mardi 27 décembre 2016

PizzaGate : La ruine cachée à la vue de tous

De gauche à droite: John Podesta et James Alafantis

 

PETRUS LOMBARD

Dernier stade de la dégénérescence politique de l’Ouest, le scandale pédophile du PizzaGate
Le 3 novembre, quelques jours avant les élections US, Wikileaks de Julian Assange a publié la PHASE 3 de sa « couverture » électorale, un paquet d’environ 357 dossiers du FBI rajouté à ce qui était déjà connu sous le nom de « fichiers Podesta ». Ces derniers contiennent divers courriels de la correspondances de John Podesta, chef de l’état-major de Bill et Hillary Clinton, qui fut aussi conseiller de Barack Obama jusqu’à février 2015. 
 
Pratiquement en même temps que la diffusion des fichiers, une source anonyme d’Internet connue sous le nom de « 4chan », a d’abord publié quelques conclusions explosives. 
 
Dans les courriels de Podesta, quelques phrases n’ayant pas de sens réel contiennent des mots-clés que le FBI avait antérieurement établis en rapport avec la pédophilie. Voici ces mots : pizza = fille, hotdog = garçon, fromage = petite fille, pâtes = petit garçon, sauce = orgie, etc. Cachés à la vue de tous.
 
À partir de ce moment, une couverture jamais vue de l’affaire a commencé à se propager rapidement sur Internet, non seulement sur les liens secrets de Podesta, mais aussi sur l’implication des Clinton. Les informations viennent de sources en ligne les plus diverses, avec nombre d’affreux détails bizarres. 
 
Dévoilant la gravité effrayante de cette affaire morbide, il y a dans tout cela un fort aspect de « journalisme citoyen » et de travail de détective sur Internet. Il est évident qu’après qu’un fonctionnaire de haut rang du FBI a dit avoir la preuve de l’implication des Clinton (peu de temps après que l’un des « suspects » ait été retrouvé mort), quelqu’un du FBI a expressément fourni ces dossiers à Assange. 
 
Partant de là, le gros du travail de recherche a été le fait de gens ordinaires, et ils nous ont fourni des informations sur ce qui est manifestement le plus grand secret public des USA. Pendant ce temps-là, une énorme campagne contre les soi-disant « fausses informations » a été lancée par les médias dominants aux ordres. Le timing a été pour le moins intéressant.
 
D’après ce que savent jusqu’ici les sources de « fausse informations », de fortes présomptions montrent que des dirigeants US de haut rang, de gros bonnets anciens et actuels de la politique, des cercles élitistes, ainsi que de simples quidams, sont manifestement impliqués dans le plus grand scandale de l’histoire [du monde].
 
De nombreuses sources révèlent que la pornographie pédophile, l’enlèvement d’enfants, le trafic d’esclaves sexuels, le sadisme pédophile, les sacrifices rituels, l’occultisme noir (mettant en scène l’infâme « artiste » Marina Abramovic en tant que maître queux de « cuisine spirituelle » pour ses dîners) et même le cannibalisme, étaient probablement impliqués.
 
Les courriels de Podesta ne sont que la pointe de l’iceberg. Il suffit de voir sa collection « d’art ». Il suffit de voir combien de gens sont liés de diverses manières à ce réseau extrêmement glauque, qui ramène invariablement aux cercles politiques et publics dominants. L’industrie du divertissement est très impliquée. Incités par le scandale, certains acteurs ont déjà évoqué ouvertement la tradition pédophile d’Hollywood, en lien avec les acteurs juvéniles.
Le restaurant Comet Ping Pong Pizza
Plus largement, dans ce contexte, certains pays occidentaux ont déjà légalisé la pédophilie et l’inceste, pendant que les plus progressistes envisagent aussi la bestialité. Il existe une méthodologie d’ingénierie sociale connue sous le nom de fenêtre Overtone (alias, Fenêtre du discours, ou Fenêtre des opportunités), mise au point par Joseph Overtone et utilisée surtout par des spécialistes de médias dans des buts politiques et autres. Elle décrit comment même les idées les plus bizarres, les plus déplacées, peuvent être prises dans les bas-fonds sociaux indignes, puis réhabilitées et incluses dans la législature, pour devenir ainsi la politique officielle. Complètement cachée à la vue de tous.
 
