mardi 28 juin 2016

La voyante Vanga a-t-elle prédit l'effondrement de l'UE suivi d'une guerre?

La décision de plus de 50% des Britanniques de sortir de l'UE a été plus qu'inattendue. Et tandis que le pays se trouve divisé entre les contents et les mécontents, les journalistes se lancent dans leur propre investigation de l'affaire et semblent avoir déjà trouvé des résultats.

 
Surfant sur les ondes du scandale autour du Brexit, les journalistes britanniques rappellent que la célèbre voyante bulgare Baba Vanga avait prédit il y a longtemps tant l'effondrement de l'Europe que d'autres événements peu agréables qui s'ensuivraient. Vu que les prophéties de ce "Nostradamus balkanique" se voient réaliser dans 85% des cas, les spéculations des journalistes ne semblent plus si ridicules.

Baba Vanga a prédit la tragédie du 11 septembre aux États-Unis, puis le tsunami destructeur en Thaïlande en 2004… Et maintenant on cite la prophétie disant qu'en 2016 l'existence de l'Europe prendra fin.

Il y a toutes sortes de prémisses à une telle issue. Après le Brexit, le Royaume-Uni "boucle ses valises", à la hâte, s'apprêtant à quitter l'Union européenne, et il ne reste qu'à attendre que d'autres pays européens ne lui emboitent le pas.

La voyante a prédit également l'invasion des extrémistes islamistes en Europe. Cependant, la prophétie s'est réalisée avec des "modifications". Selon Vanga, l'Europe aurait dû se vider en raison de l'utilisation d'armes chimiques, et les pays européens auraient dû servir de monnaie d'échange dans la confrontation entre les États-Unis et les islamistes.

La dislocation de l'Europe et la guerre s'ensuivant feront-elles donc partie de ces 85% des prophéties réalisées ou des 15% restant? L'avenir le montrera…

Le 23 juin, les Britanniques se sont prononcés par référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l'UE. Les premiers résultats ont été annoncés quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote et donnaient les partisans du "In" gagnants. Toutefois, le résultat définitif a changé la donne. A 51,9% le pays a choisi de quitter l'UE. Un cas sans précédent.

Suite à la publication des résultats, le premier ministre David Cameron a annoncé sa démission.
 
Source: Sputnick.fr

Autres liens:

Brexit: "il aura un effet domino", selon le dirigeant du parti flamand
 
http://rlqqnl.blogspot.ca/2011/04/baba-vanga-lavait-predit.html

Brexit et chute de l’URSS, des phénomènes similaires?
 

 

lundi 27 juin 2016

ACTUALITÉ: Les assauts américains contre la souveraineté britannique

Un texte de Paul Craig Roberts daté du 21 avril dernier qui vaut la peine d'être lu si vous ne l'aviez jamais lu,   et relu si vous l'aviez déjà fait.



Par Paul Craig Roberts – Le 21 avril 2016 –
Source www.paulcraigroberts.org

Les élites à Washington croient que le peuple britannique devrait servir l’intérêt de Washington et non le leur. À cette fin, le président Obama a été envoyé à Londres pour souligner que le Royaume-Uni doit rester dans l’UE.

Est-ce que vous vous demandez pourquoi il est important pour Washington que le peuple britannique renonce à sa souveraineté nationale pour l’Union européenne? Sinon, vous devriez.

Il est plus facile et moins coûteux pour Washington de contrôler le gouvernement de l’UE, que de contrôler 28 gouvernements séparés. Par exemple, si Washington veut ouvrir l’Europe à Monsanto, il est plus facile pour Washington de corrompre un gouvernement de l’UE, que de faire face aux 28 gouvernements, d’autant plus que la Commission européenne n’est pas responsable devant les peuples européens, alors que les populations individuelles des pays doivent faire connaître leurs objections à leurs gouvernements nationaux. L’UE peut ouvrir la porte à Monsanto sans en endosser la responsabilité.

Ensuite, il y a la prise en compte de l’Otan, qui est la couverture pour les crimes de guerre de Washington. Sans cette couverture, on verrait probablement fleurir des mandats d’arrêt pour les responsables américains, en tout cas certainement beaucoup de publicité hostile. L’idée que Washington apporte la liberté et la démocratie quand il détruit un pays ne pourrait plus perdurer.

Si le Royaume-Uni quitte l’UE, d’autres pays devraient suivre. La désertion pourrait se propager à l’Otan, auquel cas l’hégémonie de Washington sur l’Europe et sa capacité de menacer et de déstabiliser la Russie disparaîtraient. Les néo-conservateurs ne peuvent pas supporter cette idée.

Tout comme les Américains et les Européens, les Britanniques ont été trompés, on leur a menti et ils ont subi un lavage de cerveau pendant si longtemps qu’il est surprenant que l’on trouve encore une si grande partie de la population et des politiciens en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Cela montre que, malgré la propagande, la plupart des Britanniques reconnaissent qu’être absorbé par l’UE revient au même que d’être conquis par les Allemands, un destin que les Britanniques ont combattu lors de deux guerres mondiales pour l’éviter.

Les politiciens britanniques désintéressés veulent faire monter les enchères de Washington. Peut-être le besoin d’être mieux payé, ainsi que leur prix, est ce qu’Obama est allé découvrir à Londres.

Voici un rapport RT sur la réception hostile qu’Obama reçoit au Royaume-Uni pour son ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain:

https://www.rt.com/uk/340469-obama-visit-brexit-eu/

Paul Craig Roberts

Traduit par Hervé, relu par nadine pour le Saker Francophone.
Source: Le Saker

dimanche 26 juin 2016

L'Europe est dirigée par les mêmes familles depuis des siècles


Cela fait 600 ans que Florence est aux mains des mêmes familles. Et la réalité florentine s'appliquerait en fait à toute l'Europe, explique le professeur de sociologie Michael Hartmann à travers une analyse de la situation en Allemagne.
 
En Allemagne, un petit nombre de familles très riches occupent la même place parmi l'élite de la société depuis trois, quatre, cinq, six générations, a déclaré le professeur de sociologie de l'Université de Darmstadt Michael Hartmann.
 
"Certaines entreprises, par exemple Merck à Darmstadt, sont aux mains de la même famille depuis le 17e siècle", affirme le professeur dans une interview exclusive à Sputnik.
 
