jeudi 28 janvier 2016

Dix faits que tous devraient savoir à propos d’Israël

 
1. Sur les 14,2 millions de Juifs de par le monde (en 2016), ils sont une minorité de 43 % à vivre en Israël.

2. Bien que 75 % des Israéliens soient juifs, 21 % sont des Arabes autochtones dont les droits civils sont restreints

3. Israël a le taux de natalité le plus élevé du monde développé, avec une moyenne de trois enfants par femme.

4. Le gouvernement Netanyahou reçoit actuellement plus de six milliards de dollars par an du Congrès des USA et de l’AIPAC (le puissant lobby pro-israélien aux USA), soit l’équivalent de 1 000 $ annuellement pour chaque Juif israélien, gracieuseté des contribuables étasuniens.

5. Israël a amené plus de 500 000 de ses citoyens à s’établir illégalement en Palestine occupée en Cisjordanie et à Jérusalem Est, tentant ainsi de faire échec à la volonté de l’ONU de créer un État palestinien indépendant pour cinq millions d’Arabes autochtones.

6. Israël est le seul État doté d’armes nucléaires non déclarées au monde, dont le stock secret comprendrait jusqu’à 400 ogives nucléaires. Ce n’est pas un État partie au Traité sur la non‑prolifération des armes nucléaires (TNP) auquel l’Europe, les États-Unis et même l’Iran sont tous assujettis, qui prévoit des inspections par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de l’ONU.

7. Angela Merkel a unilatéralement accordé à Israël la capacité nucléaire d’une seconde frappe mortelle sous la forme d’une flotte de sous marins allemands de classe Dolphin, qui est maintenant plus puissante que tout ce que possèdent les forces armées de la France, de la Grande‑Bretagne ou de l’Allemagne, rendant ainsi l’ensemble de l’Europe dangereusement vulnérable.

8. Netanyahou a défié directement l’Union européenne (UE) cette semaine en autorisant une autre expropriation de terres dans les territoires occupés, ce qui contrevient aux dispositions de l’accord avec l’Association européenne de libre‑échange, invitant ainsi l’UE à imposer des tarifs douaniers sur les exportations israéliennes dans le marché unique européen.

9. Selon les statistiques publiées, Israël est l’endroit le plus dangereux où vivre pour un Juif comparativement à la Grande‑Bretagne, à la France, aux États-Unis ou au Canada.

10. Le père du premier ministre israélien en place était le secrétaire particulier de Vladimir Zhabotinsky, le fondateur de l’Irgoun, une organisation paramilitaire sioniste révisionniste. Deux des opérations les plus connues de l’Irgoun sont le bombardement de l’hôtel King David à Jérusalem le 22 juillet 1946 et le massacre de Deir Yassin, de concert avec le Lehi, le 9 avril 1948.

* Tous les renseignements factuels qui précèdent sont vérifiables et disponibles au grand public.
Anthony Bellchambers
Notes
http://www.globalresearch.ca/israel-must-now-open-its-nuclear-program-to-iaea-inspection-or-face-sanctions/5502024
http://www.globalresearch.ca/netanyahu-to-seize-154-hectares-of-palestinian-land-in-violation-of-international-law-and-in-direct-challenge-to-eu/5502931

Article original en anglais : T’en Facts Everyone Needs To Know About Israel, publié le 23 janvier 2015.
Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca


lundi 25 janvier 2016

Le chou-fleur devient un luxe au Canada à cause du cours pétrolier


Le prix du chou-fleur a triplé au Canada pour atteindre 8 dollars canadiens (5,51 dollars américains) suite à la baisse du cours du pétrole, écrit le New York Times.  
 
La chute du prix du baril a également fait baisser le dollar canadien car l'économie du pays est dépendante de l'or noir et d'autres ressources énergétiques. C'est la raison pour laquelle les importations, entre autres de légumes frais des États-Unis pendant l'hiver canadien froid, coûtent plus cher en cas de baisse des cours, écrit le NY.  

Depuis plusieurs années les affaires du Canada s'étaient bien portées, à l'image de la prospérité commerciale globale, indique le NYT. L'économie chinoise connaissait une forte croissance et son appétit à première vue insatiable pour les matières premières avait permis d'augmenter les prix du pétrole, du nickel et d'autres ressources canadiennes. Mais la demande chinoise, elle aussi, rencontre des perturbations aujourd'hui et les tarifs des matières premières ont évolué. Ces facteurs affectent négativement l'économie canadienne: le PIB du pays n'a augmenté que de 0,6% au troisième trimestre 2015 après un semestre de croissance négative.

A partir d'octobre, le dollar canadien a accéléré sa chute par rapport au dollar américain. Il y a deux ans 1 dollar canadien valait 0,93 dollar US — il est descendu aujourd'hui à 0,69 dollar. 
 
La sécheresse en Californie, où les Canadiens achètent la plupart de leurs légumes entre les saisons n'a fait qu'aggraver la situation. La réduction des récoltes a poussé les fermiers à augmenter le prix en dollars américains.