Les réseaux pédophiles ne sont pas inédits en politique et dans les structures du pouvoir occidental. Il y a quelques décennies, l’un des plus grands scandales a émergé. Il s’agissait de visites de mineurs à la Maison Blanche, après minuit, mais tout a été dissimulé sans conséquences politiques graves.
 
Récemment, en Australie et en Norvège, des dizaines de citoyens « éminents » ont été arrêtés pour leur implication dans des réseaux pédophiles. Il existe aussi des signes persistants montrant que des membres de la famille royale britannique se livrent à de mystérieuses équipées sexuelles. En outre, de 2001 à 2010, il a été constaté que 3000 prêtres catholiques étaient impliqués dans de la maltraitance à enfant. (L’oscar 2016 des meilleurs films, « Spotlight », basé sur des événements réels, montrant la façon dont les journalistes du Boston Globe ont découvert de très graves attentats à la pudeur sur enfants, est une excellente référence).
 
Certains détails donnent franchement la chair de poule. Le nom d’un des deux emplacements du PizzaGate (tous deux proches l’un de l’autre à Washington) est apparu à ce jour. Cela concerne James Alafantis, dont le restaurant s’appelle Comet Ping Pong Pizza (l’autre est Besta Pizza). Le nom « James Alafantis » est dérivé de l’expression française « J’aime les enfants ». 
 
David Brock, son ancien petit ami, l’un des principaux manipulateurs de l’establishment du Parti Démocrate, dirige l’influente organisation de supervision médiatique appelée Media Matters. Il a été poursuivi jadis pour pédophilie. Tous deux sont cachés à la vue de tous.
 
Autre détail : Il est aujourd’hui prouvé que John Podesta et son frère Toni, sont arrivés au Portugal le 3 mai 2007, le jour où Madeleine McCann, 4 ans, a disparu d’un hôtel de Praia da Luz. Les Podesta étaient présents dans cette ville au même moment. Les portraits-robots des deux suspects de la police font plus que ressembler aux frères. 

lundi 26 décembre 2016

Saddam Hussein vu autrement, 10 ans après sa pendaison


Dans le livre Debriefing the President : The Interrogation of Saddam Hussein, John Nixon, ancien analyste de haut rang de la CIA, s'attaque notamment aux idées reçues des Américains et de leurs dirigeants de l'époque sur Saddam Hussein.
PHOTO DAVID FURST, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
 
(New York) À part peut-être George W. Bush, Dick Cheney et une poignée de leurs admirateurs ou anciens collègues, les Américains n'auront pas le goût de célébrer vendredi le 10e anniversaire de la pendaison de Saddam Hussein. Surtout s'ils lisent le livre que fera paraître demain le premier de leurs compatriotes à avoir interrogé le dictateur irakien après sa capture par l'armée américaine.      
 
 
Collaboration spéciale
La Presse
 
 
« La montée de l'extrémisme islamique en Irak, principalement sous la rubrique de l'État islamique, est une catastrophe que les États-Unis n'auraient pas eu à affronter s'ils avaient accepté de vivre avec un Saddam Hussein vieillissant et déconnecté », écrit John Nixon, ancien analyste de haut rang de la CIA, dans Debriefing the President : The Interrogation of Saddam Hussein, dont La Presse a obtenu un exemplaire.
 
