mercredi 30 septembre 2015

19 juillet 2015: Le Sun à propos des photos de la Reine faisant le salut nazi : «c’est d’une importance historique»

         Photo: La fameuse Une du tabloïd britannique montrant la reine d’Angleterre faisant un salut hitlérien.
Quand la patronne du monde elle-même se fait piéger, c’est qu’il y a quelque chose de pourri dans le Royaume. De découverte en révélation, les masques tombent. Le malaise est tel que Buckingham se mélange les pinceaux et détruit lui-même, sans le vouloir, la légende de la grande reine, aimée de son peuple et portée au rang d’héroïne parce qu’elle avait refusé de quitter son palais. Si, comme ils l’affirment, la reine était trop jeune pour connaitre la portée  de son geste, alors comment pouvait-elle prendre conscience, à cet âge, du danger qu’elle et son pays pouvaient éventuellement courir. Il ne leur reste plus qu’à fabriquer une nouvelle légende pour le prince héritier pour les futures générations anglaises. RI

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Sur fond de scandale en Grande Bretagne après la publication par le Sun de clichés montrant la Reine Elisabeth II faire un salut nazi, le tabloïd anglais a défendu son choix en parlant de « l’importance historique » de ces photos.
 
Stig Abell, le rédacteur du magazine britannique Sun s’est exprimé dans les médias en disant que les clichés montrant la Reine d’Angleterre effectuer un salut hitlérien était « une question d’importance historique nationale qui permet l’analyse de ce qui se passait dans les années trente avant la Seconde Guerre Mondiale ». Il a ajouté que, pour cette raison, leur publication dans son journal se justifiait.
Une question « d’importance historique » pour le Sun
 
Le rédacteur en chef du tabloïd britannique a expliqué à la BBC qu’il était « clair » que le Sun ne suggérait rien de répréhensible de la part de la Reine et de la Reine mère, mais que la sympathie qu’avait le Roi Edouard VIII pour le régime nazi après son abdication en 1936 était « réelle » et ne « peut être niée ».


Stig Abell a poursuivi en expliquant que ces clichés « devraient être connus de tous » car il fournissaient « des informations sur le contexte de l’époque ». « De 1937 à 1939, il (le Roi Edouard VIII) parlait de sa sympathie pour Hitler et l’Allemagne nazie. Même avant sa mort en 1970, il avait répété que Hitler était un homme bien ». « Je pense que cela est une question d’importance historique que nous ne devrions pas hésiter à mettre au grand jour », a-t-il déclaré.
 
« Un jeu tout à fait innocent » pour Buckingham
 
La Une du Sun avait en effet provoqué un véritable scandale et particulièrement embarrassé Buckingham. « Il est décevant qu’un film tourné il y a quatre-vingt ans et provenant apparemment des archives personnelles de la famille royale ait été obtenu et exploité de cette manière », a déploré le Palais.
 
« Ceci est un jeu auquel se livrait momentanément la famille dans un contexte historique où ce geste était répandu partout » a déclaré un proche de Buckingham.« Personne à l’époque n’avait la moindre idée de comment ce geste allait évoluer et ce qu’il représenterait réellement » a dit cette même source.
 
Buckingham explique que la reine, qui « n’a que 6 six ans sur la photo »,  effectue ce geste « de manière tout à fait innocente » sans en connaître la signification.
 
Source: reseauinternational.net
 
Lire aussi http://reseauinternational.net/nouveau-scandale-le-roi-edward-viii-dangleterre-faisant-un-salut-nazi-en-allemagne/

vendredi 25 septembre 2015

Obama autorise des expériences comportementales sur les Américains

© Inconnu
 
Mac Slavo
Shtfplan
sam., 19 sept. 2015 06:03 UTC                 
Traduit par Hervé, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone
 
 
Le président Obama a signé un nouveau décret autorisant les organismes fédéraux à réaliser des études comportementales sur les citoyens américains.

Les études, qui seront effectuées sans l'autorisation expresse des participants, sont conçues pour faire progresser les initiatives du gouvernement en donnant un petit coup de pouce aux citoyens pour engager certains de leurs comportements et de leurs choix dans le sens souhaité par le gouvernement.
« Un nombre croissant de preuves démontre que les connaissances des sciences du comportement, résultats de recherches dans des domaines tels que l'économie comportementale et la psychologie sur la façon dont les gens prennent des décisions et agissent sur elles, peuvent être utilisées pour concevoir les politiques du gouvernement afin de mieux servir le peuple américain », lit-on dans l'ordre d'exécution, publié mardi.

Le nouveau programme est le résultat final d'une proposition politique de la Maison Blanche circulant depuis 2013, intitulée Renforcement des capacités fédérales de compréhension comportementale.

L'initiative se fonde sur les recherches de l'économiste Richard Thaler de l'Université de Chicago et du professeur de l'École de droit de Harvard, Cass Sunstein, qui a également été surnommé le tsar de la réglementation d'Obama. Les deux spécialistes du comportement ont soutenu dans leur livre de 2008, Nudge, que les politiques gouvernementales peuvent être conçues d'une manière qui influe sur les citoyens à l'égard de certains comportements et de certains choix. Les choix souhaités correspondent presque toujours avec les objectifs du gouvernement fédéral ...

Dans sa note de 2013, rapportée par Fox News à l'époque, la Maison Blanche a ouvertement admis que l'initiative impliquait l'expérimentation comportementale. « Le gouvernement fédéral est en train de créer une nouvelle équipe qui aidera à bâtir des capacités fédérales à expérimenter ces approches, et élaborer des interventions comportementales qui ont été rigoureusement évaluées, en utilisant, si possible, des essais aléatoires contrôlés », peut-on lire dans le mémo. Source : The Daily Caller
D'autres décrets récents autorisent le gouvernement fédéral et le président, entre autres choses, a arrêter Internet dans le cas d'une cyberattaque, ainsi qu'à saisir des stocks de nourriture personnels et autres fournitures au cours d'une situation d'urgence déclarée à l'échelle nationale.

Ainsi, il est parfaitement logique que le gouvernement fédéral ait lui-même donné l'autorisation d'effectuer des expériences sur le peuple américain. De telles idées sont normalement limitées aux adeptes de la théorie du complot. Maintenant, c'est la politique officielle.
 
Source: Sott.net

jeudi 24 septembre 2015

Boston Globe: la Russie n'est pas l’ennemi des États-Unis

 
Les ennemis imaginaires sont très dangereux, car ils conduisent à des conflits inutiles et détournent l'attention des problèmes réels. Les Etats-Unis se sont forgé un ennemi de ce type en la personne de la Russie.
La campagne actuelle contre la Russie a été provoquée par ce que certains qualifient "d'agression" contre l'Ukraine, affirme Stephen Kinzer dans les pages du Boston Globe. Selon lui, Washington est également agacé par la décision du Kremlin d'aider le régime de Bachar el-Assad en Syrie. Mais les véritables raisons des sentiments antirusses sont plus profondes, estime l'analyste.
"Les principaux membres de l'establishment politico-militaire américain ont grandi à époque de la guerre froide. Ils ont passé la plupart de leur vie à croire que l'antéchrist vit à Moscou. Aujourd'hui, ils continuent à affirmer que la guerre froide n'a jamais pris fin", indique Stephen Kinzer.