Au final, les légumes frais sont devenus un luxe pour les consommateurs canadiens, remarque le NYT. 

Selon le journal, un pied de salade Iceberg coûte désormais environ 3 dollars canadiens (2,07 dollars US) par rapport aux 90 cents canadiens habituels (60 cents américains). Le chou brocoli coûte 4 dollars US contre 1,5 dollars US pour deux auparavant. Enfin, le chou-fleur était vendu l'hiver dernier 2,5 dollars canadiens (1,72 dollar US).

Le cours du pétrole mondial sur les marchés était stable jeudi matin après être passé la veille en dessous d'un nouveau seuil psychologique important — 27 dollars le baril — sur fond de craintes accrues concernant les perspectives de l'économie mondiale, ainsi que des turbulences qui se maintiennent sur les marchés financiers.
 
La valeur du contrat à terme WTI jeudi matin avait baissé de 0,1 dollar (-0,35) jusqu'à 28,25 dollars le baril. Le baril de Brent à la bourse de Londres ICE Futures était coté à 27,93 dollars.
 
L'ex-ministre russe des Finances Alexeï Koudrine n'a pas non plus exclu jeudi "une baisse du cours pétrolier jusqu'à 18, voire 16 dollars le baril".
 
L'Onu a prédit mercredi qu'en 2016 le prix du baril continuerait de diminuer, et que sa valeur moyenne à la fin de l'année serait de 51 dollars pour le baril Brent.
 
Le même jour, l'agence internationale de notation Fitch a abaissé la note du cours pétrolier et gazier après le récent fléchissement des facteurs fondamentaux de l'offre et de la demande.
 
Source: Sputniknews.com

Angela Merkel traduite en justice

 
Un groupe de juristes a intenté une procédure contre la chancelière allemande Angela Merkel à la Cour constitutionnelle du pays, à Karlsruhe, en lien avec sa politique migratoire.  
Les avocats exigent que le tribunal décrète contraire à la loi fondamentale allemande la décision d'Angela Merkel du 4 septembre 2015 ouvrant les frontières aux réfugiés. Le tribunal pourrait entre autres considérer comme une infraction le fait que la chancelière ait pris sa décision en dépit des Accords de Dublin et des lois allemandes régissant l'octroi d'asile et le droit de demeurer en Allemagne, apprend-on de Spiegel

"En marge de sa politique, la chancelière n'a pas le droit de franchir la limite des lois et d'abuser du pouvoir que ses électeurs lui ont confié", déclare l'avocat de Dusseldorf Clemens Antweiler, auteur de la plainte. 

Selon lui, Angela Merkel est une récidiviste, car l'ouverture des frontières n'est pas sa première décision allant à l'encontre des lois de l'Allemagne et de l'Union Européenne. Ses mesures sur fond de la crise de l'euro et son refus de l'énergie nucléaire n'en sont pas moins discutables et douteuses.  

Depuis l’année dernière, l’Allemagne a accueilli 1,1 million de migrants. Suite à la décision migratoire de la chancelière, elle est attaquée sur tous les fronts, à l'intérieur du pays comme à l'étranger, pour sa politique d’ouverture à l’égard des réfugiés.

Source: Sputnik.fr

mardi 19 janvier 2016

Attaques terroristes : Encore d’autres énigmes à Paris

 
 
 
 
 
 
Mondialisation.ca, 19 janvier 2016
paulcraigroberts.org 17 novembre 2015
 
Les gens peu disposés à croire la version officielle des attentats de Paris sont troublés par la question de savoir pourquoi des kamikazes musulmans se feraient exploser lors d’un attentat sous faux drapeau. La réponse à cette question est très simple. Mais il nous faut d’abord régler la question de savoir si les kamikazes se sont vraiment fait sauter. Est-ce une chose que nous savons, ou cela fait-il partie de l’histoire qui nous est racontée ?
 
Par exemple, lors des attentats du 11/9/2001, il nous a été dit que des passagers des avions de ligne détournés se sont servis de leurs téléphones portables pour appeler des parents. Or des experts ont témoigné que la technologie de l’époque ne permettait pas les appels de téléphone cellulaire depuis des avions de ligne à ces altitudes.
 
Pour nous débarrasser de la question de savoir si nous avons ou n’avons pas la preuve réelle que les kamikazes se sont fait sauter, je vais supposer qu’ils l’ont fait. Nous avons donc des kamikazes se faisant eux-mêmes exploser.
 
Passons maintenant à la question qui inquiète les sceptiques : pourquoi les kamikazes se feraient-ils exploser lors d’un attentat sous faux drapeau ?
 