Le livre ne s'attaque pas seulement aux idées reçues des Américains et de leurs dirigeants de l'époque sur Saddam Hussein. Il s'en prend également à la CIA, dont les analyses erronées sur certains pays vont parfois de pair, selon Nixon, avec une inclination à dire au président en fonction ce qu'il veut entendre. Les lecteurs de cet ouvrage ne pourront s'empêcher de se demander comment se comportera la CIA avec Donald Trump. Celui-ci n'a-t-il pas ridiculisé la conclusion de l'agence de renseignement selon laquelle la Russie avait interféré dans l'élection présidentielle pour l'aider à l'emporter ?
En attendant, John Nixon ne s'épargne pas lui-même. Né à Long Island en 1961, il a fait ses débuts à la CIA en 1998, travaillant au cours des années suivantes comme analyste responsable des questions irakiennes, et notamment de Saddam Hussein. C'est en raison de cette expertise qu'il a été déployé en Irak en 2003 pour participer à la chasse au dictateur, à son identification (il connaissait les endroits où Saddam avait été tatoué et blessé d'une balle) et à son interrogatoire (la CIA préfère utiliser le mot « debriefing »).
« J'ai été stupéfait de voir à quel point j'ai dû réviser mon analyse originale », écrit Nixon, ajoutant que son interrogatoire de Saddam lui avait fait comprendre « certaines des erreurs commises par les États-Unis dans la poursuite d'une guerre de choix en Irak alors que nous connaissions si peu ses réalités politiques et sectaires ».
SADDAM L'ÉCRIVAIN
Une des réalités politiques les plus étonnantes que Nixon dit avoir découvertes est la suivante : au moment où les États-Unis menaçaient d'envahir son pays, Saddam Hussein avait délégué à quelques-uns de ses lieutenants le pouvoir en matière de politique étrangère, se consacrant presque exclusivement à la sécurité intérieure de son régime et à l'écriture de son second roman. « En captivité, il se décrivait souvent comme président d'Irak, mais aussi, en second lieu, comme "écrivain". Cela faisait en sorte qu'il était difficile de concilier cette version de Saddam Hussein avec son personnage de "boucher de Bagdad" », écrit Nixon.
L'ancien analyste de la CIA a également été surpris de la réponse donnée par Saddam Hussein à une question portant sur ses figures historiques préférées. « Pendant des années à la CIA, on m'avait répété sans cesse qu'il avait étudié le parcours de Staline et Hitler, qui étaient prétendument ses modèles », écrit Nixon, avant de donner les réponses de son interlocuteur à sa question : de Gaulle, Lénine, Mao et George Washington, qui avaient aux yeux de Saddam Hussein le mérite d'avoir fondé de nouveaux systèmes politiques.
L'étonnement n'était pas à sens unique. Selon Nixon, après les attentats du 11-Septembre, Saddam Hussein était convaincu que les États-Unis feraient appel à son aide pour combattre l'islamisme radical, qu'il voyait comme une des plus grandes menaces pour son régime.
« Dans l'esprit de Saddam, les deux pays étaient des alliés naturels dans la lutte contre l'extrémisme et, comme il l'a dit à plusieurs reprises durant son interrogatoire, il ne pouvait comprendre pourquoi les États-Unis n'avaient pu s'entendre avec lui là-dessus », avance John Nixon.
John Nixon ne s'étend pas sur le fiasco des armes de destruction massive en Irak. Son livre, qui est caviardé à plusieurs endroits, n'aurait peut-être pas passé la censure de la CIA s'il avait trop insisté sur la manipulation politique à laquelle les dirigeants de l'agence, dont son chef de l'époque, George Tenet, ont participé pour justifier la guerre en Irak. Mais il a abordé cette question lors de son interrogatoire de Saddam Hussein, qui a répété que son pays ne possédait pas de telles armes au moment de l'invasion.
« Saddam a adopté un ton philosophique lorsqu'on lui a demandé comment les États-Unis avaient pu errer comme ils l'ont fait sur la question des armes de destruction massive. Il a dit : "L'esprit d'écoute et de compréhension n'était pas présent... Je ne m'absous pas du blâme." C'était un rare aveu de la part de Saddam sur le fait qu'il aurait pu présenter un portrait plus clair des intentions de l'Irak concernant les armes de destruction massive. »
Et le livre de Nixon est une admission non moins rare de la faillibilité de la CIA.

samedi 24 décembre 2016

Combat verbal entre Trump et Poutine sur le nucléaire

lundi 19 décembre 2016

D'après Wikileaks, la fuite des mails de Clinton est le fait d'un membre de son propre parti




 
Le Blog de la Résistance
jeu., 15 déc. 2016 12:17 UTC
 
 
Alors que la Maison Blanche continue d'incriminer les pirates russes et Vladimir Poutine, un représentant de WikiLeaks et ancien ambassadeur britannique en Ouzbékistan, Craig Murray, confirme avoir reçu les documents compromettant Hillary Clinton de la part... d'un démocrate dégoûté par l'activité du parti !
 
