georges Clemenceau (1841-1929). Il défendit les Communards face à la droite et combattit la gauche socialiste de Jules Ferry aussi bien contre son projet de colonisation que contre sa vision de la laïcité. Alors que, durant la Grande Guerre, le pays semblait vaincu, il devint président du Conseil et le conduisit jusqu'à la victoire.

[6] Alain, philosophe français (1868-1951), co-fondateur du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (CVIA). Il milita pour une république protectrice de la liberté, strictement contrôlée par le peuple.

[7] Jean Moulin, haut fonctionnaire (1899-1943). Il prit le parti des Républicains espagnols et organisa illégalement, malgré le gouvernement socialiste neutre, un trafic d'armes pour résister aux Franquistes. Durant l'Occupation de la France, il dirigea le Conseil national de la Résistance, y incluant toutes les sensibilités politiques à l'exception de celle qui s'était battue aux côtés des Franquistes. Arrêté par les nazis, il mourut sous la torture.

[8] « La France selon François Hollande », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 30 juillet 2012.

[9] La République veille à ce que le Pouvoir serve l'Intérêt général. La Démocratie exige que le Pouvoir soit exercé par tous les citoyens.


[11] Émission Mediapolis sur la radio Europe 1, le 22 décembre 2012, l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard était l'invité de Michel Field et d'Olivier Duhamel.

[12] De nombreux responsables politiques se sont vainement opposés à cette loi, dont l'ancien président Jacques Chirac, et les anciens Premiers ministres Dominique de Villepin et François Fillon.

[13] « Qui est l'ennemi ? », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 août 2014.

[14My Enemy's Enemy : Lebanon in the Early Zionist Imagination, 1900-1948, par Laura Zittrain Eisenberg, Wayne State University Press (1994). Thèse de doctorat vérifiée par Itamar Rabinovitch côté israélien et Kamal Salibi côté libanais.

[15] « Conspiracy Theories », Cass R. Sunstein & Adrian Vermeule, Harvard Law School, January 15, 2008.

Source: Sott.net

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Le plus ironique dans toute cette affaire, faut-il savoir que c'est la CIA qui a inventé l'expression «théorie du complot». C'est pour dire. 

May