Comme je le disais, la réponse est simple : Pourquoi présumer que les kamikazes connaissaient l’organisateur de l’attentat ? Il apparaît qu’il y a profusion de preuves montrant qu’État islamique est une création des États-Unis, et qu’il est toujours tributaire de son soutien actif ou passif : d’où le conflit entre Washington et Poutine qui attaque EI. EI semble être ce dont s’est servi Washington pour renverser le gouvernement en Libye, et qui a par la suite été envoyé par Washington en Syrie pour renverser Assad. Washington a manifestement infiltré EI. Washington a depuis longtemps démontré sa capacité à se servir d’extrémistes islamiques. Tout comme Washington les a utilisés en Afghanistan contre les Soviétiques, et en Libye et Syrie contre des gouvernements non-alignés, Washington s’en est servi à Paris. Selon mon dernier décompte, à 150 reprises le FBI a réussi à tromper des gens pour les impliquer dans des complots terroristes orchestrés par le FBI.
 
Passons maintenant à des questions plus importantes. Pourquoi les terroristes attaquent-ils des gens ordinaires et innocents, qui n’ont ni connaissance des actions de leur gouvernement, ni contrôle sur lui ? Les victimes du 11/9/2001 n’étaient ni des néocons (néo-conservateurs), ni des membres de l’establishment de Washington DC, dont la politique au Moyen-Orient justifiait des attaques sur leurs personnes. Idem pour l’attentat au Marathon de Boston, et idem pour les attentats de Paris. Les victimes sont des innocents, et pas ceux qui s’en prennent à la vie des musulmans.
 
Historiquement, les attentats terroristes ne visent pas les innocents, mais les dirigeants et ceux qui les méritent. Par exemple, c’est l’archiduc d’Autriche-Hongrie assassiné par un terroriste serbe, et non des gens ordinaires abattus sur les terrasses des cafés.
 
Il est intéressant de voir que les attentats terroristes attribués à des musulmans ne visent que des gens ordinaires, et pas les élites politiques qui oppriment les musulmans. Au cours des années passées, j’ai signalé à plusieurs reprises dans mes chroniques la totale vulnérabilité des néocons face à l’assassinat. Il n’y a pourtant pas eu une seule attaque terroriste contre un néocon, bien que ces derniers soient à l’origine de la violence déchaînée par Washington contre le monde musulman. Les néocons se baladent de ci de là, libres comme l’air, sans que personne ne les menace.
 
Quelle crédibilité y a-t-il au fait que des terroristes musulmans libèrent leur colère sur des innocents, alors que le président français lui-même, qui a envoyé des forces militaires assassiner des musulmans, était dans le stade attaqué, et aurait pu être aisément éliminé par un kamikaze ?[Cette dernière remarque n’engage que PCR, NdT]
 
Passons maintenant aux questions sur l’identification des présumés terroristes de Paris. Est-il réaliste de penser que les millions de réfugiés des guerres de Washington et de ses vassaux européens au Moyen-Orient aient des passeports ? Ces millions de réfugiés s’attendaient-ils vraiment à être poussés hors de leur pays par les bombes de la civilisation blanche et donc s’étaient fait établir des passeports pour fuir ?
 
Ont-ils écrit sur leurs demandes de passeport qu’ils allaient visiter l’Europe ?   Et ce pays assiégé, leur patrie, aurait été capable de traiter tous ces millions de passeports en pleine violence militaire ?
 
Quel genre de média occidental extrêmement stupide accepte ces histoires de passeport ? Un média bien payé pour mentir et maintenir ainsi l’hégémonie et les crimes de Washington.
 
Une dernière question pour les sceptiques. Où sont les photographies des terroristes à l’œuvre ? Non seulement il y avait autour des scènes de violence une profusion de caméras de sécurité, mais aussi des centaines, voire des milliers de gens avec des téléphones pouvant prendre des photos et des vidéos. Avec toutes ces photos, comment est-il possible que les autorités ne sachent pas si des terroristes se sont échappés, et si oui, qui ils sont et à quoi ils ressemblent ? Pourquoi les autorités se fondent-elles sur de faux passeports pour afficher les photos des terroristes ?
 
Le terrorisme a été lâché dans le monde occidental, et c’est le terrorisme des régimes occidentaux contre leurs peuples.
 
Source: Mondialisation.ca

lundi 18 janvier 2016

Paul Craig Roberts: Vers une Troisième Guerre mondiale au service des puissants ?





Paul Craig Roberts
GlobalResearch
lun., 18 jan. 2016 16:19 UTC
                   
Traduit de l'anglais par et pour Horizons et débats

L'écroulement de l'Union soviétique en 1991 a donné naissance à une idéologie étasunienne dangereuse appelée néoconservatisme. L'Union soviétique servait jusque là de limite à l'action unilatérale étasunienne mais lorsque cet obstacle à l'action de Washington a été aboli, les néoconservateurs ont pu inscrire à leur ordre du jour l'hégémonie mondiale étasunienne.
 
Les États-Unis d'Amérique sont devenus la « superpuissance unique », l'« uni-power », qui pouvait désormais agir sans aucune contrainte n'importe où dans le monde.