Le Pentagone
 
Désireux de profiter pleinement des avantages obtenus suite à la chute de l'Union soviétique, les Etats-Unis ont provoqué une réaction nationaliste en Russie. Le président Vladimir Poutine en est devenu le symbole. Il est très populaire en Russie, car le peuple russe est persuadé que Poutine s'efforce de redonner au pays l'influence qu'il a perdue. Et c'est aussi pour cela que Poutine est diabolisé à Washington.
Cet été, la déclaration la plus radicale au sujet de la puissance militaire russe a été faite par le chef d'état-major interarmées, le général Joseph Dunford. Selon lui, la Russie "peut constituer une menace pour l'existence des Etats-Unis".

F-16
 
"Les déclarations de ce genre semblent étranges et excentriques sous plusieurs formes. Premièrement, la Russie est un pays foncièrement faible avec une économie instable. Elle n'est capable ni de rivaliser avec les Etats-Unis, ni, à plus forte raison, de nous menacer. Deuxièmement, la Russie est entourée de bases américaines, elle entend chaque jour des menaces émanant de l'Occident et elle voit des canons otaniens à ses frontières. C'est pourquoi elle a toutes les raisons de craindre pour sa sécurité. Troisièmement, en isolant la Russie, nous la poussons dans les bras de la Chine et encourageons par là-même un partenariat susceptible de créer une menace réelle pour le pouvoir et l'influence des Etats-Unis", écrit Stephen Kinzer.
D'après lui, Washington considère la Russie comme un "fauteur de troubles", car elle refuse de jouer d'après les règles américaines. Donc, il faut la punir. Cependant, estime l'analyste, il faut reconnaître que la Russie est une puissance souveraine qui ne veut pas obéir aux ordres venus de l'Occident et qui refuse de voir les États-Unis encourager les mouvements antirusses à ses frontières.
Source: Sputniknews.com

mercredi 23 septembre 2015

Washington soutient et finance Daesh. Moscou soutient la Syrie contre Daesh


 
Mondialisation.ca, 21 septembre 2015

Press TV a interviewé Michel Chossudovsky du Centre de recherche sur la mondialisation à Montréal à propos de la décision de la Russie de fournir à Damas du matériel militaire et une aide humanitaire.

Voici une transcription approximative de l’interview.

Version vidéo ici

Press TV : L’appel lancé au monde entier par la Russie pour venir en aide au gouvernement syrien dans sa lutte contre les terroristes de Daesh semble être tombé dans l’oreille de sourds, du moins à Washington. On voit plutôt le président US affirmer que la stratégie de Moscou en Syrie est vouée à l’échec. Deux questions : d’abord et avant tout, quelle est cette stratégie de la Russie à laquelle l’Occident s’oppose si vigoureusement? Et ensuite, pourquoi l’Occident s’inquiète‑t‑il autant de la présumée montée en puissance de la Russie en Syrie?

Chossudovsky : Il faut tout d’abord faire quelques distinctions :

- D’une part, il y a les actes d’agression commis par les USA à l’endroit d’un État souverain, et ce, en vertu d’un « mandat humanitaire » les autorisant à « pourchasser Daesh », alors que dans les faits nous savons – et cela est amplement démontré – que Daesh bénéficie du soutien et de l’aide financière des USA et de leurs alliées;

- D’autre part, il y a ce que l’on pourrait décrire comme une coopération militaire bilatérale entre les deux États souverains que sont la Syrie et la Fédération de Russie. Et c’est d’ailleurs là quelque chose qui existe depuis de nombreuses années entre ces deux pays.

La Russie possède une base navale en Méditerranée. En outre, elle fournit à la Syrie son système de défense aérienne S‑300 et coopère avec elle dans d’autres domaines axés surtout sur la formation, sur les systèmes d’arme et ainsi de suite. Je ne crois pas que cela implique un quelconque déploiement de troupes terrestres. Ça n’arrivera pas. Et tout cela n’a rien de nouveau, mais s’inscrit dans une relation de longue date entre les deux gouvernements.

Maintenant en ce qui concerne Obama, il s’agit d’une affirmation quelque peu diabolique. Depuis septembre dernier – nous en sommes actuellement au terme d’une année de « bombardements humanitaires » sur l’Iraq et la Syrie – il y a eu 53 000 sorties aériennes (chiffres officiels), et de ce nombre, 6 700 ont été ce qu’on appelle des « sorties de frappe ».

Pour ma part, je soupçonne qu’un grand nombre de ces 53 000 sorties avaient en fait pour but de livrer des armes et d’autre matériel à Daesh, dont les membres sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale qui combattent les forces du gouvernement syrien.

Press TV : Dans quelle mesure trouvez‑vous suspecte l’augmentation récente du nombre de pays soudainement empressés de se joindre aux frappes aériennes US sur le territoire syrien?

Chossudovsky : Bien, voyez‑vous, les États‑Unis ont toujours eu pour stratégie de se rallier leurs présumés alliés et, dans certains cas, des États interposés pour faire le sale boulot sur le théâtre de guerre et ils ont le soutien de l’Arabie saoudite et du Qatar, celui de leurs alliés européens, et celui aussi du Canada.

Je crois que les dirigeants de ces pays, les soi-disant démocraties occidentales, doivent se poser la question suivante : qui appuyons‑nous réellement?

Ils appuient les terroristes, cela est une évidence. Les sorties de frappe dirigées contre la Syrie ne ciblent pas Daesh.

Daesh est un instrument aux mains de l’administration US, c’est une entité affilée à al‑Qaida.
Ils s’appelaient autrefois al‑Qaida en Iraq, et il y a une longue tradition de renseignements aux États‑Unis. Les renseignements US soutiennent les organisations affiliées aux « djihadistes » et à al‑Qaida. Bon nombre des membres de Daesh sont en fait d’anciens mercenaires du Groupe islamique combattant en Libye (GIGL) qui a désormais joint les rangs de Daesh, et – comme nous le savons – ces mercenaires avaient eux aussi le soutien des États‑Unis et de l’OTAN.

