jeudi 28 juillet 2016

La France est en guerre ? Elle l’a cherché



Pour Daesh et les autres composantes du djihadisme, elle est perçue comme un adversaire vulnérable, le maillon faible de la coalition.

Depuis l’attentat contre Charlie Hebdo on ne cesse de nous le répéter, la France est en guerre. Après le carnage de Nice, c’est même un leitmotiv commun aux trois grandes formations politiques du pays. Et bien oui, n’en déplaise à tous ceux qui refusent de l’admettre pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent (repenser l’immigration) la France est en guerre. Une situation totalement inimaginable il y a dix ans qui mérite au minimum qu’on s’interroge. Comment en sommes-nous arrivés-là ?
On ne prend conscience de la guerre que lorsqu’elle frappe à notre porte, mais la vérité c’est que la France n’est pas en guerre depuis le 7 janvier 2015, mais depuis le 19 mars 2011, depuis l’intervention en Libye, une intervention qui du point de vue de l’adversaire (et aussi de beaucoup d’observateurs neutres) a été perçue comme une agression unilatérale et illégitime.

Cette intervention il faut le souligner, fut le fait de Nicolas Sarkozy et de personne d’autre. Preuve que cette guerre il la voulait à tout prix, bien qu’il ne fut pas suivi au sommet de Bruxelles du 11 mars 2011 sur une demande d’instauration d’une zone d’exclusion aérienne et bien qu’il se retrouva isolé lors du sommet du G8 à Paris, il ne se découragea pas. C’est au Conseil de sécurité suite au forcing du Qatar et de l’Arabie Saoudite que notre président emportera l’adhésion de ses alliés usant d’un stratagème déjà testé dans cette même enceinte en 2003, la menace d’un génocide sur la ville de Benghazi, une fable inventée de toutes pièces par les insurgés et colportée complaisamment par l’inénarrable Bernard-Henri Levy. Nicolas Sarkozy voulait singer son mentor George W. Bush et la Libye lui en fournissait le prétexte, tout le reste n’est que littérature.

Exit Sarkozy voilà que l’insignifiant François Hollande, afin de se donner un semblant de stature de chef d’État (il était tombé à 36 % d’opinions favorables six mois à peine après son élection, record absolu) se crut obligé de faire dans la surenchère. Encouragé par un ministre des affaires étrangères irresponsable et irréfléchi ( « Al-Nosra fait du bon boulot »), celui que les Français allaient vite caricaturer comme l’homme au pédalo se prit de donner à la France et devant les caméras du monde entier des allures de grand propagateur des valeurs «démocratiques», pour comble au moment précis où les USA, fort des leçons du bourbier irakien, semblaient y renoncer.

En 2003, la France s’était courageusement opposée à l’intervention en Irak. Depuis, comme pour faire amende honorable elle a pris la tête du camp des jusqu’au-boutistes, sans en avoir ni les moyens, ni la crédibilité. Pour Daesh et les autres composantes du djihadisme, elle est perçue comme un adversaire particulièrement vulnérable, le maillon faible de la coalition. Et pour cause, l’accès par voie terrestre y est aisé, le gouvernement central y est faible, une cinquième colonne est déjà en place et surtout son armée est incapable de soutenir à la fois des opérations extérieures et la défense du territoire.

Frapper la France au cœur jusqu’à ce que son gouvernement soit contraint de rapatrier toutes les forces engagées en Afrique et au Proche-Orient est une stratégie tellement évidente qu’un novice en l’art de la guerre ne pourrait la manquer. Tant que nous n’aurons pas un chef d’État capable d’admettre à la fois que l’armée française n’a strictement rien à faire hors des frontières de l’Europe et que, de toutes façons, elle n’a aucune leçon de démocratie à donner à qui que ce soit, le sang de nos concitoyens coulera.

Source

dimanche 24 juillet 2016

Quand l’imam de Nice accuse la laïcité d’être responsable des attentats



Vous ne voulez plus de carnage ? Laissez-nous installer notre religion dans cette terre chrétienne qui se renie.

Interrogé par un journaliste italien, Luca Steinmann (Il Giornale), suite à l’attentat islamiste du 14 juillet, Abdelkader Sadouni, prêcheur sunnite du centre-ville de Nice, déclare : « S’il y a des attentats, c’est la faute de la laïcité des Français. ».

