mardi 27 septembre 2016

Donald Trump a-t-il perdu l’élection présidentielle ?

Le premier débat présidentiel vient de s’achever. Si je devais écouter mes impressions à chaud, je dirais que Donald Trump a échoué ce premier test.

Donald Trump a beaucoup été sur la défensive. Il a pris des coups. Et il n’a pas vraiment contre-attaqué, ou mollement, contrairement à ce que sa réputation et les débats précédents laissaient présager. Il n’a cessé d’approuver Clinton par-çi, d’être d’accord avec elle par-là comme s’il voulait s’attirer un capital de sympathie et effacer sa mauvaise réputation de bulldog.

Hillary Clinton, elle, n’y est pas allée de main morte. Elle a lancé de multiples flèches contre Trump, elle l’a attaqué sur à peu près tous les fronts possibles. Elle l’a accusé de corruption, de racisme, de sexisme, de fraude fiscale, d’incapacité à diriger un pays et j’en passe. Et lui semblait jouer la carte « je vais vous montrer que je suis un gentleman, et non le détestable personnage offensif que j’ai été pendant la primaire républicaine. » Donald Trump a voulu être gentleman tandis que Hillary Clinton l’étripait.
 
Elle l’a accusé de rendre inquiets les alliés de l’Amérique alors que pourtant le Premier ministre israélien, principal pays allié et plus proche ami des Etats-Unis, a passé plus d’une heure en compagnie de Donald Trump cette semaine et est sorti ravi de cette rencontre. Mais Trump n’a pas réagi, il n’a pas contre attaqué.
Parce qu’il aurait insulté l’islam, elle l’a accusé de s’être mis à dos tous les pays musulmans du Moyen-Orient dont les États-Unis ont impérativement besoin pour endiguer la menace terroriste. Trump aurait pu répondre que le nombre d’attentats n’a jamais été aussi important, malgré sa politique (et celle d’Obama) d’apaisement de l’islam, mais il ne l’a pas dit.
Hillary Clinton a accusé Donald Trump de mépriser les femmes, de les traiter comme des objets, de les insulter, de ne pas leur offrir les mêmes salaires que les hommes à responsabilités égales. Trump aurait pu répondre qu’elle a couvert les coucheries de son président de mari, qu’elle a traîné dans la boue les femmes qui ont déclaré avoir été violées par Bill Clinton. Trump aurait pu dire que Hillary Clinton reçoit sans les avoir jamais dénoncés, des millions de l’Arabie saoudite où la femme n’a pas le droit de conduire une voiture, de sortir sans un chaperon, de disposer de ses biens, ou de son passeport pour voyager. Trump aurait pu rappeler que c’est dans la fondation Clinton que les femmes sont sous-payées, mais il ne l’a pas fait, car il était sur la défensive.
Hillary s’est adressée aux chefs d’État du monde entier, durant le débat, pour les rassurer et leur dire que l’Amérique n’avait qu’une parole et qu’elle comptait. Son message était que celle de Donald Trump n’était pas fiable. Donald Trump aurait pu lui répondre que les alliés trahis par elle : Kadhafi qui a été assassiné, Moubarak qui a été sommé de démissionner, Ben Ali dont la tête a été réclamée, seraient ravis de l’entendre. Mais il n’a pas répondu. Il aurait pu lui répondre que si sa parole était d’appuyer sur le bouton Reset avec la Russie pour qu’ensuite elle envahisse la Crimée et déclenche la guerre en Ukraine, on pouvait se passer d’une telle parole. Mais il ne lui a pas répondu. Il aurait pu lui demander si ce qu’elle appelle respecter sa parole, c’est menacer Assad de représailles s’il dépasse la ligne rouge en usant de gaz chimiques contre son peuple, puis de se coucher quand Assad utilisa les gaz chimiques contre son peuple. Mais ça non Donald Trump ne l’a pas dit.