Commentaire : Et ils ne se gênent pas : « Les États-Unis ont été en guerre 93 % du temps de leur existence depuis leur création en 1776 c'est à dire 222 des 239 années de son existence. »

Voir aussi :

Le journaliste néoconservateur du Washington Post Charles Krauthammer a ainsi résumé « la nouvelle réalité » :
« Nous avons un pouvoir mondial écrasant. Nous sommes les gardiens historiquement désignés du système international. Quand l'Union soviétique est tombée, quelque chose de nouveau est né, quelque chose de tout à fait nouveau - un monde unipolaire dominé par une seule superpuissance incontrôlée sans aucun rival et qui jouit d'une portée déterminante dans n'importe quel endroit du monde. C'est un développement écrasant et totalement nouveau dans l'histoire, qu'on n'a plus vu depuis la chute de l'empire romain. Et même l'empire romain n'était pas comparable à ce qu'est l'Amérique d'aujourd'hui. » 
Commentaire : Et tout comme l'Empire romain, celui dans lequel nous vivons au travers de l'Empire US auquel les pays occidentaux sont soumis, est également sur une pente descendante... jusqu'à l'écroulement total.  
L'effarant pouvoir unipolaire que l'histoire a donné à Washington doit être protégé à tout prix. En 1992, le Sous-secrétaire Paul Wolfowitz, haut responsable du Pentagone, a mis au point la Doctrine Wolfowitz, devenue depuis la base de la politique étrangère de Washington.

La Doctrine Wolfowitz déclare que « le premier objectif » de la politique étrangère et militaire étasunienne doit être d'« empêcher la renaissance d'un nouveau rival, sur le territoire de l'ancienne Union soviétique ou ailleurs, qui constitue une menace (à l'action unilatérale américaine) de l'ordre autrefois instauré par l'Union soviétique. Ceci est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous nous efforcions d'empêcher toute puissance hostile d'étendre sa domination sur une région dont les ressources, placées sous tutelle, suffiraient à générer un pouvoir étendu au monde entier. » (« Une puissance hostile » étant dans ce contexte un pays suffisamment fort pour avoir une politique étrangère indépendante de Washington.)

L'affirmation unilatérale du pouvoir étasunien commence vraiment sérieusement pendant le mandat de Clinton avec les interventions en Yougoslavie, en Serbie, au Kosovo et par la zone d'exclusion aérienne imposée à l'Irak. En 1997, les néoconservateurs ont rédigé leur « Projet pour un nouveau siècle étasunien ». En 1998, trois ans avant le 11-Septembre, les néoconservateurs ont envoyé une lettre au président Clinton demandant un changement de régime en Irak et « le renversement de Saddam Hussein ». Les néoconservateurs exposent leur programme de renversement de sept gouvernements en cinq ans.

Les événements du 11 septembre 2001 sont considérés par les gens bien informés comme « le nouveau Pearl Harbour » dont les néoconservateurs avaient besoin pour commencer leurs guerres de conquête dans le Moyen-Orient. Paul O'Neil, le premier Ministre de l'Economie et des Finances du président George W. Bush, a déclaré publiquement que l'ordre du jour du président lors de la première réunion de Bush avec son cabinet était l'invasion de l'Irak. Cette invasion a été planifiée avant le 11-Septembre. Depuis, Washington a détruit entièrement ou partiellement huit pays et affronte maintenant la Russie tant en Syrie qu'en Ukraine.

Commentaire : Voir aussi « La face cachée du pétrole - Le partage du monde et les grandes manipulations » : 
Dès ses débuts, l'industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l'Américain Rockefeller et les frères Nobel, installés à Bakou, en mer Caspienne. La Première Guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey, appartenant à John D. Rockefeller. Des livraisons suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend le partage du Moyen-Orient (dont il convoite le sous-sol) entre Britanniques et Français. Dès 1928, dix-sept ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d'un accord dont les termes resteront cachés jusqu'en 1952...

Le second épisode dissèque ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu'une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d'importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Pour la première fois, l'homme au cœur de cette stratégie, Roger Robinson, explique comment l'administration Reagan a utilisé l'arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l'effondrement de l'Union soviétique...
Et cela ressemble à ce qu'il se produit aujourd'hui, avec les chutes des cours du pétrole pour affaiblir la Russie (entre autres, car nous sommes dans une situation multi-factorielle), à l'aube du retour du pétrole iranien sur le marché mondial... Les saoudiens ne le voit pas d'un très bon œil, pour le moins !

La Russie ne peut permettre l'établissement d'un Califat djihadiste dans une zone comprenant la Syrie et l'Irak, car ce serait une base d'exportation de la déstabilisation dans les Républiques musulmanes de la Fédération de Russie. Henry Kissinger lui-même a confirmé ce point, suffisamment évident pour toute personne dotée d'un cerveau. Cependant, les néoconservateurs, fanatiques ivres de pouvoir, qui ont contrôlé les régimes de Clinton, Bush et Obama, sont si absorbés dans leur propre orgueil et arrogance qu'ils sont prêts à pousser la Russie à bout, au point d'inciter leur marionnette turque à abattre un avion russe et à renverser le gouvernement démocratiquement élu en Ukraine, alors en bons termes avec la Russie, en le remplaçant par un gouvernement fantoche étasunien.