Au nombre des personnes les plus riches au monde, l'Allemagne occupe la troisième place, avec 67 milliardaires en possession d'un capital d'au moins de 5 milliards d'euros. Selon M.Hartmann, "cela est directement lié aux structures familiales dans les domaines de l'industrie et du commerce, à leur tradition".
Pour donner plus d'exemples, le professeur indique que les géants de l'industrie automobile BMX et Volkswagen demeurent également sous contrôle familial. Les Quant — la sœur et le frère — possèdent 40% des actions des constructeurs automobiles bavarois. En 2015, leurs dividendes ont été estimés entre 650 et 800 millions d'euros, précise le professeur. Dans le cas de Volkswagen, qui est contrôlé majoritairement par les familles Porsche et Piech, la valeur des dividendes était la même, souligne le professeur.

"On peut observer la même situation dans tous les domaines de l'économie allemande: la chimie, le commerce, et dans la presse en particulier — Bertelsmann et Springer (groupes de médias allemands fondés par Carl Bertelsmann et Axel Springer respectivement, ndlr)", constate M.Hartmann.
Même au niveau régional, poursuit-il, on ne trouvera aucun journal qui ne serait pas entre les mains d'une grande famille d'éditeurs: Schaub dans le sud-ouest, Madsack dans la région de Hannover, Funke en Rhénanie-du-Nord — Westphalie, DuMont dans la région de Cologne.
 
"Ainsi, plusieurs familles influent de manière considérable sur les décisions économiques et politiques", conclut-il.

Source: Sputnik.fr.

vendredi 24 juin 2016

L’UE a toujours été un projet de la CIA

 
 
Pas étonnant que Washington s’oppose au Brexit. L’Union européenne est un projet soutenu par les États-Unis depuis ses origines, selon des documents du Département d’État qu’a pu consulter un journaliste du Daily Telegraph.
 
L’opposition active de Washington à l’éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’est en rien étonnante, car ce sont précisément les services spéciaux américains qui sont à l’origine de ce grand projet européen, lit-on sous la plume du journaliste du Daily Telegraph, Ambrose Evans-Pritchard.

Des documents déclassifiés par le Département d’État américain montrent clairement que les services spéciaux US ont secrètement financé l’intégration européenne pendant des décennies, souligne l’auteur de l’article. Plus encore, les autorités américaines ont déployé des efforts considérables afin de pousser le Royaume dans l’Union.
 
L’un de ces documents, daté de 26 juillet 1950, évoque une campagne visant à promouvoir un parlement européen à part entière. Ce document a été signé par le général américain William J.Donovan qui, à l’époque, a dirigé l’OSS (Office of Strategic Services), peu après remplacé par la CIA (Central Intelligence Agency, Agence centrale de renseignement).
 
D’après la même source, la CIA a utilisé certains pères fondateurs de l’Union européens comme agents. L’organisation les a activement empêchés de rechercher de nouvelles sources de financement pour qu’ils ne puissent pas mettre fin à leur dépendance vis-à-vis de Washington.

Selon le journaliste du Daily Telegraph, une telle politique "n’est en rien malveillante". 
"Les États-Unis ont fait preuve de clairvoyance dans le contexte de la guerre froide. Leur reconstruction politique de l’Europe a été un grand succès", estime le journaliste.
 
Depuis lors, les États-Unis se sont servis de l’UE comme point d’appui pour leurs intérêts en Europe. La stratégie politique US en France, en Italie, en Allemagne et en Scandinavie s’inscrit dans la logique américaine: ils sont convaincus que l’Union européenne est un instrument de l’influence anglo-saxonne. 
 
On ne peut pas dire que les relations entre les États-Unis et l’UE soient sans nuage. Cependant, selon l’auteur du Telegraph les États-Unis doivent soutenir l’Europe qui est actuellement la cible de trois menaces, à savoir les djihadistes, la Russie et la Chine.
 
Fait curieux, le journaliste prône le maintien de la participation de son pays à l’UE se référant à une menace russe croissante. 
 
Auparavant, le président américain Barack Obama, lors de sa visite à Londres, a essayé de persuader les Britanniques de voter pour le maintien au sein de l’UE. Le chef d'État américain a prévenu que le Royaume-Uni régresserait en termes de commerce avec les USA s'il quittait l'Union européenne.
 
Source: Sputnik.fr    

jeudi 23 juin 2016

Vu du Royaume-Uni. Les Français, premiers partisans du Brexit en Europe

Si les Britanniques décident de quitter l’UE, c’est en France que la déception sera la moins grande, écrit The Times, à Londres.
“Parmi les Européens, les Français sont ceux qui verseront le moins de larmes si la Grande-Bretagne quitte l’UE”, titre The Times ce 21 juin, à deux jours du référendum sur une possible sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Le quotidien britannique, qui s’est prononcé en faveur d’un “Brexit”, se fait l’écho d’une étude de la fondation allemande Bertelsmann dans les 28 pays membres de l’Union, publiée le 20 juin. D’après ce sondage, les Espagnols sont ceux qui souhaitent le plus que les Britanniques restent en Europe, tandis que les Français “sont les plus enclins à dire au revoir* à la Grande-Bretagne”, explique le journal.
Autre enseignement de cette enquête : “La majorité des Européens souhaitent une union plus resserrée avec le Royaume-Uni”. D’une manière générale, les Européens paraissent“détendus” à l’idée d’un Brexit, ajoute The Times. En fait, les Allemands et les Polonais sont les seuls à estimer qu’une sortie des Britanniques empirerait la situation.  

L’UE, pas si populaire en France

Par ailleurs, il apparaît que les Français sont les plus enclins à quitter l’UE : seulement 52 % des personnes interrogées assurent vouloir que la France reste pays membre, 48 % se déclarant en faveur d’une sortie. L’Italie arrive en deuxième position, avec 54 % qui souhaitent rester dans l’UE, tandis que les Espagnols sont les plus fervents européistes, avec 74 % de personnes souhaitant que leur pays reste membre.
* En français dans le texte
Source: Le Courrier international

dimanche 19 juin 2016

Joanne Cox est morte pour ses idées : nous ne pouvons que la pleurer ...

Joanne Cox

Restons-en aux faits : un Anglais de 52 ans, Tommy Mair, a tué par balles en pleine rue une jeune femme de 41 ans.

Emmanuelle Duverger
Directrice de publication sur
Boulevard Voltaire

Avant toute chose, un préalable, une exigence, un devoir moral, un simple signe d’humanité : il nous faut pleurer la mort, l’assassinat de Joanne Cox, cette députée travailliste mortellement blessée devant la bibliothèque municipale de Birstall où elle tenait sa permanence. Et dire notre compassion pour son mari, nos pensées pour ses deux enfants – 5 ans et 3 ans – aujourd’hui orphelins.