Hillary Clinton a suggéré que si Donald Trump n’a pas publié sa déclaration d’impôt, c’est qu’il a des choses à cacher au peuple américain. Peut-être ne gagne-t-il pas autant qu’il dit, peut-être doit-il énormément d’argent aux banques, peut-être qu’il fraude et qu’il ne paie pas d’impôts comme il devrait, ou peut-être même qu’il a fait des investissements illégaux, de l’évasion fiscale. Donald Trump aurait pu répondre que la fondation Clinton a encaissé des millions de dollars quand Hillary Clinton était Secrétaire d’État, et que miraculeusement plus de la moitié des gros donateurs privés de la fondation ont eu accès au gouvernement. On appelle cela « pay for play », qui pourrait se traduire par « si tu veux en croquer, tu dois cracher au bassinet. » Mais il ne l’a pas fait.
Hillary Clinton a accusé Donald Trump de vouloir une réforme fiscale pour que lui et sa famille payent moins d’impôts. Il aurait pu répondre qu’elle ne peut pas d’un côté l’accuser de ne pas payer d’impôt, et de l’autre l’accuser de vouloir payer moins d’impôts. Il aurait pu lui répondre que la fondation Clinton n’a jamais été auditée par un organisme indépendant et que c’est louche, il aurait pu évoquer certains faits de corruption choquants mis en lumière par le reportage Clinton Cash, mais il n’a rien répondu.
Donald Trump aurait pu parler des nombreuses casseroles de Hillary Clinton. Il y en a tant qu’il n’avait que l’embarras du choix : la somme astronomique qu’elle a reçue pour une conférence à Wall Street dont elle refuse de révéler le contenu, ce qui se cache derrière la décision d’avoir installé un serveur privé d’email, sur le fait qu’elle disait avoir un seul BlackBerry pour des raisons pratiques et un seul ordinateur, alors que le FBI en a recensé 14 et qu’ils ont tous disparu de la circulation – où ont été détruits à coups de marteau, sur le fait qu’elle a déclaré qu’aucun message top secret ou confidentiel n’a transité par ses emails non sécurisés, et que le directeur du FBI a dit qu’elle a menti. Ou que sous le coup d’une commission d’enquête, elle s’est rendue coupable de destruction de preuves au point que cinq de ses collaborateurs ont plaidé la protection derrière le 5e amendement ou l’immunité contre la fourniture de renseignements gênants pour ne pas terminer en prison, mais Donald Trump l’a à peine évoqué.
Oui, je pourrais dire que selon mes impressions, Donald Trump a échoué lors de ce premier débat devant près de 100 millions de personnes, et surtout devant les indécis et les indépendants dont l’élection dépendra.
Je pourrais le dire, mais je ne le ferai pas pour une simple raison : lors du premier débat, l’été 2015, qui a réuni un record de 25 millions de téléspectateurs, mon impression était que Donald Trump n’avait pas été à la hauteur. Et les Américains ont massivement contredit mon impression en le propulsant en haut des sondages, et jusqu’à la présidentielle.
Le dernier sondage national publié avant le débat, le sondage de Blomberg, donnait à Trump un avantage de 2 points sur Clinton à 43 contre 41.
Mon conseil : ne tenez pas compte de ce que j’ai écrit ci-dessus. Demain, les sondages diront qui a remporté ce débat, c’est cela qui vaut.
 © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