Dans ce contexte, nous pouvons comprendre que la situation dangereuse auquel le monde est confronté est le produit de la politique arrogante d'hégémonie mondiale des néoconservateurs étasuniens. Les erreurs de jugement et les dangers dans les conflits syrien et ukrainien sont les conséquences de l'idéologie néoconservatrice.

Afin de perpétuer l'hégémonie étasunienne, les néoconservateurs ont rejeté les garanties que Washington avait données à Gorbatchev que l'OTAN ne se déplacerait pas vers l'Est d'un centimètre. Les néoconservateurs ont poussé au retrait des Etats-Unis du traité ABM, lequel spécifiait que ni les Etats-Unis ni la Russie ne développeraient ni ne déploieraient de missiles antibalistiques. Les néoconservateurs ont réécrit la doctrine de guerre étasunienne et transformé le rôle des armes nucléaires, les faisant passer de force de représailles à celui de force de frappe préventive de premier plan. Les néoconservateurs ont commencé à installer des bases ABM aux frontières russes, tout en prétendant que ces bases avaient pour but de protéger l'Europe des attaques de missiles nucléaires balistiques intercontinentaux iraniens inexistants.
© Service de presse du Kremlin.

Vladimir Poutine à la tribune de l’AG de l’ONU, le 28 septembre 2015
La Russie et son président, Vladimir Poutine, ont été diabolisés par les néoconservateurs et leurs marionnettes au sein du gouvernement des Etats-Unis et des médias. Par exemple, Hillary Clinton, candidate à l'investiture présidentielle démocrate, a déclaré que Poutine était un « nouveau Hitler ». Un ancien officiel de C.I.A. a appelé à l'assassinat de Poutine. Les candidats au poste présidentiel dans les deux partis rivalisent d'agressivité envers la Russie et d'insultes à l'encontre du président russe.

Cela a eu pour effet de détruire la confiance existant entre les puissances nucléaires. Le gouvernement russe a appris que Washington ne respecte pas ses propres lois et encore moins le droit international et qu'on ne peut lui faire confiance dans le respect des accords. Ce manque de confiance, joint à l'agression envers la Russie déversée par Washington ainsi que par les médias prostitués, répercuté par la stupidité des capitales européennes, a posé les fondements d'un conflit nucléaire. Comme l'OTAN (essentiellement les Etats-Unis) n'a aucune perspective de victoire sur la Russie dans une guerre conventionnelle, et encore moins de mise en déroute de l'alliance entre la Russie et la Chine, ce conflit sera nucléaire.

Commentaire : Peut-on arguer que la Troisième Guerre mondiale a déjà commencée ? Certes, elle ne ressemblerait pas aux guerres « conventionnelles », mais des armes telles que l'économie, le diviser pour mieux régner par les guerres intestines, ou la « cybercriminalité » dans un monde globalisé, servent aussi le propos d'une guerre, tout en ayant l'air de ne pas en être une...

Afin d'éviter la guerre, Poutine demeure non-provocateur et discret dans ses réponses aux provocations occidentales. Le comportement responsable de Poutine, cependant, est interprété à tort par les néoconservateurs comme un signe de faiblesse et de crainte. Les néoconservateurs ont incité le président Obama à mettre la pression sur la Russie pour qu'elle cède. Cependant, Poutine a précisé que la Russie ne cédera pas. Poutine a envoyé ce message à de nombreuses occasions. Par exemple, le 28 septembre 2015, au 70e anniversaire des Nations Unies, Poutine a déclaré que la Russie ne pouvait plus tolérer l'état actuel des choses dans le monde. Deux jours plus tard, Poutine a pris la tête de la guerre contre l'Etat islamique (Daech) en Syrie.

Les gouvernements européens, particulièrement ceux d'Allemagne et du Royaume-Uni, sont complices de l'évolution vers la guerre nucléaire. Ces deux États vassaux de l'Amérique facilitent l'imprudente agression de Washington envers la Russie en répandant la propagande de Washington et en soutenant les sanctions de Washington ainsi que les interventions contre d'autres pays. Tant que l'Europe ne sera rien de plus qu'une extension de Washington, la perspective de l'apocalypse continuera à croître.

Nous ne pouvons à présent plus éviter la guerre nucléaire que de deux manières.

L'une serait que la Russie et la Chine rendent les armes et acceptent l'hégémonie de Washington.

L'autre alternative serait un leader indépendant en Allemagne, au Royaume-Uni ou en France montant au créneau et se retirant de l'OTAN. Ce serait le début d'un abandon général de l'OTAN, principal outil de conflit avec la Russie et donc la plus dangereuse des forces au monde pour tous les pays européens et pour le monde entier.
 