Et de nous expliquer que les lois laïcistes provoquent des réactions, certes inadmissibles, mais compréhensibles chez certains musulmans sans doute mal formés.
Il faudrait, selon lui, montrer plus de souplesse vis-à-vis du port du voile et des divers préceptes de la charia (qui ne prévoit, d’ailleurs, pas l’obligation du voile), ainsi que des coutumes vestimentaires, alimentaires et que sais-je…
Quand le journaliste lui rétorque que ces lois ont finalement été acceptées par les autres pratiquants des religions présentes en France, en particulier chrétienne et juive, il répond : « La laïcité d’aujourd’hui est un extrémisme qui tente d’éradiquer toutes les religions. Les chrétiens se sont adaptés, les musulmans refuseront, car ce serait une injustice. »
Chacun se souvient de 1905, l’affaire des inventaires et l’acharnement du pouvoir contre les chrétiens… Cela provoqua des émeutes et il y eut même des morts. Mais, bizarrement, à ma connaissance, à aucun moment le moindre acte terroriste ne fut enregistré. Des charges de police, des arrestations en masse, toute la panoplie d’un pouvoir fascisant ont pourtant bien été déployées, sans provoquer en retour le massacre aveugle de populations innocentes. Dernièrement, les répressions violentes contre la Manif pour tous n’ont entraîné aucun attentat…
Les élucubrations du prêcheur musulman, ami de monsieur Estrosi, sont significatives de l’état d’esprit qui se répand aujourd’hui dans une partie non négligeable de la communauté musulmane. Monsieur Sadouni est un modéré !
Les manifestations publiques de cette religion, sous ses différents aspects les plus provocants, ne visent qu’à imposer aux Français un nouveau paysage hérissé de minarets, complété par un environnement sonore saturé par le muezzin. Après environ quinze siècles de résistance aux invasions barbares, dont les croisades ne sont qu’un aspect, l’Europe devrait se soumettre par esprit démocratique ?
M. Sadouni ne nous laisse guère le choix.
Sa naïve franchise permet d’y voir plus clair. Bien sûr qu’il désapprouve les actes criminels de ses coreligionnaires, mais il explique que c’est la faute de la laïcité française.
Vous ne voulez plus de carnage ? Laissez-nous installer notre religion dans cette terre chrétienne qui se renie.
Voilà le chantage pernicieux. Bien sûr, nous savons que le laïcisme pathologique des francs-maçons et autres libres penseurs, ayant stérilisé notre terre de toute verticalité, ouvre un boulevard fantastique aux religions conquérantes comme l’islam. Et on sait aussi que ce ne sont pas ces êtres éteints, sans aucune étincelle de spiritualité, s’abritant derrière les droits de l’homme – qui ne sont qu’une déclaration d’intention changeant au fil du temps -, qui pourront faire face à cette déferlante qu’ils ont suscitée et qu’ils ne contrôlent absolument plus.
Mais si telle est, effectivement, la position officielle des musulmans modérés aujourd’hui, alors il va falloir qu’ils commencent à raser les murs, car ils offrent à la « Résistance », pour reprendre l’expression de madame Hidalgo, des adversaires tout à fait accessibles… 
Source: Boulevard Voltaire
 

vendredi 22 juillet 2016

Pourquoi Nice refuse la destruction des images de l’attentat

 
 

Au motif d’en éviter la diffusion non contrôlée, la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire demande à la ville de Nice de détruire toutes les images de l’attentat ! La municipalité s’y oppose et va demander la mise sous séquestre des images en question. Pourquoi un tel imbroglio?

 
La sous-direction antiterroriste de la Police judiciaire demande à la ville de Nice de détruire toutes les images de l'attentat! Dans une réquisition judiciaire urgente, émise le 20 juillet, elle "prie" le responsable du Centre de Supervision Urbain (CSU) de Nice de bien vouloir procéder à la destruction des enregistrements de toutes les caméras de vidéosurveillance braquées — ou pouvant l'être — sur la promenade des Anglais entre le 14 Juillet 22 h 30 et le 15 juillet 18 h, ainsi que de toutes celles qui auraient pu filmer la scène de crime. Le document liste alors les caméras concernées et leur localisation.
 
En somme, le document requiert l'effacement pur et simple des enregistrements effectués sur la scène de crime et de toutes leurs copies, pour faire bonne mesure. Une demande qui n'a pas été du goût de la mairie, qui n'a pas tardé à faire part de son opposition. En réponse, Philippe Blanchetier, l'avocat de la municipalité a précisé dans Nice-Matin que la ville allait demander au procureur de la République la mise sous séquestre des images — je cite "afin de ne pas hypothéquer les éventuelles autres procédures qui pourraient voir le jour au-delà de l'enquête antiterroriste en cours".