lundi 26 septembre 2016

Clinton est-elle «pire» pour les USA que Trump

 
 
 
L’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton a soutenu toutes les guerres de ces deux dernières décennies et le milliardaire Donald Trump est tout à fait imprévisible. Qui d’entre eux sera le pire président des États-Unis ?
 
Aucun des candidats actuels à la présidence américaine ne devrait devenir commandant en chef suprême de l'armée américaine, mais Donald Trump serait « un moindre mal » pour les États-Unis qu'Hillary Clinton, affirme le magazine américain Forbes.

« L'imprévisibilité embarrassante est préférable à la bêtise garantie », indique le magazine.

Ces vingt dernières années, la candidate démocrate et ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton a soutenu toutes les guerres de Washington, aussi stupides qu'elles aient pu être.

Quant au candidat républicain et milliardaire Donald Trump, personne ne sait ce qu'il pense au juste et ce qu'il entend faire. Mais c'est toujours mieux que poursuivre les guerres onéreuses sous la direction de Mme Clinton, note le magazine.

M. Trump essayera au moins de faire en sorte que les États-Unis renoncent à leur penchant pour les guerres. L'Amérique ne peut pas se permettre de réitérer les erreurs des trois administrations précédentes, d'après Forbes.

D'ailleurs, M. Trump, qui qualifie la politique étrangère américaine de catastrophe, ne propose rien en échange. Il continue de rejeter la responsabilité du chaos en Égypte, en Irak, en Syrie et en Libye sur le président-démocrate Barack Obama tout en oubliant que l'invasion américaine en Irak, qui a contribué à la montée en puissance du groupe terroriste État islamique (Daech), a commencé à l'époque de George W. Bush, rappelle le magazine.
 
Forbes critique aussi les appels de M. Trump à réformer les forces armées américaines. Le magazine rappelle que le budget du Pentagone est colossal, même pour un pays comme les États-Unis. Si Washington arrête de financer ses « amis » et d'attaquer les « ennemis d'autres États », il pourra réduire ses dépenses militaires, poursuit-il.

M. Trump ne propose certes pas de solutions aux problèmes politiques extérieures, mais il appelle au moins à améliorer les relations avec la Russie et la Chine. « Il serait stupide de pousser ces deux grandes puissance à s'allier contre les États-Unis », estime Forbes.

M. Trump mérite plus de confiance que sa rivale lorsqu'il promet de mettre « l'accent sur la diplomatie au lieu d'opter pour la destruction ». Ces promesses le distinguent des autres républicains et de la plupart des démocrates, surtout d'Hillary Clinton, « toujours prête à brandir les armes », d'après M. Trump.
 
« Les Américains méritent un meilleur candidat qu'Hillary Clinton ou Donald Trump. Mme Clinton promet de poursuivre la même politique étrangère — des guerres et des projets d'ingénierie sociale à l'étranger (…). Cela provoquera des pertes financières et coûtera des vies humaines aux États-Unis.
 
La politique de M. Trump risque aussi de porter préjudice à l'Amérique et à d'autres États. Mais il ne se montre pas si agressif et n'a pas l'intention de mener des guerres sans objectifs précis. Il n'est pas exclu que le pays puisse même retrouver la paix (…). 2016 semble être l'année pour choisir le moindre mal », conclut Forbes.
 
Via Sputnik.fr
 

mercredi 21 septembre 2016

Paul Craig Roberts: La Russie capitulera-t-elle ?



Paul Craig Roberts
Alter Info
lun., 19 sept. 2016 04:23 UTC

Commentaire : Dans cette situation de tous les dangers, on peut se demander : jusqu'où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour soutenir les terroristes et détruire la Syrie ? Même problématique de l'autre côté : jusqu'où est prête à aller la Russie pour les en empêcher ? Cette dernière présente un front uni alors qu'outre-atlantique, les dissensions internes semblent plus importantes. Et à propos de l'opposition Pentagone - Maison Blanche, quasi-schizophrénique :
« Les divisions sont vraiment inquiétantes car elles dressent les commandants militaires américains en service actif contre la direction politique du pays pour contester le contrôle civil de l'armée. Il remet en question la crédibilité même du gouvernement des États-Unis. Il ne s'agit pas seulement de l'armée. En juin, cinquante-et-un diplomates du Département d'État ont signé une note interne très critique de la politique de l'administration Obama en Syrie, exhortant les États-Unis à mener des frappes militaires contre le gouvernement du président Bachar al-Assad. Ce fut un défi ouvert pour mettre en doute l'autorité et la compétence de l'administration. »
On voit bien que le risque que tout ceci ne dégénère en guerre ouverte est tout à fait réel : la psychologie dérangée de ceux qui sévissent au pentagone ne se tempère ni se raisonne.

Il est sans doute possible de pouvoir tirer des leçons de toutes choses, et particulièrement des plus terribles, aux moments les plus critiques. C'est que l'on pourrait être presque certain que nos épreuves ne serviraient en fait qu'à cela. Et en cela, les temps de perdition ne nous forcent-ils donc pas à nous positionner ? Ne nous forcent-ils pas à prendre conscience qu'il existe de "vrais" mensonges face à une réalité objective ? Une authentique volonté du bien qui se différencie des entreprises de destruction manifestes ?