Les tentatives de saboter la présidentielle aux États-Unis, le référendum sur le Brexit, ou encore le piratage de la correspondance du Parti démocrate (perpétré par Poutine lui-même!)... telle est la longue liste des « forfaits » perpétrés par les terribles Russes aux yeux de l'Occident.

N'en déplaise aux phobiques qui voient flotter partout la Main du Kremlin, un proche collaborateur de Julian Assange, Craig Murray, vient de vendre la mèche: les documents fuités du Parti démocrate provenaient de l'intérieur même de cette formation politique!

« Aucune des fuites ne provenait de Russie. La source avait un accès légal à l'information. Les documents ont été obtenus par des fuites de l'intérieur, pas par des cyberattaques », a déclaré M. Murray dans une interview au Daily Mail.

Selon lui, la source au sein du Parti démocrate lui a remis les documents en mains propres à Washington. M. Murray a récupéré le paquet lors d'une réunion clandestine dans une zone boisée près de l'Université américaine, dans le nord-ouest de la ville.

La personne qu'il a rencontrée n'était pas celle qui a obtenu l'information, mais un intermédiaire, a précisé M. Murray. L'employé a ajouté que la source avait pris la décision de transférer ces informations à WikiLeaks à cause de la corruption régnant au sein de Fondation Clinton et de l'élimination de Bernie Sanders de la course présidentielle.

Plus tôt, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure Jay Johnson a déclaré qu'aucune piste pointant une ingérence extérieure dans le processus de l'élection présidentielle américaine n'avait été décelée au cours de l'enquête.

Rappelons que le gouvernement américain a, sans jamais fournir la moindre preuve, formellement accusé la Russie en octobre d'avoir conduit des attaques informatiques contre les organisations politiques américaines, notamment le Parti démocrate, avant l'élection du 8 novembre.

Le président russe Vladimir Poutine a toutefois nié toute implication de la Russie, qualifiant toutes accusations de la part de Washington d'« hystérie électorale ». (source)

Les médias américains sont des « armes du renseignement russe » pour la Maison-Blanche

La Maison-Blanche est indignée que des médias américains aient pu diffuser des informations sur le contenu des emails piratés de la campagne d'Hillary Clinton. Pour Washington, ces médias ont été transformés «en armes du renseignement russe».

Les médias américains ont couvert l'affaire des emails piratés du Comité national démocrate alors même qu'ils savaient que ces données avaient été «volées». C'est ainsi que le porte-parole de la Maison-Blanche, Josh Earnest, a décrit la situation lors d'une conférence de presse. Pour lui, «cet incident indique clairement que des médias aux États-Unis sont devenus des armes du renseignement russe».

Les États-Unis accusant Moscou de ces cyber-attaques entendent répondre à la Russie, selon Josh Earnest. «Comme l'estime le président, ce que nous savons sur ce que la Russie a fait implique une réponse proportionnelle. Je ne peux pas confirmer si les services spéciaux américains ont déjà commencé», a-t-il déclaré.

Les propos du porte-parole de la Maison-Blanche font écho à l'article de New York Times intitulé «L'arme parfaite : comment la cyber-puissance a envahi les États-Unis», dénonçant les médias de masse américains ayant publié des articles sur le contenu des emails piratés de la campagne d'Hillary Clinton et les qualifiant d'«instrument de facto du renseignement russe».
 
Source: Sott.net

samedi 17 décembre 2016

The Independent: à Alep, il y avait plus de propagande islamiste que d’information

 
 
 
Selon des journalistes britanniques, les terroristes à Alep ont éliminé ou kidnappé des journalistes indépendants afin de faire couvrir les événements sous leur angle. Les médias occidentaux ont joué leur jeu en omettant des détails et déformant parfois les faits.
 
Il est devenu très dangereux d’être un correspondant étranger couvrant la guerre civile en Syrie. Par exemple, à Alep-Est, où les djihadistes n’hésitaient pas à écarter les journalistes occidentaux (en les tuant ou les kidnappant) et à les remplacer, en tant que sources d’informations locales, par des partisans loyaux qui restaient toujours sous leur strict contrôle, lit-on dans le journal britannique The Independent.