Pour l'avocat, s'adresser au seul responsable du Centre de Supervision Urbain et prétexter l'article 53 pour requérir une destruction de preuves alors que ce même article est supposé assurer leur conservation sont autant de problèmes — de fonds comme de forme — qui doivent être soulignés:
 
​"Il y a une difficulté dans cette affaire, c'est que s'il y a une enquête antiterroriste en cours pour identification de l'auteur de l'attentat, de ses éventuels complices et des moyens humains et matériels dont il a pu disposer pour commettre cet acte épouvantable, un certain nombre de victimes ou de familles des victimes — directement ou par le biais d'associations — on fait connaitre leur désir leur souhait et leur intention, d'engager des procédures pénales ou civiles contre l'État et contre éventuellement la collectivité c'est-à-dire la ville de Nice. Et la ville de Nice qui n'entend pas se soustraire à la vérité, entend que tous les moyens puissent être préservés pour que ces victimes puissent exercer tous les recours qu'elles jugeraient utiles."
 
Afin de justifier cette demande d'effacer les enregistrements de pas moins de 140 caméras qui auraient pu filmer la scène de crime, le parquet de Paris évoque la volonté de vouloir éviter leur "diffusion non contrôlée". En clair, il souhaite éviter un risque de fuite des images et leur utilisation "malveillante", notamment par des sites djihadistes à des fins de propagande. Le tout étant motivé par le souci de préserver la dignité des victimes, précise-t-on à la Police judiciaire. Des arguments loin de convaincre l'avocat parisien:

"Il est avancé une thèse qui est fantaisiste: la fuite de ces images, il faut préciser que les seules personnes qui ont accès à ces images, ce sont les services de police et le personnel du Centre de Surveillance Urbain — qui est trié sur le volet — donc il n'y aucun risque de fuite. En tout cas certainement pas comme je l'ai lu ici où là dans la presse: un risque de fuite sur des réseaux djihadistes à des fins de propagande, don c'est une mauvaise explication."
 
Une demande des autorités qui peut paraître d'autant plus étonnante que cette même sous-direction de l'antiterrorisme a fait parvenir des serveurs au Centre de Supervision Urbain pour leur permettre de sauvegarder les quelque 30.000 heures d'enregistrement vidéo de la nuit de l'attentat.

"On a deux enquêtes qui sont parfaitement différentes: la sous-direction antiterroriste est là pour identifier l'auteur de l'attentat et ses éventuels complices. C'est une procédure qui est totalement distincte des procédures que pourraient engager les victimes en responsabilités contre l'État et la collectivité, c'est un procès en responsabilité, ce n'est pas un procès sur l'identification de l'auteur et de ses éventuels complices dans ces actes épouvantables."
 
Rappelons que sur la base de ces vidéos, depuis le 15 juillet, des élus de la ville de Nice accusent l'État de ne pas avoir assumé pleinement ses responsabilités, donnant naissance à plusieurs polémiques sur les moyens engagés pour sécuriser les festivités du 14 juillet. De plus, les victimes de l'attentat qui ont l'intention de porter plainte contre l'État pourraient utiliser ces enregistrements comme éléments de preuve. Ce sont ces éléments, qui au nom de la préservation de la dignité de ces victimes, sont menacés de disparition. 

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.
 
Source: Sputnic.fr

mercredi 20 juillet 2016

Ni islam, ni folie, la terreur est politique.

 

Mondialisation.ca, 19 juillet 2016
 

Des premiers éléments de l’enquête, il ressort que l’auteur de l’ignoble tuerie de Nice se moquait de la religion comme d’une guigne, ne faisait pas la prière, ne respectait pas le jeûne du ramadan, collectionnait les conquêtes masculines et féminines, menait une vie dissolue, affectionnait les sites internet violents et avait une fâcheuse tendance à régler ses différends au pistolet automatique. Il est temps, me semble-t-il, de tirer quelques enseignements d’un tel portrait, qui est désormais de l’ordre des faits, et d’analyser les dommages collatéraux qu’il ne peut manquer d’exercer quant à leur interprétation.
 
A des années-lumière de la pratique islamique la plus courante, ce portrait de l’auteur de la tuerie du 14 juillet en jouisseur compulsif, irascible et sans tabou, en effet, n’est pas sans intérêt. Il couvre de ridicule, c’est le moins qu’on puisse dire, la meute des télé-experts prompts à dénicher la quête du frisson apocalyptique chez n’importe quelle petite frappe du djihad global. Pour ceux qui ne veulent voir dans le terrorisme que le stade suprême du fanatisme religieux, le démenti est catégorique et sans appel. Difficile, désormais, de soutenir la thèse de la responsabilité immémoriale de l’islam, quand on sait que le meurtrier était musulman comme les Borgia étaient catholiques et que 10 des 84 victimes du massacre de Nice, en revanche, étaient bien de confession musulmane.
 