Source: Sott.net

mardi 12 janvier 2016

Paul Craig Roberts: Le régime US est l’organisation criminelle la plus achevée de l’histoire humaine

 
Unique au milieu des pays de la Terre, le régime étasunien insiste pour que ses lois et diktats priment sur la souveraineté des nations. Washington impose aux ressortissants étrangers l’autorité de ses tribunaux et affirme leur compétence extraterritoriale sur les activités étrangères que Washington ou des groupes d’intérêts étasuniens désapprouvent. Le pire résultat du mépris de Washington à l’égard de la souveraineté des pays, est peut-être l’oppression exercée par Washington sur des ressortissants étrangers uniquement sur la base d’accusations de terrorisme sans aucun élément de preuve.
 
Considérons quelques exemples. Washington a d’abord forcé le gouvernement suisse à trahir ses propres lois bancaires. Il a contraint la Suisse à abroger ses lois sur le secret bancaire. La Suisse est prétendument une démocratie, mais les lois du pays sont décidées à Washington par des gens non élus par les Suisses pour les représenter.
 
Considérons le « scandale du football », apparemment concocté par Washington dans le but d’embarrasser la Russie. La fédération de football est hébergée en Suisse, mais cela n’a pas empêché Washington d’y envoyer des agents du FBI pour arrêter des citoyens suisses. Essayez d’imaginer la Suisse envoyant des agents fédéraux suisses aux USA pour arrêter des Étasuniens.
 
Considérez l’amende de 9 milliards de dollars infligée par Washington à une banque française parce qu’elle n’a pas pleinement respecté les sanctions de Washington contre l’Iran. Cette prétention de Washington à vouloir contrôler un établissement financier étranger est encore plus audacieuse au vu du fait que ces sanctions sont imposées à l’Iran par Washington et qu’il est strictement illégal qu’elles nécessitent que d’autres pays souverains y obéissent eux-mêmes. À vrai dire, nous avons ici un cas triplement illégal, puisque les sanctions ont été imposées sur la base d’accusations mensongères, imaginées et fabriquées.
 
Ou considérez que Washington a fait valoir son autorité dans le contrat entre un constructeur de navires français et le gouvernement russe, et contraint l’entreprise française à manquer à son contrat aux dépens de milliards de dollars pour l’entreprise française et d’un grand nombre d’emplois pour l’économie française. Cela faisait partie de la leçon que Washington donnait aux Russes pour ne pas avoir suivi les ordres de Washington en Crimée.
 
Essayez d’imaginer un monde dans lequel chaque pays affirmerait l’extraterritorialité de son droit. La planète serait en chaos permanent, avec le PIB mondial dépensé en batailles juridiques et militaires.
Washington néoconné soutient que, comme l’Histoire a choisi les USA pour exercer l’hégémonie mondiale, aucune autre loi n’est pertinente. Seule la volonté de Washington compte. Sa loi elle-même n’est même pas nécessaire, puisque Washington la remplace souvent par des ordres, comme quand Richard Armitage, Secrétaire d’État adjoint (un poste non élu), a dit au Président du Pakistan de faire ce qu’il lui disait, sinon « nous allons vous bombarder pour vous renvoyer à l’âge de pierre. »
Essayez d’imaginer le président de Russie ou de Chine donnant ce genre d’ordre à une nation souveraine.
 
Washington bombarde en fait de vastes régions du Pakistan, tue des milliers de femmes, d’enfants et de villageois âgés. La justification de Washington étant l’affirmation de l’extraterritorialité de ses interventions militaires dans d’autres pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre.
 
Aussi affreux que tout cela, il y a les pires crimes de Washington contre d’autres peuples quand il kidnappe des citoyens d’autres pays, et les envoie à Guantanamo, à Cuba, ou dans des cachots secrets d’États criminels, comme l’Égypte et la Pologne, pour y être détenus et torturés, en violation à la fois de la loi étasunienne et du droit international. Ces crimes odieux prouvent au-delà de tout doute que le régime étasunien est la pire entreprise criminelle que la Terre n’ait jamais portée.
 
À l’époque où le criminel régime néocon de George W. Bush a lancé l’invasion illégale de l’Afghanistan, un crime de guerre en vertu du droit international, il avait désespérément besoin de « terroristes » pour la justifier. Or, il n’y avait pas de terroristes. Washington a donc largué sur les territoires des seigneurs de la guerre des tracts offrant des primes de milliers de dollars pour les « terroristes ». Sautant sur l’occasion, les seigneurs de la guerre ont capturé tous les gens sans protection et les ont vendus aux Étasuniens pour avoir la prime.
 
La seule preuve que c’était des terroristes était que ces gens innocents avaient été vendus en tant que « terroristes » aux Étasuniens par des seigneurs de la guerre.
 
Hier, après 14 ans de torture, Fayez Mohammed Ahmed Al-Kandari a été libéré par « liberté et démocratie américaine ». Le colonel Barry Wingard, l’officier de l’US army qui représentait Al-Kandari, a dit « il n’y a tout simplement aucune preuve autre que c’était un Musulman en Afghanistan au mauvais moment, autre que des racontars de rumeurs doubles et triples, quelque chose que je n’ai jamais vu justifier une incarcération. » Ce qu’il y avait là, a dit le colonel Wingard, ne suffisait pas de loin à donner lieu à une litanie de plusieurs années de torture pour tenter de forcer la confession des infractions alléguées.
 