Article original en anglais :

us-isis
Washington is Supporting and Financing the ISIS. Moscow is Supporting Syria against the ISIS, publié le 12 septembre 2015

Traduction par Jacques pour Mondialisation.ca

Source: Mondialisation.ca

mardi 22 septembre 2015

La situation confuse de la politique US face au groupe État Islamique (EI): Un moyen de créer le chaos et la destruction de la Syrie

Obama - DonkeyHotey for Flickr.com


Professeur Rodrigue Tremblay
Mondialisation.ca, 18 septembre 2015
 
Il y a] « trois façons d’influencer la politique étasunienne : faire des dons aux partis politiques; créer des groupes de réflexion; et prendre le contrôle des médias. »
 
Haim Saban, milliardaire pro-israélien et pourvoyeur majeur de fonds politiques, et conseiller de la candidate à la présidentielle américaine Hillary Clinton, (en 2009)
 
[Il existe] « un mémo [au Pentagone] qui décrit la façon dont nous [les USA] allons prendre le contrôle de sept pays en cinq ans, à commencer par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et, pour terminer, l’Iran. »
 
Le général Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces alliées de l’OTAN (1997-2000), (lors d’une entrevue, le 2 mars 2007)
 
« Ensuite, les politiciens vont inventer des mensonges crasses, blâmant le pays qu’ils veulent attaquer, et tous les citoyens absorberont ces faussetés, leur conscience étant apaisée, et ces mensonges crasses seront diligemment étudiés, et ils refuseront d’examiner toutes autres réfutations. »
 
Mark Twain (1835-1910), auteur et satiriste américain
 
« Le président n’a pas le pouvoir, en vertu de la Constitution américaine, d’autoriser unilatéralement une attaque militaire quand il n’existe pas une menace réelle ou imminente contre notre pays. »
 
Le sénateur Barack Obama (D.-Ill.), (lors d’une entrevue, le 20 décembre 2007)
« Notre objectif est clair, et c’est de: dégrader et de détruire l’EI de sorte qu’il ne soit plus une menace, non seulement pour l’Irak mais aussi pour le Proche Orient et pour les États-Unis. »
 
Prés. Barack H. Obama, (lors d’une conférence de presse, le 3 septembre 2014)
 
La situation chaotique qui prévaut présentement en Syrie, un pays de 22 millions d’habitants, laquelle a provoqué la mort de quelques 220 000 syriens et créé de 6 à 8 millions de réfugiés, lesquels fuient présentement vers l’Europe, est des plus déroutante.
 
D’un coté, le gouvernement étasunien de Barack H. Obama a transgressé ouvertement le droit international en soutenant d’une manière active et en l’armant une insurrection et une guerre civile contre le gouvernement de Bashar al-Assad en Syrie. De l’autre, ce même gouvernement étasunien fait mine de considérer illégitime l’organisation terroriste de l’État Islamique (EI), soutenue de l’extérieur par la mouvance sunnite, et déclare vouloir la “dégrader et la détruire” à l’aide de bombardements.
 
Si un gouvernement étranger voulait détruire un pays et le mettre en ruines, ce serait probablement la chose à faire, car c’est ce que le gouvernement étasunien a fait au cours des dernières années en soutenant les protestations contre le gouvernement syrien et en fomentant un soulèvement contre ce même gouvernement, selon le modèle des révolutions colorées que la CIA a parrainées dans plusieurs autres pays (révolution des roses en Géorgie en 2003, orange en Ukraine en 2004 et en 2014 et des tulipes au Kirghizistan en 2005, etc.). Pour cette raison, on peut dire que le gouvernement américain a facilité, directement et indirectement, la montée de l’extrémisme islamique au Proche Orient, dans l’espoir que ce dernier réussisse à renverser le régime séculier de al-Assad.
 
Dès le début, donc, la position étasunienne au Proche Orient a été des plus ambivalente, des plus irresponsable, des plus inconsistante, des plus incohérente, des plus mal pensée, des plus indécente, des plus insensée, des plus destructrice et des plus immorale, car elle a fortement contribué à déstabiliser l’Irak et la Syrie, en plus de faire des millions de victimes et de faciliter la montée du monstre psychopathe qu’est l’EI.
 
En effet, le chaos que les interventions extérieures ont provoqué en Syrie semble être une répétition de ce que le gouvernement Obama-cum-Hillary Clinton a fait dans un autre pays de la région, soit la Libye, lorsque ce dernier pays a été déstabilisé et détruit de fond en comble par une intervention extérieure, et réduit à un état d’anarchie. C’est aussi une répétition de ce que le gouvernement de George W. Bush a fait en Irak avec son incursion militaire de 2003, dans le but d’effectuer illégalement par la force un changement de régime dans ce pays, pays qu’il a laissé ensuite complètement détruit et dysfonctionnel. Toutes ces interventions ont produit des catastrophes humaines innombrables.
 
Détruire des pays, en dehors de tout cadre légal et sans aucune empathie pour la souffrance humaine de millions de gens semble avoir été la politique officielle du gouvernement des États-Unis au cours des vingt dernières années, et cela continue, qui ce soit qui siège à la Maison Blanche à un moment donné, qu’il soit Républicain ou Démocrate.
 
On voit ici un modèle que même les cerveaux les plus mal informés et les plus malhonnêtes ou les plus obtus ne peuvent manquer d’observer. Nous savons tous que cela a commencé il y a une vingtaine d’années avec le plan très médiatisé d’une clique pro-Israël néoconservatrice, laquelle s’est retrouvée comme par hasard à conseiller les gouvernements américains successifs, à commencer par le gouvernement de George H. Bush de 1989-1993. L’objectif premier de ces néocons était de remodeler et de transformer (c.-à-d. déstabiliser et détruire) l’ensemble des pays arabes du Proche Orient, en provoquant l’effondrement et la désintégration des pays voisins d’Israël (l’Irak, la Syrie, la Libye, etc.), et en utilisant pour ce faire la puissance militaire américaine et celle de l’OTAN.
 
Et de nos jours, le gouvernement Obama travaille ardemment à détruire délibérément et d’une manière immorale le pays de la Syrie, et cela prétendument pour plaire au gouvernement israélien et aux gouvernements d’autres alliés tels celui du régime totalitaire wahhabite de l’Arabie saoudite et celui de plus en plus islamiste de la Turquie. Tout comme il n’y avait aucune organisation al-Qaïda en Irak avant que le gouvernement de Bush-Cheney envahisse le pays en 2003, il n’y avait pas d’Etat islamique (EI) en Syrie avant que les USA et leurs alliés ne s’appliquent, à compter de 2011, à soutenir l’insurrection contre le régime syrien d’al-Assad.
 
Entouré de ses conseillers néoconservateurs, sans doute nommés à ces postes stratégiques sur la recommandation de riches contributeurs politiques, le président Barack H. Obama donne le triste spectacle d’un homme politique qui s’est graduellement transformé en une image conforme de George W. Bush, se servant de mensonges et de faux prétextes pour justifier une politique américaine incohérente et déstabilisatrice au Proche Orient.
 
Tantôt, il déclare que la politique de son gouvernement consiste « à dégrader et à détruire » le Califat meurtrier qu’est l’EI; plus tard, il donne son appui tacite ou explicite au président démagogue de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, d’attaquer avec des avions de combat F-16 la seule force crédible sur le terrain pour lutter contre l’EI, en dehors des forces armées des gouvernements irakiens et syriens, soit les milices kurdes.
 
Et quand le gouvernement russe de Vladimir Poutine veut apporter un soutien au gouvernement syrien assiégé de Bachar al-Assad, ce dernier étant encore le gouvernement légitime de ce pays soit dit en passant, le président étasunien de Barrack H. Obama non seulement dénonce un tel appui, mais il va jusqu’à enjoindre la Russie ne pas le faire, affirmant curieusement que les efforts de la Russie pour soutenir le gouvernement syrien contre l’EI sont « voués à l’échec »! Quelle stratégie et quel échec? On aimerait bien le savoir.
 