Cet examen impitoyable des faits renvoie aussi dans les cordes ces politiciens avides qui se jettent sur l’islam comme sur une proie facile au moindre événement susceptible de jeter de l’huile sur le feu. Rêvant sans doute de dépasser le FN sur sa droite en se livrant à une manœuvre audacieuse, ils ne voient pas qu’ils se couvrent de honte tout en creusant leur tombe, politiquement s’entend. Lorsque l’un d’eux réclame à cor et à cri l’interdiction du voile islamique, en France, pour lutter contre le terrorisme, on ne sait d’ailleurs s’il faut en rire ou en pleurer, tant le propos est grotesque et la tentative de manipulation si patente.
 
A l’évidence, l’auteur de l’abominable crime de Nice avait en lui une violence sourde. Nourrie de ses échecs et de ses frustrations, cette violence, le tueur de la Promenade des Anglais l’a soudain déchaînée en commettant un acte horrible, un meurtre de masse. Mais pourquoi ? Au fond, nul ne le sait exactement. On pourra gloser sans fin sur ses motivations, recourir aux expertises les plus savantes, mobiliser toutes les ressources de la psychologie et de la sociologie, l’objet d’étude a disparu avec l’acte qui l’a fait naître. Le faisceau de ses justifications s’est volatilisé avec lui, dissipant à jamais toute explication exhaustive. Que nous le voulions ou non, l’engrenage qui conduisit au drame du 14 juillet risque de demeurer nimbé de mystère.

mardi 19 juillet 2016

Sur le coup d'État militaire pro-OTAN en Turquie



Le Coup d'État militaire pro-OTAN a échoué après quelques heures. Les rebelles ont immédiatement fermé le détroit de Dardanelles à tous les navires pour arrêter les navires russes voyageant à destination et en provenance de Syrie. Les organisateurs du coup d'État voulaient des relations plus étroites avec l'OTAN et Washington. Les Turcs veulent des relations plus étroites avec la Russie, et pas avec Washington.

Les Turcs veulent survivre, manger et rester au chaud face à l'hiver qui arrive. Ils ont besoin d'un marché avec la Russie et du gaz russe pour cela. Tout le monde sait maintenant que tout coup d'État des pro-Washington signifie la guerre, l'occupation étrangère, l'effondrement de l'économie, la misère et la mort de civils. Tout le monde parle de l'Ukraine comme un exemple.
 

lundi 18 juillet 2016

Parfum de guerre civile aux États-Unis ?


Malgré les efforts d’un Martin Luther King dans les années 1960, la question raciale n’est pas réglée dans ce pays.

Trois policiers tués ce dimanche à Bâton-Rouge en Louisiane. Au moment d’écrire ces lignes, les circonstances exactes ne sont pas encore connues. Mais les tensions entre Afro-Américains et les forces de l’ordre aux États-Unis ont franchi une étape avec l’assassinat de cinq policiers blancs à Dallas par un franc-tireur noir américain, ancien combattant de la guerre en Afghanistan, voulant se venger des exactions faites aux membres de sa communauté. Malgré les efforts d’un Martin Luther King dans les années 1960, la question raciale n’est pas réglée dans ce pays. Forte de ce constat, la communauté noire s’appuie sur l’existence de nombreuses associations chargées de défendre sa cause. Parmi celles-ci, on peut distinguer Democracy Alliance.
Fondé en 2005 par Rob Stein, dont les activités multiples se sont manifestées en particulier en tant que chef de cabinet du bureau de l’administration Clinton/Gore de 1992 à 1993, cet institut promeut les idées progressistes dans les domaines politiques et éthiques en soutenant de nombreuses associations, dont Black Lives Matter (BLM, « Les vies noires comptent »), créée en 2013. Parmi les nombreux donateurs, on relève le nom de George Soros (ainsi que celui de son fils, Jonathan), milliardaire à l’origine de la création de l’Open Society Foundation promouvant les idées les plus libérales (politique, mœurs, droits des minorités, etc.) dans le cadre d’un monde sans frontières. L’action de ce « philanthrope » s’est traduite, entre autres, par une donation de 33 millions de dollars à différents groupes activistes noirs après le meurtre de l’un des leurs par un policier blanc à Ferguson, comme le révèle le Washington Times (14/1/2015).
Cet engagement se poursuit avec l’action d’un autre fils de George Soros, Alex. Ce dernier est le généreux donateur d’une association promouvant la justice sociale, les droits pour la cause LGBT ou encore la lutte contre les discriminations raciales : Bend the Arc PAC (PAC : Political Action Committee), comme le souligne la Jewish Telegraphic Agency (21 avril 2015). On peut relever aussi dans la liste des donateurs le nom de Paul Egerman. Or, celui-ci est aussi le trésorier de Democracy Alliance. Cette dernière, en liaison avec Black Lives Matter, a donné naissance à Campaign Zero, dont la figure de proue, Deray McKesson, poursuit l’objectif de concrétiser les ambitions de BLM.
Candidat malheureux à la course à l’investiture de la mairie de Baltimore au sein du parti démocrate en avril 2016 – il n’a fait que 2 % -, cet activiste a été dans l’obligation, comme tous les autres candidats, de publier son adresse (mais aussi date de naissance, courriel, etc.) sur le registre officiel d’enregistrement de sa candidature : 1104 Bryn Mawr Rd, Baltimore, MD 21210. Il est intéressant de constater que Deray McKesson a vécu, pendant cette campagne électorale, dans une maison cossue de Baltimore (Maryland) appartenant au couple James et Robin Wood. Le cadastre indiquant l’adresse de ce couple est exactement celle de Deray McKesson . Ces liens ne sont pas innocents car l’épouse, Robin Wood, est membre du conseil consultatif de l’Open Society Institute de Baltimore.
Les problèmes divers et réels qui concernent les Afro-Américains sont malheureusement utilisés et parfaitement encadrés par de « généreux » donateurs qui utilisent cette communauté au service d’une cause supérieure. Celle-ci, au service du mondialisme, ne peut qu’aboutir à la déstabilisation, à l’éclatement territorial et sociétal américain. Disparition des frontières, destruction des États dans le cadre d’un nouvel ordre mondial et d’une centralisation planétaire en formation sur fond d’effondrement économique : après la destruction de la Yougoslavie, la montée en puissance des mouvements sécessionnistes en Europe, la mise à mort des États du Proche-Orient, un début de guerre civile sous-jacent en France, ne serait-ce pas le tour des États-Unis ?