Il nous faut aussi rappeler que si rien, à l’heure qu’il est, ne permet (comme le font certains) de dépeindre son assassin comme un « néo-nazi » — à entendre son frère, il serait plutôt un malade mental — à l’inverse, rien non plus ne vient étayer la thèse du complot dont certains se repaissent déjà.

Si les opposants au Brexit n’ont pas hésité à attiser les peurs, si la campagne a pris un tour de plus en plus violent alors que les derniers sondages donnaient gagnants les partisans de la sortie de l’Europe, on ne voit pas ce qui permettrait aujourd’hui d’en conclure que les milieux favorables à Bruxelles auraient ourdi un tel complot.

Restons-en aux faits : un Anglais de 52 ans, Tommy Mair, a tué par balles en pleine rue, en criant des slogans nationalistes selon certains médias, une jeune femme de 41 ans. Une mère de famille qui a travaillé pendant une dizaine d’années dans des organisations humanitaires comme Oxfam, ayant sillonné le monde, y compris des zones de conflit. Une députée qui faisait campagne pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Une travailliste militante de la cause des réfugiés.

On peut être hérissé par ces engagements. On peut juger qu’elle se trompait, que le Brexit, loin d’être la catastrophe annoncée, pourrait au contraire donner un nouveau souffle à la Grande-Bretagne, et que le plus gros risque encouru est probablement celui qu’il ferait prendre à l’Union européenne si la sortie de cet État membre en annonçait d’autres… On peut estimer que son engagement en faveur des réfugiés ne servait qu’à accélérer la chute de la culture, de la civilisation britanniques, par trop diluée et déjà minoritaire dans certaines grandes villes.

On peut penser tout cela. Il n’empêche. Cette jeune femme avait des convictions et se battait pour elles.

Son mari a évoqué son engagement en ces termes : « Elle croyait en un monde meilleur et se battait pour cela chaque jour. » En cela, elle était plus que respectable. Les libertés d’opinion et d’expression sont choses sacrées sur Boulevard Voltaire. Jeudi, une mère de famille engagée est morte pour ses idées. Nous ne pouvons que la pleurer.

jeudi 16 juin 2016

Lutte contre le terrorisme : et si on armait les femmes ?

 
La plus grande angoisse du djihadiste n’est pas d’être tué, mais de l’être via la main d’une femme.
Parmi le florilège de phobies récemment diagnostiquées chez nos compatriotes occidentaux, il en est une dont on n’entend jamais parler : il s’agit de la hoplophobie. Pourtant une des plus répandues.
Ce terme issu du grec ancien hóplon (« arme ») et phóbos(« peur ») a été imaginé en 1962 par le colonel Jeff Cooper, spécialiste en armes à feu et écrivain, et sert, vous l’aurez compris, à caractériser la peur des armes à feu.
Ronald Noble, le secrétaire général d’Interpol, déclarait en 2013 que le port d’arme citoyen était la meilleure solution pour lutter contre les attentats. Quand bien même ses propos fussent vieux de trois ans, compte tenu des récents et dramatiques événements, il est fort peu probable que son opinion ait bougé d’un iota.
En effet, comme en attestent les dernières attaques, malgré le travail acharné des services de renseignement, il est extrêmement difficile de déceler un terroriste avant qu’il passe à l’action, tant les profils potentiels sont nombreux. De plus, et en dépit du travail remarquable de nos forces de l’ordre, il est quasiment impossible de stopper une attaque avant que de nombreuses victimes soient à déplorer.
Alexis de Tocqueville disait : « Les Français comptent toujours, pour se sauver, en un pouvoir qu’ils détestent, mais se sauver par eux-mêmes est la dernière chose à laquelle ils pensent. » Usons des conseils de ce grand penseur du XIXe siècle. Comptons en priorité sur nous-mêmes.
Doit-on rappeler que la tuerie du Bataclan a été en partie perturbée, et un assaillant éliminé grâce à l’arrivée et l’intervention — sans attendre les renforts — d’un commissaire de police accompagné d’un de ses agents ? Les questions sous-jacentes sont les suivantes : combien de victimes auraient eu la vie sauve si, sur les 1.500 personnes présentes, seulement 1 % d’entre elles avaient été armées ? Ces assassins auraient-ils même osé s’en prendre à une foule en capacité de riposter ?
Il faut être clair : avec quelques milliers d’euros en poche, en France, il est relativement aisé de se procurer un fusil d’assaut ou une arme de poing en provenance des Balkans. Dans le contexte actuel, et avec les milliers d’armes de guerre provenant de l’ex-Yougoslavie qui inondent le marché parallèle français, le contrôle des armes ne prévaut que pour ceux qui respectent la loi.
Je sens poindre les détracteurs citant l’exemple peu glorieux des États-Unis. Il ne s’agit pas, ici, de délivrer des armes de guerre en libre-service en grandes surfaces, bien entendu. Il s’agit d’équiper une faible partie de la population, volontaire, triée sur le volet et formée au maniement des armes.
La plus grande angoisse du djihadiste n’est pas d’être tué, mais de l’être via la main d’une femme. Selon eux, dans ces conditions, point de paradis, point de vierge, mais les flammes de l’enfer aux cotés des mécréants. Faisons changer la peur de camp et mettons en marche la machine à dissuasion. Armons en priorité les femmes ! Peut-être moins enclines à en faire mauvais usage.
Source: Boulevard Voltaire
 

mercredi 15 juin 2016

Après la France et l'Amérique, l'ONU à genoux devant les coupeurs de têtes



C'est un fait sans précédent qui en dit long sur l'état de déliquescence d'un monde dont les pays et les organisations internationales sont contrôlés par des dirigeants lâches et corrompus. Alors qu'il venait de publier un rapport mettant en cause la coalition menée par l'Arabie Saoudite pour sa responsabilité dans la mort de centaines d'enfants au Yémen, le secrétaire général de l'ONU fait soudainement volte-face et retire l'Arabie Saoudite de la liste.

Des faits établis et recoupés

Le Yémen est un pays de 24 millions d'habitants qui, pour son plus grand malheur, est en proie à une guerre civile depuis 2014. Un malheur n'arrivant jamais seul, ce pays est situé à la frontière sud de l'Arabie Saoudite qui est bien décidée à ne surtout pas laisser arriver au pouvoir des chiites soutenus par l'Iran.