En effet, si le président Obama était vraiment sérieux quand il dit vouloir « éradiquer » le cancer médiéval terroriste qu’est l’EI, comme il le prétend, on pourrait penser qu’il devrait logiquement accueillir toute collaboration pour atteindre cet objectif, qu’une telle collaboration vienne de la Russie ou de l’Iran, ou de tout autre source. Mais non ! M. Obama dit plutôt que cette contribution à la solution du problème syrien n’est pas du tout la bienvenue, alors même que les assassins de l’EI consolident leur contrôle sur une grande partie de la Syrie et de l’Irak, et qu’ils continuent de décapiter et de persécuter les Assyriens chrétiens, les chiites et les autres groupes ethniques. Le résultat bien sûr est la création de millions de réfugiés que seule l’Europe semble prête, bien qu’à contrecœur, à recevoir, après qu’ils ont été expulsés de la Turquie, du Liban ou de la Jordanie, et après que les autres pays arabes parmi les plus riches de la région, tels l’Arabie saoudite et le Qatar, etc., leur ferment les portes. 
 
Cela n’a aucun sens. —Quand M. Obama est-il sincère? Quand il dit que les attaques de sa « coalition » et de l’OTAN en Syrie visent à « éradiquer l’EI », ou quand il dit qu’il n’a aucune autorité légale pour provoquer un changement de régime d’inspiration néoconservatrice en Syrie » ?
 
Si le Président Obama ne veut pas combattre les terroristes de l’al-Qaïda, le groupe derrière les attaques du 9/11, et son proche allié l’État islamique (EI), il devrait à tout le moins permettre que ceux qui veulent se battre contre eux le fassent. 

dimanche 20 septembre 2015

Poutine passe à la vitesse supérieure

Oscar Fortin
mer., 16 sept. 2015 03:04 UTC
                   
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Pendant que l'Occident et ses médias font diversion sur l'immigration et n'ont de cesse de diaboliser Poutine, ce dernier, conscient de ce que ses opposants trament, passe de la deuxième à la troisième vitesse. Les discours laissent la place à des décisions opérationnelles qui ne laissent aucun doute sur ses intentions. Il dénonce les interventions d'une coalition internationale qui agit sans l'accord des Nations Unies, faisant fi du droit international et du droit des peuples et des États à disposer d'eux-mêmes. Plus que tout, elle fomenta le terrorisme pour mieux couvrir leurs interventions en Syrie dans le seul but de prendre le contrôle du pays et d'en changer le régime.

Il y a quelques semaines, Poutine a donné l'ordre pour que son plus gros sous-marin nucléaire se rapproche des côtes de Syrie. Depuis, toutes ses déclarations vont dans le sens d'un soutien inconditionnel au gouvernement légitime de Bachar al Assad et de la nécessité pour toutes les forces d'opposition de s'unir aux forces gouvernementales pour vaincre les forces de l'État islamiques sur le territoire syrien. Ses engagements en armements et en formation militaire auprès du gouvernement syrien se poursuivent à un rythme accéléré. Plus rien ne semble pouvoir l'arrêter. Les déclarations menaçantes de Washington, les campagnes d'information en faisant de lui le grand responsable de la migration de centaines de milliers de migrants n'arrivent pas à le ralentir dans cette mise en place d'une stratégie visant à vaincre les terroristes islamiques et à sauver l'État de droit en Syrie.

Il y a de toute évidence urgence pour que la communauté internationale se regroupe en une coalition, parrainée par les Nations Unies, pour combattre l'État islamique et dissuader ceux qui les arment et les utilisent à des fins géopolitiques.

Dans son discours du 15 septembre 2015, tenu au Tadjikistan, pays frontalier de l'Afghanistan, Vladimir Poutine déclare la situation très inquiétante avec l'État islamique.
« Une compréhension saine et élémentaire chez l'homme et la responsabilité pour la sécurité globale et régionale exige une union des forces de la communauté internationale contre cette menace. Nous devons mettre de côté les ambitions géopolitiques des États-Unis. On doit stopper l'action des États-Unis qui consiste à employer les groupes terroristes pour l'obtention de ses propres objectifs dont celui d'en finir avec ces gouvernements et régimes qui ne lui sont pas loyaux. Nous observons des tentatives de faire porter la responsabilité des flots de réfugiés à la Russie. Il est affirmé que ces flots de réfugiés ont eu lieu, car la Russie soutient le gouvernement syrien. Tout d'abord, je tiens à dire que les hommes qui fuient la Syrie c'est à cause de la guerre qui a été en grande partie soutenue de l'extérieur, par l'envoi d'armes à l'État islamique. Les gens s'enfuient de Syrie devant les massacres perpétrés par les terroristes. »
C'est la première fois, à ma connaissance, que le président Poutine parle en termes aussi directs des États-Unis et de ses prétentions à régenter le monde comme s'il en était le maître. Il franchit un pas de plus en disant qu'il faut mettre de coté ses ambitions géopolitiques et stopper son action qui consiste à employer les groupes terroristes pour l'obtention de ses propres objectifs dont ceux d'en finir avec ces gouvernements et régimes qui ne lui sont pas loyaux.

Par ses propos, le président Poutine fait des États-Unis le principal ennemi dont il faut stopper les actions de soutien aux terroristes. Cette lutte contre le terrorisme conduit inévitablement à la lutte contre le caractère impérial des États-Unis. La Syrie sera-t-elle la scène d'où surgira l'étincelle qui enflammera le monde ? Les principales interventions des grands et puissants de ce monde à la Tribune des Nations Unies à la fin de ce mois nous donneront une bonne idée de ce qui nous attend dans les semaines et mois à venir.

Source: Sott.net

jeudi 17 septembre 2015

Bachar al-Assad, la seule option possible

À l'heure où la Syrie est de nouveau au premier plan, non sans la crise des migrants comme l'une des raisons à cela, et au moment des nombreuses discussions occidentales sur la présence militaire russe en Syrie, il serait juste une fois encore de remettre plusieurs points sur les « i ».


Mikhail Gamandiy-Egorov
 
 
McFaul: le sort d'Assad est entre les mains du peuple syrien
 
Les élites occidentales s'enfoncent une fois de plus dans la contradiction pure et simple. Et même les spécialistes occidentaux, loin d'être pro-russes ou pro-syriens, commencent par l'avouer. D'un côté, les leaders occidentaux affirment leur volonté à combattre l'Etat islamique, de l'autre continuent encore de réclamer le départ du président syrien Assad.

Mais ce n'est de loin pas la seule contradiction observée. Tout d'abord, souvenons-nous de l'invasion US et consorts en Irak, en 2003 (à une époque d'ailleurs lorsque un pays comme la France ne faisait pas automatiquement le suiveur de la politique étasunienne). Il a fallu bien peu de temps aux forces de cette coalition pour arriver à leur fin, à savoir faire chuter l'Irak Baathiste et son leader Saddam Hussein. Certains diront à juste titre que c'était une opération terrestre et c'est vrai. Mais on a eu aussi il y a quelques années la Libye. L'OTAN, qui menait les opérations de bombardement du territoire libyen en visant les forces de l'armée régulière, n'a eu en outre aucun mal à détecter et viser le cortège où se trouvait feu colonel Mouammar Kadhafi. On connait la suite.
 