En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/parfum-de-guerre-civile-aux-etats-unis,271823#PWiimx0q5iBrXhuo.99
 

vendredi 15 juillet 2016

La Chine dresse la table de l’ordre financier mondial



Au cours du premier sommet annuel de la BAII, la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures qui a eu lieu à Pékin, les Chinois ont montré leur intention d’assumer le leadership mondial dans le domaine du financement des infrastructures.

À la fin de cette année, il est probable que la BAII aura plus de 100 pays membres, ce qui lui permettrait de devenir la première institution de prêts multilatéraux, dans l’histoire, sous le contrôle des plus importants pays émergents. Cependant, on attend toujours qu’elle se décide à abandonner le dollar, parce que c’est la seule façon de briser enfin l’hégémonie des États-Unis sur la finance internationale.
 
RÉSEAU VOLTAIRE | MEXICO (MEXIQUE) | 14 JUILLET 2016
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La Chine a déjà pris la tête — devant les États-Unis — dans la course au financement global des infrastructures. Les finances internationales sont en voie de transformation, en dépit de la forte opposition de la puissante tutelle états-unienne. L’année dernière, depuis Washington, de hauts fonctionnaires ont tenté de saboter le lancement de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures — la BAII — mais ils ont échoué.
En fait, ceux qui étaient soi-disant alliés dévoués du gouvernement des États-Unis, comme l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni, ont pris, en fin de compte, la décision de se joindre à la nouvelle institution de prêts multilatéraux promue par Pékin. Le président Barack Obama ne pouvait pas concevoir que, en quelques mois, la BAII gagnerait le soutien de plus de cinquante pays.
 
Sans aucun doute, la Chine précipite le déclin US dans le monde entier. En avril 2015, Larry Summers, qui était secrétaire du Trésor sous le président Bill Clinton, a déclaré que la convocation réussie de la BAII a représenté l’un des épisodes les plus dramatiques pour l’hégémonie états-unienne : « On se souviendra du mois dernier comme celui du moment où les États-Unis ont perdu leur rôle de garant du système économique mondial » [1].
 
Pékin retarde l’offensive majeure contre le dollar
 
Cependant, jusqu’à présent la Chine a agi avec une extrême prudence. En conséquence, presque tous les pays du G-7 — l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni — ont salué le lancement de la BAII. Cependant, même s’il est vrai que l’extraordinaire capacité d’attraction de Pékin a miné l’influence de Washington dans le financement mondial des infrastructures [2], la BAII se retient de rejeter le dollar. Bien que beaucoup aient spéculé [3] sur le fait que les prêts de la BAII seraient libellés en yuans — ou peut-être en monnaies locales — à ce jour, leurs demandes ont été émises en monnaie US.
 
En outre, il faut noter que sur les quatre prêts approuvés cette année par la BAII, pour un total de 509 millions de dollars, trois d’entre eux sont liés à des projets d’investissement qui impliquent également des institutions de l’ancien ordre financier mondial, celles qui ont été construites à l’image de Washington après la Seconde Guerre mondiale. À mon avis, les Chinois veulent profiter des actions qui ont été investies dans la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement, ainsi que des excellentes relations qui ont été établies avec l’Europe.
 