Ne vous attendez pas à ce que les médias prostitués occidentaux vous signalent ces faits. Pour les connaître, fiez-vous à RT, à Stephen Lendman ou à ce site.
 
Les médias de la pressetitutée occidentale font partie du jeu criminel de Washington.
Source:Réseau international

lundi 11 janvier 2016

Les suspects des agressions de Cologne sont presque tous des étrangers

Selon le ministre Jäger, près d'un millier d'hommes provenant de pays arabes
ou d'Afrique du Nord se sont rassemblés devant la gare de Cologne
la nuit du Nouvel An.  
Photo :  PC/AP/Hermann J. Knippertz


 
Les personnes impliquées dans la vague d'agressions sexuelles et de vols survenue à Cologne la nuit du Nouvel An sont « presque exclusivement » d'origine étrangère, a affirmé lundi le ministre de l'Intérieur de l'État de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Ralf Jäger.
Il y a aussi parmi les suspects « des réfugiés venus chez nous l'année dernière », a-t-il précisé, dans une référence à l'arrivée de 1,1 million de réfugiés en Allemagne l'an dernier, à l'initiative de la chancelière Angela Merkel.
Le ministre Jäger a évoqué des « personnes originaires d'Afrique du Nord et du monde arabe ». Selon lui, 14 des 19 suspects identifiés jusqu'ici sont des Algériens ou des Marocains. Quatre d'entre eux sont actuellement en détention provisoire.
Plus de 500 plaintes ont été déposées depuis le 1er janvier pour des agressions commises à Cologne, dont 40 % pour des agressions sexuelles. Des évènements similaires se sont produits à Hambourg, où 133 plaintes ont été enregistrées, notamment pour agressions sexuelles.
Cette affaire alimente le mouvement d'opposition à la politique d'ouverture de la chancelière Merkel.
Le ministre Jäger a d'ailleurs tenu à mettre en garde contre le « danger » de stigmatiser des étrangers. « C'est ce que font les charognards de l'extrême droite. C'est leur seul argument », a-t-il fait valoir.
Ralf Jäger a aussi jeté un nouvel éclairage sur le travail « inacceptable » de la police de Cologne, sévèrement critiquée pour son travail la nuit du Nouvel An et pour les réponses confuses qu'elle a fournies dans les jours qui ont suivi.
Selon lui, la police locale a évacué la place centrale de la ville en raison des agressions, mais la foule a pu s'y rassembler de nouveau par la suite, et de nouvelles attaques ont eu lieu. La police de Cologne s'est en outre fait offrir des renforts le soir des agressions, mais elle les a refusés.
Il a convenu qu'une certaine incertitude plane sur la capacité des autorités à traduire les auteurs des méfaits en justice. « Ce serait malhonnête envers les femmes qui ont été victimes de ces groupes d'homme d'entretenir de faux espoirs », a-t-il dit. 
Des agressions contre des étrangers
Les déclarations du ministre Jäger ont été faites peu après que plusieurs étrangers ont été violemment pris à partie par des inconnus dans au moins quatre évènements distincts survenus dimanche au centre-ville de Cologne.
Selon la police de Cologne, ces violences visant des Syriens, des Pakistanais et des Africains ont été organisées sur les réseaux sociaux par des appels de l'extrême droite à participer à des « promenades » dans le centre-ville.
« Dans les quatre cas d'agressions, nous partons du principe qu'ils étaient liés à ces soi-disant "promenades" », a affirmé lundi le chef de la section criminelle de la police de Cologne, Norbert Wagner. La présence policière sera renforcée « à partir d'aujourd'hui » dans la ville et notamment près de la cathédrale, a-t- il précisé.
La police a interrogé 153 personnes reliées à ces agressions dimanche soir; 13 d'entre elles sont déjà connues pour des infractions liées à l'extrême droite et 18 autres sont liés aux Hells Angels ou à des « videurs de boîte de nuit ». Il n'y a eu aucune arrestation, a précisé la police.
Les appels à participer à ces « promenades » ont été lancés par des personnes émanant du milieu des « hooligans » et relayés par des groupes baptisés « Altstadt Spaziergaenge » (promenades dans la vieille ville) ou « Armlaenge », en référence aux mots de la mairesse de Cologne, qui a invité la semaine dernière les femmes à respecter « une certaine distance, plus longue que le bras » avec les inconnus pour se protéger des agressions.
Samedi, des centaines de personnes se sont rassemblées à Cologne à l'invitation du mouvement islamophobe Pegida. La manifestation a été ponctuée de heurts entre les manifestants et la police locale.
Pegida organise une nouvelle manifestation contre les réfugiés et contre Angela Merkel lundi soir, à Leipzig.
Selon un sondage de la chaîne RTL, 57 % des Allemands craignent maintenant que l'arrivée des migrants n'entraîne une hausse de la criminalité, contre 40 % qui sont d'avis contraire.
Le défi de l'intégration
Selon Behshid Najafi, une professionnelle de l'intégration rencontrée par l'AFP, l'Allemagne doit impérativement tirer les leçons du passé pour éviter la marginalisation des migrants.
« Nous pouvons y arriver, comme le dit Mme Merkel à condition que [...] l'on trouve des logements abordables, que les réfugiés bénéficient d'une certaine sécurité juridique, de formations leur permettant d'accéder à des emplois, de cours d'allemand », affirme-t-elle. « Et ce ne sont là que les principaux points. 
Depuis maintenant 23 ans, Behshid Najafi aide des femmes immigrantes à naviguer dans les méandres de l'administration, recrutant pour des cours de langue, trouvant des aides sociales ou du travail.
Selon elle, l'Allemagne doit tirer les leçons des précédentes vagues d'immigration, où les nouveaux arrivants étaient considérés par l'État comme des « travailleurs invités », des « Gastarbeiter » censés repartir une fois leurs contrats achevés. Plusieurs d'entre eux sont conséquemment demeurés en marge de la société.
Dans les années d'après-guerre, l'Allemagne a fait appel aux Turcs et à d'autres pour faire fonctionner le miracle économique allemand. Lorsque les programmes de recrutement ont pris fin en 1979, beaucoup de ces travailleurs venus seuls ont souhaité rester et faire venir leur famille au lieu de retourner dans leur pays.
« L'Allemagne n'était pas prête », souligne Mme Najafi. « La première génération n'est jamais allée en cours d'allemand. Les classes d'intégration obligatoire n'ont commencé qu'il y a dix ans, alors que l'Allemagne a déjà 60 ans d'histoire de l'immigration derrière elle. »
Ce n'est que depuis 2000 que des enfants de migrants peuvent demander la nationalité allemande, même si obtenir cette double nationalité demeure un parcours du combattant. Pour beaucoup, être Allemand « est toujours lié à cette idée traditionnelle du sang allemand, que vous ne pouvez être allemand que si vous êtes blancs », observe une collègue de Mme Najafi, Denise Klein.
Pour Mme Najafi, la nouvelle génération de migrants doit être prise en charge de manière radicalement différente, en évitant de prolonger indûment des mesures provisoires. « Nous n'y arriverons pas s'ils restent logés dans des gymnases, sans travail, sans perspective et sans connaissance de la langue. »
« Ce sont à 70 % des hommes. J'ai peur que d'ici un an, ils se tournent vers la délinquance. Les mafias de la drogue et les gangs n'attendent que de pouvoir les recruter », affirme-t-elle.
Source: Radio-Canada