Mouammar Kadhafi
 
Et en Syrie malgré toutes les déclarations déclarées de mener la guerre à l'EI en bombardant ses positions, on a vraiment dû mal jusqu'à maintenant (pourtant ce n'est pas la volonté qui manque) à voir un quelconque résultat notable. Certains diront même que ces bombardements nuisent plus aux forces gouvernementales de l'Armée arabe syrienne, sans oublier les civils, qu'aux terroristes. Il y a donc de quoi à se poser des questions: quelle est la véritable cible de la coalition occidentalo-golfiste? Les barbares de l'EI ou les militaires syriens avec Bachar al-Assad? Sans oublier l'implication d'Israël qui a maintes fois bombardé les positions de l'armée syrienne, sans jamais toucher aux terroristes. Etonnant?

Autre question tout aussi importante. Les élites de l'Occident jouant aux aveugles affirment jusqu'à maintenant que la Syrie n'aura pas d'avenir avec Assad. Le problème c'est que jusqu'à maintenant ils n'ont aucune alternative à proposer. Absolument aucune. Tous les groupes soi-disant non liés à l'Etat islamique et combattant également l'armée régulière de Syrie, les Occidentaux les appellent eux-mêmes être « des islamistes modérés ». Assez incroyable comme notion.
 
C'est vrai qu'en terme de barbarie et de cruauté, difficile de concurrencer l'EI (même Al-Qaida est devenue un peu ringarde), mais en suivant cette « logique », on arrive à croire qu'il devient presque possible de classer les terroristes en plusieurs groupes, selon leur niveau de radicalité ou de « modération »: terroristes modérés, semi-modérés, plutôt modérés, pas vraiment modérés, pas du tout modérés, radicaux, ultra-radicaux et ainsi de suite. Cela peut même paraitre drôle pour certains, si derrière cette pseudo-logique il n'y avait pas des centaines de milliers de vies en jeu. Mais l'Occident vraisemblablement ne peut plus faire marche arrière, de peur de se retrouver une fois de plus dans le ridicule. Même si parfois il est bien mieux de reconnaitre ses erreurs, ne serait-ce que pour sauver tellement de vies humaines.
 
aide humanitaire à la Syrie
 
Maintenant pourquoi le président al-Assad reste la seule option possible? Pour plusieurs raisons. Tout d'abord car il reste le leader légitime de son pays. Un pays pour rappel indépendant et souverain. D'autre part, car il est bien soutenu par la grande majorité de la population, aussi bien en Syrie qu'au sein de la diaspora syrienne.
 
Qui le dit? Le rapport datant de 2013 (alors que la Syrie était déjà en pleine guerre) de la CIA (!) repris entre autres par Wikileaks et un certain nombre de médias, qui confirme que le président Assad aurait au moins 75% de soutien de la part de ses concitoyens. Alors après, les « bienpensants démocratiques » devraient nous répondre à une question: de quel droit un leader ayant le soutien avéré des ¾ de son peuple peut être considéré « illégitime » (terme employé par plusieurs chefs d'Etat occidentaux)?

Situation en Syrie
 
Un autre exemple confirmant lui aussi la légitimité d'Assad et lié à l'aspect ethnico-religieux. On sait qu'il appartient à la minorité religieuse alaouite, qui représente à peu près 20% de la population de Syrie. L'Occident tente par tous les moyens de faire croire que c'est cette minorité qui dirige, les autres représentants ethniques et religieux seraient soi-disant tous ou presque opposés à elle. Pourtant, la grande majorité des Syriens (environ 75%) sont eux musulmans sunnites, 10% sont chrétiens. Alors en analysant ne serait-ce qu'avec un minimum de logique, les 20% d'alaouites et les 10% de chrétiens ne pourraient jamais assurer à Assad une si longue résistance si la grande majorité des musulmans sunnites syriens n'étaient pas eux aussi majoritairement derrière leur président. Cela est tout simplement impossible.
 
L'Armée arabe syrienne est également fort représentative de ce puzzle multiethnique et multiconfessionnel de la Syrie. La grande majorité des militaires syriens sont eux aussi musulmans sunnites. Et il serait tout simplement illusoire de croire que si ces militaires sunnites ne soutenaient pas eux aussi Assad et avec une telle ardeur, jamais il n'aurait pu tenir ne serait-ce que quelques mois.

Vladimir Poutine lors du sommet de l'OTSC au Tadjikistan
 
Donc la propagande occidentale s'écroule comme un château de cartes, notamment sur le fait que la Syrie serait dominé par un « dictateur » (un dictateur ayant tout de même 75% au moins de soutien, y compris au sein de la diaspora, y compris celle vivant en Occident) et que c'est une minorité religieuse qui impose sa volonté aux autres. Tout cela est faux. La Syrie, en plus d'être l'un des berceaux de l'humanité, c'est aussi un pays multiculturel, multiethnique et multiconfessionnel. Mais c'est aussi fort malheureusement un pays martyrisé depuis plusieurs années maintenant par la volonté unipolaire du néocolonialisme occidental et le salafisme importé du Golfe et de quelques autres pays.
 
Et dans ce pays de la diversité, un homme continue de représenter l'unité de tous les Syriens, peu importe leur appartenance ethnique ou religieuse et qu'ils soient musulmans sunnites, alaouites, chiites, chrétiens ou yézidis. C'est bien Bachar al-Assad. Les dirigeants occidentaux devront donc bien à un moment ou un autre reconnaitre cette réalité que beaucoup de Syriens tentent de leur faire entendre. Et une réalité qu'ils devront accepter. Entre temps, il faut se débarrasser des terroristes égorgeurs. Et pour cela, aux côtés de l'armée syrienne et du peuple de Syrie, ce sera vraisemblablement une autre coalition.

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Source: Sputnik.fr

mercredi 16 septembre 2015

La NASA confirme le refroidissement climatique à l'insu de son plein gré...



Jacques Henry
lun., 14 sept. 2015 04:25 UTC

Depuis l' « atterrissage » de l'ouragan Wilma en 2005, il s'est passé neuf années sans qu'aucun phénomène de ce type ait eu lieu sur les côtes américaines. Les météorologues appellent ça une « sécheresse » d'ouragans ... Il faut dire qu'ils puisent dans leur vocabulaire professionnel pour qualifier ce qu'ils observent et ils ont raison car ainsi ils savent à peu près de quoi ils parlent. Et ce phénomène de sécheresse particulièrement longue n'était pas arrivé depuis 177 ans ! Parallèlement la fréquence de phénomènes météorologiques violents comme les tornades a également diminué au cours des dix dernières années. Il n'en a pas fallu plus pour que des fonctionnaires de la NASA (Goddard Institute à New-York) fassent mouliner des ordinateurs pour expliquer cet étrange situation complètement inattendue puisque le réchauffement climatique global d'origine humaine prévoit au contraire une fréquence de plus en plus élevée de phénomènes météorologiques comme des ouragans de plus en plus violents.