À l’heure actuelle, la BAII finance un programme d’amélioration de l’habitat en Indonésie, avec la Banque mondiale, par le biais d’un prêt de 216,5 millions de dollars ; la construction d’une route au Pakistan, pour un coût de 100 millions de dollars, est réalisée en collaboration avec la Banque asiatique de développement et le Département pour le développement international du Royaume-Uni ; un prêt de 27,5 millions de dollars, financé par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, est utilisé pour la mise à niveau d’une route au Tadjikistan ; un prêt de 165 millions de dollars pour apporter l’électricité dans les zones rurales du Bangladesh est le seul projet que la BAII porte elle-même.
 

jeudi 14 juillet 2016

La malédiction des courriels d'Hillary



Hillary Clinton doit regretter tous les jours d'avoir utilisé une adresse courriel personnelle quand elle était secrétaire d'État, entre 2009 et 2013. Elle doit aussi beaucoup s'en vouloir que sa messagerie ait été gérée par un serveur privé installé à sa résidence new-yorkaise.


Un texte de Christian Latreille
Radio-Canada
 Cette histoire est devenue un cauchemar qui la hante et qui empoisonne sa campagne à la présidence des États-Unis depuis le début. Et cette affaire est de nouveau revenue à l'avant-scène, la semaine dernière, lorsque le FBI a décidé de ne pas porter d'accusations contre Mme Clinton.
Le directeur du FBI, James Comey, qui de façon exceptionnelle a justifié sa décision, l'a accusée d'avoir été extrêmement négligente dans la gestion de ses courriels. Cependant, les policiers n'ont trouvé aucune preuve qu'il y avait eu une intention criminelle.
Mais trop tard, le mal est fait. Les commentaires du chef du FBI semblent avoir eu un impact sur les électeurs américains et ne feront rien pour relever sa cote de popularité. Déjà, plus des deux tiers des Américains ne lui faisaient pas confiance.
À preuve, Hillary Clinton menait dans les sondages devant Donald Trump par 10 points en avril dernier, et par 6 points au mois de juin. Elle est maintenant à égalité selon le dernier sondage CBS/New York Times diffusé, hier. Une majorité d'Américains croit que Clinton n'aurait pas dû se servir d'une adresse courriel personnelle, et 46 % estiment qu'elle a posé un geste illégal.
De plus, d'autres coups de sonde révèlent que Donald Trump mène dans les États-clés de la Floride et de la Pennsylvanie. Le démocrate et le républicain seraient aussi au coude-à-coude dans l'important État de l'Ohio. Notons qu'aucun républicain n'est devenu président sans avoir remporté cet État industriel du Nord.
Point de vue canadien
Les critiques du directeur du FBI étaient-elles nécessaires et justifiées au beau milieu d'une campagne présidentielle? Aux États-Unis, personne ne semble s'en formaliser. Par contre, au Canada, les chefs de police s'abstiennent de toute intervention politique. Même les procureurs refusent de commenter leur décision publiquement - à plus forte raison, lorsqu'il n'y a pas d'accusation.
Quand a-t-on vu un directeur de la Sûreté du Québec ou de la Gendarmerie royale critiquer le comportement d'un politicien, surtout en pleine campagne électorale? Mais aux États-Unis, même les juges de la Cour suprême peuvent s'en prendre aux candidats présidentiels comme l'a fait la juge Ruth Bader Ginburg à l'endroit de Donald Trump cette semaine. Dans son cas, elle a d'ailleurs dû présenter des excuses.
Reste à savoir maintenant si cette affaire de courriels collera encore longtemps à la peau de la candidate démocrate.
En attendant, Hillary Clinton peut se consoler en se disant que 62 % des Américains croient que le candidat républicain n'est pas honnête non plus. Les électeurs auront donc le choix entre deux candidats mal aimés en qui ils n'ont pas confiance.

lundi 11 juillet 2016

Le successeur de George Soros ? Mark Zuckerberg !

