mardi 31 mai 2016

Assange: la lutte antiterroriste engagée par la France aura des conséquences

Le fondateur du site WikiLeaks, Julian Assange considère que les mesures de lutte antiterroriste entreprises par la France à la suite des attentants de 2015 sont contraires à la démocratie et seront lourdes de conséquences négatives pour le pays.

 
"Il existe des problèmes graves liés à l'état d'urgence en France. Des violations des libertés fondamentales découlent des lois sur la lutte contre le terrorisme. Cependant, en France au moins, le problème du terrorisme est bien réel, ce qui justifie certains abus", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne I-Tele diffusé ce mardi
 
Selon M. Assange, de toutes les voies de lutte contre le fléau qui représente le terrorisme, la France a choisi la plus dangereuse pour un État démocratique.
 
Un drapeau français devant la salle de concert de Bataclan à Paris
© REUTERS/ Christian Hartmann
 
 
"Je vais dire quelque chose de très controversé. Afin de venir à bout du terrorisme de façon agressive, la France aurait pu mettre un terme à la libre circulation des personnes au sein de l'espace Schengen, elle aurait pu établir des contrôles frontaliers plus stricts.
 
Elle aurait pu ne pas prendre part à la destruction de la Libye et rester à l'écart du conflit syrien. Mais son impérialisme et son désir de plaire aux Etats-Unis l'ont poussée à choisir une voie tierce qui est la surveillance de masse.
 
Or la question est de savoir à quel point cette surveillance est efficace pour lutter contre le terrorisme. Un peu, mais pas trop. En outre, à moyen terme c'est une menace sérieuse à la démocratie, à l'État de droit. Cela peut conduire à l'émergence d'un État terroriste et non plus quelques cas isolés de cellules terroristes", a dit M. Assange.

Source: Sputnik.fr
 

jeudi 26 mai 2016

LIBRE OPINION: L’héritage durable de Bernie Sanders

 
 
26 mai 2016 | Philippe Fournier - Chercheur invité au CERIUM et chargé de cours en science politique à l’Université de Montréal et à l’Université McGill | États-Unis
 
Il est d’ores et déjà évident que Bernie Sanders ne remportera pas l’investiture démocrate. Pourtant, l’émergence de cet homme politique peu connu en dehors des milieux progressistes a exercé une influence considérable sur les plateformes électorales de Donald Trump et d’Hillary Clinton, et il y a fort à parier que son message continuera de porter sur la scène politique américaine pendant plusieurs années.
 
D’entrée de jeu, le diagnostic de Bernie Sanders est clair. Le niveau de vie de la classe moyenne est en chute libre depuis les années 1980, les inégalités ne cessent d’augmenter, les élites financières et politiques sont de mèche, le financement électoral est opaque et antidémocratique et les coûts de l’éducation et des soins de santé sont faramineux. En réponse à ces problèmes, Sanders ne demande rien de moins qu’un nouveau New Deal.
 
À l’image des réformes de Franklin D. Roosevelt après le krach boursier de 1929, l’État doit à nouveau jouer un rôle central dans la redistribution des richesses, notamment à travers la fiscalité et la régulation du secteur financier. Ce changement de cap est d’autant plus nécessaire, martèle Sanders, que la reprise économique après la crise de 2007-2008 a profité presque exclusivement aux plus fortunés, ce qui ne manque pas d’alimenter la colère de l’électorat américain.
 
Influence
 
Au départ, les partisans d’Hillary Clinton et la plupart des analystes voyaient Sanders comme un gauchiste qui servirait de faire-valoir pour les positions modérées et pragmatiques de la candidate. Devant les succès de Sanders dans les primaires, sa popularité auprès des jeunes, sa capacité de rivaliser avec les contributions de la haute finance et des entreprises par l’entremise de milliers de petits dons de particuliers, Clinton a dû amorcer un virage à gauche et changer son discours et son diagnostic. Donald Trump a lui-même adopté dans les derniers mois des positions très semblables à celles de Sanders sur plusieurs sujets comme le déclin de la classe moyenne, la toute-puissance des lobbys et de Wall Street, le salaire minimum et l’interventionnisme militaire. Évidemment, les solutions de Trump demeurent floues, si ce n’est de désigner quelques boucs émissaires, dont les immigrants et les traités de libre-échange.
 
Même s’il sait pertinemment qu’il va perdre et qu’il risque de nuire au Parti démocrate dans les présidentielles à venir, Sanders demeure dans la course. Un candidat traditionnel se serait depuis longtemps rallié au candidat pressenti en échange d’un poste prestigieux dans une éventuelle administration, mais Sanders et ses partisans se sentent investis d’une mission qu’ils défendront jusqu’au bout. Ils sont aussi mécontents du parti pris envers Clinton et du manque de transparence de l’establishment démocrate (notamment les superdélégués non élus qui sont acquis à Clinton). Pour ajouter à l’exaspération de l’élite démocrate, de récents sondages donnent Sanders largement gagnant contre Trump, alors que Clinton est presque à égalité avec lui.
 
Dans la mesure où les problèmes mis de l’avant par Sanders reflètent les préoccupations d’une majorité d’Américains, le prochain président des États-Unis aura beaucoup de difficulté à les contourner. Il est très probable que le mouvement social qui s’est cristallisé autour de Bernie Sanders dans la dernière année ne sera pas une simple étoile filante, mais exercera une i
 
Source: Le Devoir

mercredi 18 mai 2016

L'Eurovision est devenu la scène de la nouvelle guerre froide



Neil Clark
RT
mer., 18 mai 2016 16:34 UTC
 
Le 14 mai 2016 est le jour où la musique est morte et où un concours dont le but premier était l'harmonie internationale est devenu la scène de la nouvelle guerre froide, impitoyable et obsessionnelle des élites occidentales contre la Russie.

L'Ukraine a présenté une chanson purement politique qui aurait dû être interdite dès le début puisqu'elle enfreignait ouvertement la règle de l'Union européenne de radio-télévision selon laquelle les sujets des chansons ne doivent pas porter sur la politique. Mais cela ne l'a pas empêché de remporter le concours Eurovision de la chanson, même si le pays qui a reçu le plus de votes du public a été la Russie.

Les soi-disant «professionnels de l'industrie de la musique» qui représentaient 50% des votes ont permis la victoire de l'Ukraine et placé la Russie en cinquième place ex-æquo, avec 81 points de moins que le vainqueur.

Comme certains l'ont fait remarquer sur Twitter le 14 mai, l'Eurovision cette année s'est résumé à un remake des élections présidentielles américaines de 2000 que George W. Bush a remportées bien qu'Al Gore ait obtenu plus de voix. L'establishment laisse le petit peuple s'exprimer mais il conserve des mécanismes qui lui permettent d'obtenir le résultat final qu'il souhaite.

L'idée que le concours ait lieu en Russie l'année prochaine et que cette dernière puisse le remporter a sûrement fait paniquer les cercles de l'establishment. La prochaine Coupe du monde de football a déjà été octroyée à la Russie, un événement largement critiqué par les russophobes qui ont appelé au boycott ou au transfert de l'événement ; alors l'Eurovision en Russie serait la goutte qui fait déborder le vase. La Russie devrait être punie et isolée pour avoir déjoué les plans de l'Occident en Syrie et dans d'autres régions, et donc, ne pas recevoir d'événements suivis par des millions de personnes dans le monde.