Les simulations numériques minutieusement réalisées ont exclu tous les ouragans de catégorie inférieure à 3 (échelle de Saffir-Simpson) c'est-à-dire que les ouragans Ike (2008), Irene (2011) et Sandy (2012) n'ont pas été pris en considération. Le modèle développé (encore une fois les prédictions n'engagent que les ordinateurs) pour prédire l'arrivée sur le sol d'ouragans a abouti à ceci :     

Image
© NOAA
 
Du bleu foncé au rouge : ouragans de catégorie de 1 à 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson. En pointillé la courbe correspondant à un événement de probabilité nulle. L'échelle est logarithmique (drought = sécheresse qu'on peut traduire par absence). Ce graphique se lit ainsi : la probabilité pour qu'il n'y ait pas d'ouragans de catégorie 3 (en vert) pendant une période de 10 années consécutives serait de 500 ans et d'ouragans de catégorie 4 pendant une même période de 10 années serait de 40 ans.

Si on considère les dates mentionnées dans cet article, 177 ans avant le début de cette présente période de « sécheresse » d'ouragans il se trouve que l'on se retrouve en 1829 (2015 - 9 - 177). Retranchons encore 9 années et on arrive à l'année 1820 c'est-à-dire très exactement à la fin du deuxième cycle solaire très déficitaire du petit âge glaciaire qui sévit au début du XIXe siècle et appellé le minimum de Dalton. Or le dernier cycle d'activité solaire (24e) qui se termine en ce moment (ne figure pas dans l'illustration ci-dessous) est à peu près comparable en nombre de taches et en intensité aux deux cycles qui induisirent ce petit âge glaciaire.

 
Image
© NOAA
 
Je cite la conclusion de l'article paru dans Geophysical Resarch Letters : « A hurricane climate shift protecting the U.S. during active years, even while ravaging nearby Caribbean nations, would require creativity to formulate. We conclude instead that the admittedly unusual 9 year U.S. Cat3+ landfall drought is a matter of luck » et en français : il faudrait de la créativité pour expliquer que le changement climatique protège les côtes américaines des ouragans durant les saisons actives (comprenez pendant la saison des ouragans) alors qu'ils ravagent les nations des Caraïbes. Nous concluons plutôt que cette période inhabituelle de 9 années sans atterrissage d'ouragans de catégorie supérieure à 3 relève de la chance.

C'est écrit noir sur blanc, vérifiez par vous-même, l'article est en libre accès. Il est tout de même incroyable que les auteurs de cet article n'aient même pas eu l'idée d'établir une relation avec la faiblesse du cycle solaire 24 alors qu'ils sont fonctionnaires de la NASA et payés pour étudier l'activité solaire, le climat, la météorologie et accessoirement le taux de natalité des petits hommes verts. Il y a là matière à émettre de sérieux doutes quant à la valeur scientifique des nombreux travaux émanant des divers secteurs de la NASA car à l'évidence les auteurs manquent de sens critique et, comme ils l'avouent explicitement, de créativité ... Cependant cet article apporte une magnifique preuve du refroidissement climatique en cours, mais chutt ! il ne faut surtout pas en parler.

Source : DOI: 10.1002/2015GL063652 . Illustration (NOAA) ouragan Wilma touchant la péninsule du Yucatan (catégorie 5). Il passera quelques jours plus tard sur la Floride.
 
Source: Sott.net

mardi 15 septembre 2015

Il est grand temps que l’Europe se libère des États-Unis

 
Le chaos syrien est à l’origine des mouvements migratoires encouragés par les Américains et leur allié turc. Le but est d’abattre le dernier pouvoir proche de Moscou au Moyen-Orient.    
 
Christian Vanneste
Boulevard Voltaire
 
Dans le « Western soft » que nous projettent les médias, il y a les bons et les méchants : d’un côté, les héros de la démocratie droit-de-l’hommiste derrière la star Obama, parmi lesquels Angela Merkel vient de prendre une place de choix ; de l’autre, les champions de la force obscure, dont Vladimir Poutine est une figure emblématique, et Viktor Orbán un émule gênant, un mouton noir dans le troupeau bêlant de l’Union européenne. Entre le prix Nobel par anticipation et l’ancien officier du KGB, le choix semble s’imposer… Un peu trop, sans doute, pour ne pas éveiller le sens critique indispensable à la liberté de penser et à la vraie démocratie.   

Washington a joué les Frankenstein en créant un monstre, ou plutôt en le réveillant. Le totalitarisme rouge a été remplacé par son vainqueur à Kaboul : le fondamentalisme islamiste. Mais l’Orient compliqué ne s’adapte pas aux histoires simples. Les interventions militaires n’ont pas résolu les problèmes ou les ont aggravés. Les talibans s’activent toujours chez les Afghans. L’Irak a explosé.  

Il est difficile de gagner des guerres lorsque l’ennemi n’est pas clairement désigné et qu’on a, pour amis, ses amis. Alors Obama est arrivé pour reprendre la bonne vieille cible russe, en essayant de dissoudre l’islamisme dans une version plus modérée. Sans succomber à un complotisme échevelé, la succession des printemps, les uns arabes, les autres ukrainiens, ont présenté bien des similitudes avec leurs places parsemées de fleurs : que la bonhomie américaine ait été souvent le décor d’un machiavélisme achevé n’est pas nouveau et demeure logique dans une politique d’intérêt national. Tandis que les États-Unis se refaisaient une santé à coups de dollars et de gaz de schiste, leurs actions systématiquement provocatrices à l’égard de la Russie, en Syrie ou en Ukraine, allaient-elles dans l’intérêt de l’Europe ?   

Le chaos syrien est à l’origine des mouvements migratoires encouragés par les Américains et leur allié turc. Le but est d’abattre le dernier pouvoir proche de Moscou au Moyen-Orient, non de renverser un dictateur, dont toutes les expériences récentes montrent qu’il laisserait la place au chaos, comme en Libye, ou à un retour à l’ordre musclé sous un régime militaire ou islamiste.   

La Russie est un pays dont l’histoire est singulière. Elle n’a jamais connu de démocratie à l’occidentale. Sa culture dominante d’une fabuleuse richesse appartient cependant à la civilisation occidentale, européenne et chrétienne. Son dirigeant actuel poursuit avec succès un double objectif. Il veut d’abord rendre à son pays sa place dans le monde, sa sphère d’influence légitime auprès des pays qui, pendant des siècles, ont appartenu à l’Empire russe. Il veut ensuite dépasser les contradictions de l’histoire nationale en affirmant une identité fière d’elle-même, de Pierre le Grand comme de Stalingrad. 

Ces ambitions ne menacent en rien l’Europe dont la Russie est le voisin géographique et le partenaire économique naturel, dont l’appauvrissement ne présente que des inconvénients. Une Ukraine fédérale peut être un pont entre l’Union européenne et la Russie, à condition qu’elle n’intègre ni l’Europe ni a fortiori l’OTAN. Vladimir Poutine va proposer un plan pour la Syrie. Là encore, la stabilisation de ce pays est dans l’intérêt des Européens. Il n’est pas sûr qu’il y ait une pareille convergence avec la Turquie et avec les États-Unis. Il est temps, si l’Europe veut exister, qu’elle se libère du pays qui, il y a longtemps maintenant, l’a libérée. 

jeudi 10 septembre 2015

L’hubris allemand est-il de retour ?