Le 25 mars 2015, en bon élève de l'Amérique, l'Arabie Saoudite déclenche l'opération "Tempête décisive". A la tête d'une coalition d'une dizaine de pays arabes, l'armée saoudienne bombarde plusieurs aéroports ainsi que la capitale Sanaa. Depuis cette date, le conflit s'étend et les combats touchent la totalité du pays. Fidèle à son maître américain, l'Arabie Saoudite multiplie les frappes aériennes, quitte à utiliser des bombes à munitions, pourtant interdites par le droit international. Des hôpitaux, mais aussi des écoles sont touchés par les bombardements. Cette guerre a fait plus de 3 000 victimes civiles parmi lesquelles plus de 700 enfants, soit plus que les victimes de Gaza en 2014.

Dans son rapport annuel sur le sort des enfants dans les conflits armés (1), le secrétaire général des Nations-Unies, Monsieur Ban Ki-Moon écrit :
"L'ONU a établi que le nombre d'enfants tués et blessés avait sextuplé par rapport à 2014, avec un total de 1 953 victimes (785 enfants tués et 1 168 blessés). Plus de 70 % étaient des garçons."
L'ONU et son secrétaire général mettent précisément en cause les responsables :
" Soixante pour cent des victimes (510 morts et 667 blessés) ont été imputées à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et 20 % (142 morts et 247 blessés) aux houthistes. Dans 324 cas, il n'a pas été possible d'identifier la partie responsable."
On peut difficilement être plus précis. D'ailleurs, dans l'introduction du rapport, il est écrit :
"L'Organisation des Nations Unies a vérifié l'exactitude de toutes les informations consignées dans le présent rapport et ses annexes... Le présent rapport et ses annexes sont le fruit de vastes consultations menées au sein du système des Nations Unies, au Siège et sur le terrain, et avec les États Membres concernés."
En résumé, l'ONU a enquêté, vérifié, recoupé et établi que la coalition dirigée par l'Arabie Saoudite, ce grand défenseur des droits de l'homme qui coupe les têtes et lapide les femmes, est directement responsable de la mort de 510 enfants au Yémen.

Dans l'annexe I du rapport, figure donc une liste :
" Liste des parties recrutant, utilisant, tuant, mutilant ou enlevant des enfants, les violant ou commettant d'autres formes de violences sexuelles à leur encontre, ou attaquant des écoles ou des hôpitaux dans des situations de conflit armé dont le Conseil de sécurité est saisi."
Et dans cette liste, à la rubrique "Yémen" figurent : le mouvement houthiste, les forces gouvernementales, Al-Quaïda et... "La coalition dirigée par l'Arabie Saoudite".

Une volte-face inédite et surréaliste

A peine le rapport de l'ONU sorti, les dirigeants Saoudiens, grands défenseurs des droits de l'homme devant l'Éternel, font chauffer leurs téléphones. Quoi ? Comment ? Nous on ne tue pas les enfants, on les aime, on les adore. Il n'y a qu'à venir voir comment on les traite chez nous. Surtout ceux qui volent et dont on coupe les mains. Alors vous allez enlever immédiatement notre nom de cette liste ou vous allez voir de quel bois on se chauffe. C'est Ban Ki-Moon lui même qui avoue en pleurnichant avoir agit sous la pression des monarques enturbannés : « La décision de retirer la coalition de la liste noire a été l'une des plus douloureuses et difficiles que je n'aie jamais prises », s'est-il justifié au cours d'une conférence de presse.

Ah bon, mais pourquoi avoir retiré l'Arabie Saoudite de la liste alors ? Et bien tout simplement parce qu'on lui a fait un chantage :
« J'ai aussi dû tenir compte de la perspective très réelle de voir des millions d'autres enfants souffrir gravement si, comme cela m'a été suggéré, certains pays supprimaient des financements à plusieurs programmes de l'ONU. Il y a des enfants déjà vulnérables en Palestine, au Soudan du Sud, en Syrie, au Yémen. Il est inacceptable pour des États membres d'exercer des pressions injustifiées »
En d'autres termes, les Saoudiens lui ont dit, soit tu retires notre nom, soit on te coupe la tête. Non, on déconne, soit on te coupe les vivres.
On arrive donc à une situation surréaliste où le secrétaire générale de l'ONU vient nous expliquer que pour le bien de certains enfants, il décide de ne pas mentionner le nom du bourreau d'autres enfants, tout simplement parce que ce bourreau est un gros enculé, pardon, un gros financeur. Exactement comme si un état renonçait à juger un terroriste sous prétexte qu'il a placé beaucoup d'argent chez lui.
Quoi ? Comment ? C'est déjà le cas ?

Un chantage à 750 milliards de dollars

Au États-Unis, un projet de loi est en préparation qui permettrait aux familles des victimes du 11 septembre de traîner devant les tribunaux les dirigeants de l'Arabie Saoudite afin d'obtenir des dommages et intérêts. (2) Pour ceux qui l'ignorent encore, 15 des 19 terroristes impliqués dans les attentats du 11 septembre étaient ressortissants d'Arabie Saoudite. Pour ceux qui l'ignorent encore, l'Arabie Saoudite a largement contribué au financement d'Al-Quaïda. Enfin, pour ceux qui ne savent ni lire, ni écrire et qui n'ont jamais entendu parler du 11 septembre, 28 pages du rapport rédigé par les autorités américaines suite aux attentats sont classées et n'ont jamais été publiées car elle mettent en cause l'Arabie Saoudite dans le financement et l'organisation des attentats. Dans l'émission "60 minutes" de CBS (3), Bob Graham, un ex-sénateur ayant pu lire les pages confidentielles confirme toutes ces informations.

A peine ce projet de loi connu, les dirigeants saoudiens ont immédiatement sorti l'artillerie lourde et ils ont dit en substance aux Américains : attention, si vous sortez cette loi permettant à votre justice de demander des comptes à nos dirigeants, nous retirons tous nos avoir chez vous, soit environ 750 milliards de dollars... Immédiatement, Barak Obama s'est déclaré opposé à ce projet de loi.

Finalement le terrorisme arrange tout le monde

Au nom de la lutte anti-terroriste, les Américains sont donc capables d'envahir des pays, de massacrer des centaines de milliers de personnes. Ils sont aussi capables de créer des zones de non-droit pour y enfermer sans jugement des personnes qui n'ont jamais commis un seul attentat. Au nom de la lutte anti-terroriste, la France met sur écoute toute sa population, elle institutionnalise l'État d'urgence, mais elle est aussi capable de bombarder des pays souverains en y tuant, elle aussi des enfants (4). Au nom de la protection des enfants, l'ONU, sous la signature de son secrétaire général publie un rapport accablant pour ceux qui tuent ou mutilent des enfants.