L'Union européenne de radio-télévision s'inquiétait beaucoup d'une possible victoire russe cette année et a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que cela n'arrive pas. Ce n'est pas seulement le système de vote - avec des «jurys nationaux» pour fausser l'opinion du public  - qui a permis la victoire de l'Ukraine, mais également l'ordre de passage des participants. Jamala, la candidate ukrainienne, a obtenu le numéro 21 pour chanter «1944».

Dans un concours où tant de pays prennent part, obtenir un créneau vers la fin de l'émission est souvent un avantage non négligeable.

Jamala aurait-elle obtenu un tel résultat si elle avait chanté au début de l'émission ? J'en doute fortement.

L'Union européenne de radio-télévision a finalement obtenu le résultat qu'elle voulait, mais ce faisant, elle a anéanti le concours. L'Eurovision a longtemps été corrompue par le vote en bloc - lorsque les pays votent pour leurs voisins - mais ce qu'il s'est passé cette année est complètement différent. La politisation et l'agenda de la compétition n'ont jamais autant sauté aux yeux.

Les vrais fans de l'Eurovision pensent que la politique des pays participants ne devrait pas influencer le vote et sont scandalisés par ce qu'il s'est passé.

Prenez les voix du «jury national» anglais. Les «professionnels de l'industrie de la musique» britannique ont accordé 10 points à l'Ukraine, mais aucun à une chanson russe que le public a préféré. Parti pris ? Loin de moi cette idée ! Je suis sûr que le ministre des Affaires étrangères, Philip Hammond, a approuvé le choix du jury.

Le public britannique ne partage pas les préjugés russophobes de l'élite et le vote du public l'a confirmé : la Russie est arrivée en quatrième place, devant l'Ukraine.

On a observé la même déconnexion entre les jurys nationaux et le public dans d'autres pays.

Le jury serbe a donné 12 point à l'Ukraine mais le peuple serbe a voté pour la Russie. Le jury israélien n'a donné aucun point à la Russie mais 12 à l'Ukraine, alors que le public israélien a placé la Russie en seconde place. Le public ukrainien lui-même a mis la Russie en première place, prouvant que l'hostilité ukrainienne envers la Russie vient surtout de l'élite ukrainienne.

Ceux qui croyaient que l'Eurovision consistait à voter pour la meilleure chanson cherchent encore une explication aux résultats de cette année.

Le tweet de PaddyPower qui, comme d'autres bookmakers plaçait la Russie en grande favorite, résumait parfaitement la situation :
Comment cette chanson a-t-elle pu gagner ? C'est nul.
Dan Eccles a répondu à cette question.

Alors que les Russes se sentent - à juste titre - victimes de tricherie, c'est un mal pour un bien puisque cela a permis de montrer à tout le monde les limites de la démocratie en Occident.

Les gens doivent être présents pour pouvoir voter, mais pour s'assurer que le résultat convienne aux élites, des blocs doivent être mis en place.

Aux États-Unis, Bernie Sanders devance Hillary Clinton dans les primaires démocrates, mais même s'il rattrape la candidate soutenue par Wall Street et le secteur militaro-industriel, il y a toujours les «super délégués» et Hillary Clinton bénéficierait du soutien de 524 d'entre eux, contre 40 pour Sanders.

L'été dernier au Royaume-Uni, Jeremy Corbyn, le candidat de gauche contre la guerre et largement soutenu par les membres de son Parti, a nettement remporté les primaires pour la tête du parti Travailliste. Mais son idée de la démocratie a fait des vagues au sein de l'establishment blairiste du Parti et des changements sont en cours pour modifier la répartition des pouvoirs au sein du Parti et en donner davantage aux députés qui se situent plus à droite.

Commentaire : On peut rajouter à cette liste les fraudes massives lors du référendum pour l'indépendance de l'Écosse.

La possibilité pour le peuple de décider sans qu'aucun bloc anti-démocratique ne soit mis en place terrifie les élites des «démocraties» américaine et européennes.

S'il s'avère qu'après tout ce lavage de cerveau et cette propagande pro-establishment, le petit peuple ne vote pas «comme il fallait», on le fait simplement revoter - comme ce fut le cas des Irlandais quand ils ont refusé le Traité de Lisbonne lors du référendum de 2008. Et si les Britanniques votent en faveur du Brexit le 23 juin, ne pensez-vous pas que l'Union européenne essayera d'obtenir le résultat inverse ?

Si David Cameron a regardé l'Eurovision, peut-être changera-t-il les termes du référendum pour nominer un «jury national» constitué d'«experts» dont le vote représentera 50% du résultat final.

Si seul le vote populaire avait compté lors de l'Eurovision, c'est la Russie et non l'Ukraine qui aurait été couronnée le 14 mai. Merci aux super délégués, pardon, aux «professionnels de l'industrie de la musique», qui ont évité que le cauchemar de l'establishment russophobe ne se produise. Cela a beau n'être «qu'un concours de chansons», le résultat était visiblement d'une extrême importance aux yeux de certains.

Source: Sott.net

mardi 17 mai 2016

Washington fait main basse sur le Brésil !



La CIA et l’armée sont devenus l’État dans l’État.

Hildegard von Hessen am Rhein
Boulevard Voltaire

Cela fait longtemps que je le dis. Durant cette période électorale aux États-Unis, cette fin de règne d’Obama, où la CIA et l’armée sont devenus l’État dans l’État, les néocons, se sentant mis en danger par l’avénement d’un Trump dont les idées sont totalement opposées aux leurs, sont capables de faire beaucoup de dégâts, et ce jusqu’en novembre ou janvier prochain, lorsque le nouveau président sera investi. 
Pour l’instant, nous observons le silence radio sur l’Ukraine et la Russie. Ça ne fait plus les gros titres. Il fallait donc frapper ailleurs et plus faible. Cela vient d’être fait par Brésil interposé.
Ce Brésil, qui joue un rôle important, influent au sein des BRICS pour la défense d’un monde multipolaire, vient d’être secoué par le coup contre Dilma Rouseff, contrainte à quitter la scène, pour des raisons officielles auxquelles je ne crois pas une seconde, car je reconnais la patte de Washington et sa façon de procéder.
Alors serai-je une conspirationniste ? Non, non, Wikileaks nous dit tout sur l’affaire et surtout sur le successeur président « intérimaire », Michel Temer !
Ce cher Temer est donc un agent de renseignement de Washington. Il a fourni en renseignements l’ambassade américaine, sur la situation politique au Brésil, en 2006, selon Wikileaks. Durant une visite, Temer a révélé que son parti politique, le Mouvement Démocratique du Brésil, n’avait pas de réelle vision, mais était une organisation « parapluie » pour les patrons politiques locaux et les caciques régionaux. Bonjour l’ambiance affairiste, pour ne pas dire plus.  
Cependant Temer avoue que son parti n’est pas le seul à être divisé. Et pour le bonheur des « amoureux » du TAFTA, Temer a indiqué à ses interlocuteurs US qu’il était pour le TAFTA. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes du Nouvel Ordre Mondial.
Tout cela signifie désormais que le glas a sonné entre le Brésil et la coopération avec la Russie et la Chine. Elle est pas belle la vie ?
C’est bien la raison pour laquelle, quoi que l’on pense de lui, il faut que Trump devienne président. Le Donald s’est déclaré contre les traités NAFTA « un désastre signé par Clinton » et est opposé au TAFTA.
Tout ce qui pourrait empêcher le Tsunami Trump à devenir président, serait son assassinat ou alors l’élimination des électeurs, ou les deux pendant qu’on y est ! 
Source: Boulevard Voltaire

dimanche 15 mai 2016

Les incendies de forêts étant dans la liste des catastrophes promises par les lanceurs d’alertes du réchauffement climatique, le lien avec cet événement spectaculaire a vite été établi dans divers journaux.