Christophe Servan
Plusieurs contributeurs et commentateurs se sont exprimés sur Boulevard Voltaire au sujet de la décision soudaine d’Angela Merkel d’accueillir 800.000 refugiés/migrants au cours de l’année en cours. Il est possible, comme il a été suggéré çà et là, que la raison profonde derrière ce geste soit à rapprocher d’un désir plus ou moins conscient de réparation ou de pénitence, mais je ne le crois pas et voici pourquoi. 
Mon premier argument est que cette décision, loin d’être une décision personnelle d’Angela Merkel, est bel et bien collective. La chancelière est, en effet, soutenue dans cette affaire par toute la classe politique allemande. Naturellement par le vice-chancelier Sigmar Gabriel, qui est aussi le chef du SPD, mais aussi par son adversaire acharné, le très rigide et conservateur Wolfgang Schäuble. Par conséquent, se référer au passé de madame Merkel en Allemagne de l’Est pour expliquer ceci ou cela me semble totalement hors de propos.
Mon deuxième argument, je ne l’ai pas trouvé dans la presse française – la plus sotte du monde, probablement – mais dans la presse britannique et allemande. Le premier motif soulevé par le gouvernement allemand pour se justifier n’est pas, comme on cherche à nous le faire croire à nous Français, une obligation d’ordre moral, mais bel et bien l’intérêt économique. J’en veux pour preuve cette affirmation qui revient sans cesse: « L’Allemagne a besoin de…, l’Allemagne a les moyens de… » J’en veux pour preuve le chiffre avancé de 500.000 migrants annuels pour les années qui viennent, qui ne correspond à rien (personne ne sait comment va évoluer la situation en Syrie), sinon à un plan de repeuplement mûrement réfléchi. 
Troisième argument : cette générosité désintéressée ne colle pas avec le traitement extrêmement dur infligé à la Grèce il n’y a pas trois mois.
Dans un tout autre ordre d’idée, je crois aussi – et je ne suis pas le seul – que tous les peuples ont, à des degrés divers, un « ADN primal », une sorte de spécificité dans leur comportement, qui ne s’efface jamais. Et je crois, comme Charles Maurras qui a beaucoup écrit sur le sujet, que chez les Allemands, l’hubris en fait partie. Aussi, plutôt que de songer à un quelconque besoin de repentance – une idée qu’il n’est pas étonnant de trouver chez les Français pour les raisons que l’on ne sait que trop -, je pense, et c’est tout le contraire, au réveil de l’hubrisallemand. Bref, je soupçonne nos voisins d’outre-Rhin de se dire : « Nous avons accompli une véritable prouesse économique avec l’intégration de l’Allemagne de l’Est, nous pouvons le refaire. » 

Notons, au passage, que là, en revanche, il pourrait être pertinent d’introduire l’expérience personnelle d’Angela Merkel. À l’appui de cette thèse, l’idée largement partagée dans les milieux patronaux allemands que la domination économique de l’Allemagne sur l’Europe, loin de s’estomper, va se poursuivre et même s’accentuer, que le Japon – le grand concurrent industriel – est au bord de la faillite, que la Chine et les pays émergents restent des clients avec un immense potentiel, etc.

Nous ne savons pas comment cette histoire finira, mais nous savons quel prix a payé l’Allemagne en 1918 et en 1945. Chez les Grecs, l’homme qui commet l’hubris est coupable de vouloir plus que la part qui lui est attribuée par les dieux, un crime puni du châtiment de la Némésis. Hérodote l’indique clairement dans un passage significatif : « Regarde les animaux qui sont d’une taille exceptionnelle : le ciel les foudroie et ne les laisse pas jouir de leur supériorité ; mais les petits n’excitent point sa jalousie. Regarde les maisons les plus hautes, et les arbres aussi : sur eux descend la foudre, car le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure. »

Alors ? l’islam va-t-il devenir la Némésis de l’Allemagne ?
Source: Boulevard Voltaire