Mais au nom du réalisme politique, les Américains renoncent à publier un rapport qui met en cause l'Arabie Saoudite dans les attentats du 11 septembre. Mais au nom du réalisme politique, la France offre la légion d'honneur aux dirigeants saoudiens (5). Mais au nom du réalisme politique, l'ONU enlève de sa liste noire des pays tueurs d'enfants comme l'Arabie Saoudite. C'est vraiment du réalisme ? Ne serait-ce pas plutôt de la lâcheté ou de la corruption ?
Qui finance l'Arabie Saoudite ? Les pays occidentaux qui lui achètent du pétrole. Qui arme l'Arabie Saoudite ? Les pays occidentaux au premiers rangs desquels l'Amérique et la France (et le Canada ) qui lui vendent des armes. Il est clair aujourd'hui que la menace terroriste est entretenue pour maintenir les peuples dans la peur et leur imposer une restriction de leurs libertés sans précédent. Il est clair également que la menace terroriste permet aux puissances coloniales d'envahir des pays souverains, d'y semer la terreur et le chaos afin de s'approprier leurs ressources.
Les pilotes Saoudiens du 11 septembre, les prisonniers de Guanatanamo, les Merah, Coulibaly ou Salah, tous ces terroristes en herbe ne sont que la face visible d'une organisation beaucoup plus importante et beaucoup plus puissante qui gère le terrorisme à l'échelle mondiale mais que personne, pas même l'ONU n'ose mettre en cause.

Alors de deux choses l'une. Soit c'est l'Arabie Saoudite et son régime qui compte parmi les plus sanguinaires de la planète qui gouverne le monde avec ses pétrodollars. Soit la vague terroriste sans précédent que nous connaissons depuis 15 ans arrange bien nos dirigeants et en aucun cas, ils ne veulent punir le vrai coupable qu'ils connaissent parfaitement.

A bien y réfléchir, les deux ne sont pas vraiment incompatibles.

Source:  Sott.net  

(1) http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?symbol=s/2016/360&referer=/english/&Lang=F
(5) http://philippealain.blogspot.fr/2016/03/la-france-decore-le-terrorisme-la.html

mardi 14 juin 2016

Hillary Clinton : L’élection d’une « espionne au profit de l’étranger » à la présidence des USA?



Pendant les quatre années de son mandat comme secrétaire d’État des États‑Unis (2009‑2014), Hillary Clinton tenait les rênes de la politique étrangère étasunienne. Elle avait accès à des dizaines de milliers de documents d’information officiels ultras confidentiels provenant de tous les principaux départements et agences du gouvernement, des services du renseignement, du FBI, du Pentagone, du Trésor américain et du bureau du président.

Elle jouissait d’un accès sans limites à des renseignements secrets d’une importance vitale pour la politique étasunienne dans toutes les principales régions de l’empire.

Aujourd’hui, les détracteurs de Madame Clinton s’attardent aux aspects techniques de ses manquements aux procédures et directives du département d’État concernant le traitement de la correspondance officielle, ainsi qu’à ses mensonges éhontés à propos de l’utilisation de son serveur de messagerie privé pour mener des affaires d’État officielles. Elle a notamment traité des documents hautement classifiés en contrevenant aux lois sur les documents fédéraux, soustrait des documents officiels de la Loi sur la liberté d’accès à l’information et créé son propre système qui n’était pas assujetti à la surveillance officielle à laquelle tous les autres représentants du gouvernement se soumettent.
 
À droite, le prof. James Petras   

Pour bien des analystes, il s’agit là d’une question procédurale, éthique et morale. Madame Clinton s’est placée au‑dessus des normes disciplinaires du département d’État. Cette preuve d’arrogance, de malhonnêteté et de mépris flagrant des règles devrait l’empêcher d’accéder à la présidence des États‑Unis. Les révélations au sujet de son utilisation blâmable des documents officiels, de son système de communication et de correspondance privé et du déchiquetage de dizaines de milliers de ses échanges officiels, y compris des documents ultras secrets, méritent de faire l’objet d’une enquête, mais elles ne répondent pas à cette question politique capitale : Pour le compte de qui la secrétaire Clinton a‑t‑elle dirigé la politique étrangère des USA en se soustrayant à la surveillance gouvernementale?

Signification politique et motivation des crimes graves de Clinton contre l’État

Le traitement illégal de documents officiels à partir d’un serveur de messagerie privé par la secrétaire Clinton fait l’objet d’une grande enquête du FBI au sujet de la nature de ces activités. Cette enquête est distincte de celle du Bureau de l’inspecteur général et porte sur des atteintes à la sécurité nationale.

Plusieurs pistes d’enquête visent Madame Clinton :

1) A-t-elle collaboré avec des gouvernements et des services du renseignement étrangers (pas encore nommés) dans le but de renforcer leurs positions contre les intérêts des États‑Unis?

2) A-t-elle fourni des renseignements au sujet des opérations et des positions politiques de divers grands décideurs étasuniens à des concurrents, à des adversaires ou à des alliés, nuisant ainsi aux activités des militaires, des services du renseignement et du département d’État?

3) A-t-elle cherché à rehausser son pouvoir personnel au sein de l’administration des USA pour pousser sa politique agressive de guerres préventives à répétition auprès et à l’encontre de vieux routiers du département d’État et du Pentagone, plus favorables à la diplomatie traditionnelle qu’à une confrontation violente?

4) A-t-elle monté une « équipe secrète » avec l’aide d’agents de l’étranger ou possédant une double nationalité, en vue de jeter les bases de sa candidature à la présidence et de la réalisation de son objectif ultime qui est d’obtenir le pouvoir militaire et politique suprême?

Mise en contexte des opérations clandestines de Clinton

Il ne fait aucun doute que Madame Clinton a échangé des documents officiels et des lettres d’importance mineure et majeure au moyen de son réseau de messagerie privé. Le même serveur pourrait avoir été utilisé pour des communications personnelles, familiales et même intimes. Mais la question fondamentale est qu’un volume important de renseignements gouvernementaux ultras confidentiels a été transmis à Clinton au moyen d’un « canal de communication informel » privé non sécurisé, qui lui permettait de mener des affaires d’État en secret avec ses correspondants.

Mais qui étaient donc les correspondants les plus constants, permanents et influents de la secrétaire Clinton? Quelle était la nature des échanges soustraits à la surveillance habituelle qui constituaient un mépris total à l’égard de la sécurité?