Marc Le Menn
Responsable d'un laboratoire
de métrologie

Depuis plus d’une semaine, des incendies font rage dans la région de l’Alberta, autour de la ville de Fort McMurray.

Dimanche et lundi ils ont fait la une des journaux télévisés deTF1 et France 2. Les incendies de forêts étant dans la liste des catastrophes promises par les lanceurs d’alertes du réchauffement climatique, le lien avec cet événement spectaculaire a vite été établi dans divers journaux.

Ainsi, lundi dernier, David Pujadas posait d’emblée la question : « …Peut-on faire le lien avec le réchauffement climatique ? ». Nicolas Chateauneuf, le spécialiste « ès sciences » du JT de France 2, n’hésitait pas à affirmer : « …oui, on peut le faire David, c’est même fort probable… il se passe quelque chose d’exceptionnel ». Et d’ajouter, « le réchauffement climatique est même plus rapide dans les régions de l’extrême Nord ».

Comme preuve irréfutable, il ne parlait plus d’un, ni de deux, ni de trois degrés supplémentaires, mais de 20 °C sur cette région ! Qui dit mieux ?

Seulement voilà, si l’on regarde d’un peu plus près la météo locale, on peut se rendre compte que les choses ne sont pas si simples. Une consultation du site météo-climat canadien, indique que la température moyenne en mai de la ville de Fort McMurray sur la période 1981–2010 est de 10 °C, et que sa température maximale moyenne est de 16,9 °C. Les 10 et 11 mai, la température à 15 h00 était de 14 °C. Rien d’anormal.

En avril, les températures moyennes journalières étaient très fluctuantes car comprises entre -2 et 28 °C et il est vrai que le niveau des précipitations était largement inférieur à la moyenne, mais ce sont, comme partout, les caprices de la météo et non une tendance durable. Pour preuve, l’Athabasca River qui traverse l’Alberta a un niveau d’eau très élevé. Au moment de l’incendie, la température de cette ville est montée à 33 °C le 3 mai, on était donc bien plus de 20 °C au-dessus de la moyenne, mais le 9, elle était de nouveau descendue à 9 °C. Encore une fois, rien d’alarmant.

Et puis, si l’on cherche encore un peu, on peut lire sur le site de la chambre de commerce du hameau de Lac La Biche, qu’en 1919, époque pour laquelle on ne peut pas parler de réchauffement climatique, cette région avait déjà dû subir un incendie gigantesque qui avait détruit environ 30 km². Excusez du peu !

Plus récemment, en 2001 et mai 2011, il y a eu également des incendies exceptionnels qui ont détruit 510 maisons, causés 700 millions de $ de dégâts et l’évacuation de 15.000 personnes. Cet historique n’a pas été évoqué. Un comité canadien a rapporté en 2012, que le vieillissement des forêts accroissait le risque de feux catastrophiques. Il mentionnait également que les causes humaines étaient passées de 200/an en 1993 à 1100/an en 2011. Nous sommes donc loin de la cause première évoquée par Nicolas Chateauneuf.

Alors, pourquoi cet enfumage médiatique sur l’Alberta et la présentation tendancieuse de cette affaire ? Je vous laisse deviner…

Source: Boulevard Voltaire

vendredi 13 mai 2016

Risque de guerre en Europe : Obama demande le soutien militaire de l'UE en cas d'agression de la part de la Russie...


Eric Zuesse
Mondialisation
lun., 02 mai 2016 09:15 UTC

Commentaire: Précisons que chez les cinglés qui sévissent au Pentagone, il y en a certains qui carburent à la théorie de la « First Strike » ou frappe nucléaire préventive... Et dans le cas de la Russie, vu sa puissance et son étendue, inutile de dire qu'une « frappe préventive », ça veut dire balancer des dizaines de bombes nucléaires sur la tête des gens, faire des centaines de milliers de morts, au bas mot, irradier des territoires gigantesque... pour ne pas avoir à se prendre la riposte dans la figure, qui, selon toute logique, pourrait s'ensuivre. Voilà ce que nous réservent possiblement les psychopathes de services, aux États-Unis, loin, bien loin, bien sûr, du conflit qu'ils tentent de provoquer.
 
Selon un article du 23 avril publié par Deutsche Wirtschafts Nachrichten (Nouvelles économiques allemandes), le président américain Barack Obama « exige le déploiement actif de la Bundeswehr [forces armées de l'Allemagne, y compris leur Armée, la Marine et la Force aérienne] sur les frontières orientales de l'OTAN » en Pologne et dans les républiques baltes, rejoignant ainsi là-bas le quadruplement des forces américaines à proximité des frontières de la Russie.

Ceci est une violation absolue de ce que le dirigeant russe Mikhaïl Gorbatchev avait accepté en mettant fin à l'Union soviétique et au Pacte de Varsovie - organisation miroir de l'OTAN - et c'est aussi l'aboutissement d'un processus qui a commencé peu de temps après que Gorbatchev a accepté les conditions de l'Amérique, qui incluaient que l'OTAN « ne bouge pas d'un pouce vers l'est ».

En outre, le journal DWN rapporte que le 25 avril, le Président des États-Unis tiendra une réunion au sommet à Hanovre en Allemagne, avec les dirigeants de l'Allemagne (Angela Merkel), de l'Italie (Matteo Renzi), de la France (François Hollande) et de la Grande-Bretagne (David Cameron). L'objectif présumé de cette réunion est l'obtention d'un accord pour établir, dans les pays de l'OTAN limitrophes de la Russie, une force militaire de ces cinq pays, une force menaçant la Russie d'une invasion, si ou quand l'OTAN décide par la suite qu'il faut répondre militairement à la menace de la Russie.
L'encerclement de la Russie par l'OTAN, avec des forces qui lui sont hostiles, est prétendument défensive - pas offensive - contre la Russie, et est présenté comme tel par nos médias. Au cours de la crise des missiles cubains en 1962, JF Kennedy n'a pas considéré le plan de Nikita Khrouchtchev d'installer une base de missiles nucléaires à Cuba comme étant défensif de la part de l'URSS - et de même le président russe Vladimir Poutine ne considère pas l'opération américaine, autrement plus vaste, d'encerclement de la Russie comme une opération défensive. Le gouvernement des États-Unis et l'OTAN agissent comme si la Russie les menaçait, plutôt que de considérer qu'ils sont eux-mêmes une menace pour la Russie en l'encerclant - et leurs médias relaient ce mensonge comme s'il s'agissait d'une vérité digne d'être prise au sérieux. En fait, l'OTAN est déjà installée sur la frontière occidentale de la Russie.
Obama en rajoute donc maintenant aux sanctions économiques contre la Russie, qu'il avait imposées en raison de la prétendue annexion de la Crimée, après que les États-Unis et l'UE ont machiné un coup d'État pour renverser l'allié de la Russie, Viktor Ianoukovitch, qui avait dirigé l'Ukraine jusqu'en février 2014.