C’est ainsi que, par naïveté ou pour promouvoir leurs propres intérêts, les médias étrangers ont permis à des gens qui ne pouvaient travailler qu’avec l’autorisation de groupe comme Al-Qaïda, par exemple le Front al-Nosra et Ahrar al-Sham, de dominer l’agenda des médias.
 
L’exemple d’Alep montre qu’il est facile pour des participants aux conflits d’écarter les journalistes qui pourraient donner une image objective de la situation. Il suffit de tuer ou de kidnapper tel ou tel journaliste afin de créer un manque d’information qu’on peut ensuite combler à sa façon et ainsi prendre le contrôle de l’information qui sort du pays.

Citant un rapport d’Amnesty International, le journal note qu’outre les journalistes, les habitants locaux en Syrie, vivant constamment dans l’angoisse et la peur d’être kidnappés en réponse aux critiques, étaient également menacés.

« Ils contrôlent ce que nous pouvons ou ce que nous ne pouvons pas dire. Soit tu acceptes leurs règles et leur politique, soit tu disparais », lit-on dans le rapport de l’organisation se référant à un activiste des médias nommé Issa. Il était pratique pour les médias internationaux de diffuser des vidéos et des interviews qu’ils avaient reçues par Skype d’Alep-Est, comme si elles étaient obtenues de façon aussi indépendante qu’à Copenhague ou à Édimbourg. Dans le cas contraire, l’information publiée ne serait pas aussi crédible.
 
L’information sur ce qui se passait dans la ville n’était pas toujours un fake, mais plusieurs détails étaient simplement omis. Par exemple, on ne parlait pas, dans les dépêches et les vidéos, des 8 000 à 10 000 combattants armés qui, selon les estimations des Nations unies, se trouvaient à Alep. En outre, l’auteur de l’article ne se souvient pas d’avoir vu une seule vidéo montrant un homme armé à Alep, contrairement à Mossoul.
 
D’après The Independent, il ne serait pas juste de mettre toute cette propagande sur le dos de l’opposition armée syrienne. Les autorités d’autres pays financent et forment des spécialistes dans le domaine des médias opposés au pouvoir.
 
Selon l’article, un journaliste a avoué qu’on lui avait proposé une rémunération de 17 dollars pour participer à un projet promouvant les médias d’opposition et soutenu par le gouvernement britannique.

Source: fr.sputniknews.com
 
 

dimanche 11 décembre 2016

Les ONG introduisent-elles des migrants en Europe à une échelle industrielle ?




En voulant appliquer « les droits de l’homme », c’est au contraire le trafic d’êtres humains que l’Union européenne a réussi à légaliser…
Les ONG introduisent-elles des migrants en Europe « à une échelle industrielle » ? C’est du moins ce qu’affirme GEFIRA (Global Analysis from the European Perspective), une fondation néerlandaise se présentant comme un think tank paneuropéen et qui se focalise sur les instabilités géopolitiques et financières actuelles.
Depuis deux mois, et à l’aide de marine-traffic.com, GEFIRA observe les mouvements quotidiens de navires appartenant à des ONG (tels que Médecins sans frontières). GEFIRA a ensuite compilé ces mouvements dans une vidéo en mode accéléré. C’est donc une véritable flottille qui fait quotidiennement l’aller-retour entre la Libye et l’Italie afin de « sauver » des migrants qui ne sont, bien souvent, qu’à moins de 10 km de la côte libyenne. Par la suite, ils sont ramenés dans les différents ports de Sicile et d’Italie du Sud, soit un voyage de plus de 400 km. Pourtant, le port de secours le plus proche est en Tunisie, soit un peu plus de 90 km de la « zone de sauvetage de migrants ».
Au total, et au cours des deux derniers mois, ces différentes ONG ont débarqué en Italie un peu moins de 40.000 migrants, soit… l’équivalent de la ville de Chartres !
Toujours selon GEFIRA :
« Sous le prétexte de sauver des gens, les ONG, les passeurs et la mafia sont de mèche avec l’Union européenne afin d’expédier des milliers de clandestins en Europe, tout en étant aidés par la garde côtière italienne qui coordonne leurs activités. »
En effet, les rapports de journalistes qui sont à bord de certains de ces bateaux de sauvetage — telle Eveline Rethmeier, journaliste néerlandaise et qui tenait un blog vidéo des événements sur son compte Facebook — prouvent que les ONG, la garde côtière italienne et les contrebandiers coordonnent leurs actions.
Quant à l’Union européenne, elle soutient ces actions puisque, le 12 avril 2016, le Parlement européen a adopté une résolution précisant que « les capitaines de navire ou les organisations non gouvernementales qui aident réellement des personnes en détresse en mer ne devraient pas risquer de sanction » (sic).
Ainsi, et en voulant appliquer « les droits de l’homme », c’est au contraire le trafic d’êtres humains que l’Union européenne a réussi à légaliser…
Quant aux ONG, que leurs actions soient motivées de manière bienveillante ou non, il n´en reste pas moins qu´en agissant tel un « aimant pour migrants », elles sont in fine devenues la pierre angulaire de cette traite humaine d’un genre nouveau.
Pensant aider leurs prochains, ces ONG contribuent au contraire à entretenir la déstabilisation de l’Afrique, car elles la dépeuplent de ses forces vives (71 % des migrants sont des hommes). Par ailleurs, et puisque non éligibles au droit d’asile, ces migrants erreront inévitablement dans les rues de Rome, de Paris, de Berlin ou toute autre capitale européenne, accentuant ainsi encore plus les tensions sociales et ethniques qui sont palpables à travers toute l’Europe.