vendredi 8 janvier 2016

De nouveaux e-mails d'Hillary Clinton révèlent les raisons de la guerre menée par la France contre Kadhafi

SLT
mer., 06 jan. 2016 17:53 UTC
                   
Selon un article paru dans Antiwar.com, de nouveaux e-mails confidentiels d'Hillary Clinton révéleraient les véritables raisons de la guerre menée par Sarkozy contre la Libye de Kadhafi. L'enjeu essentiel serait une volonté d'annihiler complètement l'influence de Kadhafi en Afrique francophone alors que celui-ci avait prévu de supplanter le Franc CFA par une monnaie or fabriquée en Libye dans le cadre d'un plan panafricain.
Les menaces que constituaient le pétrole et l'or libyens face aux intérêts français en Afrique

Bien que la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies proposée par la France selon la zone d'interdiction de vol mis en œuvre sur la Libye prétendait protéger les civils, un e-mail envoyé à Hillary Clinton en avril 2011 avec pour objet "les client de la France et l'or de Kadhafi" révèle des ambitions beaucoup moins nobles. L'e-mail identifie le président français Nicolas Sarkozy en tant que leader de l'attaque sur la Libye avec cinq objectifs précis en tête : obtenir le pétrole libyen, assurer l'influence française dans la région, accroître la réputation de Sarkozy au niveau national, affirmer la puissance militaire française, et éviter l'influence de Kadhafi dans ce qui est considéré comme "l'Afrique francophone."

Le plus étonnant est la longue section relatant l'énorme menace que l'or et l'argent des réserves de Kadhafi, estimées à "143 tonnes d'or, et un montant similaire en argent" pourraient posé au "franc français" (CFA) en circulation comme monnaie africaine en Afrique francophone. En lieu et place de la noble "responsabilité de protéger" (R2P), il y a cette explication «confidentielle» de ce qui a été le véritable moteur de la guerre : cet or a été accumulé avant la rébellion et était destiné à être utilisé pour établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar libyen or. Ce plan a été conçu pour fournir aux pays africains francophones une alternative au franc (CFA).
Commentaire : Non seulement au franc CFA mais aussi à l'Euro et au Dollar. Le plan de Kadhafi était de s'émanciper des Banksters occidentaux en établissant sur le continent africain un système financier alternatif basé sur une monnaie unique, le Dinar or.
 
Source: Sott,net