Même si les sondages en Crimée, parrainés par les Occidentaux, à la fois avant et après le coup d'État, avaient montré que plus de 90% des Criméens voulaient rejoindre la Russie, et juste après que ces derniers ont voté massivement pour la rejoindre, Obama a lancé des sanctions contre la Russie. Les armes nucléaires ont été préparées, tant du côté des États-Unis-UE que du côté russe, pour une éventuelle guerre nucléaire.

Ce n'est pas une simple restauration de la guerre froide - censément basée sur le désaccord idéologique capitalisme-communisme ; il s'agit de mettre en place des forces pour une éventuelle invasion de la Russie, purement et simplement - une conquête brutale - bien qu'aucun média de masse majeur dans l'Ouest ne signale ce fait tel qu'il est.

La préparation actuelle ne signifie pas nécessairement qu'une guerre nucléaire s'ensuivra. La Russie pourrait accepter, quelles que soient les exigences de l'Occident, et donc perdre sa souveraineté. Par ailleurs, si la Russie s'accroche à son sol et refuse de céder sa souveraineté nationale, l'Occident - le leadership US et les directions dans ses pays alliés - pourrait cesser ses menaces toujours de plus en plus sinistres, et simplement se retirer des frontières de la Russie.

Fondamentalement, depuis 2013, la direction des États-Unis a décidé de reprendre l'Ukraine et a refusé de reconnaître le droit du peuple de Crimée de rejeter la nouvelle soumission à Kiev et de décider de son propre avenir. Fin février 2014, la direction russe a décidé de protéger la Crimée du type d'invasion qui a eu lieu par la suite dans l'ancienne région du Donbass en Ukraine, où l'opposition au coup d'État d'Obama était encore plus intense.

L'Occident continue d'affirmer que la Russie a, en quelque sorte, tort dans cette affaire.
Cependant, étant donné que même le chef de Stratfor a qualifié ce qu'Obama a fait en Ukraine de « coup d'État le plus flagrant dans l'Histoire », et que le fait que ce soit un coup d'État orchestré par les États-Unis a été largement documenté sur les téléphones portables et autres vidéos, et dans l'enquête académique la plus minutieuse qui a été effectuée sur la question. Même Petro Porochenko, président de l'Ukraine et participant à l'événement, l'a reconnu comme étant un coup d'État.
Et depuis, des preuves ont été apportées sur Internet, des préparatifs de l'ambassade des États-Unis, dès le 1er mars 2013, pour le coup d'État de février 2014. Des sondages commandités par le gouvernement des États-Unis ont même montré que les Criméens rejetaient massivement ce coup d'État et voulaient rejoindre la Russie.

Alors il faut répondre à la question : sur quelle base sont fondées les actions agressives de l'Ouest, menaçant la sécurité nationale de la Russie, autre que les propres ambitions impérialistes envers celle-ci, camouflées par des mensonges sur une Russie et un président Poutine agressifs dont les médias occidentaux ont massivement abreuvé le public ? Et c'est une base très inquiétante, et même préoccupante en ce qui concerne, essentiellement, le type de leadership dictatorial de l'Occident, plutôt que toute autre dictature en dehors de lui.

dimanche 8 mai 2016

TAFTA : des révélations fracassantes


La ratification du TAFTA annoncerait la mort des États-nations et le début de la gouvernance mondiale des grands groupes économiques.

Gabriel Robin
Juriste
Boulevard Voltaire

La semaine passée, je dénonçais ici le flou entourant les négociations relatives au TAFTA (acronyme de Trans-Atlantic Free Trade Agreement). Négocié très discrètement depuis plus de trois ans, l’accord est une priorité de Barack Obama et de l’Union européenne, qui font tout pour le ratifier au plus vite.

Le halo de mystère entourant les tractations semble désormais s’expliquer. En effet, Greenpeace Netherlands (Pays-Bas) a publié 248 pages de documents confidentiels démontrant clairement le danger que fait peser cette nouvelle usine à gaz mondialiste sur les peuples européens. L’Union européenne et les États-Unis entendent créer un marché unique euro-américain au service des entreprises transnationales, sans même prendre la peine de faire voter leurs populations devenues simples spectatrices de leurs existences respectives. Heureusement, il est de plus en plus difficile de cacher longtemps des secrets dans le monde contemporain, grâce aux nouveaux moyens de communication, à la culture de la transparence et aux lanceurs d’alerte.

Selon Greenpeace, le « traité mettrait les intérêts des grandes entreprises au centre du processus de décision politique et législatif, au détriment des enjeux environnementaux ou de santé publique ». TAFTA est une étape supplémentaire vers la désintégration de la souveraineté politique des nations. Les peuples constitués en Europe sont souverains, et vivent selon des normes politiques séculaires, parfois acquises, de gré ou de force, par le jeu de processus révolutionnaires. Assiste-t-on à la subversion de la souveraineté populaire par les tenants d’intérêts financiers mondiaux ? Les frontières sont des barrières qu’ils entendent détruire sans le consentement des multitudes, non pas en les obligeant mais en les ignorant.

Outre cette observation qui ne fait que confirmer ce que nous savons déjà, les documents révélés par Greenpeace font état de la faiblesse du Vieux Continent face aux États-Unis. L’Union européenne s’agite en vain pour obtenir quelques concessions quand les États-Unis campent sur leurs positions, sûrs de leur force. Ainsi, les Européens souhaiteraient obtenir un plus grand accès aux marchés publics américains ou la reconnaissance de leurs appellations contrôlées. La belle affaire : l’Oncle Sam s’en moque et n’entend pas accorder une telle chose à ses « partenaires » ou, devrais-je dire, ses vassaux.

Dans le même temps, les États-Unis refusent de transiger sur la question du transfert des données numériques, prônent la baisse des normes de protection sanitaire en matière agricole, veulent permettre aux entreprises d’attaquer les États en justice si elles s’estiment lésées par une décision nationale ou bien encore militent pour la suppression du principe de précaution…

La ratification du TAFTA annoncerait la mort des États-nations et le début de la gouvernance mondiale des grands groupes économiques, soit l’avènement de la souveraineté financière. Loin d’assurer la « prospérité universelle » ou la « paix perpétuelle », les golems juridico-économiques contemporains préparent notre servitude future.

mardi 3 mai 2016

Dix raisons pour lesquelles le couple Clinton ne mérite pas un troisième mandat à la Maison-Blanche


Hillary Clinton 

 Rodrigue Tremblay
Chroniqueur
 
Cet article vise à éclairer quelque peu la réalité qui se cache derrière les impressions parfois superficielles que l’on a d’eux.