Ni de Hollande, ni d'Obama, ni Cameron, ni de Merkel, ni de Trudeau mais d'un certain Poutine, en 2014 :
Aux yeux du président (...), l'amour pour son prochain est l'un des principes les plus cruciaux dans la vie. « Il faut aimer son prochain. C'est le plus important, il n'y a rien qui soit plus important », a déclaré le président lors d'un déplacement dans la ville d'Ijevsk. Selon l'homme fort du Kremlin, de ce sentiment dépendent beaucoup de choses dans la vie, y compris le bien-être. Ce n'est pas la première fois que le président russe se prononce au sujet des valeurs éternelles. Ainsi, en novembre 2014, il a déclaré que le sens de la vie résidait dans l'amour.

« C'est dans l'amour que réside le sens de la vie et de l'existence. C'est l'amour pour la famille, pour les enfants, pour la Patrie. C'est un phénomène si multiforme qui est à la base de toute notre action », a alors expliqué le président. Et d'ajouter que le renforcement de l'amour pour la patrie était une des tâches principales du pays.
Les efforts sincères et diligents du gouvernement russe, visant à éviter le chaos en Syrie et un flux massif de réfugiés supplémentaires en Europe, tout en évitant le conflit avec Washington et ses vassaux, ont été arrêtés par l'attaque intentionnelle de Washington contre une position connue de l'armée syrienne. Cela a ainsi fait échouer l'accord de cessez-le-feu pour lequel la Russie s'est tant sacrifiée pour le mener à bien.

L'explication de l'attaque fournie par Samantha Power, ambassadrice du régime Obama à l'ONU, révèle que Washington mentira jusqu'au bout pour réaliser son ordre du jour : plonger la Syrie dans le même chaos qu'il a plongé l'Irak et la Libye. Washington, et Washington seul, est responsable de la guerre en Syrie. Quand le Parlement britannique et le gouvernement russe ont bloqué l'invasion que comptait lancer Obama en Syrie, pour envahir la Syrie, le régime Obama a armé et payé des mercenaires djihadistes qu'il a fait passer pour des rebelles syriens en lutte pour la démocratie là-bas. Samantha Power a tripatouillé l'histoire et mis la guerre sur le dos de l'intervention russe, qui a été demandée par le gouvernement syrien contre les djihadistes d'ISIL envoyés par Washington pour déstabiliser la Syrie. Ce que Samantha veut dire, c'est que si la Russie n'était pas venue aider la Syrie, Washington et ISIL auraient déjà détruit la Syrie, et il n'y aurait pas de guerre.

Vitaly Churkin, ambassadeur de la Russie à l'ONU, a déclaré qu'en 40 ans de diplomatie, il n'avait jamais vu une performance aussi autoritaire et démagogique que celle de Samantha. Churkin semblait sous-entendre qu'une explication aussi irréaliste et tordue des faits connus que celle donnée par Samantha, le laisse sans espoir de parvenir à une solution diplomatique.
Si le gouvernement russe est enfin arrivé à conclure que Washington est déterminé à anéantir la stabilité politique en Syrie pour la remplacer par le chaos, il aura fallu du temps. Le gouvernement russe s'ingéniait à éviter de conclure cela, car une fois que la diplomatie est reconnue inutile, la force fait face à la force. Dans le contexte actuel, cela signifie la guerre thermonucléaire, la fin de la vie sur Terre. C'est pourquoi, aux provocations coercitives de Washington, le gouvernement russe répondait diplomatiquement, proposait une coopération à Washington au lieu du conflit.
Mais Washington veut le conflit. Les Russes ont prétendu que Washington et eux avaient un intérêt commun dans la lutte contre le terrorisme, mais le terrorisme est l'outil dont se sert Washington pour déstabiliser la Syrie, puis l'Iran, puis les provinces musulmanes de la Fédération de Russie et de la Chine. Washington veut l'hégémonie, pas la coopération. Maintenant que Samantha Power a rendu cela aussi clair, le gouvernement russe ne peut plus prétendre autre chose. Que vont faire la Russie (et la Chine) ?

Si la Russie et la Chine ne sont pas préparées à la guerre dans laquelle Washington les embringue, vont-elles fléchir devant l'agression, sacrifier la Syrie, les provinces russes dissidentes de l'Ukraine, et les diverses questions de litiges insulaires dans l'océan Pacifique, ou vont-elles unir leurs forces ? Décideront-elles de disperser l'OTAN en mettant en évidence ce que coûterait le conflit aux vassaux européens de Washington ? De toute évidence, l'Europe n'a rien à gagner dans l'agression de Washington contre la Russie et la Chine. À moins que la Russie soit incapable de faire quelque chose maintenant que la diplomatie est dans une impasse avérée ?