Les politiques de Clinton favorables aux guerres clandestines, comme le renversement par la force du gouvernement élu en Ukraine, ont été mises en œuvre par son « lieutenant », la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland, une néoconservatrice enragée rescapée de l’administration Bush, qui s’évertue à provoquer la Russie et à augmenter la puissance d’Israël au Moyen‑Orient. Le « projet » très dangereux et déstabilisant pour l’économie de Clinton qu’est l’encerclement militaire de la Chine, le soi‑disant « pivot vers l’Asie », aurait donné lieu à des échanges clandestins avec des éléments du Pentagone non assujettis à la surveillance du département d’État, voire du pouvoir exécutif.

Autrement dit, sur le front politique à Washington, l’escalade, par la secrétaire Clinton, des politiques de guerre nucléaire contre la Russie et la Chine exigeait des correspondances secrètes qui n’allaient pas nécessairement dansa le sens des politiques et des estimations des services du renseignement d’autres agences du gouvernement des USA, ainsi que des intérêts commerciaux privés.

Clinton était profondément engagée dans des échanges privés avec plusieurs régimes politiques étrangers peu recommandables dont l’Arabie saoudite, Israël, le Honduras et la Turquie, qui sont impliqués dans des activités violentes et illégales. Elle a collaboré aussi avec des partis d’opposition monstrueusement corrompus au Venezuela, en Argentine et au Brésil.

La correspondance de Clinton avec les forces armées du Honduras et ses oligarques brutaux ont mené au coup d’État militaire contre le président élu Zelaya, aux heurts violents qui ont suivi et à l’élection bidon d’une marionnette malléable. La campagne des escadrons de la mort du gouvernement contre les activistes de la société civile hondurienne a sûrement amené Clinton à dissimuler son rôle direct dans l’organisation du coup d’État. De même, Madame Clinton aurait détruit ses communications avec les services du renseignement du président turc Erdogan concernant l’appui donné aux mercenaires terroristes islamistes en Syrie et en Irak.

Les courriels de la secrétaire Clinton auraient révélé son appui aux Saoudiens lorsqu’ils ont brutalement envahi le Bahreïn et le Yémen pour réprimer des organisations indépendantes de la société civile et des rivaux politiques régionaux.

Mais c’est l’attachement à long terme et à grande échelle de Clinton à la cause d’Israël qui dépasse largement ses discours publics empreints de loyauté et de fidélité envers l’État juif. Toute la carrière politique d’Hillary Clinton dépend pratiquement entièrement de l’argent sioniste, de la propagande médiatique sioniste et des activités du parti démocrate sioniste.

En échange du soutien politique du pouvoir sioniste aux USA dont elle dépend, Clinton serait devenue pour Israël le principal canal de transmission de renseignements confidentiels des USA ainsi que la courroie de transmission des politiques centrées sur Israël au sein du gouvernement des USA.

Le réseau complexe de liens et de correspondances entre Clinton et Israël a compromis les services du renseignement des USA, le département d’État et le Pentagone.

La secrétaire Clinton n’a épargné aucun effort pour servir Israël, même au détriment des intérêts des États‑Unis. Le recours à une mesure aussi grossière que la création d’un serveur de messagerie privé pour diriger des affaires d’État est vraiment bizarre. Elle n’a tenu aucun compte de la politique et de la surveillance du département d’État en envoyant plus de 1 300 documents confidentiels et 22 documents extrêmement sensibles et ultras secrets liés au « Programme d’accès spécial ». Elle a exposé de façon détaillée des documents des forces armées et des services du renseignement de son pays au sujet des politiques stratégiques des USA concernant la Syrie, l’Irak, la Palestine et d’autres dossiers vitaux. Le rapport de l’inspecteur général indique qu’elle a « reçu un avertissement » à propos de cette pratique. Si elle n’a pas été poursuivie pour haute trahison, ce n’est qu’en raison de la mainmise de Tel-Aviv et de la cinquième colonne d’Israël aux USA sur le pouvoir exécutif et judiciaire étasunien. C’est le comble de l’hypocrisie que de voir des lanceurs d’alerte au sein du gouvernement poursuivis et emprisonnés par l’administration Obama pour avoir fait part de leurs préoccupations au sujet du système de surveillance de l’inspecteur général, pendant que la secrétaire Clinton est sur le point d’accéder à la présidence des États‑Unis!

Conclusion

Bon nombre des principaux détracteurs de Clinton, dont une vingtaine d’anciens agents de la CIA, ont créé le mythe que la principale infraction d’Hillary, c’est son « insouciance » dans sa façon de traiter les documents officiels et sa tromperie et ses mensonges délibérés à l’endroit du gouvernement.

Ces détracteurs ont banalisé, personnalisé et moralisé ce qui est en fait un comportement délibéré aux grandes répercussions politiques pour l’État. Madame la secrétaire d’État Hillary Clinton n’était pas insouciante en se servant d’un serveur de messagerie non sécurisé. Si Clinton avait des liens politiques avec des représentants de l’étranger, elle a délibérément utilisé un serveur de messagerie privée pour éviter toute détection politique par des éléments des services de sécurité au sein du gouvernement des USA. Elle a menti au gouvernement des USA à propos de l’utilisation et de la destruction de documents officiels, parce que ces documents se rapportaient à des échanges politiques entre un traître et ses interlocuteurs.

Les 22 rapports ultras secrets sur les Programmes d’accès spéciaux que Clinton a traités au moyen de son ordinateur personnel a permis à des gouvernements étrangers d’obtenir les noms d’agents et de mandataires des USA et les dates de leurs affectations, rendant ainsi possible l’adoption de contre-mesures causant des milliards de dollars de pertes à l’échelle des programmes et peut‑être même des pertes de vie.

Le rapport de l’inspecteur général porte essentiellement sur les méfaits apparents. Le Federal Bureau of Investigations (FBI) va un peu plus loin en établissant les liens politiques, mais la poursuite de son enquête criminelle se heurte à d’énormes obstacles posés par les alliés d’Hillary à l’intérieur du pays. Le FBI, dont le directeur a bénéficié d’une nomination politique, a subi une série de défaites dans ses tentatives d’enquêter et d’engager des poursuites pour espionnage en faveur d’Israël, notamment dans le cas d’espionnage impliquant Rosen et Weismann de l’AIPAC et dans son opposition de longue date à la libération de Jonathan Pollard, le célèbre espion américano-israélien. Le pouvoir sioniste au sein du gouvernement a aussi mis un terme à son enquête sur la dizaine d’espions israéliens arrêtés aux USA tout juste après les attentats du 11 septembre 2001.