Disons pour commencer qu’il existe présentement aux États Unis un grand mécontentement populaire à l’endroit des politiciens associés à l’establishment politique et corporatif du pays. Sondage après sondage montrent une grande insatisfaction, sinon une certaine colère, de l’électorat à l’endroit des politiciens en place, et même à l’endroit des candidats qui veulent les remplacer. Il y règne aussi une grande polarisation de l’électorat.

Il n’y a donc rien de surprenant à ce que deux candidats présidentiels, le démocrate Bernie Sanders et le républicain Donald Trump tiennent un discours anti-establishment, et proposent des politiques de nature populiste pour sortir leur pays du marasme relatif qui perdure.

En politique intérieure, les deux candidats populistes Sanders et Trump mettent tous deux de l’avant, à leur façon, des politiques favorables à la classe moyenne. Cette dernière a subi les contrecoups de quelques trente ans de mondialisation économique et financière et de l’implantation d’accords de ‘libre échange’, lesquels sont, en  définitive, des accords pour les investisseurs et les grandes banques, bien avant d’être des ententes purement commerciales.

En politique extérieure, les deux se dissocient des guerres étrangères, coûteuses et facultatives, dans lesquelles le gouvernement américain s’est lancé au cours des dernières décennies. La plupart de ces guerres, surtout celles encore en cours au Moyen Orient, furent entreprises sous la pression des néoconservateurs pro-israéliens  (connus sous l’appellation abrégée de néocons), lesquels sont fort influents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement américain, et lesquels dominent la politique étrangère américaine depuis la fin de la Guerre froide, en 1991.

Il est bien connu, en effet, que des néo-conservateurs de premier plan sont devenus très influents dans les hautes sphères des administrations Bush I (1989-1993) et Bush II (2001-2009). Beaucoup se souviennent de la façon dont des personnages tels que Paul Wolfowitz, John Bolton, Elliott Abrams, Richard Perle, Douglas Feith, ... etc.,  usèrent de différentes tactiques pour impliquer les États Unis dans une guerre sans fin de type impériale, présentée comme une série de guerres dites « préventives » au Moyen-Orient. La première fut, bien sûr, l’agression militaire non provoquée de George W. Bush contre l’Irak, en mars 2003.

Même si cela est moins connu, les néocons ont également joué un rôle important dans l’administration de Bill Clinton (1993-2001) et dans l’administration actuelle de Barack Obama (2009-2017). Dans les deux cas, ils se sont faits les promoteurs d’une série de provocations et de guerres à l’étranger, en particulier au Moyen-Orient, mais aussi en Europe de l’Est, en plus de préparer le terrain pour des crises financières futures, en mettant de l’avant des législations bancaires risquées.

Néanmoins, la candidate présidentielle qui a les meilleures chances, selon les sondages, d’accéder à la présidence américaine, lors des élections du 8 novembre prochain, est Hillary Clinton. Celle-ci a d’ailleurs précisé qu’advenant son élection, elle n’hésiterait point à consulter son mari, l’ancien Président Bill Clinton. (L’élection de Hillary Clinton deviendrait d’ailleurs une certitude si l’establishment républicain réussissait à priver le milliardaire Donald Trump de l’investiture républicaine, alors qu’il a remporté le plus grand nombre de primaires).

Dans les circonstances, on peut se demander, primo, si l’élection de Hillary Clinton à la présidence ne serait pas, en quelque sorte, un troisième mandat du couple Clinton à la Maison-Blanche, et secundo, ce que l’on peut attendre d’une telle éventualité. La boutade de Bill Clinton, en 1992, qu’avec le couple Clinton, les USA pouvaient avoir « deux présidents pour le prix d’un » n’a guère perdu de sa pertinence.

Il y a quelque temps, j’avais identifié trois crises majeures de ce début de siècle, dont les origines remontaient à des décisions prises sous le règne du Président Bill Clinton (1993-2001).

Nous pouvons peut-être les rappeler ici et en rajouter un certain nombre qui s’appliquent davantage à la candidate Hillary Clinton :

1- La première crise a trait à la relance d’une deuxième Guerre froide avec la Russie

L’histoire retiendra que le président Bill Clinton prit sur lui-même de briser une importante promesse faite par son prédécesseur, le président George H. Bush, à l’effet que le gouvernement américain n’allait pas agrandir l’OTAN en accueillant dans son sein des pays de l’Europe de l’Est, si la Russie acceptait de dissoudre le Pacte de Varsovie. Comme on le sait, au cours de sa campagne de réélection, en 1996, plus précisément, le 22 octobre 1996, le président Clinton crut retirer un avantage électoral en promettant d’élargir l’OTAN pour y englober la Pologne, la Hongrie et la Tchécoslovaquie.

À cette époque, peu de gens se rendaient compte que cette promesse brisée marquait le début d’une nouvelle guerre froide avec la Russie, comme l’a fait remarquer George F. Kennan (1904-2005), un diplomate américain et spécialiste de la Russie.

On connaît encore moins le fait que Mme Hillary Clinton, quand elle était secrétaire d’État dans le gouvernement démocrate de Barack Obama, nomma une personne néoconservatrice de premier plan, Mme Victoria Nuland, épouse de l’idéologue néoconservateur Robert Kagan, au poste de porte-parole du Département d’État américain. Mme Nuland fut par la suite promue au poste de secrétaire d’État adjointe aux affaires européennes et eurasiennes, soit en mai 2013, toujours dans la même administration démocrate de Barack Obama. Auparavant, elle avait travaillé pour Dick Cheney, alors vice-président républicain dans le gouvernement de George W. Bush. Elle agissait alors comme conseillère principale de politique étrangère. Par après, elle fut nommée ambassadrice auprès de l’OTAN.

C’est la même Mme Nuland qui dirige présentement le programme américain qui vise à provoquer la Russie dans une nouvelle guerre froide. (On a là une preuve qu’à Washington D.C., on peut transiter avec facilité d’une administration républicaine à une administration démocrate, pourvu qu’on appartienne à la confrérie des néo-conservateurs).

2- Le gouvernement de Bill Clinton s’est employé à réduire le rôle des Nations Unies dans le monde, à compter de 1998-1999

Le président Bill Clinton a miné considérablement la crédibilité des Nations Unies quand il décida d’ignorer le Conseil de Sécurité de l’ONU pour impliquer les États Unis dans la guerre du Kosovo, en 1998-1999, en lançant une campagne de bombardements en Yougoslavie. Il s’agissait alors d’une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, cette dernière proscrivant toute guerre d’agression qui ne  reçoit pas son imprimatur. Ce fut un précédent dangereux.

En effet, quelques années plus tard, son successeur encore plus belliqueux et encore plus méprisant de la loi internationale, le président George W. Bush, invoqua le précédent mis de l’avant par Bill Clinton pour lancer une guerre d’agression contre l’Irak, en mars 2003, toujours sans recevoir l’aval du Conseil de Sécurité.

C’est pourquoi, on peut dire que le président Bill Clinton doit assumer une part évidente de responsabilité pour le chaos qui prévaut présentement dans le monde. En pratique, les Nations Unies ont dû céder leur place à l’organisation de l’OTAN, laquelle dorénavant sert de caution plus ou moins ouverte aux guerres impériales que les États-Unis mènent dans le monde. Cela est une violation du cadre légal de l’ONU et même des principes prévus dans la Charte de Nuremberg, cette dernière définissant une agression militaire comme étant un « crime contre la paix et la sécurité de l’humanité ».