lundi 7 septembre 2015

Aylan… et les larmes de crocodile

Le monde est secoué par les cris d’indignation et les lamentations devant la photo de Aylan, le petit enfant syrien échoué sur une plage turque, tandis que les rédacteurs pleureurs et pleurnicheurs s’expriment en termes de cœurs brisés qui saignent, du fait d’une tragédie portant leurs propres signatures, car tous ceux qui ont contribué à la grande arnaque, depuis quatre années, sont les complices du crime pour avoir allumé une guerre ayant obligé une bonne partie du peuple syrien, attaché à sa terre et à sa patrie, à prendre les rudes chemins de l’exil dans le but d’échapper à l’enfer d’une prétendue révolution menée par des gens méprisables, des bandits de grand chemin, des trafiquants, des takfiristes wahhabites issus d’environ quatre-vingts nationalités avec pour principal slogan « nous sommes venus vous passer par le fil de nos épées » et pour unique promesse « Au tombeau ! ».
Ils ont commencé par assassiner les imams des mosquées et démolir les écoles et les hôpitaux, puis se sont rassemblés en organisations de contrebande et de trafic juteux, au point que nombre de leurs chefs ont glané des millions en se partageant la manne des donations du secours international et des largesses des Pays du golfe, avec leurs courtiers en Turquie, en Jordanie, au Liban, jusqu’à devenir des négociants au noir en denrées alimentaires et à s’engouffrer dans le marché des esclaves et de la prostitution organisée, sur le dos des camps pour Syriens « déplacés ».
La tragédie de ces déplacés et de l’immigration syrienne est une fabrication des États-Unis, de tous les gouvernements de l’OTAN, des gouvernements de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, de la clique libanaise du 14 Mars, ainsi que des médias internationaux, arabes et libanais, dont certains persistent à divulguer ce charlatanisme concerté nourri de pétrodollars, en continuant à qualifier des assassins et des terroristes de « révolutionnaires syriens » et en participant au vacarme des lamentations et des falsifications.
La tragédie de Aylan et de sa famille sur les rives de la Méditerranée en Turquie dont les gouvernants ont pratiqué une discrimination raciale à l’égard des Syriens, ont pillé les usines d’Alep, ont légitimé l’installation de camps d’entraînement militaire, de réseaux de contrebande et de cellules d’opération sous la direction du général US, David Petraeus, ainsi que toutes les autres tragédies des nombreuses victimes qui tombent quotidiennement en Syrie et tous les flots de larmes et de sang à l’intérieur et à l’extérieur de ce pays, sont le fruit du sale mensonge concernant un prétendu printemps et d’absurdes balivernes, pour dissimuler la responsabilité notoirement établie de certains gouvernements, médias et forces politiques, ayant vendu des illusions et noyé la Syrie dans un terrible et durable malheur en couvrant une agression mondiale par l’intermédiaire de la coterie des Frères Musulmans, d’une clique de professionnels de l’opportunisme politique, de mercenaires sous de nombreuses bannières, aux côtés des groupes takfiristes wahhabites multinationaux expédiés en Syrie, le tout emballé sous le vocable d’un printemps maudit.
Essuyez ces larmes de crocodiles. Taisez-vous. Laissez leurs âmes s’en aller en paix et n’essuyez pas vos couteaux sur leur peau comme l’ont fait et le font encore leurs assassins, cette fine fleur de vos prétendus révolutionnaires depuis que vous commercez avec la laideur et l’arrogance. Le mensonge doit cesser, car la noire imposture est démasquée par les faits, vos révolutionnaires ne sont autres que DAECH, Al-Nosra et un ramassis de sicaires sous une multitude de faux drapeaux.
Tous les fils de vos intrigues aboutissent chez le maître américain et son partenaire sioniste. Ce sont eux qui distribuent les rôles aux associés, occidentaux, arabes et ottomans, engagés dans ce crime contre la Syrie, financièrement, militairement, médiatiquement et politiquement, quoique le promoteur occidental est désormais le porte parole de votre « révolution daechienne » et n’a même plus besoin de ses mercenaires de façade qu’il s’est donné tant de peine à fabriquer et qu’il a si généreusement gratifiés et baladés d’hôtel en hôtel, de capitale en capitale, avant qu’ils ne tombent dans les lieux de l’oubli.
À tous ceux qui s’inquiètent, avec raison, de ce qu’endure la Syrie et se soucient des terribles souffrances de ses enfants condamnés à l’errance par les alliés agresseurs : les Syriens affrontent avec héroïsme une « guerre colonialiste » qui n’a justement pour solution politique que la victoire par la résistance de ce peuple, de son armée et de son commandant en chef ; la manœuvre visant son indépendance nationale et sa détermination à lutter contre le colonialisme et le sionisme, point à la ligne.
À tous ceux qui se préoccupent de la foule d’initiatives et de communications sur les rencontres, en cours, entre les deux camps de cette guerre mondiale : les alliés de la Syrie la soutiennent toujours aussi solidement car, par sa résistance, elle leur a offert une grande force dont ils récoltent les fruits et, qu’en retour, ils lui offrent tous les moyens dont ils disposent pour renforcer sa résistance dans son combat crucial pour la liberté de tous et l’avenir du monde.
Les alliés de la Syrie, notamment la Russie et l’Iran, sont parfaitement conscients que la seule voie « politique » qui sauverait la Syrie passe par l’assèchement des ressources du terrorisme et l’arrêt des mensonges médiatiques, les deux éléments principaux du système des agresseurs. Rien d’autre ne pourrait accélérer la solution, stopper l’hémorragie et mettre fin au calvaire vécu par les Syriens.
Rendre justice aux âmes des victimes exige de confondre, aujourd’hui avant demain, tous ceux qui ont contribué à cette « grande arnaque » en prétendant que ce qui avait été ourdi dans l’obscurité et l’ignorance trompeuses était une révolution. Mais les voilà qui persistent dans leurs mensonges commandés en dépit de toutes les révélations contraires. Ils sont les complices de la tragédie syrienne et de chaque goutte de sang qui coule aussi bien en Syrie qu’à l’étranger.
 Ghaleb Kandil
Source : New Orient News
Article traduit de l’Arabe par Mouna Alno-Nakhal
Monsieur Ghaleb kandil est le Directeur du Centre New Orient News (Liban)
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« Essuyez ces larmes de crocodiles », dites-vous, M. Kandil?  J'ignore d'où vient cette expression, mais vous venez de révéler, consciemment ou non,  toute la vérité brutale que prend son sens aujourd'hui: les crocodiles ne sont-ils pas des  reptiliens?

Cordialement, 
May West

jeudi 3 septembre 2015

La pollution atmosphérique liée aux pires crises cardiaques


Photo: Jacques Grenier Archives Le Devoir

La Presse canadienne
1er septembre 2015

Une augmentation de la pollution atmosphérique s’accompagne d’une hausse du risque, pour les hommes, d’être terrassé par une crise cardiaque, démontre une étude réalisée par des chercheurs belges.

Les scientifiques de l’Hôpital universitaire de Bruxelles ont déterminé qu’une augmentation de 10 microgrammes par mètre cube de la matière particulaire de moins de 2,5 microns (PM2.5) gonflait de 2,8 % le risque de subir un infarctus du myocarde sans élévation du segment ST (ou crise cardiaque sans STEMI). Ce type de crise cardiaque compte parmi les plus graves et les plus mortels.

Ces particules sont si petites qu’elles peuvent se loger au plus creux des poumons et insérer des quantités importantes de produits toxiques dans l’organisme.

Pire encore, une hausse de 10 microgrammes par mètre cube des concentration de dioxyde d’azote augmentait de 5,1 % le risque de crise cardiaque sans STEMI.

Les PM2.5 et le dioxyde d’azote proviennent principalement de la combustion d’hydrocarbures, que ce soit par les usines ou les véhicules.

L’auteur de l’étude, le professeur Jean-François Argacha, a dit que l’association entre la pollution atmosphérique et les crises cardiaques a été observée après une exposition d’une seule journée, et ce même si le niveau de pollution respectait les normes européennes en la matière.

L’Organisation mondiale de la Santé considère maintenant la pollution atmosphérique comme une des principales causes de décès qu’il est possible d’éviter.

Les conclusions de l’étude ont été présentées lors d’un congrès de la Société européenne de cardiologie.

Source Le Devoir

mercredi 2 septembre 2015

L’Allemagne rejoint la Banque asiatique d'investissement

L’Allemagne a annoncé sa décision définitive de devenir membre fondateur de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB).

Le projet de loi a été approuvé lors d'une réunion du gouvernement allemand.


Compte tenu du montant de sa contribution, à savoir 4,5 milliards de dollars, l'Allemagne devient le premier contributeur non asiatique et le quatrième plus grand participant de l'AIIB, après la Chine, l'Inde et la Russie. 

L'AIIB a été conçue pour stimuler l'interaction financière dans la région Asie-Pacifique, faciliter la réalisation de projets d'infrastructure et contribuer à la croissance mondiale.  

L'accord portant sur la création de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures a été signé le 29 juin dernier à la Maison du peuple à Pékin par les représentants de 57 pays. Il entrera en vigueur avant la fin de l'année en cours, lorsqu'il sera ratifié par les pays membres, la banque commencera son travail à partir de 2016. Ses actifs s'élèvent à 100 milliards de dollars, dont 29,78 milliards de dollars ont été investis par le contributeur principal — la Chine, 8,37 milliards de dollars par l'Inde et 6,54 milliards de dollars par la Russie.


Les pays de la région Asie-Pacifique doivent représenter au total 75% des actifs au minimum, mais les 25% restants des actionnaires peuvent inclure tout pays du monde. Ainsi, la Chine est propriétaire de 20,06% des voix et 30,34% des actions de la banque. L'Inde et la Russie ont respectivement reçu 7,5% et 5,92% des voix et 8,52% et 7,5% des actions.


Les Etats-Unis et le Japon ont refusé de participer à l'AIIB car cette nouvelle institution pourrait potentiellement devenir un concurrent sérieux à des structures financières internationales comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque asiatique de développement.