 
Antonio Garcia Martinez, qui fut directeur produit de 2011 à 2013 vient de faire des révélations inquiétantes sur le géant Facebook. 
George Soros, dont tous les éclairés connaissent les activités destinées à organiser le NOM (Nouvel ordre mondial), aurait-il trouvé son « digne » successeur en la personne du juvénile patron de Facebook, Mark Zuckerberg ?
Antonio Garcia Martinez, qui fut directeur produit de 2011 à 2013, vient de faire des révélations inquiétantes sur le géant des réseaux sociaux, Facebook. Il semblerait que l’entreprise fonctionne comme un culte et concentrerait un tel pouvoir qu’elle pourrait décider des élections présidentielles 2016.
L’empire de Mark Zuckerberg, selon Martinez, serait dirigé par des sociopathes qui feraient ressembler George Soros au Mahatma Gandhi. Martinez, qui s’est confié au Telegraph britannique, raconte que l’environnement de Facebook ressemble plus à une scène mafieuse illustrée par des actions violentes, et que les dirigeants de Facebook se comporteraient plus comme des gangsters que comme des « gosses » surdoués de la Silicon Valley. « Tout le monde a paniqué, lorsqu’ils ont découvert que j’écrivais ce livre : Chaos Monkeys: Inside the Silicon Valley Money Machine, Ebury Press », raconte Martinez à la journaliste du Telegraph, Alix O’Neill. « En raison des récents scandales de censure des conservateurs, les dirigeants de Facebook “plaisantaient” constamment sur le fait qu’ils pourraient influencer considérablement les élections et la politique en général. À la fin de la journée, personne ne contestait la vision de “Zuck”. Une des plaisanteries que nous lancions est que Facebook pourrait mettre en œuvre une élection en manipulant par des rappels d’aller voter dans certains districts et non dans d’autres. Le niveau de contrôle que peut avoir cette société est vraiment effrayant », estime Martinez.
Déjà en 2014, The Guardian révélait que Facebook avait cherché à savoir s’il pouvait manipuler les émotions des utilisateurs en modifiant le contenu de leur page. Et cela a fonctionné. Ce qui laisse supposer que les « plaisanteries » sont à prendre très au sérieux. Nous avons pu observer les « négociations » entre Merkel et Zuckerberg sur les sujets touchants à l’immigration qui ont mené à la censure sur les utilisateurs allemands de Facebook qui critiquent la politique immigrationniste de Merkel.
Compte tenu des tendances de Facebook à interdire des contenus conservateurs, à quoi on peut ajouter que Zuckerberg entretient des relations de proximité avec Barack Obama, il est peu probable que le géant des médias sociaux pousse à voter pour Trump le jour du scrutin.
George Soros a trouvé son successeur en pire. C’est un innovateur, un scientifique, qui a fait fortune avec sa science, contrairement à Soros, qui n’est qu’un spéculateur. Zuckerberg saura mettre Facebook au service du NOM. Si ce n’est déjà fait, c’est du moins pensé, comme le révèle cet ancien de Facebook. L’arme est redoutable. Il faudrait, désormais, pouvoir se passer de Facebook, qui fait désormais si intimement partie de nos vies, pour se rabattre sur Twitter. Mais pour combien de temps, encore ?

lundi 4 juillet 2016

Les marchés financiers britanniques profitent du Brexit


Une semaine après le Brexit, le Footsie atteint son plus haut résultat de l’année, soit +2,6 % par rapport à la veille du Brexit !
C’était sans doute l’argument le plus percutant qu’avaient les anti-Brexit :« L’économie s’effondrera si le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne. »
Une semaine après le Brexit, et malgré toute l’hystérie médiatique, le Footsie (Bourse de Londres) atteint son plus haut résultat de l’année, soit +2,6 % par rapport à la veille du Brexit ! A contrario, le DAX (Bourse de Francfort) et le CAC 40 (Bourse de Paris), qui toutes deux avaient plongé plus gravement que le Footsie, peinent à remonter la pente et sont respectivement à -5,6 % et -5,1 % par rapport à la veille du Brexit. Par ailleurs, et du côté des USA, le Dow Jones, le S&P et le NASDAQ sont respectivement à -0,3 %, -0,5 % et -1 % par rapport à la veille du Brexit. Pour l’instant, et jusqu’à ce que les négociations soient terminées, le Royaume-Uni fait officiellement toujours partie de l’Union européenne. Dès lors, tous les traités et règles qui lient le Royaume-Uni à l’Union européenne sont toujours en vigueur. En bref, et pour l’heure, tout est comme avant le Brexit.
Par conséquent, tout « impact » sur les marchés financiers est donc lié à des attentes, ou des incertitudes, sur ce qui va ou peut changer dans l’avenir. Le fait que la Bourse de Londres soit à son plus haut niveau (et non pas celle de Paris et Francfort) démontre que les investisseurs pensent que le Brexit sera bénéfique pour le Royaume-Uni, tout en restant hésitant quant à l’avenir de France et l’Allemagne. Quant aux Américains, les marchés traduisent le Brexit comme un événement non dramatique.
Les raisons de cette confiance sont multiples, mais sont essentiellement dues à la chute de la livre sterling. En effet, la livre a perdu plus de 9 % face à l’euro et près de 12 % face au dollar. Par conséquent, et par rapport à l’euro, les produits à l’exportation britanniques seront plus compétitifs que ceux de l’Europe continentale appartenant à l’euro. De plus, certaines grandes multinationales cotées à la Bourse de Londres profitent directement de la baisse de la livre face au dollar, puisque faisant leur chiffre d’affaires en dollars, et vont donc y gagner quand elles convertiront leur bénéfice en livre sterling. Par ailleurs, la Banque d’Angleterre a baissé les taux d’intérêt d’une manière historique.
Ceux qui sont véritablement impactés par la chute de la livre sont les Britanniques les plus mondialisés, car possédant des actifs à l’étranger. Ils voient donc leur pouvoir d’achat en dehors du Royaume-Uni baisser. Cependant, pour la population locale, c’est-à-dire la majorité du peuple britannique, cela n’a pas vraiment d’impact puisqu’ils sont payés en livres et font donc des achats locaux en livres.
Ainsi, le Brexit est certes un événement historique dans le sens politique, mais au niveau économique, il n’est qu’un « business as usual ». Par ailleurs, le Royaume-Uni démontre que c’est parce qu’il est maître de sa monnaie qu’il a pu transformer une épreuve sérieuse et difficile en occasion fructueuse, et cela au grand dam de l’Union européenne.
Source: Boulevard Voltaire