En 1991, peu de gens virent que l’effondrement de l’Union soviétique finirait par provoquer l’effondrement de l’Organisation des Nations-Unies, laquelle, peu à peu, en est réduite au même niveau d’influence qu’avait l’ancienne Société des Nations, durant les années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale.

3- Bill Clinton a permis un retour aux abus bancaires d’avant la Grande Dépression, et préparé le terrain pour la crise financière de 2007-2009

En effet, le président Bill Clinton promulgua, le 12 novembre 1999, une loi parrainée par les sénateurs républicains Gramm, Leach et Bliley, laquelle loi éliminait, en pratique, la plupart des dispositions qui établissaient une séparation entre les banques d’affaires (lesquelles émettent des titres et d’autres produits risqués), et les banques commerciales (qui acceptent des dépôts assurés par le gouvernement), une séparation qui existait depuis 1933, en vertu de la Loi Glass-Steagall.

Avant l’adoption de la loi de 1999, sous le régime de la précédente loi Glass-Steagall, il était illégal pour une banque acceptant des dépôts assurés par la FDIC d’investir dans d’autres avoirs que des obligations gouvernementales et dans d’autres titres à faible risque. Avec sa signature, cependant, le Président Clinton se trouva à permettre aux super grandes banques et aux grandes compagnies d’assurance, dorénavant très peu réglementées, d’adopter des pratiques financières risquées, un penchant fort connu au cours de l’histoire et qu’il était facile de prédire qu’il allait se répéter si on enlevait les garde-fous. Comme on le sait, les nouveaux produits financiers des banques et des compagnies d’assurance se sont effondrés en 2007-2009, et cela a conduit à la grande crise financière dite des « subprimes ».

Alors que le candidat démocrate Bernie Sanders a déclaré vouloir rétablir pleinement la loi Glass-Steagall, son adversaire, l’ancienne secrétaire Hillary Clinton, s’oppose pour sa part au rétablissement de la loi bancaire de 1933, préférant introduire des mesures pour mieux encadrer les pratiques du système bancaire parallèle qu’on appelle le « shadow banking ».

4- La guerre américaine de 2003 contre l’Irak a véritablement commencé en 1998, avec la signature par le président Bill Clinton de la loi de la ‘Libération de l’Irak’

Le 19 février 1998, un petit groupe de néoconservateurs américains (Robert Kagan, Paul Wolfowitz, Elliot Abrams, John Bolton, Richard Perle, …etc.), désireux de pousser les États Unis dans une guerre au Moyen-Orient, écrivirent une lettre ouverte au président Bill Clinton. Ils l’incitaient à prendre les moyens nécessaires pour « renverser le régime de Saddam Hussein » en Irak.

Le président Clinton ne se lança pas en guerre immédiatement pour faire plaisir aux néocons, après tout il était en fin de mandat, mais il accepta de faire sienne, en la signant le 31 octobre 1998, une loi concoctée par les Républicains et il promulgua la loi dite de ‘Libération de l’Irak’ (The Iraq Liberation Act). La loi stipulait que dorénavant, ce serait : « la politique des États Unis de soutenir les efforts pour renverser le régime de Saddam Hussein en Irak… ». Bill Clinton fit même voter un montant de $97 millions de dollars pour l’entraînement et l’équipement militaire de l’opposition irakienne. Tout cela ouvrit la porte à une guerre d’agression des États-Unis contre l’Irak.

Ce ne fut donc pas une surprise quand le président George W. Bush, à la recherche d’un appui bi- partisan pour la guerre qu’il projetait contre l’Irak, se référa explicitement à la loi de Libération de l’Irak de 1998, signée par le président Bill Clinton. Il s’en est  servi pour faire adopter par le Congrès américain, le 2 octobre 2002, une loi qui autorisait le recours à la force contre l’Irak. On peut donc dire que le président Bill Clinton mit la machine de guerre américaine en marche contre l’Irak dès 1998, et il doit assumer une part de responsabilité pour tous les désastres humains et autres qui
ont découlé de cette première guerre d’agression, au début du 21ème siècle.

5- Hillary Clinton a à son crédit sa propre guerre d’agression, (soit la guerre américaine en Libye menée sous de fausses représentations et laquelle créa des millions de réfugiés)

Mais Hillary Clinton n’est pas en reste sur son président de mari puisqu’elle a, elle aussi, puissamment contribué à détruire un autre pays, cette fois-ci, la Libye.

En effet, malgré les pressions, le président Barack Obama se montrait réticent à copier George W. Bush avec son invasion militaire de l’Irak en 2003.

Voilà pourquoi, en 2011, il hésitait à lancer une nouvelle guerre d’agression américaine, cette fois contre la Libye, même si les néocons à l’intérieur et à l’extérieur de son administration poussaient fort pour une telle guerre. Ce dernier pays, dirigé par le colonel Mouammar Kadhafi, avait eu le malheur d’être identifié dans le grand plan des néo-conservateurs comme l’un des pays arabes dont les néo-conservateurs voulaient renverser le gouvernement dans leur campagne de déstabilisation du Moyen Orient, en utilisant à cette fin, la force militaire américaine au profit d’Israël.

À l’époque, il y avait deux poids lourds dans le gouvernement de Barack Obama qui s’opposaient avec véhémence aux pressions des néocons pour une nouvelle intervention militaire américaine pour renverser le gouvernement de la Libye, soit le vice-président Joe Biden et le secrétaire à la Défense Robert Gates. Mais c’était sans compter sur l’apport de la principale alliée des néoconservateurs à l’intérieur du   gouvernement, soit la secrétaire d’État Hillary Clinton.

En effet, Hillary Clinton réussit à surmonter la formidable opposition du duo Biden-Gates à une intervention militaire américaine en Libye en persuadant un président Obama faible et irrésolu que le président libyen Kadhafi avait un supposé plan de « génocide » contre son propre peuple et que le gouvernement américain avait la « responsabilité de protéger la population libyenne » et empêcher un tel « génocide », peu importe ce que dit la loi internationale sur les agressions militaires. Il y a un dicton qui dit que « celui qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » !

Ce faisant, Hillary Clinton ne faisait rien d’autre que suivre le précédent créé par son mari, le président Bill Clinton, quand ce dernier bombarda la Yougoslavie, en 1998-1999, en dehors du droit international. Il y avait quelque chose d’ironique à ce que le  président Obama se range du côté d’Hillary Clinton et des néocons alors que lors de la campagne électorale qui l’opposait à Mme Clinton en 2008, il avait dit que cette dernière empruntait le langage de George W. Bush.

En 2011, il est vrai que le gouvernement de Mouammar Kadhafi était aux prises avec une rébellion, soutenue par des puissances étrangères, mais l’accusation d’un « génocide » appréhendé était fort exagérée.

Suite au bombardement de la Libye par les États Unis et une poignée de pays européens, des groupes rebelles réussirent à capturer le colonel Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011. Après l’avoir sodomisé, ils l’assassinèrent, lui et sa famille. Il s’en est suivi un grand chaos en Libye, et ce pays en déroute est encore la proie de combats entre différents groupes de fanatiques islamiques. De plus, la Libye  désorganisée est la source de millions de réfugiés fuyant leur pays dévasté vers l’Europe et d’autres parties du monde.