Xavier Scott
Source: Boulevard Voltaire

mardi 6 décembre 2016

Barack Obama, le prix Nobel de l’hypocrisie

 Si vous croyiez que du haut des huit années écoulées – et à des années-lumière du ronflant « Yes, we can ! » –, on peut effectivement contempler l’étendue de la paix qu’il a contribué à créer et à disséminer dans le monde arabe, je regrette de vous dire que vous vous êtes mis un doigt dans l'œil ... 

Le président américain a obtenu le Nobel de la paix en 2009, neuf mois seulement après sa première élection. En guise d’encouragement? Libye, Palestine, Syrie, Yémen… Les augures se sont largement trompés : en huit ans à la Maison-Blanche, celui sur qui la planète comptait pour apaiser les tensions dans le monde a un bilan guerrier « exceptionnel ».

Lorsque le prix Nobel de la paix fut décerné en 1906 à Theodore Roosevelt (président des États-Unis de 1901 à 1909), le New York Times commenta ainsi la nouvelle : « Un large sourire illumina le visage du globe quand le prix a été attribué… au citoyen le plus belliqueux des États-Unis. » (1) Environ un siècle plus tard, un journaliste du même New York Times se questionnait :
« Alors, que pensez-vous du président Obama remportant le prix Nobel de la paix ? Je suis perplexe […]. Qu’a-t-il fait ? […] il me semble que cela aurait été logique d’attendre et de donner à Obama le prix Nobel de la paix dans sa huitième année en poste, après qu’il eut effectivement fait la paix quelque part. »(2)
Il s’agissait bien sûr du prix Nobel de la paix attribué au président Barack Obama en 2009 « pour ses efforts extraordinaires pour renforcer la diplomatie et la coopération internationale entre les peuples ». Tout ça neuf mois à peine après son élection ? Comment était-ce possible ?
 
Un monde arabe saigné, éventré, étripé…
 
Du haut des huit années écoulées – et à des années-lumière du ronflant « Yes, we can ! » –, on peut effectivement contempler l’étendue de la paix qu’il a contribué à créer et à disséminer dans le monde arabe.
 
Un monde arabe ruiné par une saison funeste qu’il a contribué à créer et qu’on a fallacieusement baptisée « printemps »(3). Un monde arabe saigné, éventré, étripé et dont le sang de ses citoyens graffite les décombres et arrose les champs. Un monde arabe hanté par des créatures barbues coupeuses de têtes, friandes de chair humaine et annihilatrices d’espoir. Un monde arabe devenu le théâtre de la plus grande transhumance humaine depuis la Seconde Guerre mondiale(4). Un monde arabe où les tensions religieuses ont été nourries, attisées et exacerbées : musulmans contre chrétiens, sunnites contre chiites et sunnites contre sunnites. Un monde arabe dont les citoyens vivant en Occident endurent les affres d’une islamophobie nauséabonde, la pire de l’histoire contemporaine.
 