Peut-être s'agit-il de la question majeure. Ce que peut dire quelqu'un n'appartenant pas au gouvernement russe, c'est que la Russie ne prend pas complètement son destin en main. Les éléments du gouvernement russe connus sous le nom d'" atlantistes intégrationnistes », pensent qu'il est plus important pour la Russie rejoindre l'Ouest, de l'intégrer dans le système occidental, que d'être un pays souverain. Ils plaident que si les grandes puissances de jadis, qu'étaient la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France, peuvent profiter d'être des vassaux des USA, la Russie le pourrait aussi.

Les atlantistes intégrationnistes affirment qu'avec sa capacité nucléaire stratégique et sa masse de ressources terrestres, la Russie peut garder quelque souveraineté et ne s'astreindre que partiellement à la vassalité. Un problème avec cette position, elle suppose que les néocons se satisferont d'une hégémonie partielle et ne profiteront pas de la position affaiblie de la Russie pour réaliser leur pleine hégémonie.

Le gouvernement russe a probablement toujours l'espoir qu'au moins certains gouvernements européens se reconnaîtront obligés d'éviter la guerre et quitteront l'OTAN, ne cautionneront pas politiquement de cette façon l'agression de Washington. Il est possible qu'il y ait quelque espoir de ce genre, mais les principales personnalités politiques européennes sont soudoyées et payées par Washington. Comme me l'a dit un haut fonctionnaire du gouvernement US, il y a longtemps, dans les années 1970, " nous les tenons ; ils nous appartiennent ».
Aucun espoir ne peut sortir des médias européens. Udo Ulfkotte, ancien rédacteur en chef de Frankfurter Allgemeine Zeitung, a pondu un livre dans lequel il avoue que chaque journaliste européen important a été soudoyé par la CIA.
Avec les politiciens et les médias soudoyés, d'où pourrait sortir un vrai chef européen ? Les Européens se sont accoutumés à leur rôle de vassaux à gages. Comme aucun homme politique ou éditeur de journal européen ne peut supposer qu'un acte de rébellion réussisse, ils préfèrent profiter de leur vie agrémentée de pourboires étasuniens, que prendre un risque pour l'humanité.
La question générale est de savoir si les systèmes socio-politico-économiques existants peuvent être favorables à l'humanité. Il n'est pas évident que les civilisations capitalistes sont capables d'être humaines, car la valeur reposant sur l'argent rend la cupidité et la puissance prépondérantes. Il est possible que l'imperfection et l'incompétence humaines aient détruit non seulement l'environnement de la planète, mais aussi les systèmes sociaux humains. Le mondialisme n'est pas un régime de coopération. C'est le régime de Washington pour asseoir sa domination.

Source: Sott.net 

mardi 20 septembre 2016

Le «Washington Post» lâche Edward Snowden

 
Photo: Mary Altaffer Associated PressEdward Snowden a appelé, mercredi dernier, le président Obama à lui accorder son pardon avant de quitter ses fonctions en janvier 2017, estimant que son pays avait bénéficié de ses révélations.
 
20 septembre 2016 |Amaëlle Guiton - Libération | Médias
 
Le quotidien a tiré profit des informations de l’informaticien Edward Snowden sur la surveillance de masse aux États-Unis, au point de remporter un prestigieux prix Pulitzer. Mais dans un texte paru ce week-end, son comité éditorial reprend les arguments de la Maison-Blanche. Et désavoue de facto le travail de ses journalistes.

La prise de position fait grand bruit. Alors qu’une pétition lancée mercredi par trois associations de défense des droits de la personne et des libertés demande au président des États-Unis la grâce d’Edward Snowden et alors que le film d’Oliver Stone consacré au lanceur d’alerte vient de sortir sur les écrans américains, le Washington Post appelle Barack Obama à la fermeté. « Pas de grâce pour Edward Snowden », assène le titre du texte signé par le comité éditorial du quotidien et publié ce week-end.
 