On peut se surprendre que Hillary Clinton se soit publiquement vantée d’un pareil désastre. Dans les jours qui ont suivi le renversement du gouvernement Kadhafi, en effet, elle déclara ce qui suit sur un plateau de télévision : « nous sommes venus ; nous avons vu ; il est mort ! »

Ses conseillers néocons lui avaient dit qu’on se souviendra d’elle comme l’instigatrice d’une nouvelle « Doctrine Clinton » ! Si la création d’une catastrophe humaine de haute échelle compte comme « expérience » dans un curriculum vitae, la candidate Hillary Clinton est sans aucun doute « qualifiée » pour devenir présidente des  États-Unis. Cependant, il est évident qu’elle souffre d’un déficit d’empathie humaine élémentaire.

6- Hillary Clinton : la candidate de proue de l’establishment du 1%

En tant que politiciens professionnels, Bill et Hillary Clinton sont devenus le couple politique le plus riche de tous les temps. En 2012, leur patrimoine combiné dépassait 112,000,000.00 $. En revanche, le candidat démocrate Bernie Sanders avait des avoirs qui ne dépassaient guère 420,000.00 $. Il n’y a pas l’ombre d’un doute que la famille politique Clinton appartient à l’establishment du 1% et même du 0,1%, parmi les contribuables américains. La politique a été une industrie des plus enrichissante pour eux.

On ne doit donc guère se surprendre que la candidate démocrate à la présidentielle soit de loin le choix privilégié de l’establishment. Les néocons trouvent en elle une alliée très fiable. Si elle devient présidente des États-Unis, ils peuvent espérer continuer et même accélérer la réalisation de leur plan d’ensemble pour le Moyen-Orient. Ce serait la joie dans certains quartiers !

En revanche, les deux candidats à la présidentielle Bernie Sanders et Donald Trump s’opposent aux guerres américaines tous azimuts d’inspiration néoconservatrice, et ils mettent de l’avant des politiques et des réformes favorables à la classe moyenne. Pour sa part, le candidat démocrate Bernie Sanders propose des politiques sociales agressives, tandis que le candidat républicain Donald Trump ambitionne de renverser la marche vers une mondialisation industrielle et financière toujours plus poussée, laquelle s’est traduite par la perte de millions d’emplois rémunérateurs aux États Unis, suite au déplacement des installations de production et des profits de sociétés  américaines vers l’étranger.

La candidate Hillary Clinton peut cependant bénéficier d’un système vicié de sélection du candidat démocrate à la présidentielle. En effet, l’establishment du parti démocrate s’est réservé un nombre de 719 « superdélégués » non élus, soit 15 pourcent de l’ensemble des délégués à la convention démocrate des 25-28 juillet prochains,  lesquels peuvent faire pencher la balance dans le sens de leurs intérêts. Dans ces conditions, même si le candidat Bernie Sanders obtenait une légère majorité des délégués élus, suite aux résultats des primaires, ses chances d’être choisi représentant démocrate à l’élection présidentielle sont presque nulles.

Tout cela pour dire qu’il n’y a pas de candidat plus associé à l’establishment politique aux États-Unis, et au gâchis que cet establishment laisse derrière lui, que Madame Hillary Clinton.

7- L’intention arrêtée de Hillary Clinton de poursuivre la politique américaine de provoquer des changements de gouvernement dans les autres pays et de créer le chaos dans ces pays

Hillary Clinton, par ses faits et gestes, est une va-t-en-guerre invétérée, laquelle fait penser au sénateur John McCain, le candidat républicain à la présidence en 2008. Quand elle siégeait comme sénatrice de l’État de New York (2001-2009), elle se rangea avec enthousiasme derrière la guerre d’agression de George W. Bush contre  l’Irak, et quand elle était secrétaire d’État (2009-2013), elle a admis avoir joué un rôle important dans le coup d’état qui renversa, le 28 juin 2009, le président démocratiquement élu du Honduras, Manuel Zelaya, par l’armée de ce pays.

De même, le soutien de Hillary Clinton pour Israël est sans nuances. Dans les milliers de courriels personnels qu’elle a envoyés à des amis alors qu’elle était secrétaire d’État, certains contenant des secrets d’État, (peut-être un acte illégal), elle a nombre de fois affirmé sa volonté d’utiliser l’armée américaine pour réaliser les objectifs du  gouvernement israélien au Moyen-Orient. Dans un courriel révélateur, par exemple, et envoyé au printemps de 2012, elle exprime son point de vue très clairement en ces termes :

« La meilleure façon d’aider Israël à faire face à la menace nucléaire de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar al-Assad ... Pour les dirigeants israéliens, la véritable menace d’une Iran nucléarisée n’est pas la crainte qu’un dirigeant iranien devenu fou lance une attaque nucléaire non provoquée contre Israël, ce qui mènerait à l’anéantissement des deux pays. Ce que les dirigeants  militaires israéliens craignent vraiment — mais ils ne peuvent pas le dire — est la perspective de perdre leur monopole nucléaire ...

Par la suite, Israël et les États-Unis pourraient être en mesure de développer une vision commune quant au moment où le programme nucléaire iranien deviendrait tellement dangereux qu’une action militaire s’imposerait ... En bref, la Maison-Blanche peut apaiser la tension qui existe entre Israël et l’Iran en faisant le bon choix en Syrie. »

Il ne fait aucun doute que si Hillary Clinton devenait présidente des États Unis, elle n’aurait aucun scrupule à employer la puissance militaire américaine pour appuyer les objectifs d’un pays étranger, Israël, au Moyen Orient. Cela devrait faire partie des débats dans une campagne électorale.

8- Hillary Clinton entretient des liens étroits avec la haute finance de Wall Street et d’autres puissants intérêts

Tandis que le candidat Bernie Sanders finance sa campagne électorale, dans une large mesure, à partir de petits dons individuels, et alors que le candidat Donald Trump finance sa campagne à même ses propres fonds, la candidate Hillary Clinton compte principalement sur l’apport important de riches lobbyistes professionnels, de grandes sociétés et de méga banques. Le financier milliardaire Georges Soros, par exemple, a contribué à hauteur de 8 millions de dollars à la campagne de Hillary Clinton. Des méga banques, telles Citigroup Inc, Goldman Sachs et Morgan Stanley, figurent parmi ses principaux donateurs. Hillary Clinton est de loin celle qui dépense le plus parmi tous les candidats présidentiels.

Un recours aussi systématique à de riches donateurs devrait soulever des soupçons, car cela pourrait vouloir dire que ces derniers auront son oreille lorsqu’elle occupera la Maison-Blanche. Le rôle central que joue l’argent dans les élections américaines rend de plus en plus difficile d’élire un gouvernement « du peuple, par le peuple et pour  le peuple », selon les mots du président Lincoln.