vendredi 1 juillet 2016

Si, dans les mois qui viennent, le Brexit n’est pas suivi d’effet, alors nous aurons la preuve irréfutable que l’Europe est une dictature.

L’Europe n’a plus la cote, les élites sont décriées, de Manille à Washington en passant par la vieille Europe, le populisme monte partout, mais les électeurs, dans leur immense majorité, continuent de voter avec la foi du charbonnier car, malgré Lisbonne, malgré le référendum grec, ils croient encore dans la démocratie. Cependant, quelques francs-tireurs, généralement qualifiés d’extrémistes, estiment que l’exercice est vain car nos démocraties ne sont rien de moins que des dictatures déguisées à l’image du « meilleur des mondes » prophétisé par Aldous Huxley. J’en fais partie.
Dans le passé, l’Irlande (traité de Nice) et le Danemark (traité de Maastricht) s’y étaient pris à deux fois pour dire OUI à la question posée par le gouvernement. Certainement, ce précédent encourageant pour les perdants du Brexit explique pourquoi nous entendons çà et là des rumeurs sur un éventuel second référendum. Pourtant, les deux situations ne sont pas comparables. Les Irlandais et les Danois avaient voté initialement NON, ce qui équivalait au maintien du statu quo.
Cette fois-ci, les Britanniques n’ont pas voté pour le statu quo mais, au contraire, pour le changement. Le gouvernement est donc moralement tenu de s’exécuter avant éventuellement de reposer la question. Sur ce dernier point, certains ont mis en avant le fait que le référendum n’avait pas de portée juridique contraignante. C’est oublier que le Royaume-Uni n’a pas de Constitution écrite et que la démocratie y repose sur le respect de la parole donnée. David Cameron s’étant formellement et publiquement engagé à l’avance à respecter le vœu du peuple, la polémique est sans objet.
Mais alors, si l’Europe est effectivement une dictature, comme je le crois, comment les élites vont-elles s’y prendre pour voler une fois de plus la victoire au camp adverse ? Voici la réponse apportée par le très pro-européen Guardian de Londres. Pour déclencher l’article 50 du traité de Lisbonne (procédure de sortie de l’Union européenne), le successeur de David Cameron devra d’abord passer par un vote au Parlement (Lords et Commons réunis). Cette obligation n’est écrite nulle part mais elle semble légitime dans la mesure où l’entrée du Royaume-Uni dans l’Union européenne en 1972 avait été votée par cette même assemblée. Bien évidemment, le prochain locataire du 10 Downing Street devra s’assurer d’une majorité avant de soumettre son projet de loi. Or, cette majorité, il ne l’a pas aujourd’hui, loin s’en faut.
Ce constat nous conduit donc vers trois possibilités. Ou bien le prochain Premier ministre, en partisan du Brexit convaincu, passe outre le Parlement et déclenche l’article 50, pariant sur le fait qu’en 2020, lors des prochaines élections, le Royaume-Uni aura surmonté avec succès la transition. Ou bien il convoque tout de suite des élections anticipées et la campagne se transforme en une foire d’empoigne non plus entre Tories et Labour mais entre partisans ou non du Brexit. Ou bien, enfin, il laisse le Parlement endosser la responsabilité de désavouer le verdict du référendum et donne sa démission.
En tout état de cause, si un gouvernement, après avoir consulté le peuple sur une question précise et décisive pour son avenir, ne se plie pas aux vœux exprimés par la majorité, alors ce gouvernement est une dictature de fait. En l’espèce si, dans les mois qui viennent, le Brexit n’est pas suivi d’effet, alors nous aurons la preuve irréfutable que l’Europe est une dictature et que le gouvernement de Sa Majesté, comme ceux de tous les autres membres, ne sont que des otages.
Source: Boulevard Voltaire