Si l’affaire fait couler tant d’encre, c’est parce que le Washington Post fait partie de la petite poignée de médias qui ont eu accès en exclusivité aux documents confidentiels de la NSA transmis par l’ancien consultant. Et qu’il a reçu en 2014, avec le Guardian, le prix Pulitzer du « service public »… Jusqu’ici, les bénéficiaires de cette « fuite » d’une ampleur inédite avaient plaidé la cause de leur source. Tant le New York Times et The Intercept que le Guardian ont appelé Obama à permettre à Snowden de rentrer chez lui sans craindre un procès inique et des décennies de prison. L’ancien rédacteur en chef du quotidien britannique, Alan Rusbridger, est d’ailleurs l’un des signataires de la pétition.
 
« Des dommages énormes à la sécurité »
 
L’éditorial du Washington Post, lui, reprend la position qui prévaut à la Maison-Blanche. Tout juste reconnaît-il que les révélations sur le programme de collecte des « métadonnées » téléphoniques des citoyens américains ont eu un impact positif — elles ont débouché, en juin 2015, sur l’adoption du « USA Freedom Act », qui restreint pour la première fois les moyens de la NSA. Pour le reste, le quotidien américain estime que le programme Prism, qui permet à l’agence d’accéder aux données stockées par les géants du Net, est « à la fois clairement légal et pas clairement une menace pour la vie privée ». Il reproche à Snowden « ses révélations sur les opérations internationales de l’agence [qui ont] pu causer des dommages énormes à la sécurité nationale ». Et d’en appeler à une « négociation » entre le gouvernement américain et le lanceur d’alerte, car, juge-t-il, « une grâce pure et simple ferait pencher la balance du mauvais côté ».
 
Mais dans une réponse cinglante sur The Intercept, le journaliste Glenn Greenwald ne se prive pas d’appuyer là où ça fait mal. Car le Washington Post n’est pas seulement le premier média à appeler à des poursuites contre sa propre source. Il le fait, en prime, en s’appuyant sur des éléments… qui résultent de ses propres choix journalistiques. C’est en effet le quotidien américain qui a, avec le Guardian, révélé l’existence de Prism, ainsi que celle d’autres « opérations internationales » de la NSA. Et ce sont précisément ces révélations qui lui ont valu d’être récompensé. « Snowden lui-même n’a jamais publiquement divulgué un seul document, donc tous les programmes révélés l’ont été, au final, par des organes de presse », écrit Greenwald. Ce que ne manque pas de souligner le lanceur d’alerte.
 
« Un service rendu au public »
 
Comme le note Greenwald, le comité éditorial du Washington Post est distinct de la rédaction et ne s’exprime pas au nom de cette dernière. À l’époque où le quotidien recevait le Pulitzer, son rédacteur en chef, Martin Baron, jugeait d’ailleurs que« dévoiler l’expansion massive du réseau de surveillance de la NSA était indiscutablement un service rendu au public ».
 
Tout récemment encore, Barton Gellman, l’un des journalistes qui ont travaillé sur les documents transmis par le lanceur d’alerte, a proprement étrillé le rapport sur Snowden rendu par la commission du renseignement de la Chambre des représentants, qu’il juge d’une « malhonnêteté agressive ». Il a d’ailleurs réagi, lundi, sur Twitter.
 
D’évidence, entre des enquêteurs qui ont mis sur la place publique le débat sur la surveillance de masse et un comité éditorial qui reprend sans sourciller les arguments des autorités américaines, au point de remettre en cause le travail de son propre journal, il y a plus que de la friture sur la ligne.
 
Source: Le Devoir

vendredi 16 septembre 2016

D'où vient l'argent de la Fondation Clinton?

 
Les assistants de l'ex-président américain Bill Clinton ont utilisé l'argent des contribuables destinés à l'entretien des anciens présidents américains pour allouer des subventions à la Fondation Clinton et pour soutenir le serveur e-mail privé d'Hillary Clinton.
L'enquête du journal Politico, basée sur des documents reçus par l'Administration des services généraux (GSA), apporte de nouvelles preuves que, pour la famille Clinton, il n'y avait pas de limites claires entre leur fondation à but non-lucratif, le poste de secrétaire d'État d'Hillary et les relations d'affaires de Bill.