Le fait que Clinton a choisi d’avoir des communications privées secrètes, en dépit de plusieurs années de mises en garde par le département d’État lui enjoignant de se conformer à ses règles de sécurité strictes, relève davantage de sa base de pouvoir sioniste que de son orgueil personnel ou de son arrogance individuelle.

Clinton a fait circuler davantage de documents ultras secrets et à caractère confidentiel que Jonathan Pollard.

Le président Obama et d’autres hauts responsables du Cabinet ont les mêmes alliances politiques, sauf qu’ils empruntent des voies « légales » sans porter atteinte au personnel, aux missions, au financement ou aux programmes.

Le pouvoir exécutif est maintenant aux prises avec le problème suivant : Quelle attitude adopter vis‑à‑vis d’un traitre, qui pourrait devenir le candidat démocrate à la présidence des USA, sans porter atteinte aux USA dans sa quête du pouvoir mondial? Comment le pouvoir exécutif et les services du renseignement peuvent‑ils soutenir l’accession à la présidence d’un espion étranger fortement compromis pouvant faire l’objet d’un chantage? C’est ce qui pourrait expliquer pourquoi le FBI, la NSA et la CIA hésitent à déposer des accusations, malgré la nature évidente des infractions. Mais c’est ce qui explique à coup sûr pourquoi rien n’a été révélé sur l’identité des correspondants de la secrétaire Clinton dans les divers rapports rendus à ce jour.

Comme Sherlock Holmes disait : « Nous sommes dans des eaux profondes, monsieur Watson ».

James Petras

Article original en anglais :

Hillary-clinton

Hillary Clinton: Electing a “Foreign Spy” for President?, publié le 6 juin 2016

Traduit par Daniel pour Mondialisation.ca


La source originale de cet article est Mondialisation.ca

Copyright © Prof. James Petras, Mondialisation.ca, 2016
 

samedi 11 juin 2016

Merkel « perd la boule » sur le Brexit

 
La Chancelière, qui se croit désormais la chef autoproclamée de l’Europe, menace !
Le 23 juin se tiendra le référendum pour le Brexit et la chancelière, qui se croit désormais la chef autoproclamée de l’Europe, menace ! Dans les pas de son mentor Obama, Merkel affûte ses couteaux contre le Royaume-Uni, en prévenant qu’il ne pourrait plus s’attendre à conclure des accords commerciaux favorables s’il devait se trouver « hors zone ». 
C’est exactement ce dont Obama a menacé les Anglais il y a quelques semaines, et la « Mutti », qui manque assurément de fantaisie, ânonne les semonces du président américain, dont le mandat touche à sa fin. Obama, dont on se demande de quoi il s’occupe, et son toutou obéissant, Merkel, pris de panique, essaient de tyranniser l’Angleterre, l’avertissant que si la Grande-Bretagne votait pour le Brexit, elle serait sanctionnée ! 
Ah, ils adorent ça, les sanctions, lorsque l’on ne danse pas selon leur tempo ! Sanctions contre la Russie, sanctions maintenant contre le royaume de Sa Majesté Élisabeth II ! Sanctions contre ses « salauds de sujets » s’ils votent mal. On se demande si la démocratie est un concept qui veut encore dire quelque chose dans leur cerveau ? 
Leurs « sanctions » ont renforcé le peuple russe à se tenir derrière leur président, qui n’a jamais été aussi populaire. Les agitations financées par Soros, contre le peuple américain qui plébiscite Donald Trump, le renforce à vouloir le porter à la Maison-Blanche et je vous parie ma chemise que les Anglais feront la même chose : ils voteront le Brexit, tant ces dictateurs du NOM (Nouvel ordre mondial) veulent les contraindre.
Boris Johnson accuse le Foreign Office d’orchestrer le bal des vampires et déclare que la panique gagne devant les sondages qui donnent le Brexit gagnant. « Le Foreign Office essaye d’influencer les leaders européens à exercer des représailles contre les Britanniques s’ils devaient oser voter contre leur volonté, afin de reprendre le contrôle de la situation », déclare l’ancien maire de Londres. Et de continuer :« Les Allemands et les Hollandais doivent se faire du souci si nous ne payons plus à Bruxelles notre contribution hebdomadaire de 350 millions de livres sterling, afin d’entretenir les largesses de l’Union européenne. Angela Merkel, qui estime que nous aurons plus d’influence en restant dans l’Union européenne, est à côté de la plaque. David Cameron a essayé d’avoir les coudées franches pour plus de réformes, qu’elle a constamment bloquées. Ceux qui plaident pour rester dans l’Union européenne sont affolés, car ils constatent que les gens se détournent d’eux et de leurs propos qui promettent les feux de l’enfer. »
La députée travailliste Kate Hoey s’énerve en lançant que « la dirigeante allemande serait bien avisée de rester en dehors d’une élection qui est très, très importante pour la démocratie britannique ».
Sir Gerald Howarth, ancien ministre de la Défense conservateur, est d’avis que Merkel, qui a refusé de faire des concessions à David Cameron lors de certaines négociations, a clairement démontré que la Grande Bretagne n’a aucune influence au sein de l’Union européenne. « La Grande-Bretagne a contribué à la reconstruction de l’Allemagne après la guerre afin d’y restaurer la démocratie. Nous faire maintenant tancer par eux à vouloir procéder démocratiquement est très décevant », estime sir Gerald. Et il ajoute : « L’idée que nous ayons une influence à l’intérieur de l’Union européenne est pour les oiseaux. »
Je ne citerai pas toutes les personnalités de la perfide Albion qui ne décolèrent pas, la place me manque. Une chose est certaine, c’est que ce référendum est en train de prouver que l’UERSS doit trouver une fin, et vite.
Et, pendant ce temps, les Russes doublent leur exportation de gaz vers la Grande-Bretagne ! Avec ça, Merkel prétend que les Anglais ne pourraient plus bénéficier de « good deals » sans l’Europe ? Souvenez-vous, un psychiatre allemand de renommée, Hans-Joachim Maaz, avait diagnostiqué en janvier dernier, chez Angela Merkel, « tous les symptômes d’une dépression nerveuse » (Le Point) qui rendait sa politique « complètement irrationnelle ». Il semblerait qu’elle ne s’arrange pas.
Source: Boulevard Voltaire

lundi 6 juin 2016

Mohamed Ali : un Trump devenu soufi



L’homme est mort, combattant ces trente dernières années une maladie bien plus coriace que Sonny Liston, George Foreman ou Joe Frazier.
 