Un financier et politicien américain, Simon Cameron (1799-1889), a déjà lancé en boutade qu’ « un politicien honnête est celui qui, une fois acheté, reste acheté ». En effet, depuis la décision fatidique de la Cour Suprême américaine, en janvier 2010, dans la cause dite de « Citizens United », par un vote serré de 5 contre 4, cette dernière statuant que les sociétés incorporées faisaient partie du « peuple »  et que dépenser de l’argent à des fins électorales faisait partie de la « liberté d’expression », l’importance que prend l’argent dans l’issue des élections est devenu une question centrale aux États Unis.

Dans le cycle électoral en cours, Hillary Clinton est la seule candidate chez les démocrates qui reçoit des montants élevés de riches donateurs, à hauteur de 77 pourcent de tous les dons recueillis. Certaines de ces contributions lui viennent indirectement de donateurs étrangers. Tout candidat qui fait reposer sa campagne électorale sur les dons provenant de richissimes individus ou sociétés devrait avoir des comptes à rendre.

9- La responsabilité personnelle de Hillary Clinton dans l’assassinat de l’ambassadeur Stevens lors du désastre de Benghazi

Il y a deux scandales dans le désastre de Benghazi, en Libye, et l’ex-secrétaire d’État Hillary Clinton est impliquée dans les deux.

Le premier tient au fait le Département d’État que présidait Mme Clinton n’a pas fourni une protection suffisante au consulat où se trouvaient l’ambassadeur J. Christopher Stevens et l’officier de renseignement Sean Smith. Et pire, avant d’être attaqués et tués par des militants islamistes, le 11 septembre 2012, ils avaient demandé une protection militaire de toute urgence, à trois reprises, et cette aide leur avait été refusée. Hillary Clinton a dit assumer sa part de responsabilité dans ce fiasco.

Le deuxième scandale vient du fait que l’ex secrétaire Hillary Clinton avait semble-t-il accepté que la mission diplomatique de son ministère en Libye serve de couverture aux opérations secrètes de la CIA dans ce pays. Cela plaçait automatiquement les employés du ministère en danger. L’ambassadeur Stevens avait été désigné, dès mars 2011, agent de liaison avec les rebelles opposés au gouvernement libyen. Son rôle était de faciliter l’acheminement des armes et proposer des tactiques pour renverser le gouvernement du président Mouammar Kadhafi.

Selon les recherches du journaliste américain d’investigation, Seymour Hersh, « la seule responsabilité du consulat américain [à Benghazi] était de fournir une couverture pour acheminer des armes. Il n’avait aucun rôle politique réel assigné. » Et ces armes n’étaient pas seulement transmises aux rebelles islamiques qui combattaient le gouvernement libyen du président Kadhafi ; elles étaient aussi  acheminées clandestinement vers la Syrie et remises à d’autres unités rebelles islamistes dans leur tentative de renverser le gouvernement de Bachar al-Assad.

Tout cela est une affaire bien trouble lorsque l’on sait que toutes ces opérations secrètes étaient illégales en vertu du droit international, et cela jette un certain éclairage sur la responsabilité de Hillary Clinton et sur son « expérience ».

10- Hillary Clinton promet de nouvelles guerres américaines de type  impérial, notamment au Moyen Orient.

Lors d’un récent discours devant des délégués de l’organisation de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le 21 mars, la candidate Hillary Clinton a fait part clairement de ses intentions de contourner les Nations Unies, quand elle a déclaré :

« Je m’oppose vigoureusement à toute tentative par des tiers pour imposer une solution [au conflit israélo-palestinien], y compris par le Conseil de sécurité de l’ONU. »

Dans un discours similaire, au cours de la primaire démocrate en Pennsylvanie, en avril 2008, Hillary Clinton avait dit jusqu’où elle était prête à aller pour défendre Israël, « Si je suis présidente, nous allons attaquer l’Iran ... Nous serions en  mesure de les rayer complètement de la carte. »

Il faut vraiment avoir un esprit psychopathique pour faire pareille déclaration, c’est-à-dire soulever la perspective d’anéantir un pays de 80 millions d’habitants. Un tel état d’esprit devrait disqualifier toute personne qui aspire à devenir président des États-Unis. Son adversaire démocrate à ce moment-là, le candidat Barack Obama, avait accusé Hillary Clinton de rodomontades et avait remarqué qu’elle utilisait une rhétorique qui collait à celle de George W. Bush.

Hillary Clinton a toutes les qualités pour être une propagandiste de la guerre perpétuelle. C’est probablement parce qu’elle est imbue du dangereux mythe de l’exceptionnalisme américain. Dans son livre biographique ‘Hard Choices’ et dans diverses entrevues, elle a clamé haut et fort sa conviction que « l’Amérique reste la ‘nation indispensable’ ». C’est là un état d’esprit dangereux, surtout venant de politiciens qui contrôlent des armes nucléaires. L’histoire du 20ème siècle et la montée de l’Allemagne nazie devraient enseigner à toute personne démocratique qu’il est dangereux de brandir le mythe de la supériorité de leur nation sur les autres.

Rappelons que la candidate Hillary Clinton a réaffirmé récemment son soutien à l’imposition par les États-Unis d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie, semblable à celle qu’elle avait proposée en Libye, en 2011, avec les résultats désastreux que l’on sait. En effet, ce sont des terroristes islamistes qui ont pris le relais dans ce pays.
 
Elle semble n’avoir rien appris du fiasco qu’elle a créé en Libye. C’est le signe d’un très mauvais jugement.

Conclusion

Le sénateur américain du Kentucky, le républicain Rand Paul, a soutenu, en 2015, que selon lui « Hillary Clinton est une néoconservatrice, [parce que] elle a appuyé la guerre en Irak, et en Afghanistan ... Si Hillary Clinton devient présidente, nous serons de nouveau en guerre au Moyen-Orient. »

Si on se fie à toutes les déclarations guerrières d’Hillary Clinton, et elles sont nombreuses, et considérant son passé trouble au Département d’État, il est normal que l’on s’interroge sur la possibilité qu’elle soit effectivement une néoconservatrice de cœur. On devrait le lui demander carrément lors d’un débat ou lors d’une entrevue. Tout ce que l’on sait, c’est qu’une présidente Clinton pousserait les États-Unis vers la guerre perpétuelle. C’est là une considération à méditer pour les Américains qui l’appuient.

Si on pousse les choses un peu plus loin, et si l’on prend en considération l’héritage controversé que le président Bill Clinton a laissé derrière lui, suite à ses deux mandats présidentiels de 1993-1997 et de 1997-2001, de même aussi que la forte possibilité que ce dernier agisse en tant que proche conseiller de son épouse, on peut  certes s’interroger si ce serait une bonne idée que les Américains gratifient le couple Clinton d’un troisième séjour à la Maison-Blanche.

Sur Vigile.net:  l'article au complet : http://vigile.quebec/Dix-raisons-pour-lesquelles-

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Rodrigue Tremblay est professeur émérite d’économie à l’Université de Montréal et on peut le contacter à l’adresse suivante : rodrigue.tremblay1@gmail.com

Il est l’auteur du livre du livre « Le nouvel empire américain » et du
livre « Le Code pour une éthique globale ».
Prière de visiter son blogue international à l’adresse suivante :
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Pour plus d’informations concernant le dernier livre du professeur
Tremblay intitulé : "Le Code pour une éthique globale", voir :
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