L'enquête a permis de savoir où les assistants de Bill Clinton envoyaient l'argent des contribuables alloué à la GSA, conformément à la loi sur l'entretien des anciens présidents américains. Ainsi, Bill Clinton, en utilisant le programme d'aide des ex-présidents, a reçu le montant le plus élevé par rapport aux autres anciens dirigeants des États-Unis. L'enquête a montré que de début 2001 (date de la fin du second mandat présidentiel de Bill Clinton) à fin 2016, ses représentants ont demandé des allocations pour un total de 16 millions de dollars.
 
Selon le journal, les personnes qui travaillent pour Bill Clinton ont été payées par les fonds alloués à la GSA, tandis que 13 des 22 employés travaillaient en même temps pour la Fondation Clinton.

Auparavant, il s'est avéré que la fondation de Bill, Hillary et Chelsea Clinton, la Fondation Clinton, qui comptait parmi les plus puissantes institutions caritatives du monde, avait accepté des dizaines de millions de dollars de pays que le département d'État des États-Unis accusait de violations des droits de l'homme alors que Mme Clinton était chef de la diplomatie américaine.

jeudi 15 septembre 2016

La Corse exemptée d’accueillir les « migrants » : faut-il montrer les muscles ?

 
L’exécutif essaierait-il de nous dire qu’il faut se manifester pour ne pas voir sa région envahie ?

Devenue incontrôlable, la situation dans la jungle de Calais préfigure la tiers-mondisation progressive de la France. Évidemment, le gouvernement socialiste n’entend pas trouver de solution durable à ce chaos migratoire, qui prend les airs d’une conquête démographique par le sud du monde sur l’Europe occidentale.
 
Les Calaisiens n’en peuvent plus, régulièrement victimes des exactions causées par lesdits « migrants ». Ils prennent d’assaut les camions partant vers la Grande-Bretagne, charriant avec eux une insécurité qui a fait de Calais une zone de non-France abandonnée par les pouvoirs publics. Il suffit de taper « Calais » sur un moteur de recherche pour mesurer l’ampleur des dégâts.
 
Pas un jour sans que La Voix du Nord ne relate que la circulation a été perturbée par des « migrants » posant des barrages sur la rocade portuaire de la capitale de ces fameuses dentelles qui avaient fait sa richesse. La jungle compte, désormais, plus de dix mille habitants, se répartissant en divers « quartiers » improvisés selon leurs pays d’origine ou leurs religions respectives. Des témoins ont aussi rapporté avoir assisté à des viols, des bagarres ultra-violentes à l’arme blanche ou des trafics de drogues et d’armes.
 
Face à cette chienlit totale, les socialistes savent qu’ils ne peuvent pas rester éternellement bras croisés alors que les élections présidentielles de 2017 approchent à grand pas.
Ils ont donc décidé de « vider » la jungle de Calais de ses occupants indésirables, non pas pour les renvoyer chez eux – comme cela devrait être fait -, mais pour les répartir sur le territoire national. Faibles et indécis, tenus par les associations immigrationnistes qui pratiquent le chantage aux bons sentiments, les fous qui nous dirigent préfèrent encore planter les graines qui donneront des dizaines de jungles de Calais potentielles plutôt que de couper la mauvaise herbe à la racine.
 
Les consignes données aux préfets sont, à ce titre, édifiantes :« Afin d’accueillir les migrants de Calais et de la plaque parisienne, le schéma de mobilisation de places d’hébergement sur l’ensemble du territoire a été validé. » L’objectif est connu : faire émerger, d’ici à la fin de l’année 2016, plus de 12.000 places dans les « centres d’accueil et d’orientation » partout en France. Nous allons donc cacher la poussière sous le tapis…

 
Un seul territoire y échappera : la Corse. Pourtant, la répartition des envahisseurs dépendra « du critère démographique pondéré par les efforts faits par chaque région », ce qui pourrait laisser penser que la Corse devrait, elle aussi, participer à l’effort national d’accueil demandé par le gouvernement. Pourquoi y échappe-t-elle ? Tout simplement parce que les Corses savent montrer leurs muscles. L’exécutif essaierait-il de nous dire qu’il faut se manifester pour ne pas voir sa région envahie ? Preuve est faite qu’ils profitent de la passivité des Français pour mener les pires politiques. Il n’y a qu’en réagissant que nous pourrions les faire reculer.
Source: Boulevard Voltaire

jeudi 8 septembre 2016

Du caillot de sang d'Hillary


Jean-Paul Baquiast
De Defensa
lun., 05 sept. 2016 09:36 UTC

Comment: Avec Hillary Clinton, nous avons de plus en plus l'impression que, devant nos yeux, s'agite une marionnette qui sera bonne à mettre à la poubelle le temps venu. Qu'une personne à ce point diminuée qu'il lui faut parfois de l'aide pour gravir un escalier soit bientôt à la tête du pays le plus nuisible de la planète, cela ne peut être que de très mauvais augure. Difficile encore de savoir de quoi il en retournera.