André Archimbaud
Distants de quelques années, Ali et Trump ont déplacé les montagnes par l’invective et la provocation. Deux séparatistes du système… Deux côtés de la même pièce. Les vidéos sont frappantes : même gabarit, même ton, même gestuelle, même narcissisme, même fascination des foules, même boîte à insultes, même apparente bestialité, même roublardise, même intelligence de la rue, même art de s’immiscer dans la tête de l’adversaire. Ils sont nés sur une autre planète, celle du protestantisme puritain. Avant l’avatar du politiquement correct. 
 
Les démocrates voient en Ali un sympathique rebelle, jugé aujourd’hui à l’aune d’un compte Twitter qui a critiqué les propositions antiterroristes trumpiennes, tout en précisant : « Je suis musulman. Il n’y a rien de musulman dans le meurtre d’innocents à Paris, San Bernardino ou ailleurs. » Les Républicains retiennent son objection de conscience à la guerre du Vietnam.
Quant à Trump, sobre, il constate dès l’aube : « Mohamed Ali mort à 74 ans ! Incontestablement un grand champion et un type formidable. Il va tous nous manquer ! » Il faut dire qu’ils se connaissaient. Œuvres de charité oblige…
Bref, l’homme est mort, combattant ces trente dernières années une maladie neurologique bien plus coriace que Sonny Liston, George Foreman ou Joe Frazier.
Cassius Marcellus Clay, Jr., commença à fréquenter la Nation de l’islam en 1961. Il portait alors un nom d’emprunt, déjà donné à son père en l’honneur d’un Blanc, abolitionniste et ambassadeur en Russie qui négocia, au nom de Lincoln, le soutien du tsar à l’Union. Tournant le dos au sang anglo-irlandais qui coulait dans ses veines, Cassius junior rejeta alors les politiques d’intégration en vogue, vues par lui comme une dissolution, une destruction du peuple noir, qu’il considérait comme spolié de sa nationalité originelle. « Il fut […] un ami proche de Malcolm X, tandis que ses vues sur le séparatisme racial alimentaient le feu de la controverse » (Niall Stanage, The Hill, 4 juin 2016).
Il proclama enfin son islam urbi et orbi le soir de sa victoire sur Sonny Liston, en 1964, se proclamant le roi du monde. Restait à rejeter son« nom d’esclave », devenir Mohamed Ali et refuser l’incorporation au Vietnam, pour perdre passeport et licence de boxe, avant son retour progressif sur le ring dans les années 70, célèbre pour ses désignations outrancières de l’adversaire comme pour ses énormes « trumperies » promotionnelles. Il disait : « Quand je prépare un match, je veux que 50 % veuillent me voir gagner et 50 % veuillent me voir perdre. » Recette du suspense… C’est à cette époque, reconverti au sunnisme officiel, qu’il renonça au séparatisme racial. Sous l’influence du nouveau leader de la Nation, Warith Deen Muhammad, qui adjurait les Noirs de« s’imprégner du monde blanc » pour être efficaces dans leurs luttes (Fox News, 4 juin 2016).
Sa maladie de Parkinson fut diagnostiquée en 1984. Gérant son déclin, rayonnant dans la bienfaisance, offrant sa réputation et son temps, il devint progressivement un adepte du soufi Inayat Khan, fondateur, en 1914 à Londres, de l’Ordre soufi de l’Occident, matrice de l’école du « soufisme universel », avec ses dix préceptes qui respirent le blasphème. Dès lors, Mohammed Ali cessa de parler d’Allah à ses proches, revenant à l’usage anglais de « God ». Il bouclait la boucle…
Source: Boulevard Voltaire
 

dimanche 5 juin 2016

Voiture de police incendiée : Un 5e suspect, un Américain de 27 ans, écroué

© Thibauld MALTERRE AFP
Photo prise par téléphone portable d'une voiture de police incendiée
lors d'une contre-manifestation à Paris le 18 mai 2016

20 minutes avec AFP
dim., 29 mai 2016 18:09 UTC

Commentaire : Il est vraiment étrange qu'une personne ayant traversé l'Atlantique et sans emploi vienne incendier une voiture de police dans le pays d'accueil. C'est comme si la personne était là dans ce but bien précis. Quels sont ses commanditaires ? En serons-nous plus sur ses motivations ou l'affaire sera sans suite ?
 
JUSTICE:  Le véhicule de police avait été incendié alors que deux agents se trouvaient à l'intérieur, le 18 mai dernier à Paris...
 
Un cinquième suspect, un Américain de 27 ans, a été mis en examen et écroué dimanche dans l'enquête sur la violente attaque d'un véhicule de police, incendié alors que deux agents se trouvaient à l'intérieur, le 18 mai à Paris.

Comme les quatre premiers suspects, cet homme a été mis en examen notamment pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique, destruction de bien en bande organisée et violences en bande organisée, a annoncé dimanche le parquet de Paris.

Pas le même profil que les autres mis en cause

Mais il ne présente pas tout à fait le même profil que les autres mis en cause, présentés comme des militants « antifas » (antifascistes) par le parquet de Paris. A ce stade, les réponses sur son profil sont encore floues : d'après ses déclarations, il serait arrivé très récemment en France, n'a pas d'emploi ni de logement fixe mais est hébergé chez des amis, a indiqué le parquet.

Arrêté jeudi lors d'une nouvelle manifestation contre la loi travail, il a usé de son droit au silence en garde à vue sur les faits qui lui sont reprochés, ajoute le parquet. Il a simplement reconnu devant le juge d'instruction sa présence lors de la manifestation du 18 mai, tout en niant une implication dans les violences, a précisé la même source.

Il est soupçonné d'avoir pris part aux violences en jetant un poteau sur le pare-brise

Les enquêteurs l'avaient déjà repéré lors de précédentes manifestations et l'ont identifié grâce à l'exploitation des vidéos de l'attaque, a détaillé le parquet de Paris. Il est soupçonné d'avoir pris part aux violences en jetant un poteau sur le pare-brise avant du véhicule. L'homme a demandé à comparaître ultérieurement devant le juge des libertés et de la détention (JLD), mais il a été incarcéré en attendant.

Les quatre premiers suspects, trois étudiants de 18 à 21 ans et un homme de 32 ans, avaient été arrêtés le soir même des faits. Le plus jeune a été placé en détention provisoire, tandis que trois autres ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, suscitant la colère des syndicats de police. Le parquet a fait appel et les trois mis en examen doivent comparaître à nouveau jeudi.