Au fait, n’est-ce pas Obama qui avait pompeusement déclaré dans son « fameux » discours du Caire ? « Je suis venu chercher un nouveau commencement entre les États-Unis et les musulmans du monde entier. » Et aussi :« Les peuples du monde peuvent vivre ensemble en paix […] cela doit être notre travail, ici sur Terre. » (5)
 
Mais qui est donc censé être récompensé par le prix Nobel de la paix ? Le testament d’Alfred Nobel est pourtant clair :« Une personne qui aura accompli le plus grand et le meilleur travail pour la fraternité entre nations, pour l’abolition ou la réduction des forces armées et pour la tenue et la promotion de congrès pour la paix. » (6)
 
Les « mardis de la mort » d’Obama
 
Comment le comité Nobel peut-il prétendre qu’Obama a œuvré dans la promotion de la paix alors qu’il venait d’être élu? Était-ce un prix pour des actions futures que ce comité aurait vues dans une boule de cristal norvégienne? Si c’est le cas, ce comité doit impérativement relire le testament d’Alfred Nobel ou, du moins, changer de boule. En effet, la cristallomancie ne leur a-t-elle pas révélé que, chaque mardi, Obama décide personnellement quelles personnes doivent être liquidées à l’aide de drones(7)? Et que la majorité des victimes de ces « mardis de la mort » sont des cibles civiles(8?
 
Certes, Obama a détendu l’atmosphère avec l’Iran et a réchauffé les relations diplomatiques avec Cuba. Par contre, il a fortement contribué à recréer un climat de nouvelle guerre froide avec la Russie, avec tout ce que cela peut comporter comme dangers à l’échelle planétaire. En effet, le rôle actif de son administration dans l’aide aux néonazis ukrainiens lors des événements dramatiques de l’Euromaïdan a permis la réussite d’un coup d’État en règle en Ukraine(9).
 
Cet épisode de flagrante ingérence étasunienne n’est, au demeurant, que le remake sanglant d’une certaine « révolution orange » d’un célèbre « pacifiste » américain nommé G.W.Bush.  Un président malchanceux qui n’a «malheureusement» pas été honoré par le comité Nobel, bien qu’il ait assidûment œuvré à la destruction de quelques pays musulmans, sans oublier ses remarquables efforts dans la popularisation du lancer de chaussures. À chacun sa « révolution ».
 
Il va sans dire que la déstabilisation de l’Ukraine, pays limitrophe de la Russie – avec laquelle elle partage des liens historiques, culturels et économiques – a eu pour effet de perturber sérieusement toute la géopolitique de la région et de créer des tensions entre l’Europe et Moscou.
 
À ce sujet, le journaliste australien John Pilger mentionne que :
 
« L’administration Obama a fabriqué plus d’armes nucléaires, plus de têtes nucléaires, plus de systèmes de vecteurs nucléaires, plus de centrales nucléaires. Les dépenses en têtes nucléaires à elles seules ont plus augmenté sous Obama que sous n’importe quel autre président américain » (10).
 
Avant d’ajouter :
 
« Au cours des dixhuit derniers mois, la plus grande concentration de forces militaires depuis la seconde Guerre Mondiale — opérée par les USA — a lieu le long de la frontière occidentale de la Russie. Il faut remonter à l’invasion de l’Union Soviétique par Hitler pour trouver une telle menace envers la Russie par des troupes étrangères » (11).
 
Dans le conflit palestinien, les promesses et les attentes étaient immenses. Le premier président noir des États-Unis, affublé de l’auréole des saints et drapé d’un incommensurable charisme médiatique, ne pouvait rester indifférent au sort des Palestiniens qui ont été spoliés de leur terre et dont on a bafoué les droits les plus élémentaires. Il se devait d’agir, surtout après son « célèbre» discours du Caire : « Pendant des dizaines années, il y a eu une impasse [...]. [...] la seule solution pour répondre aux aspirations des deux côtés passe par deux États [...]. C’est pourquoi j’ai l’intention de rechercher personnellement cette solution, avec toute la patience que la tâche requiert. Les obligations que les parties ont contractées dans le cadre de la feuille de route sont claires. Pour que la paix advienne, il est temps pour elles  et pour nous tous  de prendre nos responsabilités. » (12)