 
Les journaux que nous pouvons consulter, aux États-Unis comme ailleurs, attachent une importance extrême au rapport de 58 pages que le FBI a publié vendredi 2 septembre à propos de l'enquête effectuée sur la messagerie privée utilisée par la candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton, lorsqu'elle était secrétaire d'État, de 2009 à 2013. C'est moins le fait lui-même, dont le FBI avait souligné la gravité mais sans vouloir engager de poursuites, qui est souligné, mais le fait que le rapport mentionne des trous de mémoire dont souffre ou souffrait Hillary Clinton, liés à une commotion cérébrale survenue en décembre 2012, et qui avait provoqué dans son cerveau « un caillot sanguin ».

Beaucoup pensent que la gravité du trouble pathologique dont souffrait - et souffre encore vraisemblablement - la candidate démocrate à la Maison Blanche devrait suffire, non seulement à la rendre incapable d'exercer les fonctions présidentielles, mais même de poursuivre sa campagne. Les supputations se multiplient concernant les chances d'élections des autres candidats à la présidentielle du 8 novembre, notamment Donald Trump et même la candidate écologiste Jill Stein. Quant à Bernie Sanders, du fait de son lâche ralliement à Hillary Clinton il y a quelques semaines, nul n'envisage qu'il puisse revenir en scène.

Les supputations se multiplient aussi concernant les conséquences nationales et internationales de l'élection, de plus en plus probable, de Donald Trump à la Maison Blanche. Nous avons déjà plusieurs fois abordé ces questions, il est inutile d'y revenir ici. Nous voudrions pour notre part reprendre ici une question que nous avions précédemment posée, à la suite de certains sites américains non alignés. Comment l'establishment américain, ou si l'on préfère l'Etat profond militaro-politico-économique américain, qui ne pouvait ignorer l'état de santé d'Hillary Clinton et les faiblesses découlant de celui-ci, avait pu jusqu'au dernier moment soutenir sa candidature? Des milliards de dollars y ont été dépensés, alimentant un soutien sans faille des médias.
Sans céder au conspirationnisme, on peut supposer que l'establishment, en adoptant ce choix apparemment suicidaire, avait un autre but en tête. Il ne s'agissait pas seulement pour lui de combattre la candidature du Donald, présenté comme un faux-nez de Poutine, mais de préparer un changement politique profond, mettant en danger la démocratie américaine elle-même. En cas d'empêchement pour raisons de santé de la présidente Clinton, l'establishment pensait peut-être organiser une prise de pouvoir par des militaires ou des personnels politiques autoritaires, sinon dictatoriaux, soutenus par lui. En ce cas, les Etats-Unis auraient pu devenir une sorte de dictature, analogue à celle dont l'État profond américain a favorisé la mise en place récente dans de nombreux pays d'Amérique Latine, dont le Brésil.
Malheureusement pour ce calcul, la maladie d'Hillary Clinton s'est révélée trop tôt pour lui laisser le temps d'accéder à la Maison Blanche. L'establishment, dont sans doute le FBI lui-même, a préféré désavouer sa candidate alors qu'il était encore temps, ceci afin de lui trouver d'urgence un remplaçant plus fiable.

On imagine qu'en Russie comme en Chine, l'évolution de cette situation est suivie avec une grande attention. Les risques de politiques bellicistes à leur encontre, que tout le monde prévoyait en cas d'élection d'Hillary Clinton, ne disparaitraient pas pour autant, avec l'accès à la Maison Blanche d'un partisan de la guerre encore plus résolu. Au contraire, ils deviendraient maximum, avec une possibilité de recours aux armes nucléaires.

Source: Sott.net